Même si le temps est court, je ne peux m’empêcher...
S. Dilworth Young
Même si le temps est court, je ne peux m’empêcher de dire un mot bref concernant Antoine R. Ivins, notre président principal décédé. Je ne peux oublier ses manières douces, sa façon courtoise et bienveillante de nous diriger, ni son attachement constant à la loi de direction que frère Brown vient de mentionner concernant la persuasion, la longanimité, la gentillesse, la douceur, l’amour sincère, la bienveillance et la connaissance pure. Il appartenait à une génération plus âgée que la mienne, et il aurait dû être marqué par le conservatisme qui vient avec l’âge. Pourtant, il était constamment désireux d’aborder l’époque actuelle avec des méthodes nouvelles. Il exhortait ceux d’entre nous qui étaient plus jeunes à concevoir des pensées nouvelles et à essayer de nouvelles méthodes. Il nous manque. ¶
Une époque enthousiasmante pour les soixante-dix
De nombreux témoignages ont été rendus de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. J’adresse mes remarques à ceux — les soixante-dix — qui sont appelés à acquérir et à porter un témoignage spécial de lui. ¶
Ce sont des temps enthousiasmants pour les soixante-dix de l’Église. Dans chaque pieu, ils sont tenus, en vertu de leur ordination, de rechercher les personnes sincères de cœur, d’enseigner la bonne nouvelle, de proclamer le rétablissement de la puissance de Dieu sur la terre afin d’apporter le salut à tous et l’exaltation à ceux dont la volonté est de lui obéir complètement. ¶
Chaque collège devrait être attentif à ses occasions de servir. Tout autour de nous se trouvent des personnes qui, bien que vivant parmi nous, savent très peu de choses sur nous. Elles nous voient partir au travail et rentrer chez nous. Elles voient nos lumières s’éteindre quand nous nous retirons pour nous reposer, mais elles ne comprennent pas notre joie profonde et durable dans le Rétablissement, lorsque l’Esprit nous murmure la paix. Nous avons l’obligation de vivre de manière à ce qu’elles voient. Et nous avons en outre l’obligation de leur ouvrir nos portes, nos fenêtres et notre cœur, afin que, si elles le désirent le moins du monde, elles ne puissent manquer de voir et, de plus, d’entendre et d’accepter. ¶
Appel à prêcher l’Évangile
Nombreux seront les soixante-dix qui obéiront à l’appel officiel de prêcher l’Évangile, appel qui vient par prophétie et par l’imposition des mains par ceux qui détiennent l’autorité. Et ils iront comme missionnaires remplis de l’esprit de leur appel. Il y en aura beaucoup d’autres qui seront désignés pour aller nouer des liens d’amitié avec ceux qui vivent près d’eux mais qui ne nous connaissent pas. Certains de ces voisins ont été prévenus contre nous par de faux récits ; certains ont observé avec des sentiments négatifs les actions de personnes qui n’agissent pas comme des saints devraient le faire ; et d’autres ignorent qui nous sommes en tant que peuple uni, ainsi que les enseignements qui nous élèvent vers une plus grande espérance et des idéaux plus hauts. ¶
Vous, les soixante-dix, vous tous, êtes maintenant invités à vous lier d’amitié avec au moins deux familles cette année — maintenant ! Qu’elles vous voient chez vous, dans la prière, au travail. Qu’elles perçoivent la douceur de l’esprit du Christ le Seigneur en vous. Amenez-les — toute la famille — chez vous. Qu’elles partagent votre pain. Invitez-les aux activités sociales de la paroisse. Qu’elles découvrent la présentation de nos croyances dans les centres d’accueil des visiteurs. Tout comme l’instructeur au foyer intègre les nouveaux baptisés, de même vous devriez accueillir sous les ailes de l’amour et dans votre cœur ceux qui ne sont pas des nôtres. ¶
Une œuvre qui doit être ordonnée
Mais que cela se fasse de manière ordonnée. Le dirigeant du groupe des soixante-dix dans la paroisse apportera son aide en suggérant des familles réceptives. Une fois que vous aurez accepté d’aller vers elles, ce seront vos familles. Personne d’autre n’ira vers elles tant que vous serez affectés à travailler avec elles. Si vous n’allez pas vers elles, elles n’entendront pas. Vous déciderez du moment où elles seront prêtes à recevoir l’enseignement des doctrines du salut. Paul a dit : « Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. ¶
« Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? ¶
« Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ?... » (Rom. 10:13-15.) ¶
Nous espérons que les soixante-dix leur donneront la possibilité d’entendre. ¶
Des accomplissements par la foi
Paul a également attiré l’attention des Hébreux sur la grande œuvre accomplie par la foi par ceux qui avaient vécu dans les temps anciens. Après avoir passé en revue ces grands actes de foi, depuis le juste Abel et tout au long de l’histoire hébraïque, il a ensuite déclaré : « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte. » (Héb. 12:1.) Devrions-nous, en tant que soixante-dix, faire moins ? N’avons-nous pas une plus grande nuée de témoins que Paul ? Nous avons ses témoins, et nous avons en plus les témoins des temps modernes. ¶
Nous avons le témoignage de Joseph Smith, qui a vu Dieu le Père et son Fils exalté et a parlé avec eux. Nous avons le témoignage de Brigham Young, de John Taylor, de Wilford Woodruff et du reste des prophètes du Seigneur jusqu’au président David O. McKay de nos jours. Nous avons le témoignage de plus de quatre-vingts apôtres, qui ont accompli de puissantes œuvres depuis l’époque de Joseph Smith. Nous avons le témoignage de ceux qui ont affronté les foules hostiles au Missouri et en Illinois, et de ceux également qui ont marché avec foi dans ces vallées de montagne, offrant leurs prières quotidiennes pour obtenir aide, force et secours. Nous avons le témoignage de l’Église devenue forte et de ses centaines de milliers de membres heureux. ¶
Le témoignage vivant
Mais par-dessus tout, nous avons le témoin qui pénètre dans le cœur de chacun de nous, le témoignage vivant donné par le pouvoir du Saint-Esprit. Ne manquons pas de rendre ce témoignage. Et aussi, ne manquons pas de faire en sorte que ce témoignage puisse être porté grâce à l’amour chaleureux de l’amitié. ¶
Il y a eu des moments où nous avons pensé que si nous abordions quelqu’un et que celui-ci, hostile à cause d’histoires qu’il avait entendues à notre sujet ou méfiant parce que nous étions des inconnus, nous repoussait, nous avions alors fait notre devoir en secouant la poussière de nos pieds contre lui. Nous n’avons pas accompli ce devoir tant que nous ne lui avons pas donné une juste chance d’apprendre que ses préjugés ne sont pas fondés. Trouver des familles et leur montrer par notre amour que nous sommes véritablement des disciples de Jésus-Christ est notre devoir évident. Ne nous dérobons pas et ne faiblissons pas, mais portons le message à ces personnes dignes et bonnes qui se trouvent parmi nous. ¶
Je rends mon témoignage que l’Évangile est de nouveau sur la terre, apporté par des anges, comme Jean sur Patmos a déclaré qu’il le serait ; que Joseph Smith a été son premier prophète du Rétablissement ; et que le président McKay est son prophète vivant actuel. Le Seigneur Jésus-Christ vit et il est l’auteur de notre salut et de notre exaltation. Il nous suffit de croire et de suivre ses enseignements pour obtenir une place dans son royaume. Puissions-nous le faire, je le prie en son nom. Amen. ¶