Pulpit

Conseils aux Saints

Wilford Woodruff

Conférence générale d'avril 1898·Séance de l'après-midi du deuxième jour·1898-04-07

[À la demande du président Woodruff, le président Cannon lut la 1re section du Livre de la Doctrine et des Alliances.]

Je désire l'attention et les prières des Saints qui se sont réunis en cette occasion—Il y a un mois que je suis malade et très affaibli dans mon corps, et je ne pensais pas être en mesure d'assister à cette Conférence jusqu'à la veille de son ouverture—J'ai eu la bénédiction d'être avec vous—Je désire vous dire quelques choses, et peut-être aussi quelques choses singulières—Je me sens disposé à parler de moi-même, à vous donner un aperçu de l'histoire de ma vie, à cause de ce que je voudrai peut-être dire, avant d'avoir terminé, à la génération montante d'Israël—Mes remarques pourront paraître très excentriques à toute personne qui n'est pas Saint des Derniers Jours, et à eux aussi, je le pense

Je suppose que quand je suis né, le diable savait ce à quoi j'allais être appelé ; car depuis le jour de ma naissance jusqu'à ce jour, il y a eu deux puissances avec moi — l'une pour me tuer, l'autre pour me sauver—Je me présente devant vous aujourd'hui dans un état de santé assez bon, pour un homme de quatre-vingt-onze ans—Je me présente devant vous avec un corps dans lequel presque chaque os a été brisé, à l'exception de mon dos et de mon cou—Tout au long de ma vie, une puissance m'a poursuivi pour m'ôter la vie—Quand j'avais environ trois ans, je tombai dans un chaudron d'eau bouillante qui venait d'être retiré du feu—Ma grand-mère me sortit de là, et toute ma peau tomba, sauf celle de ma tête et de mes pieds—Je fus emmailloté pendant des mois dans du coton et de l'huile—Ce fut le début de mes épreuves—Quand j'avais douze ans, je me noyai ; du moins, je demeurai dans trente pieds d'eau assez longtemps pour que n'importe qui se noie—Après plusieurs tentatives infructueuses, on me retira de l'eau—C'était sous le barrage du moulin de Farmington—J'étais aussi mort que je le serai dans trente ans—Je me trouvai sur le dos et vis le soleil s'éteindre, et éprouvai toutes les sensations de la mort telles que les ressent un homme qui se noie—Après une heure d'efforts, je revins à la vie—Je n'entrerai pas dans les détails de bien des choses semblables, mais j'ai frôlé [illisible] ce qu'on peut appeler la mort un certain nombre de fois dans ma vie—Quand j'avais quinze ans, je me trouvai pris dans l'une de ces tempêtes de neige du Connecticut—Je marchais quatre milles à travers un bois vers la campagne découverte, cherchant quelque endroit où je pourrais me mettre à l'abri de la tempête et me reposer—Il n'y avait qu'une maison à un mille de moi — c'était l'hospice des pauvres, situé à environ vingt-cinq perches—L'homme fut poussé à monter dans son grenier pour chercher de la menthe pouliot à donner à une femme malade, et il se sentit guidé à regarder par la fenêtre—Il me vit ramper dans le creux d'un grand arbre—Il savait mieux que moi ce qu'il en résulterait—Il prit son cheval et son traîneau et vint à moi ; quand il arriva, j'étais endormi, et il me sauva la vie—Quand j'avais quatorze ans, je fus mordu par un chien enragé et aurais dû mourir ; mais il n'en fut rien—Je continuai ainsi jusqu'à pouvoir dire que je me suis cassé les deux jambes, l'une à deux reprises ; que je me suis cassé les deux bras, le sternum, plusieurs côtes, et que j'ai vécu, en tout, une expérience assez dure pour un homme qui devait être appelé à prêcher l'Évangile, du moins—J'étais meunier de métier—Je me suis retrouvé dans deux roues hydrauliques sous pleine charge d'eau, et je suppose que j'aurais dû être tué dans l'une ou l'autre, mais je ne fus pas blessé

Ce pouvoir protecteur m'a suivi tout au long de ma vie—Il a été avec moi dans mes missions à l'étranger comme à la maison—Il m'a accompagné jusqu'à ce jour, et j'ai été placé en bien des situations étranges

J'ai été ordonné pour dédier ce Temple de Salt Lake City cinquante ans avant qu'il ne le fût—Je savais que je vivrais assez longtemps pour dédier ce Temple—J'ai vécu assez pour le faire—Dès mon jeune âge, j'avais un grand désir de recevoir l'Évangile du Christ, de voir un prophète ou quelqu'un qui pût m'enseigner l'Évangile du Christ tel qu'il fut enseigné par les anciens Apôtres et tel que—j'en lisais dans le Nouveau Testament—Je le désirais de tout mon cœur, et lors du premier discours évangélique que j'entendis jamais, je fus baptisé, avec mon frère aîné—Je me rendis immédiatement à Kirtland—Je faisais partie du Camp de Sion avec le Prophète de Dieu—J'ai vu comment Dieu agissait avec lui—J'ai vu la puissance de Dieu avec lui—J'ai vu qu'il était un Prophète—Ce que le Seigneur lui manifesta par Sa puissance lors de cette mission fut d'une grande valeur pour moi et pour tous ceux qui reçurent ses instructions—Je ferai référence à un incident—Peu avant que nous atterrissions dans le Missouri, Joseph réunit le camp—Il nous prophétisa et nous dit ce qui nous attendait—Il nous en expliqua les raisons—Il dit : « Vous me considérez comme un garçon parmi vous—Vous n'avez pas compris ma position devant le Seigneur—Mais un châtiment est devant ce camp » Il nous dit que cela viendrait parce qu'il n'avait pas été obéi dans ses conseils—Une heure après que nous eûmes atterri dans le Missouri et dressé nos tentes chez M. Burkett, un homme commença à tomber ici, un autre là, et en quelques moments nous avions une douzaine des membres de notre camp étendus sur des couvertures, atteints du choléra. Le Prophète de Dieu, voyant cela, éprouva de la compassion pour eux, et lui et Hyrum imposèrent les mains au frère Carter, le premier à tomber malade, mais dès qu'ils le firent, ils furent eux-mêmes saisis, et tous deux durent quitter le camp. Il dit ensuite : « Je vous ai dit ce qui allait arriver, et quand l'affliction est venue, j'ai étendu la main pour la retenir, et j'ai failli en être moi-même terrassé. » Cette mission me fut très instructive.

Je veux dire ici que dans toute ma vie depuis que j'ai rejoint cette Église et ce royaume, malgré ces puissances qui ont été avec moi pour me tuer, j'ai toujours eu les révélations de Dieu avec moi. C'est quelque chose dont je veux parler à Israël avant d'avoir terminé. La puissance de Dieu m'a dit ce que je devais faire et ce que je ne devais pas faire. Bien que le diable ait eu le pouvoir d'affliger sérieusement mon corps, il y a eu avec moi une puissance qui m'a sauvé à travers tout cela. Et chaque fois que j'ai eu le Saint-Esprit avec moi pour me dire ce que je devais faire, je l'ai fait. C'est par là que j'ai été sauvé. En écoutant cette voix douce et paisible, je suis ici aujourd'hui avec vous. Il y a deux raisons pour lesquelles je suis ici aujourd'hui. Quand je revins après le voyage des pionniers, le président Young dit qu'il voulait que je prenne ma famille et aille à Boston, et que j'y reste jusqu'à ce que j'aie rassemblé tous les Saints de Dieu en Nouvelle-Angleterre et au Canada pour les amener à Sion. Telle était la mission qu'il me confia à mon retour du voyage des pionniers à Winter Quarters. J'y allai au printemps, comme il me l'avait dit, avec ma famille. Un soir nous arrivâmes chez l'un des frères dans l'Indiana. Nous étions plusieurs là. Orson Hyde avait une voiture comme moi. Nous entrâmes dans une longue cour. Je garai ma voiture à six pouces de la sienne. J'avais ma femme et mes enfants avec moi. J'attachai mes bêtes à un chêne de l'autre côté de notre campement. J'allai me coucher dans ma voiture. Tandis que je me couchais, l'Esprit du Seigneur me dit de me lever et de déplacer ma voiture. Je n'interrogeai pas le Seigneur sur ce qu'Il voulait dire. Je fis ce qu'on me disait. Ce même Esprit me dit d'aller déplacer mes bêtes loin de cet arbre. Je le fis. Ma femme me demanda pourquoi je le faisais. Je lui dis que je n'en savais rien. Je n'avais pas été au lit vingt minutes qu'un tourbillon s'abattit et emporta ce chêne qui était là depuis peut-être cinquante ans, le fendant en deux jusqu'au tronc, et il balaya les deux clôtures à l'endroit où avait été ma voiture. Il ne toucha pas la voiture du frère Hyde, mais il m'aurait écrasé avec ma famille si je n'avais pas écouté la voix de l'Esprit. Après deux ans et demi passés en Nouvelle-Angleterre et au Canada à recueillir les Saints, je repartis avec le dernier groupe, environ une centaine, depuis Boston. Nous arrivâmes à Pittsburgh à la tombée de la nuit. Nous désirions ne pas y rester, mais aller à Saint-Louis. Je vis un bateau à vapeur en train de faire de la vapeur pour partir. Je m'approchai du capitaine et lui demandai combien il avait de passagers. « Trois cent cinquante. » « Pourriez-vous en prendre encore une centaine ? » « Oui. » J'allais lui dire que nous voulions monter à bord quand cet Esprit me dit : « Ne montez pas à bord de ce bateau à vapeur, ni toi ni ta compagnie. » Très bien, me dis-je. J'avais appris quelque chose sur cette voix douce et paisible. Je ne montai pas à bord de ce bateau à vapeur, mais attendis le lendemain matin. Trente minutes après que ce bateau eut quitté le quai, il prit feu. Il avait des cordes au lieu de chaînes de roues, et on ne pouvait pas accoster. C'était une nuit sombre, et pas une âme ne fut sauvée. Si je n'avais pas obéi à l'influence de ce guide intérieur, je m'y serais trouvé moi-même, avec le reste de la compagnie. Le treizième quartier n'aurait pas eu un Atwood pour évêque ; l'Église n'aurait pas eu un Leonard W. Hardy pour évêque. Ils étaient tous deux avec moi, avec leurs familles, y compris le frère Samuel Hardy, qui est à Saint-Georges maintenant, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans. Je n'ai désobéi à cet Esprit qu'une seule fois dans ma vie ; je le fis alors sous l'insistance d'autres personnes, et cela faillit me coûter la vie. Je connais bien cet Esprit. Ce n'était pas le son des trompettes ni le tonnerre ni les éclairs ; c'était pour moi la voix douce et paisible. Tout au long de mon enfance, j'ai été gouverné et conduit par cet Esprit. Mes missions ont été accomplies par cet Esprit de révélation. Je reçus l'ordre d'aller aux îles Fox par cette même voix douce et paisible. Au temps du grand apostasie à Kirtland, l'Esprit du Seigneur me dit : « Prends un compagnon et va aux îles Fox. » Je ne savais pas plus ce qu'il y avait dans les îles Fox que ce qu'il y avait à Kolob. J'y allai néanmoins, baptisai une centaine de personnes et les amenai à Sion avec moi. Ce fut sur cette île que je reçus une lettre de Joseph Smith me disant que j'avais été appelé par révélation pour remplir la place de l'un des Douze qui était tombé. Vous le trouverez dans la Doctrine et les Alliances. Cette chose me fut révélée avant que je reçoive la lettre de Joseph Smith, mais je ne me sentis pas disposé à en parler à aucun mortel, car je savais que c'était mon devoir de garder de telles choses pour moi. Tout au long de ma vie et de mes labeurs, chaque fois qu'on m'a dit de faire quelque chose par l'Esprit du Seigneur, j'ai toujours constaté qu'il était bon de le faire. J'ai été préservé par cette puissance. Cette puissance était avec moi quand j'allai dans le Herefordshire. Je prêchais tous les soirs avec le frère Cordon, et un soir nous tînmes une réunion à la mairie de Hanley, dans le Staffordshire. L'Esprit — cette voix douce et paisible — me dit : « C'est la dernière réunion que tu tiendras avec ce peuple pendant de nombreux jours. » Je le dis à la congrégation quand je me levai. Ils furent très étonnés et me demandèrent où j'allais. Je leur dis que je ne savais pas. Ensuite, j'allai demander au Seigneur ce qu'Il voulait de moi, et Il me dit d'aller vers le sud. C'est tout ce qu'Il me répondit. Je pris la diligence et voyageai quatre-vingts milles vers le sud. La première maison où j'entrai était celle de John Benbow. Je n'y avais pas été quinze minutes que je compris pourquoi le Seigneur m'y avait envoyé. Il y avait là un peuple qui s'était séparé des Méthodistes wesleyens, s'était regroupé et s'appelait les Frères Unis. Ils attendaient la venue du Fils de l'Homme, cherchant l'Évangile du Christ tel qu'ils en lisaient dans le Nouveau Testament. Les trente premiers jours après mon arrivée, j'amenai dans l'Église environ deux mille personnes, avec cinquante ministres, et toutes leurs chapelles, légalement autorisées, se trouvèrent entre mes mains. Il n'y eut aucun éclat de trompettes à cela. L'Esprit du Seigneur me dit d'y aller, et quand j'y arrivai, je vis pourquoi j'avais été envoyé.

C'est peut-être suffisant sur ces sujets. Maintenant, je veux dire à cette congrégation, aux jeunes hommes d'Israël, aux Anciens d'Israël, à tous nos missionnaires, que le jour est venu où le Dieu du ciel requiert de ma part, en tant que président de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, de vous dire que c'est la volonté de Dieu que vous suiviez cette voie. Obtenez l'Esprit de Dieu avant de partir en mission ou où que ce soit. Obtenez l'esprit de révélation. Et quand vous l'aurez, vous serez en sécurité, et vous ferez exactement ce que le Seigneur veut que vous fassiez. Je me suis senti fortement poussé à dire cela à cette Conférence. Que pouvez-vous faire sans révélation ? Nous ne pouvons pas faire la volonté de Dieu et accomplir ce qui nous est demandé sans elle. Nous ne ferons aucune erreur si nous suivons cette voie. Cet esprit est avec les Apôtres et avec les Anciens d'Israël qui sont vrais et fidèles. La génération montante devrait s'efforcer d'obtenir l'Esprit de Dieu. Ayez-le en vous et ce sera un guide continuel pour vous.

C'est une raison, mes frères et sœurs, pour laquelle ma vie a été préservée. Je vous en donnerai une autre. Bien entendu, c'est ma propre explication. Une raison pour laquelle je suis ici est que le Seigneur a choisi les choses faibles de ce monde pour prêcher l'Évangile, pour faire Son œuvre, pour bâtir Son royaume. Je ne pense pas qu'Il ait jamais eu sur la terre d'instrument plus faible que moi-même par lequel travailler. Le Tout-Puissant a su que jamais, depuis le moindre instant où je suis membre de cette Église, je n'ai eu le pouvoir d'attribuer quoi que ce soit à ma propre gloire ou mon propre honneur pour tout ce que j'ai pu accomplir dans l'œuvre du ministère ou ailleurs. Pourquoi ? Parce que j'ai su que cela venait de Dieu et non de moi. Et aucun autre homme qui s'est engagé dans cette œuvre n'a eu en lui-même ce pouvoir. Cette puissance nous est venue de Dieu, ce par quoi nous avons été capables d'accomplir l'œuvre qu'Il a requise de nous.

Un changement s'opère sur la terre ; un changement s'opère dans le monde chrétien ; et il est à nos portes. Vous lisez dans la Bible, dans le Livre de Mormon et dans la Doctrine et les Alliances les révélations concernant notre époque et la génération précédant la venue du Fils de l'Homme. La guerre ! Oui ; la guerre est l'une des tribulations qui appartiennent à la génération dans laquelle nous vivons. Elle surviendra, et aucune puissance sous les cieux ne pourra la retenir. Qui ne peut ouvrir les yeux et voir le changement dans les choses qui nous entourent ? Lisez ces révélations — la révélation que vient de lire le frère Cannon, et les autres dans ces livres. Le Dieu du ciel a étendu Sa main pour accomplir ces grands desseins dont vous lisez. Ils se réaliseront aussi sûrement que Dieu vit. Il n'y a aucune puissance sur la terre, ni sous la terre, ni nulle part ailleurs, qui puisse empêcher l'accomplissement de ces choses. Et elles sont à nos portes.

Je suis ardent à ce que les Saints des Derniers Jours redressent les épaules et portent le royaume de Dieu. Beaucoup dans le monde ont cherché à renverser le Mormonisme. Ils ont chassé notre peuple de ses terres. Ils nous ont persécutés et affligés. Ils en ont mis certains à mort pour la parole de Dieu et le témoignage de Jésus. Mais ils n'ont fait avorter aucun des desseins de Dieu en tout cela. Le Seigneur, dans Sa miséricorde et Sa sagesse, a guidé ce peuple vers ces vallées des montagnes. Il est ordonné de Dieu que Sion soit établie ici. Voici le Tabernacle dont a parlé le Prophète comme d'un abri contre la tempête et le vent, etc. Ces temples sont ici en accomplissement de la prophétie. Nous en avons quatre dans cet État. Le président Young a été honoré de Dieu dans l'établissement de ces choses. Il a vécu assez longtemps pour dédier la pierre angulaire de ce Temple sur ce bloc, où les Saints des Derniers Jours vont délivrer leurs amis qui sont dans la prison et accomplir les ordonnances de la maison de Dieu pour eux, en accomplissement des anciens Prophètes qui ont parlé sous l'impulsion du Saint-Esprit, indiquant que des sauveurs s'élèveraient sur le mont Sion dans les derniers jours, tandis que le royaume appartient au Seigneur. Sion doit s'élever.

« Poussez des cris d'allégresse, ô cieux ! Réjouis-toi, ô terre ! Que les montagnes éclatent en cris de joie ! Car l'Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux.

« Sion a dit : L'Éternel m'a abandonnée, Le Seigneur m'a oublié !

« Une femme oublie-t-elle son enfant qu'elle allaite ? N'a-t-elle pas pitié du fils qu'elle a porté dans son sein ? Quand même elle l'oublierait, Moi, je ne t'oublierai point.

« Voici, je t'ai gravée sur mes mains ; Tes murs sont constamment devant moi. » (Ésaïe 49:13-16.)

Tout ce qui a été dit concernant Sion s'accomplira, et vous et moi en sommes aujourd'hui les témoins.

Nous sommes ici pour le salut et la vie éternelle. Nous sommes ici pour obtenir ces grandes bénédictions que les Saints de Dieu dans chaque ère du monde ont obtenues quand ils ont obéi aux commandements de Dieu. Échouerons-nous ? Non, nous n'échouerons pas si nous faisons notre devoir. L'Évangile est tout aussi bon aujourd'hui qu'il l'était aux jours du Sauveur. Quant aux glorieuses bénédictions de l'Évangile du Christ, elles ont été impopulaires dans presque chaque ère du monde. Prenez le Christ Lui-même : y avait-il un homme plus impopulaire que le Sauveur du monde en Son temps ? Et Ses Apôtres étaient impopulaires. Ils furent mis à mort pour la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ. Néanmoins, le Christ était le Fils de Dieu ; et les Sadducéens, les Pharisiens, les Esséniens et toutes les sectes qui luttèrent contre Lui furent maudits et beaucoup d'entre eux furent précipités en enfer, tandis qu'Il demeure comme le Sauveur du monde, et reçut l'honneur et la gloire que Son Père Lui avait destinés. Je veux que nos jeunes gens en particulier se souviennent de ces choses. Ceux qui partent en mission ne doivent pas les négliger. Si vous n'avez pas le Saint-Esprit avec vous quand vous partez prêcher l'Évangile, vous ne pouvez pas faire votre devoir ; mais quand vous l'avez, vous êtes en sécurité, allez où vous voudrez, et vos paroles auront leur effet dans les cœurs des honnêtes et des doux de la terre.

Mes frères et sœurs, je me sens reconnaissant envers Dieu que nous nous trouvions aussi bien que nous le sommes. Je me sens reconnaissant envers Dieu de nous trouver dans la position que nous occupons dans ces vallées des montagnes. C'est un lieu sûr. Lors de la dédicace de ce Temple, j'ai vu les jugements de Dieu qui allaient être déversés sur cette génération. Ils s'accompliront. J'ai lu l'autre soir au sujet d'une terrible inondation. Qui aurait jamais entendu parler d'une telle inondation en Amérique auparavant ? Ces inondations, ces troubles et tribulations augmentent sur la terre, et ils continueront d'augmenter jusqu'à ce que cette scène soit terminée. Je prie Dieu mon Père céleste de vous bénir tous, d'inspirer nos cœurs, afin que la vision de nos esprits s'ouvre pour comprendre la position où nous sommes et la responsabilité qui est la nôtre. Les yeux de tout le ciel, de la terre et de l'enfer sont sur nous. Les yeux des diables sont sur nous. Ils travaillent à notre destruction ; mais ils n'ont pas le pouvoir de l'accomplir. Nous sommes dans les mains de Dieu. Il détient les clés des destinées des habitants de la terre, et Il bénira les justes, qui qu'ils soient et où qu'ils soient. Je suis reconnaissant d'avoir écouté les enseignements que j'ai entendus à cette Conférence de la part des Anciens d'Israël. Je me réjouis des progrès accomplis durant l'année écoulée dans l'Église à l'étranger. Il y a eu une augmentation dans l'Église comme nous n'en avons jamais connue depuis l'organisation de cette Église. Et ici, à la maison, il y a eu une grande augmentation. Nos sœurs ont travaillé fidèlement dans les Associations de Primaire, dans les Associations d'Amélioration Mutuelle, et dans chaque capacité dans laquelle elles sont appelées à travailler. Les bénédictions de Dieu sont avec elles, et elles font beaucoup de bien. Les écoles du dimanche ont également augmenté leur effectif. Elles ont maintenant plus de cent mille membres. Les Associations d'Amélioration Mutuelle des Jeunes Gens, comme il a été dit, ont eu une augmentation d'environ treize mille grâce à leurs labeurs de l'année écoulée. Dieu bénit ceux qui travaillent parmi eux. Si vous pouvez sauver une âme de la mort, quelles bénédictions vous aurez avec cette âme. Comme le Seigneur dit à Oliver Cowdery : « S'il se trouve que vous deviez travailler tous vos jours à prêcher la repentance à ce peuple, et amener, ne serait-ce qu'une âme vers moi, quelle grande joie vous aurez avec elle dans le royaume de mon Père. » Nous devons continuer dans ce labeur, afin que nous puissions obtenir le salut des âmes des hommes. Dans la mesure où vous le ferez, les bénédictions de Dieu vous accompagneront. Sion doit s'élever ou tomber. Que sera-ce ? La proclamation de l'Évangile du Christ est en faveur de Sion. Toutes les révélations qui concernent ce jour sont en faveur de Sion et de la préparation de la voie pour la venue du Fils de l'Homme. Et Sion s'élèvera et brillera.

Que Dieu vous bénisse tous. Faisons notre devoir et cherchons à magnifier notre religion, de sorte que lorsque nous en aurons terminé, nous nous en réjouirons. Il vaut mieux être du côté du Seigneur qu'ailleurs. Je désire le salut. Je désire rencontrer mes ancêtres et mes amis que j'ai travaillé ici à racheter, qui n'ont jamais entendu l'Évangile en leur temps et génération. Dieu nous a accordé ce privilège. Nous avons des Anciens d'Israël qui travaillent jour après jour dans tous ces temples pour le salut des enfants des hommes. Nous avons été bénis dans ce labeur, et nous continuerons à être bénis ; et quand nous serons de l'autre côté du voile, il n'en est pas un parmi nous qui ne se réjouira du bien qu'il aura accompli. Que Dieu vous bénisse. Je me sens porté à bénir les Saints des Derniers Jours, dans toute la mesure de mon pouvoir de bénir. Nos filles et nos mères travaillent pour le salut d'Israël dans leur domaine, et de même les Anciens d'Israël dans le leur. Mais nous voulons croître et continuer à croître, jusqu'à ce que nous ayons la puissance sur la terre de rassembler tous les honnêtes et les doux de la terre. Que Dieu nous bénisse, nous guide et nous dirige tous dans le sentier de la vérité et de la justice, pour l'amour de Jésus. Amen.

Citer ce discoursWilford Woodruff, « Conseils aux Saints », Conférence générale d'avril 1898, Séance de l'après-midi du deuxième jour (1898-04-07). Pulpit Vault, 1898-04-woodruff-counsel-to-the-saints. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).