Le département des finances du gouvernement de la prêtrise
Joseph L. Wirthlin
J'espère sincèrement, mes frères et sœurs, pouvoir jouir de l'inspiration de l'excellent et doux esprit qui a inspiré les orateurs précédents. ¶
C'est un honneur et une distinction glorieux que d'être membre de l'Église du Seigneur Jésus-Christ. ¶
Par le rétablissement de l'Église et son établissement sur la terre, une part du royaume des cieux se trouve sur la terre pour préparer les hommes à la seconde venue du Prince de la paix, et c'est pourquoi cette grande organisation est une organisation de gouvernement divin. ¶
Brigham Young a déclaré que la prêtrise du Fils de Dieu, que nous avons parmi nous, est un ordre et un système de gouvernement parfaits, et que cela seul peut délivrer la famille humaine de tous les maux qui affligent aujourd'hui ses membres et leur assurer le bonheur dans l'au-delà. ¶
L'une des grandes et glorieuses bénédictions de ce grand gouvernement de la prêtrise est le fait que tout homme et tout jeune homme qui détient la prêtrise de Dieu, s'il remplit les tâches qui lui sont confiées en rendant le service qu'on exige de lui, devient un officier du gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ. ¶
Le gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ est comparable à bien des égards à un gouvernement civil. Il comporte divers départements. Il y a un département de l'éducation, un département de la santé, un département des loisirs et de la culture, un département de l'entraide, un département judiciaire et un département des finances. ¶
Aussi, sans entrer dans le détail de tous ces départements et de leurs diverses fonctions, j'aimerais vous parler un instant du département des finances du gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ. ¶
À sa tête se trouve le prophète, révélateur et voyant du Seigneur Jésus-Christ. Il dirige le grand département des finances de ce gouvernement. L'Épiscopat président est l'agent fiscal de la Première Présidence, et les nombreux évêques et présidences de branches indépendantes qui reçoivent les fonds du département des finances sont eux aussi des agents et, sous la direction de la Première Présidence et de divers comités, les répartissent selon les besoins de l'Église. ¶
Le département des finances a quatre sources de revenus : ¶
La première est la dîme en espèces ; la deuxième, la dîme en nature ; la troisième, les offrandes de jeûne ; et la quatrième, le revenu commercial de l'Église. ¶
J'aimerais parler un instant du revenu commercial de l'Église. ¶
Beaucoup de gens sont curieux à ce sujet. Certains groupes se demandent quelle est la richesse de l'Église, quels sont ses placements, quel peut être le montant du revenu commercial. ¶
Le revenu commercial de l'Église fournit les fonds nécessaires au fonctionnement de l'Église pendant environ quinze jours par an ; vous pouvez donc facilement voir qu'il ne représente qu'une part infime des fonds nécessaires pour financer le programme de l'Église, surtout compte tenu du fait que, comme on l'a dit hier matin dans le rapport financier de l'Église, quelque vingt-trois millions ont été dépensés à partir des fonds de la dîme à diverses fins. ¶
À propos du revenu commercial, la question se pose : « Pourquoi l'Église fait-elle des affaires ? » ¶
Nous sommes dans les affaires dans une certaine mesure parce que, aux premiers jours de l'Église, il était nécessaire que cette organisation aide à établir l'industrie ; par exemple, du temps du président Brigham Young, la plus grande partie du commerce de détail des marchandises était contrôlée par des personnes qui n'étaient pas de notre foi. On pratiquait des prix exorbitants. Pour résoudre le problème, une grande institution mercantile fut établie dans le seul but de vendre des marchandises à notre peuple à un prix juste et équitable. ¶
En même temps furent établies ce que l'on appelait des coopératives mercantiles. Il y avait la coopérative de la onzième paroisse, établie à l'angle de First South et de Seventh East ; la coopérative de la dixième paroisse, établie sur Eighth East et Fourth South ; la coopérative de la vingtième paroisse, à l'angle de Fifth East et de South Temple. Ces coopératives furent aussi établies dans les localités de tout l'État dans le seul but de procurer des marchandises à notre peuple au juste prix. ¶
L'Église, dans une certaine mesure, s'intéresse encore à ces entreprises de pionniers. ¶
Dans la grande institution mercantile établie par Brigham Young et ses associés, l'Église détient encore une participation minoritaire. Il y a littéralement des centaines d'autres personnes qui détiennent des actions dans cette grande institution. ¶
On nous pose la question : « Pourquoi sommes-nous dans le secteur du sucre ? » Nous sommes dans le secteur du sucre parce que, du temps de Wilford Woodruff, ceux qui travaillaient dans l'agriculture avaient du mal à écouler le genre de récoltes produites. Le foin, le grain et le bétail ne se vendaient pas. Aussi, pour résoudre le problème, le président de l'Église et ses associés examinèrent plusieurs solutions. ¶
On décida finalement que les betteraves à sucre pousseraient dans cette région. Le climat convenait, et il en résulta la création de sucreries, afin que nos agriculteurs disposent de débouchés par lesquels vendre leurs produits et où, en retour, ils pourraient obtenir un revenu en espèces. ¶
En ce qui concerne la création de l'industrie sucrière, il y eut là de l'inspiration. Le président Woodruff en fit un sujet de prière, et lorsqu'il eut une disposition positive à l'égard de la création de l'industrie sucrière, la lumière lui vint. Lorsque sa disposition était négative, tout était obscur. Il n'y a pas de doute que le prophète du Seigneur fut inspiré et dirigé dans la création de l'industrie sucrière afin que nos agriculteurs puissent produire une récolte qui leur rapporterait un revenu en espèces. ¶
L'Église n'a jamais été et n'est pas aujourd'hui l'unique propriétaire de l'industrie sucrière, car il y a des centaines d'autres actionnaires. ¶
On pose la question : « Pourquoi sommes-nous dans la radio et la télévision ? » ¶
Uniquement pour que la voix de l'Église puisse être entendue sur les ondes. Je suis certain que notre intérêt dans la radio nous a largement rapporté bien des dividendes grâce à la possibilité qu'offrent les émissions du dimanche matin de notre grand chœur, et. les excellents sermons de frère Richard L. Evans, qui sont entendus par des millions de personnes, et en outre la diffusion de la conférence générale. ¶
J'ai rencontré beaucoup de personnes qui ne sont pas de notre foi et qui ont déclaré : « Mon Église, c'est l'émission du dimanche matin du grand Chœur du Tabernacle et le sermon de Richard L. Evans. » ¶
Il est vrai que l'Église s'intéresse à certains biens immobiliers, dont la plupart entourent ce pâté de maisons, achetés dans le seul but de protéger le pâté de maisons du temple contre des commerces qui porteraient atteinte à l'atmosphère et à l'esprit de la maison du Seigneur. ¶
L'Église a quelques intérêts dans des projets d'élevage qui sont nés en grande partie de projets de colonisation, en particulier au Canada et au Mexique. ¶
Un grand ranch fut acheté au Canada ; des parties en furent vendues à notre peuple qui s'y établit ; et il en resta une grande étendue qui était un domaine ouvert où les gens faisaient paître leur bétail depuis des années ; plus tard, elle fut clôturée. Des moutons et du bétail furent placés sur ce ranch et, grâce à ses revenus, l'exploitation du ranch a été étendue, et les dividendes tirés de cette exploitation ont été dépensés pour l'édification de chapelles au Canada et pour payer une partie des frais d'entretien de l'Église dans cette partie de la vigne du Seigneur. ¶
Ainsi, la question de notre revenu commercial ne devrait pas être l'objet d'une grande curiosité ni de spéculations, car, comme je l'ai indiqué, il n'est qu'une part infime des fonds nécessaires pour financer le gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ. ¶
L'essentiel du revenu de l'Église provient de la dîme, fondée sur la foi et le témoignage des membres de la véritable Église. Cela me remplit de joie lorsque je parcours l'Église et que je vois les beaux bâtiments de l'Église qui ont été construits, dont le coût est payé en partie par les dîmes et en partie par les contributions des gens. ¶
Je ne crois pas que l'on me contredirait si j'affirmais aujourd'hui que, de toutes les organisations religieuses du monde, cette Église est en ce moment celle qui construit le plus de lieux où adorer Dieu. ¶
Les dîmes en nature sont peu de chose. ¶
Il y a quelques cas où des personnes paient leur dîme en récoltes ou en bétail, et ceux-ci sont immédiatement convertis en espèces et transmis au bureau de l'Épiscopat président. ¶
La dîme est une loi juste et équitable. Le montant que l'on nous demande de payer à titre de dîme a été fixé par le Seigneur par révélation et par instruction à ses serviteurs. La dîme est un principe aussi ancien que l'œuvre du Seigneur elle-même. ¶
Nous lisons qu'Abraham alla trouver le grand prêtre Melchisédek pour rendre au Seigneur une dîme, ou un dixième, de ses récoltes et de ses troupeaux. Isaac et Jacob payèrent la dîme. Si vous suivez l'histoire des prophètes anciens, c'était la loi financière par laquelle le Seigneur finançait son œuvre sur la terre. ¶
Du temps du Sauveur, la dîme servait à financer l'œuvre du Seigneur. ¶
Mais si vous comparez la dîme aux lois fiscales du pays, vous constatez que la dîme est un montant fixe du revenu d'une personne — dix pour cent, ni plus ni moins. ¶
Dans le gouvernement civil, les lois fiscales sont flexibles, et généralement flexibles à la hausse. ¶
L'impôt sur le revenu moyen et les impôts payés par le citoyen ordinaire de ce pays se situent entre trente et trente-cinq pour cent de son revenu total, et il y a des cas où une personne pourrait payer jusqu'à quatre-vingt-dix pour cent de son revenu pour financer le gouvernement. ¶
Cependant, dans le gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ, l'exigence maximale est de dix pour cent, qu'il s'agisse de l'obole de la veuve ou du revenu de l'homme riche. ¶
Brigham Young a dit : ¶
Tout le monde devrait payer sa dîme. Une pauvre femme devrait payer son dixième poulet, même s'il lui faut en tirer dix fois la valeur pour sa subsistance. . . . (Discours de Brigham Young, édition de 1943, 178.) ¶
Dans le gouvernement civil, si les lois fiscales ne sont pas respectées, certaines peines sont infligées, amendes et emprisonnement. Mais dans le gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ, la dîme est une contribution volontaire. S'il y a des peines en jeu, et il y en a, elles sont infligées par soi-même, car si nous refusons d'obéir aux commandements du Seigneur, nous nous privons des bénédictions du ciel. Le Seigneur l'a rendu parfaitement clair dans la section 119 de Doctrine et Alliances, au verset 6, où il a dit : ¶
Et je vous le dis, si mon peuple n'observe pas cette loi pour la sanctifier, ni ne sanctifie le pays de Sion par cette loi, afin que mes lois et mes ordonnances y soient gardées, afin qu'il soit très saint, voici, en vérité, je vous le dis, il ne sera pas pour vous un pays de Sion. ¶
Le pays de Sion est l'endroit où l'Esprit de Dieu se trouve en riche abondance. ¶
C'est un endroit où nous pouvons jouir de la paix, de l'amour fraternel et des bénédictions temporelles nécessaires pour soutenir la vie. ¶
Je pense à l'époque où le grand prophète pionnier Brigham Young, en arrivant dans la vallée, déclara que nous avions béni le pays et l'avions consacré afin qu'il soit assez productif pour prendre soin de tous ceux qui viendraient dans la vallée. Il dit : « Toutes ces bénédictions sont conditionnées par notre obéissance. » ¶
Depuis l'époque de Brigham Young, après qu'il eut consacré le pays afin qu'il soit fertile, littéralement des centaines de milliers de personnes sont venues dans ce que Brigham Young voyait comme un désert, une étendue sauvage et aride, et maintenant il fleurit comme la rose ; et des centaines de milliers de personnes reçoivent ce qu'il leur faut et sont prises en charge en ce qui concerne leurs besoins temporels. ¶
Le Seigneur a révélé dans Doctrine et Alliances, section 85, verset 3 : ¶
Il est contraire à la volonté et au commandement de Dieu que ceux qui ne reçoivent pas leur héritage par consécration, conformément à la loi qu'il a donnée afin de dîmer son peuple pour le préparer pour le jour de la vengeance et du feu, voient leur nom inscrit avec le peuple de Dieu. ¶
Et en ces jours de difficultés, d'effusion de sang et de guerre, un peuple dîmé, selon cette promesse, devrait voir son nom inscrit avec le peuple de Dieu et jouir de la protection promise qui viendra par l'obéissance. ¶
Combien de fois pose-t-on la question : « Qu'est-ce que la dîme ? » Le mot lui-même désigne un dixième. La dîme est un dixième du revenu total du salarié. La dîme est un dixième du revenu net du professionnel. La dîme est un dixième du revenu net de l'homme d'affaires. La dîme est un dixième du revenu net de l'agriculteur, ainsi qu'un dixième des produits que l'agriculteur utilise pour faire vivre sa famille, ce qui est une exigence juste et équitable, puisque les autres achètent sur leur revenu la nourriture nécessaire pour subvenir aux besoins de leur famille. ¶
La dîme est un dixième des dividendes provenant de placements. La dîme est un dixième du revenu net d'assurance, primes déduites, si la dîme a été payée sur les primes. Puissions-nous suivre l'exhortation de Brigham Young : ¶
Nous ne demandons à personne de payer la dîme s'il n'y est disposé, mais si vous prétendez payer la dîme, payez-la comme un homme honnête. (Discours de Brigham Young, édition de 1943, 177.) ¶
Puissions-nous nous acquitter pleinement de nos obligations de dîme et en tirer les bénédictions promises, tant spirituelles que temporelles. ¶
Quant au traitement de la dîme, selon les révélations, les officiers suivants du gouvernement de la prêtrise du Seigneur en sont responsables : le président de l'Église, qui est administrateur des biens en fiducie ; l'Épiscopat président, ainsi que tous les épiscopats qui président dans les paroisses, et les présidences de branche qui président les branches. Une fois par mois, toutes les dîmes reçues par les épiscopats de paroisse et les présidences de branche sont transmises intégralement au bureau de l'Épiscopat président ; les épiscopats et les présidences de branche n'en retiennent rien. La dîme est accompagnée du duplicata des reçus délivrés aux donateurs. Au bureau de l'Épiscopat président, un compte de dîme personnel a été établi pour chaque donateur. À la fin de chaque période de trois mois de l'année, on renvoie aux épiscopats de l'Église un relevé de dîme établi au bureau de l'Épiscopat président, énumérant tous ceux qui ont payé la dîme pendant cette période et le montant. Grâce à cette disposition, les épiscopats de paroisse disposent d'un relevé de ce que chaque payeur de dîme a versé pour n'importe quelle période de trois mois de l'année ou pour l'année entière, ce qui permet, au moment du règlement de la dîme, à chaque payeur de dîme de recevoir de l'évêque un relevé personnel des dîmes payées. ¶
Toute la dîme reçue par l'Épiscopat président est transférée intégralement à la Première Présidence. ¶
L'exemple éclatant d'intégrité que donnent les frères qui manient les dîmes dans les paroisses et les branches de l'Église est sans égal. Je doute que l'on trouve jamais dans le gouvernement civil un bilan d'intégrité comparable à celui que nous trouvons dans le gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ. ¶
On demande souvent : « Comment la dîme est-elle affectée ? » Le plan d'affectation se trouve dans la section 120 de Doctrine et Alliances et se présente ainsi : ¶
En vérité, ainsi dit le Seigneur, le temps est maintenant venu où elle [il s'agit de la dîme] sera affectée par un conseil composé de la Première Présidence de mon Église, de l'évêque et de son conseil, et de mon grand conseil ; et par ma propre voix à eux, dit le Seigneur. . . . ¶
Et ainsi, conformément à cette révélation, un conseil appelé « Conseil pour l'affectation de la dîme », composé de la Première Présidence, du Collège des douze apôtres et de l'Épiscopat président, a été organisé, et sous la direction de ce conseil pour l'affectation de la dîme a été organisé un comité du budget composé de deux membres du Collège des douze apôtres et d'un membre de l'Épiscopat président. Chaque année, le comité du budget analyse les besoins financiers des divers départements de l'Église dans le but d'éliminer les dépenses inutiles. Le budget, une fois établi, est présenté au conseil pour l'affectation de la dîme, où la Première Présidence et les membres du conseil l'analysent de nouveau très soigneusement afin de s'assurer qu'il n'y a pas de dépenses extravagantes, et sous la direction de ce conseil pour l'affectation de la dîme il y a un autre comité appelé « Comité des dépenses » de l'Église, qui est autorisé à approuver les dépenses au fur et à mesure que les départements de l'Église les requièrent. Ce comité se réunit une fois par semaine. Il est composé de la Première Présidence, de trois membres du Collège des douze apôtres et de l'Épiscopat président. ¶
Et pendant les quinze années où j'ai eu le privilège d'être membre de ce comité, j'ai été inspiré et ému par la façon attentive dont les fonds de l'Église sont affectés. Le gouvernement civil ferait bien de suivre l'exemple du comité des dépenses du gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ. ¶
À quoi servent les dîmes ? Par révélation, elles servent à secourir les pauvres, à ériger des temples et des bâtiments de l'Église, à l'entretien des temples et des missions, à l'érection de bâtiments scolaires, de séminaires et d'instituts, et à couvrir les autres frais de fonctionnement nécessaires. La dîme peut servir à l'achat de terres. ¶
Dans la section 42 de Doctrine et Alliances, au verset 35, il est indiqué que les excédents pourraient servir à acheter des terres pour le bien public du peuple. ¶
Le prophète Malachie a déclaré : ¶
Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. (Malachie 3:10.) ¶
Je ne vais pas vous dire que, parce que vous payez votre dîme, il y aura demain matin une Cadillac dans votre garage ou que vous serez tous bénis d'une demeure somptueuse où habiter. Cette promesse, je ne puis la faire. ¶
Le Seigneur nous a promis qu'il bénirait les obéissants en leur accordant le nécessaire à la vie. Il nous bénira en nous inspirant la façon de gérer sagement notre revenu et de l'employer avec économie afin que nous puissions faire face à nos obligations. ¶
Dans de nombreuses paroisses de l'Église où des chapelles sont en cours de construction, les membres paient et ont payé plus de dîme qu'auparavant, ce qui témoigne que le Seigneur, directement et par l'inspiration de son Saint-Esprit, nous bénit dans nos affaires temporelles lorsque nous obéissons au commandement de la dîme. ¶
Lorsque le président Lorenzo Snow prit en charge l'administration du gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ, ce fut à la fin d'une période terrible de son histoire. L'Église avait été poursuivie en justice et persécutée à propos de la question du mariage plural. Ses biens avaient été confisqués ; de l'argent avait été emprunté à un taux d'intérêt de douze pour cent ; et la totalité du revenu de l'Église à l'époque où le président Snow arriva était requise pour payer l'intérêt de ces emprunts. ¶
Le prophète supplia Dieu avec force de lui donner une direction divine et reçut une révélation lui indiquant que, si le peuple de l'Église obéissait à la loi de la dîme, ses terres seraient productives, les pluies viendraient et le problème financier de l'Église serait résolu. La promesse du Seigneur fut tenue grâce à l'obéissance du peuple ; le crédit de l'Église fut sauvé ; et aujourd'hui elle repose sur une solide assise financière. ¶
Il y a des bénédictions spirituelles — la bénédiction de la foi, la bénédiction du témoignage, la puissance divine qui nous pousse, vous et moi, à observer ce commandement divin et de laquelle naissent la compréhension spirituelle et cette vertu si nécessaire d'être honnête envers notre Père céleste, honnête envers nous-mêmes et honnête envers nos semblables. ¶
Le bonheur vient, ainsi que la pleine communion du fait que nous jouissons de la compagnie du Saint-Esprit de notre Père céleste. Voilà les récompenses dont parlait Malachie. ¶
Brigham Young a déclaré : ¶
Si nous vivons notre religion, nous serons disposés à payer la dîme. Nous ne nous appartenons pas, nous avons été rachetés à un prix, nous sommes au Seigneur ; notre temps, nos talents, notre or et notre argent, notre blé et notre fleur de farine, notre vin et notre huile, notre bétail, et tout ce qu'il y a sur cette terre que nous avons en notre possession est au Seigneur, et il en exige un dixième pour l'édification de son Royaume. Que nous ayons beaucoup ou peu, un dixième devrait être versé à titre de dîme. (Discours de Brigham Young, édition de 1943, 176.) ¶
En conclusion, mes frères et sœurs, s'il y a dans votre esprit un doute au sujet de cette loi divine, je vous demande de suivre l'exhortation du Sauveur ressuscité, dans laquelle il a conseillé ce qui suit : ¶
Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. (Jean 7:16-17.) ¶
Je vous promets, aussi vrai que Dieu vit, que, par l'esprit du Saint-Esprit, ce témoignage viendra dans votre cœur que la loi de la dîme est une loi divine et qu'elle est nécessaire pour assurer les fonctions du gouvernement de la prêtrise du Seigneur Jésus-Christ. ¶
Puisse Dieu nous donner la force d'obéir à tous ses commandements, afin que nous puissions jouir du salut et d'une place dans le royaume céleste, je le demande humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶