Pulpit

Les bénédictions de l'Évangile et l'importance du conseil

Abraham O. Woodruff

1902 April General Conference·Second Day Morning Session·1902-04-05

Mes bien-aimés frères et sœurs, le désir qui inspirera mes paroles ce matin devant cette assemblée sera de dire quelque chose à titre de témoignage sur la divinité de la mission de notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ, sur la divinité de la mission du prophète Joseph Smith, et à l'appui de l'autorité établie et reconnue de Dieu, notre Père éternel, sur la terre. Je ressens une timidité naturelle en me tenant devant cette vaste assemblée, mais j'ai une confiance inébranlable en Dieu, et je sais que, par son aide, ainsi que par le soutien et les prières de mes frères et sœurs, je pourrai peut-être dire quelque chose qui sera profitable aux Saints des derniers jours réunis ici en cette conférence dans le but d'être nourris du pain de vie éternelle. Je désire vous lire quelques versets de la 39e section du livre des Doctrine et Alliances. Ce sont les paroles de notre Seigneur et Maître :

« Écoute et prête l'oreille à la voix de celui qui est de toute éternité à toute éternité, le grand Je Suis, Jésus-Christ,

« la lumière et la vie du monde ; une lumière qui brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne la comprennent pas.

« C'est moi qui suis venu au midi du temps chez les miens, et les miens ne m'ont pas reçu.

« Mais à tous ceux qui m'ont reçu, je leur ai donné le pouvoir de devenir mes fils ; et de même, je donnerai à tous ceux qui me recevront le pouvoir de devenir mes fils.

« Et en vérité, en vérité, je te le dis, celui qui reçoit mon Évangile me reçoit ; et celui qui ne reçoit pas mon Évangile ne me reçoit pas.

« Et voici mon Évangile : le repentir et le baptême d'eau, et alors vient le baptême de feu et du Saint-Esprit, le Consolateur, qui montre toutes les choses et enseigne les choses paisibles du royaume. »

Ceci est l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ ; et il n'est peut-être guère exact de dire qu'il n'y a en Sion que 1 300 ou 1 500 missionnaires, car il y a plus de 50 000 hommes dans cette Église qui détiennent la Prêtrise du Fils de Dieu, et il y a plus de 300 000 âmes dans cette Église dont les noms figurent sur les registres de l'Église ; et dans la mesure où nous avons reçu la lumière sur la valeur des âmes des hommes, chacun de ceux qui ont une position dans l'Église du Christ devrait avoir un témoignage de la divinité de cette œuvre à laquelle nous nous consacrons, et être un témoin pour l'Église et pour Jésus-Christ. Ainsi, au lieu qu'il n'y ait que 1 300 ou 1 800 missionnaires, nous devrions tous être des missionnaires pour l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ ; et en effet, nul ne peut porter une part de la Prêtrise du Fils de Dieu et se satisfaire de l'œuvre de sa vie sans avoir été un instrument entre les mains de Dieu pour amener quelque autre âme à la connaissance de la vérité. Il nous est dit dans ce même livre des Doctrine et Alliances que ceci est un jour d'avertissement, et non de bavardage, où tout homme qui reçoit la lumière et la vérité devrait avertir son prochain. Le problème est que nous ne le faisons pas. Nous sentons que, à moins d'être spécialement appelés à œuvrer dans l'un des champs missionnaires, nous n'avons pas le droit de faire connaître notre témoignage de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ. C'est une erreur. Quiconque a reçu le témoignage que cette œuvre est de Dieu est parfaitement libre de rendre ce témoignage à ses voisins ; et en effet, je sens que nous encourrons quelque degré de condamnation devant Dieu si nous manquons de le faire. Si nous avons reçu la perle de grand prix, ne la serrons pas contre nous en disant que nous ne voulons pas que d'autres la reçoivent, de peur que cela ne diminue notre joie et notre satisfaction de les voir jouir d'une bénédiction semblable. Ce n'est pas là l'esprit de l'Évangile. Tout membre de l'Église du Christ, homme ou femme, devrait être continuellement soucieux que la connaissance de l'Évangile se répande à toute créature sur la terre. Nous sommes comme une lumière posée sur une colline, un phare pour le monde ; et nous ne devrions pas cacher cette lumière, mais nous efforcer de la faire briller de telle sorte que les gens, voyant nos bonnes œuvres, soient amenés à glorifier Dieu. C'est là le désir qui devrait nous animer dans nos vies. Nous rechercherions alors les richesses éternelles, c'est-à-dire l'accomplissement du salut des âmes des hommes, plus que nous ne recherchons d'autres choses.

Je désire vous lire quelques versets de la 64e section du livre des Doctrine et Alliances :

« C'est pourquoi je vous dis que vous devez vous pardonner les uns aux autres ; car celui qui ne pardonne pas à son frère ses offenses est condamné devant le Seigneur, car c'est en lui que reste le plus grand péché.

« Moi, le Seigneur, je pardonne à qui je veux pardonner, mais de vous il est requis de pardonner à tous les hommes.

« Et vous devriez dire en votre cœur : que Dieu juge entre toi et moi, et te récompense selon tes actes. »

Je ne désire pas, en lisant ceci, offrir une quelconque justification du mal ; car le Seigneur a dit qu'il ne peut regarder le péché avec le moindre degré d'indulgence, et l'Évangile de Jésus ne tolérera pas non plus le péché. En même temps, notre mission est de sauver les âmes des hommes ; et là où l'autorité de la sainte Prêtrise est conférée aux hommes, et qu'elle produit sur eux son effet véritable, elle les rendra plus humbles et plus semblables à des enfants. Elle ne les enflera pas d'orgueil et ne les rendra pas grands à leurs propres yeux. Plus grande est l'autorité ou l'appel placé sur les hommes, plus ils devraient être humbles, et plus grand devrait être leur désir de sauver l'humanité. Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Ceux qui sont malades spirituellement sont ceux qui ont besoin de l'aide des serviteurs et servantes de Dieu. Ceux qui savent que Jésus est le Christ, ceux qui savent que Joseph Smith a été envoyé de Dieu, ceux qui ont une confiance absolue dans la direction de cette Église aujourd'hui, n'ont pas besoin d'un travail particulier. Ils travailleront pour le bien des autres, pour accomplir beaucoup de justice, bien qu'ils n'y soient pas particulièrement commandés. Mais nous voulons nous occuper de certains de ceux qui n'ont pas cette foi et ce témoignage. Beaucoup des hommes qui furent les pionniers de cette œuvre, et qui aidèrent à en poser les fondements, je suis désolé de dire que certains de leurs fils et de leurs filles se sont éloignés de l'Église du Christ. On pourrait dire que ces hommes ont consacré tant de temps à l'Église qu'ils ont négligé leur famille. Quoi qu'il en soit, ces hommes étaient de bons hommes. Ils ont joui de l'esprit des appels auxquels Dieu les avait appelés ; et si, en raison de leur dévouement à l'œuvre du Seigneur, certains de leurs fils et de leurs filles n'agissent pas aujourd'hui comme ils le devraient, il devrait y avoir un esprit de charité et d'amour manifesté de la part des dirigeants de pieu et de paroisse à leur égard, pour tenter de les ramener, et non pour les rejeter. Je crois, aussi sûrement que je me tiens ici, qu'à la résurrection des morts, certains dirigeants de pieu et de paroisse encourront une sévère condamnation devant les hommes qui se sont tenus comme chefs dans cette œuvre, parce que leurs fils et leurs filles n'ont pas été recherchés et travaillés autant qu'ils auraient dû l'être — là où cet esprit de pardon n'a pas été manifesté. Peu importe quelle autorité un homme peut détenir dans cette Église, cela ne l'élève pas au point de le justifier de ne pas pardonner à ceux qui se repentent et qui désirent mieux agir, et qui viennent implorer le pardon. Les hommes qui auront pris cette position tomberont sous la condamnation dont parlent les versets que j'ai lus, et en eux demeurera le plus grand péché. Dieu merci, il n'y a pas beaucoup d'hommes intransigeants dans cette Église ; mais nous en trouvons parfois qui n'ont pas pardonné à ceux qui ont péché puis se sont repentis et ont cherché le pardon. Où en serions-nous si Dieu nous traitait de cette façon ? Ce n'est pas juste. Je vous dis que le dirigeant de pieu ou de paroisse qui prendra cette position recevra une sévère réprimande de la part des pères de ces fils et de ces filles ainsi traités, lorsqu'ils les rencontreront à la résurrection. Un esprit intransigeant n'est nullement une preuve de force de caractère ; c'est même tout le contraire. Un homme de caractère fort, qui comprend l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ, demanderait à son propre petit enfant de lui pardonner, s'il avait causé du tort à ce petit ; et il ne penserait pas, même s'il avait reçu un grand appel dans la Prêtrise, qu'il serait au-dessous de sa dignité d'aller trouver celui à qui il a fait du tort et de réparer les choses. Par suite de cet esprit d'intransigeance, qui s'est manifesté dans le passé dans certains des pieux de Sion, quoique, je suis heureux de le dire, à un très faible degré, nous trouvons parfois des hommes qui ne font rien dans l'Église, parce qu'ils ont quelque grief contre le président de pieu ou l'évêque. L'homme appelé à être le berger de ce troupeau ne peut-il pas se permettre de faire plus de la moitié du chemin pour sauver quelque membre de son troupeau ? Ne peut-il pas se permettre d'aller trouver celui qui se sent offensé par son action, même s'il n'a pas eu tort, et de dire : « Frère, je veux régler cette affaire avec toi » ? Mais pourquoi certains de nos frères, au lieu de faire cela, semblent-ils vouloir les rabrouer et les tenir à distance ; et si ces personnes manifestent le désir d'agir de nouveau avec droiture et de prendre une part active dans l'Église, au lieu de leur tendre les bras, comme le ferait le Christ, pour les accueillir de nouveau dans le troupeau comme ils le devraient, ils continuent de les chasser et de les rejeter, et de les tenir à distance, si bien qu'ils n'ont jamais l'occasion de faire mieux ; à moins qu'ils ne sortent des limites de ce pieu ou de cette paroisse.

Mes frères et sœurs, en toutes ces choses, tout ce qui est exigé de quiconque préside un pieu ou une paroisse, c'est de suivre l'exemple des hommes qui se tiennent à la tête de cette Église. La Présidence de l'Église n'exigera jamais des présidents de pieu quoi que ce soit qu'elle ne serait pas disposée à faire elle-même. Ils sont soucieux du salut des âmes des hommes, et que nul ne soit rejeté ; que ceux qui sont faibles et affligés dans leur esprit soient guéris et ramenés, si possible, dans une pleine communion avec l'Église du Christ. Nous ne voulons perdre aucun de ceux qui nous sont confiés. Si Dieu nous aide, nous n'avons pas l'intention de le faire. S'il a fait de nous le berger, le veilleur sur la tour d'un pieu ; s'il a fait de nous le berger d'une paroisse, ou le veilleur sur ses tours, veillons bien sur ce troupeau, et efforçons-nous avec toute la puissance que Dieu nous a donnée de sauver tous ceux qui nous ont été confiés. Nous dépensons des centaines de milliers de dollars et donnons le temps et la vie de nos anciens pour répandre l'Évangile à l'étranger, et pourquoi ne serions-nous pas tout aussi soucieux de sauver, ici même, ceux qui se sont éloignés ou se sont refroidis dans l'Évangile ? Pourquoi ne serions-nous pas tout aussi soucieux de les ramener au troupeau et d'éveiller en eux l'esprit de Dieu, que nous le serions d'aller au Japon ou dans d'autres parties de la terre pour y faire connaître le message de l'Évangile ? L'un est tout aussi important que l'autre ; et je suis certain qu'un président de pieu, un évêque de paroisse, ou tout autre homme occupant une position de responsabilité dans l'Église, ne se sentira pas heureux lors de la résurrection si un fils ou une fille de l'un des hommes éminents de cette Église, ou de tout autre homme, vient lui dire : « Frère, j'ai mal agi lorsque j'étais dans la chair. Je suis venu vers toi, en tant que mon président de pieu (ou mon évêque), et t'ai demandé de me pardonner, et tu ne l'as pas voulu. » Je sens que cet homme occupera une position des plus pénibles, et connaîtra du chagrin jusqu'à ce que ce fils ou cette fille soit sauvé et jouisse du degré de gloire qu'il ou elle aurait pu connaître, s'il avait fait sa part pour aider cet égaré tout au long du chemin de la vie.

Je me réjouis grandement de la diffusion de l'œuvre de Dieu. Je me réjouis que, partout où l'arbre de l'Évangile a été planté, il n'a pas été déraciné, bien que notre peuple ait eu beaucoup de choses à affronter, et ait dû accomplir une œuvre qui n'aurait pu être accomplie par aucun autre peuple sur la surface de cette terre. Lisez les paroles d'Ésaïe telles qu'elles sont contenues dans le huitième chapitre de II Néphi, comme suit :

« Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice. Portez les regards sur le rocher d'où vous avez été taillés, et sur le creux de la fosse d'où vous avez été tirés.

« Portez les regards sur Abraham, votre père, et sur Sara, celle qui vous a enfantés ; car lui seul je l'ai appelé et l'ai béni.

« Ainsi le Seigneur a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines ; il rendra son désert semblable à un Éden, et sa terre aride à un jardin du Seigneur. La joie et l'allégresse se trouveront au milieu d'elle, les actions de grâces et le chant des cantiques. »

Ne sommes-nous pas, en tant que peuple tout entier, des témoins devant Dieu notre Père éternel et devant tous les hommes en ce jour que cette prophétie s'est accomplie sous nos yeux ? Il est singulier que, bien que ce peuple soit le peuple choisi de Dieu, il ait été appelé à cultiver les déserts et les lieux arides de cette terre. C'est singulier en un sens, et pourtant tout à fait naturel dans un autre, quand on considère que, par la conversion des étendues désertiques en jardins et l'accomplissement ainsi des prophéties, le Seigneur a eu l'occasion d'éprouver son peuple, de développer un type supérieur d'humanité, d'hommes et de femmes, et de faire ressortir les meilleures qualités de leur nature. Je me réjouis de l'œuvre que notre peuple accomplit. Je me réjouis que le Seigneur nous ait aidés et se soit fait notre ami, et qu'il ait suscité de nombreux amis parmi ceux qui ne sont pas de notre foi pour nous aider à obtenir nos droits et à établir l'Évangile du Seigneur Jésus dans diverses parties du monde. Je me réjouis de la foi que le peuple a manifestée en transformant ces lieux désolés, dans son œuvre de colonisation, et de l'effet que ce labeur a eu sur lui. Même s'il n'avait rien accompli d'autre en fondant ces foyers, il se serait profité et récompensé de ses labeurs par l'avancement spirituel qu'il a réalisé en s'engageant dans une telle œuvre, par le développement de la foi et en voyant s'accomplir sur sa tête les promesses de Dieu. Et nous n'en avons pas fini avec cette œuvre. Des appels sont lancés de temps à autre pour que notre peuple aille ici ou là, et le seul problème est que nous n'avons pas assez de colons pour répondre à la demande. J'accueillerai avec joie le jour où le rassemblement, sans lequel l'Évangile n'est pas complet, sera plus pleinement mis en œuvre qu'il ne l'a été ces dernières années. Cela a été plutôt décourageant en raison du manque de main-d'œuvre et des conditions qui nous ont entourés, et je me réjouirai lorsque ces obstacles seront levés et que la porte s'ouvrira de nouveau ; lorsque le peuple des pieux de Sion manifestera cet esprit libéral qui fut manifesté par le peuple aux premiers jours ici, en accueillant le nouveau venu et en l'aidant à obtenir un emploi, afin qu'il puisse s'établir en Sion. Nous n'avons pas autant de sympathie que nous le devrions pour le peuple qui accepte l'Évangile à l'étranger, pour la raison, je crois parfois, que nous oublions sa situation. Nous oublions que s'ils demeurent où ils sont, bien qu'ils puissent faire beaucoup de bien en aidant les anciens et en répandant l'Évangile, leurs enfants s'uniront naturellement par mariage à ceux qui ne sont pas de notre foi, et ils n'auront donc pas la joie ni la satisfaction que porte en lui l'Évangile dans sa plénitude, là où le peuple est rassemblé et jouit des bénédictions de l'organisation de l'Église. Je demanderais aux présidents de pieu d'encourager, de la part du peuple, un esprit disposé à dire à la Présidence de l'Église : « Si vous nous envoyez dix familles (ou vingt ou trente, selon le cas) dans ce pieu, nous veillerons à ce qu'elles soient aidées à se faire des foyers, afin qu'elles puissent s'établir dans les frontières de Sion. » Je crois qu'un grand bien pourrait être accompli à cet égard si les présidents de pieu et les évêques se réunissaient pour échanger des idées à ce sujet, afin qu'on veille de façon plus approfondie sur les nouveaux convertis qui viennent dans les pieux de Sion, de sorte qu'ils ne se sentent pas sans amis et sans personne pour les recevoir ou les accueillir, mais que quelqu'un puisse s'occuper d'eux et les soutenir jusqu'à ce qu'ils soient capables d'avancer seuls. Si cela est fait, combien ils nous en seront reconnaissants dans les années à venir. Cela pourra nous coûter une part de nos biens, cela pourra signifier quelque sacrifice de notre part, mais comme ils nous béniront lorsqu'ils auront eux-mêmes de bons foyers en Sion, avec leurs fils et leurs filles autour d'eux, mariés dans l'Église du Christ et ayant une nombreuse postérité. C'est là une œuvre personnelle à laquelle nous nous consacrons. Ce n'est pas l'œuvre d'un seul homme, ni d'un seul collège d'hommes ; la responsabilité repose sur les épaules de chaque individu dans l'Église, et il nous appartient à tous de nous intéresser à ces choses. Si nous faisons cela, le Seigneur nous bénira, et il nous rendra plus heureux. Nous ne devons pas simplement rechercher les dollars et les cents ; mais faisons quelque bien à d'autres en chemin, en les aidant à jouir des conforts et des bénédictions dont nous jouissons.

Je me réjouis grandement de cette conférence. Je remercie Dieu qu'il ait permis à notre frère Grant de revenir chez lui et de nous rendre visite. Sa mission a été un succès. S'il n'accomplit rien de plus, il est allé tourner la clé de la porte de l'Évangile pour la nation japonaise, et l'Évangile y a été établi ; du moins, la semence a été semée, et a partiellement pris racine. Cela apportera joie et satisfaction aux nombreux Saints des derniers jours qui l'ont soutenu et appuyé par leur foi et leurs prières, tout comme nous soutenons et appuyons l'apôtre Lyman dans sa présidence de la mission européenne. Chaque Saint des derniers jours ressent un intérêt personnel pour les travaux de ces frères et de leurs collègues dans le champ de mission, ainsi que pour tout autre président de mission et tout ancien qui œuvre pour la diffusion de la vérité sur la surface de la terre. Je me réjouis de l'avancement de l'œuvre de Dieu, de la force numérique que nous avons acquise, et de la prospérité que Dieu nous a envoyée en réponse aux prières du peuple et en accomplissement de ses promesses, s'il obéit à sa loi. Je me réjouis d'un témoignage de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ ; que j'ai la connaissance que ceci est l'œuvre de Dieu, et non l'œuvre de l'homme ; que j'ai la connaissance que Joseph Smith était un prophète du Dieu vrai et vivant, et que Joseph F. Smith et ses conseillers sont les hommes que Dieu a appelés à présider cette Église en ce temps, et qu'ils détiennent toutes les clés, tous les dons et l'autorité qui furent conférés au prophète Joseph Smith ; que ce peuple est venu dans les vallées d'Israël en accomplissement des prophéties faites par le prophète Joseph, et qu'il a établi des villages, des bourgs et des villes dans toute cette région intermontagneuse, et que l'œuvre se poursuivra jusqu'à ce qu'elle remplisse toute la terre. Que Dieu accorde que nous soyons fidèles, avec nos frères et sœurs, dans cette grande œuvre des derniers jours, afin que nos cœurs soient remplis de compassion, et que notre éducation en cette vie ne soit pas tout entière de la tête, mais aussi du cœur ; ce que Dieu veuille accorder, pour l'amour du Christ. Amen.

Citer ce discoursAbraham O. Woodruff, « Les bénédictions de l'Évangile et l'importance du conseil », 1902 April General Conference, Second Day Morning Session (1902-04-05). Pulpit Vault, 1902-04-woodruff-blessings-of-the-gospel. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).