Adresse d'ouverture : la sollicitude protectrice de Dieu et la tempérance
Joseph F. Smith
ADRESSE D'OUVERTURE. La sollicitude protectrice, la miséricorde et les bénédictions de Dieu manifestées. — Les efforts des adversaires tournés en bien par la Providence. — L'œuvre des saints est le salut des vivants et la rédemption des morts. — Efforts pratiques en faveur de la tempérance. — Important mouvement éducatif parmi la Prêtrise. — Les garçons devraient être activement employés dans leurs appels. — La contention, caractéristique des apostats. — Statistiques intéressantes. — Témoignage de la divinité de la mission du prophète Joseph Smith. ¶
J'estime que c'est un agréable devoir que de tenter de faire quelques remarques à l'ouverture de cette, notre soixante-dix-huitième conférence annuelle. Je suis ravi du grand nombre de frères et sœurs présents ce matin. Je suis heureux de contempler vos visages, de vous voir, et de me rendre compte, comme votre présence me le fait sentir ce matin, de l'intérêt que vous portez à la cause de Sion et à l'œuvre du Seigneur à laquelle nous nous employons. C'est aussi la preuve de l'intérêt que vous portez aux questions qui pourront être présentées à la conférence pour votre approbation ; nous désirons et espérons ne vous présenter, pour votre action et votre acceptation, que des questions qui vous seront agréables et acceptables au Seigneur. ¶
Je crois que nous avons toute raison de nous sentir reconnaissants envers notre Père céleste, le Donateur de tout don bon et parfait, pour ses providences miséricordieuses et son admirable bonté qui ont été accordées à son peuple durant l'année écoulée depuis la dernière session générale annuelle de l'Église tenue en conférence en ce lieu. La main du Seigneur est sur son peuple, et son œil est sur son œuvre — jamais cela ne fut plus visible qu'à l'heure actuelle. Il est vrai que nous lui devons notre délivrance de nos ennemis, de ceux qui ont cherché notre malheur et qui le cherchent encore. Nous reconnaissons la main de celui qui gouverne toutes choses, car nous ne prétendons pas posséder par nous-mêmes la sagesse, la connaissance ou le pouvoir d'accomplir ce qui a été accompli, ni d'opérer la délivrance qui a été réalisée pour le peuple de Dieu depuis les débuts de cette œuvre. Nous nous rendons compte que c'est par la faveur, la miséricorde et la sollicitude protectrice du Dieu tout-puissant que son peuple et l'œuvre de rédemption, établie dans les derniers jours par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, ont été préservés et amenés à leur situation, à leur puissance et à leur influence actuelles au milieu de la terre. Nous remercions Dieu de ses miséricordes et de ses bénédictions ; et je ne sais si nous ne devons pas, dans une certaine mesure, de la gratitude à ceux qui se sont opposés amèrement à l'œuvre du Seigneur ; car, dans toute leur opposition et leur lutte acharnée contre notre peuple, le Seigneur a développé sa puissance et sa sagesse, et a fait connaître son peuple plus pleinement, et l'a mis davantage en faveur auprès des gens intelligents de la terre. Par les moyens mêmes employés par ceux qui se sont opposés à l'œuvre de Dieu, il en a fait sortir du bien pour Sion. Cependant, il est écrit, et je crois que c'est vrai, que, s'il est nécessaire qu'il arrive des scandales, malheur à celui par qui le scandale arrive ; mais ils sont entre les mains du Seigneur comme nous le sommes. Nous ne portons contre eux aucune accusation outrageante. Nous sommes disposés à les laisser entre les mains du Tout-Puissant, pour qu'il agisse envers eux comme bon lui semble. Notre affaire est de pratiquer la droiture sur la terre, de chercher à développer la connaissance de la volonté de Dieu et de ses voies, et de ses grandes et glorieuses vérités qu'il a révélées par l'intermédiaire de Joseph le prophète, non seulement pour le salut des vivants mais aussi pour la rédemption et le salut des morts. ¶
Je me réjouis aujourd'hui autant — et plus encore, si je suis capable de me réjouir davantage — dans l'œuvre du Seigneur que je ne l'ai jamais fait auparavant. Je me sens aujourd'hui aussi confiant et aussi assuré dans les providences continuelles du Seigneur, dans sa miséricorde continuelle envers son peuple, et dans le fait glorieux que c'est son œuvre, qu'il la dirige et continuera de le faire, que je l'ai jamais été de ma vie. Il n'y a en effet pas l'ombre d'un doute dans mon esprit à ce sujet. Je me sens assuré de la vérité de l'œuvre de Dieu, de la mission du prophète Joseph, de la vérité et de la divinité des précieuses ordonnances de l'Évangile qui ont été rétablies pour l'homme dans les derniers jours, et je crois que cet Évangile est la puissance de Dieu pour le salut. J'en suis sûr. Je suis convaincu de la vérité de ces choses jusque dans chaque fibre de mon être. ¶
Je sens que c'est un grand privilège pour nous de pouvoir nous réunir de temps à autre dans la qualité en laquelle nous nous sommes assemblés ce matin. Ici, pendant notre conférence, les anciens de l'Église auront l'occasion de rendre témoignage de la vérité, d'exhorter et d'avertir, de conseiller et d'instruire le peuple, selon que l'Esprit du Seigneur les y poussera et leur donnera la parole. Nous avons ici l'occasion de nous mêler les uns aux autres, de renouveler des connaissances, et de participer à l'esprit de l'œuvre du Seigneur qui imprègne des assemblées de ce genre. Je me réjouis de vous voir ici et je vous souhaite la bienvenue aujourd'hui. Je prie que les bénédictions de Dieu soient étendues à toute âme présente ce matin, afin que la vie, la santé et la paix soient notre partage. Je prie que la sollicitude protectrice du Seigneur repose sur vous, individuellement et collectivement, et sur tout ce que vous possédez, tout ce que le Seigneur vous a donné. J'espère que nous connaîtrons un temps de réjouissance, et qu'à la fin de notre conférence nous retournerons chez nous avec une force et une détermination renouvelées dans nos âmes, pour continuer sans cesse dans la fidélité aux alliances que nous avons contractées avec le Père des lumières, chez qui il n'y a ni changement ni ombre de variation. Efforçons-nous de garder sacrées les alliances que nous avons contractées avec lui dans les eaux du baptême et dans les ordonnances de l'Évangile, par lesquelles nous avons promis d'être vraiment ses enfants. ¶
Il peut être approprié que je dise que, depuis notre dernière conférence semestrielle, un assez grand nombre de nos frères et sœurs bien-aimés ont été appelés hors de cette sphère d'action. Certains d'entre eux occupaient une place éminente dans le ministère, et tous ont été aimés et honorés pour leur intégrité envers la cause de Sion. Ils sont allés rencontrer leur Père, et rendre ce compte de leur ministère dans le monde, tel que décrit par Alma le prophète, par lequel ils recevront ce jugement qui les assignera au paradis de Dieu, où ils attendront leur résurrection d'entre les morts. « L'Éternel a donné et l'Éternel a ôté », et nous sentons dans nos cœurs le besoin de nous écrier, comme celui d'autrefois : « Que le nom de l'Éternel soit béni ! » ¶
Je dirai à mes frères et sœurs présents que je crois, en toute franchise et en toute vérité, que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, aujourd'hui organisée au milieu de ces montagnes éternelles, n'a jamais été dans une meilleure condition, spirituelle ou temporelle, qu'aujourd'hui. Le peuple n'a jamais été plus uni qu'il ne l'est maintenant. Il n'a jamais observé les lois de Dieu plus fidèlement, ni plus véritablement et honnêtement qu'il ne le fait aujourd'hui, non seulement dans les principes généraux, ou d'une manière générale, mais précisément il devient plus attentif à l'observance des paroles que le Seigneur a prononcées pour son bien. Je crois que nous approchons du point où nous pourrons observer cette grande et glorieuse loi de tempérance que le Seigneur Tout-Puissant nous a donnée, dans laquelle il a dit que les boissons fortes ne sont pas bonnes, que le tabac n'est pas destiné à l'usage habituel de l'homme, ni pour l'estomac, mais pour le bétail malade. Nous en venons à conclure que le Seigneur savait ce qui était le mieux, lorsqu'il a délivré à l'Église, par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, cette « Parole de Sagesse » contenue dans le livre des révélations du Seigneur. Bien que nous voyions quelques-uns, se disant saints des derniers jours, qui restent encore esclaves de l'appétit dégradant pour le tabac, et peut-être quelques-uns pour les boissons fortes, la grande majorité du peuple de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours se rapproche de plus en plus d'une observance convenable de la loi que le Seigneur nous a donnée pour notre santé, pour la préservation de nos vies ; afin que nous soyons en harmonie avec son Esprit et sa volonté, afin que nous soyons purs et sans souillure, afin que nous soyons plus semblables à celui qui fut sans péché, qui fut en effet pur et saint comme Dieu est pur et saint. Quand je vois un homme se disant saint des derniers jours, ou même se disant membre de l'Église, bien que ne faisant pas de grandes professions d'être un saint des derniers jours, souiller son haleine de boissons enivrantes, des vapeurs du tabac, ou s'adonner inutilement aux stimulants, cela afflige mon esprit, mon âme s'épanche pour lui en pitié et en regret douloureux, et je me demande pourquoi nous ne pouvons pas, individuellement, prendre conscience de notre propre folie, de notre propre dégradation en cédant à ces habitudes pernicieuses qui ne sont ni utiles ni ornementales, ni le moins du monde bénéfiques, mais qui sont en effet nuisibles. Pourquoi ne pouvons-nous pas nous élever à ce degré d'intelligence qui nous permettrait de dire au tentateur : « Arrière ! » et de tourner le dos à la pratique du mal. Combien il doit être humiliant pour un homme réfléchi de se sentir esclave de ses appétits, ou d'une habitude, d'un désir ou d'une passion excessifs et pernicieux. Nous croyons en une stricte tempérance. Nous croyons en l'abstinence de toute pratique nuisible et de l'usage de toute chose nocive. Le poison, selon le jugement du médecin, peut être bénéfique, dans certaines conditions de la vie, comme soulagement momentané ; mais le poison, en toute circonstance, ne devrait être employé que comme expédient temporaire, nécessaire peut-être, selon notre meilleur jugement, pour le moment, pour l'instant — pour un soulagement soudain et certain — mais l'usage continu de ce poison plantera ses crocs en nous, pour ainsi dire, de telle sorte que peu à peu nous nous trouverons dominés par lui, et nous deviendrons esclaves de l'habitude pernicieuse qui devient pour nous un maître tyrannique. ¶
Il existe dans tout le pays un mouvement général en faveur de l'option locale et de la tempérance parmi le peuple de notre État et des États voisins. J'espère sincèrement que tout saint des derniers jours coopérera à ce mouvement, afin que nous puissions réduire les maux monstrueux qui existent, particulièrement dans nos villes. Je désire dire que je suis en sympathie avec ce mouvement, et je sais que mes frères sont unis avec moi et en accord avec les efforts qui sont faits pour établir la tempérance dans tout le pays. Nous ne voulons rien de radical, rien qui serait illibéral ou oppressif, mais nous pensons que le peuple devrait avoir le choix de permettre ou non l'ivrognerie, les émeutes et le meurtre — qui sont trop souvent le résultat de l'ivrognerie — ou d'insister sur l'abstinence de ces choses, afin que la paix soit assurée parmi le peuple, et que leurs enfants ne soient pas exposés aux tentations auxquelles ils sont livrés en raison de la présence de ces maux. ¶
Plusieurs mouvements très importants ont été inaugurés récemment parmi nous pour l'avantage des saints, et particulièrement pour le bien et l'avancement de ceux qui sont associés aux divers collèges de la Prêtrise. Je désire mentionner l'effort qui est fait par nos soixante-dix dans l'organisation de classes et d'écoles pour l'instruction des membres de leurs collèges, afin qu'ils puissent être qualifiés pour la grande œuvre du ministère à laquelle ils sont consacrés. Des efforts sont également faits pour organiser et rendre utiles les collèges de la moindre Prêtrise. À mon avis, nous progressons rapidement dans ces directions. On comprend aussi que ceux de la Prêtrise de Melchisédek, les présidents des collèges des grands prêtres, et les grands prêtres dans toute l'Église instituent des méthodes par lesquelles les membres de ces collèges peuvent apprendre leur devoir et se familiariser avec les lois de l'Église, qui devraient régir leurs actions, afin qu'ils soient en effet des pères parmi le peuple, exerçant les fonctions qui appartiennent à leur appel de grands prêtres en Sion ou dans l'Église. Ils devraient être des exemples ; ils devraient être des instructeurs. Ils devraient comprendre, plus que tout autre homme, les principes de gouvernement et l'ordre de l'Église. Ils devraient avancer solidement dans l'exercice de leur influence, individuellement et collectivement, contre tout mal, contre l'esprit d'indifférence, l'esprit de négligence et d'incrédulité. Tout homme qui détient l'office de grand prêtre dans l'Église ou qui a été ordonné grand prêtre, qu'il soit appelé ou non à une position active dans l'Église — du fait qu'il a été ordonné grand prêtre, devrait sentir qu'il est tenu, qu'il est de son devoir absolu de donner devant les jeunes et les vieux un exemple digne d'émulation, et de se mettre en mesure d'être un instructeur de droiture, non seulement par le précepte mais plus particulièrement par l'exemple — donnant aux plus jeunes le bénéfice de l'expérience de l'âge, et devenant ainsi individuellement une puissance au sein des communautés où ils vivent. Tout homme qui a de la lumière devrait laisser cette lumière briller, afin que ceux qui la voient glorifient leur Père qui est dans les cieux, et honorent celui qui possède la lumière et qui la fait briller pour le bien des autres. À l'échelon local, il n'y a dans l'Église aucun corps de la Prêtrise qui devrait exceller, ou dont on attend qu'il excelle, plus que ceux qui sont appelés à détenir l'office de grand prêtre dans l'Église. C'est parmi ceux qui détiennent cet office que sont choisis les présidents de pieu et leurs conseillers, ainsi que les grands conseils des cinquante-six pieux de Sion qui sont maintenant organisés ; et c'est de cet office que sont choisis les évêques et les conseillers des évêques dans chaque paroisse de Sion ; et jusqu'ici, de cet office sont ceux qui ont été appelés à prendre en charge nos associations d'amélioration mutuelle de pieu. Ceux qui détiennent cet office sont, en règle générale, des hommes d'âge avancé et d'expérience variée, des hommes qui ont accompli des missions à l'étranger, qui ont prêché l'Évangile aux nations de la terre, et qui ont eu de l'expérience non seulement à l'étranger mais chez eux. Leur expérience et leur sagesse sont le fruit mûri d'années de labeur dans l'Église, et ils devraient exercer cette sagesse pour le bien de tous ceux avec qui ils sont associés. ¶
Les soixante-dix travaillent dans le but de se qualifier pour l'œuvre du ministère à l'étranger parmi les nations de la terre, qui est leur appel légitime. Je félicite les efforts de nos frères des sept présidents des soixante-dix dans leurs efforts pour obtenir les bons résultats qu'ils envisagent dans cette direction. ¶
Il faudrait aussi veiller sur les collèges des anciens, et ceux qui les président devraient être actifs en tout temps, opportunément et importunément. Ils devraient être vigilants et fidèles à veiller sur ceux qui leur sont confiés, et qui sont soumis à leur direction et à leurs conseils. ¶
Les évêques et la moindre Prêtrise devraient être très actifs et énergiques. Nous devrions veiller sur nos garçons qui ont été ordonnés diacres, instructeurs et prêtres dans l'Église. Nous devrions leur trouver quelque chose à faire dans leurs appels. Qu'ils soient désignés à des travaux actifs dans leurs diverses sphères. Que ceux qui n'ont pas d'expérience soient mis en avant pour accompagner ceux qui en ont, et donnez-leur quelque chose à faire. Que les diacres non seulement aident à entretenir les bâtiments de l'Église et leurs terrains en bon état, mais qu'on les mette aussi au travail pour veiller au bien-être des veuves et des orphelins, des personnes âgées et des pauvres. Beaucoup de nos jeunes gens qui sont oisifs, languissant faute d'avoir quelque chose à faire, pourraient être rendus très utiles en aidant les pauvres à nettoyer autour de leurs maisons et à les rendre confortables, et en les aidant à vivre de manière à ce que la vie leur soit agréable. Il n'y a aucune raison pour que les membres de la moindre Prêtrise ne s'engagent pas dans des missions et des travaux de ce genre. Au lieu de faire appel à l'administrateur des biens en fiducie pour que la dîme paie la plantation d'arbres pour orner les terrains des bâtiments de l'Église, ou pour peindre les boiseries, ou pour rénover et nettoyer les maisons de culte, afin de les rendre convenables au culte de Dieu, — faites appel à la moindre Prêtrise pour ce travail. Donnez-leur quelque chose à faire qui les intéressera à l'œuvre du Seigneur, et, par-dessus tout, orientez leurs énergies de manière à ce qu'ils soient utiles aux nécessiteux, utiles aux pauvres, utiles à eux-mêmes et à l'Église. Cela leur profitera non seulement quant à leur situation dans l'Église et à leur foi dans la Prêtrise qu'ils détiennent, mais cela les aidera aussi à devenir de meilleurs garçons chez eux. Ils seront plus respectueux envers leurs parents, plus respectueux envers leurs frères et sœurs et les autres. Ils deviendront plus attentifs à leurs devoirs, chez eux comme à l'étranger. Cela relève de la discipline, de l'instruction et de l'acquisition d'une expérience pratique. Au lieu de laisser ces jeunes gens, pleins d'énergie, errer dans les rues, se rassembler aux coins des rues, ou perdre leur temps en folies, et contracter peut-être des habitudes et des pratiques insensées, donnez-leur quelque chose à faire qui soit édifiant, quelque chose qui élargisse leur âme, et qui leur soit un enseignement dont ils se souviendront tous les jours de leur vie. ¶
Je veux dire aussi que, pour autant que je sache, et je pense que nous avons l'occasion de bien le savoir, — l'état de nos organisations auxiliaires est satisfaisant. En général, elles sont en bonne condition. Il se peut que nous manquions de quelque chose en certains points, mais dans l'ensemble nos organisations auxiliaires sont actives et énergiques et œuvrent constamment pour le bien individuel et général. Je crois qu'il existe un sentiment d'harmonie entre toutes ces associations, les unes envers les autres. Il n'existe aucune discorde entre elles. Il n'y a pas de contention. En effet, l'esprit de contention est une chose inconnue parmi les saints des derniers jours. On ne trouve l'esprit de contention que parmi les apostats et ceux qui ont renié la foi, ceux qui se sont détournés de la vérité et sont devenus ennemis de Dieu et de son œuvre. C'est là qu'on trouve l'esprit de contention, l'esprit de discorde. C'est là qu'on les trouve désireux de « discuter la question » et de disputer avec vous sans cesse. Leur nourriture, leur viande et leur boisson sont la contention, qui est abominable aux yeux du Seigneur. Nous ne contestons pas. Nous ne sommes pas querelleurs, car si nous l'étions nous chasserions de nous l'Esprit du Seigneur. Tout comme le font et l'ont toujours fait les apostats. ¶
Je n'aurais peut-être pas dû occuper autant de temps. J'ai souffert un peu ces derniers temps, comme beaucoup d'autres, d'un rhume, et je trouve que le fait de parler affecte quelque peu ma voix, mais j'ai ici quelques données que j'ai pensé mentionner d'une manière générale. ¶
Un premier point est le nombre de missionnaires œuvrant dans le monde, c'est-à-dire les anciens envoyés de Sion dans le champ de la mission : le 31 décembre dernier, nous avions 1810 missionnaires venus de Sion dans les divers champs de mission du monde. Il y avait aussi quarante-quatre sœurs qui ont accompagné leur mari dans ces missions. Outre ceux-ci, il y a un certain nombre d'anciens locaux qui travaillent dans le ministère. ¶
Nous avons envoyé, durant l'année 1907, dans les divers champs missionnaires, 927 anciens, qui passeront de deux à quatre ans en mission. ¶
Sont revenus des divers champs de mission, durant l'année 1907, 707 anciens. ¶
À ce propos, je désire mentionner le fait que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, par l'intermédiaire de son administrateur des biens en fiducie, a payé les frais de retour de tous ces anciens. Ils partent dans le monde à leurs propres frais. Ils subviennent à leurs besoins dans leur mission, à leurs propres frais ou avec l'aide de leurs parents ou de leur famille chez eux, et le peu d'aide qu'ils peuvent recevoir de temps à autre du peuple parmi lequel ils travaillent. ¶
J'ai une autre liste, trop longue pour être donnée ici aujourd'hui, montrant le nombre d'anciens dans le champ de mission provenant de chaque pieu de Sion. Nous pouvons vous dire, en un instant, exactement combien d'anciens chaque pieu a dans le champ de mission ; mais je sens que continuer plus longtemps empiéterait sur votre temps. ¶
Je prie Dieu de vous bénir. Je me sens joyeux et heureux dans le ministère, dans l'œuvre du Seigneur. ¶
Nous entendrons, pendant la conférence, des rapports d'autres quartiers. Une vérification très soigneuse et exhaustive des comptes et des livres, des recettes et des dépenses de la dîme, pour l'année écoulée, a été effectuée par le comité de vérification des comptes de l'Église. ¶
Il me vient justement à l'esprit que frère Charles W. Nibley, ayant été appelé à l'Épiscopat président, a été relevé du comité de vérification des comptes, et frère Henry H. Rolapp, d'Ogden, a été nommé pour agir à sa place. Je voudrais soumettre le nom de frère Henry H. Rolapp devant cette assemblée pour votre approbation et votre acceptation, afin qu'il siège à ce comité. (Vote unanime.) ¶
Les autorités générales de l'Église seront présentées peut-être demain, et sinon, le jour suivant. Nous désirons que les frères et sœurs venus à la conférence viennent le cœur rempli de l'esprit de sagesse et de vérité, et si vous discernez en nous quelque manque de sagesse ou de jugement, quelque défaillance dans l'accomplissement de notre devoir, nous désirons que ceux qui ont une expérience et une connaissance supérieures, et une plus grande intelligence, nous fassent l'honneur et la faveur de venir nous trouver individuellement et de nous faire savoir en quoi nous sommes en défaut. Nous donnerions mille erreurs, si nous pouvons les trouver ou si elles existent en nous, — à tout moment pour une seule vérité ; et nous échangerions cent erreurs, oui, des milliers d'erreurs si on peut les trouver, pour une seule action exacte, cohérente et convenable. Nous cherchons la vérité. Nous aimons la vérité, et nous savons, lorsque nous apprenons la vérité, que c'est la vérité. Nous croyons en la mission divine du Christ et en son grand plan de rédemption pour les vivants et pour les morts. Nous croyons en la mission divine du prophète Joseph Smith. Nous croyons en chaque parole qu'il a prononcée sous l'inspiration du Dieu tout-puissant, et pas une seule parole qu'il ait jamais prononcée ou donnée comme révélation de Dieu ne tombera à terre comme une erreur, mais elle subsistera par son propre mérite comme vérité, vérité de Dieu, vérité éternelle, — « Tant que dureront la vie, la pensée et l'être, ou que l'immortalité subsistera. » Tel est notre témoignage de la divinité de la mission du prophète Joseph Smith, et des révélations divines que le Seigneur a données, par son intermédiaire, au monde. Que Dieu nous aide à recevoir la vérité et à y demeurer fidèles, telle est ma prière, au nom de Jésus. Amen. ¶