Pulpit

Mes chers frères, sœurs et amis...

Stephen L Richards

1958 April General Conference·Third Day Morning Meeting·1958-04-06

Mes chers frères, sœurs et amis qui suivez les délibérations de notre conférence, je vous adresse à tous mes plus chaleureuses salutations et ma sollicitude sincère et fervente pour votre bonheur et votre bien-être. Je me réjouis avec vous en ce dimanche de Pâques de l'occasion que nous avons tous de rendre hommage à notre Sauveur et de lui offrir notre action de grâces et notre vénération pour l'incomparable don de la vie éternelle qu'il a apporté à toute l'humanité. Nous nous rappelons en ce jour que nous sommes chargés de la responsabilité transcendante d'édifier et de maintenir son royaume sur la terre. C'est dans l'espoir d'apporter un mot de contribution à cette plus grande de toutes les causes que je vous fais, en ce jour sacré, une suggestion quelque peu pratique. Des termites s'infiltrent dans le fondement du royaume — les foyers du peuple — plus destructeurs et plus insaisissables encore que ces petits animaux semi-microscopiques qui font s'effondrer nos murs. Des mesures correctives s'imposent.

J'ai choisi de faire quelques commentaires sur un thème que j'espère sincèrement ne pas trouver trop provocant, et certainement pas offensant, pour nos sœurs et pour les autres femmes qui pourraient nous écouter. Je tire mon texte, en en reconnaissant pleinement la source, d'un article paru il y a quelques mois dans This Week Magazine, et récemment reproduit dans le Reader's Digest, écrit par le juge Samuel S. Leibowitz, doyen des juges de la plus haute cour criminelle de Brooklyn. L'article s'intitule : « Neuf mots qui peuvent mettre fin à la délinquance juvénile », et les neuf mots employés par le juge sont les suivants : « Remettez le père à la tête de la famille. »

Il est probable que beaucoup de nos auditeurs ont lu cet article stimulant, et je n'ai pas le temps de faire plus que de placer devant vous quelques données statistiques et quelques conclusions tirées par cet éminent juge qui a passé 21 ans de sa vie comme avocat pénaliste et 16 ans comme juge à la cour criminelle, avec de longues années d'étude et d'observation des causes de la criminalité des adolescents. Il s'est rendu en Europe et a découvert, d'après des rapports officiels, que le pourcentage des crimes commis dans chacun des pays suivants par des délinquants de 18 ans ou moins était le suivant :

En Italie : 2 pour cent des crimes sexuels, et Y2 de 1 pour cent des homicides.

En France : 7 pour cent des crimes sexuels, avec 8 pour cent des homicides.

En Belgique : 12 pour cent des crimes sexuels, avec 1 pour cent des homicides.

En Allemagne : 15 pour cent des crimes sexuels, avec 2 pour cent des homicides.

En Grande-Bretagne : 16 pour cent des crimes sexuels, et 1 pour cent des homicides.

Et — c'est là la tragédie — aux États-Unis, 35 pour cent de tous les crimes sexuels sont commis par des délinquants de moins de 18 ans, et 12 pour cent de tous les meurtres sont commis par des délinquants de moins de 18 ans. Les délinquants adolescents des États-Unis dépassaient ceux des autres pays cités, dans des proportions allant de 1800 pour cent à 100 pour cent. Le juge est arrivé à la conclusion qu'il devait y avoir un facteur principal dans cette grande disparité si défavorable à notre propre pays, et il a découvert, comme on aurait pu fort bien le supposer, que la raison première des pourcentages réduits de délinquance juvénile dans les pays européens était le respect de l'autorité, et que la contribution principale à ce respect, que l'on n'aurait peut-être pas supposée aussi facilement, était le respect de l'autorité dans le foyer, laquelle, comme il le souligne, repose normalement sur le père en tant que chef de famille.

Ces conclusions auxquelles est parvenu cet enquêteur judiciaire paraîtraient, je crois, plus sensationnelles et plus surprenantes aux personnes extérieures à l'Église à laquelle nous avons l'honneur d'appartenir qu'à nos propres membres. Depuis des générations, nous, en tant qu'Église, nous efforçons de faire précisément ce que préconise le juge — placer et maintenir le père à la tête de la famille, et de toutes nos forces nous nous sommes efforcés de le rendre apte à cette haute et lourde responsabilité.

Puis-je prendre quelques minutes pour vous exposer notre conception du foyer, de la paternité et de la maternité ? Rien n'occupe une place plus unique, plus distinctive et plus importante dans notre théologie et dans notre compréhension des desseins de Dieu pour ses enfants.

Nous définissons un foyer comme une institution divinement établie, fondée sur le pacte durable d'un homme bon et d'une femme bonne, dans laquelle des enfants spirituels de notre Père éternel sont autorisés à recevoir des corps mortels dotés d'intelligence éternelle, ces enfants ainsi reçus dans le foyer devant être nourris dans la santé et guidés dans les voies de la vie par des parents aimants et sages de telle manière qu'ils soient préparés, au terme de leur vie, à retourner en la présence du Seigneur d'où leurs esprits sont originellement venus. Dans cette plus grande de toutes les entreprises, l'homme et la femme sont des associés — des cosignataires, si vous voulez, du pacte durable qui les unit.

Dans ce pacte éternel, cependant, il y a un élément qui n'est peut-être pas compris de plusieurs milliers d'hommes et de femmes qui contractent un mariage chrétien. C'est l'élément de la prêtrise. Deux choses ont été révélées au sujet de la prêtrise et du mariage, qui sont de la plus haute importance. Premièrement, qu'aucun mariage destiné à durer éternellement, de sorte qu'en essence un foyer puisse être projeté dans l'éternité, ne peut être établi sans l'autorisation et la sanction d'une prêtrise divinement désignée. Et deuxièmement, qu'aucun mariage n'est admissible à la célébration solennelle par une prêtrise divinement désignée sans que l'homme partie au pacte ait d'abord reçu lui-même la dotation de la sainte prêtrise.

Nous appelons scellement l'ordonnance du mariage lorsqu'elle est accomplie non seulement pour le temps mais pour toute l'éternité — le scellement d'une bonne femme à un bon homme de la prêtrise, avec l'entente et l'alliance expresses que la prêtrise de l'homme, s'il est fidèle et vit d'une manière digne d'en jouir, sera l'autorité suprême du foyer, et aucune bonne femme de notre foi ne rechigne à accorder à son digne mari de la prêtrise le respect qui accompagne son haut appel.

Elle sait que l'édifier dans l'estime de leurs enfants, et lui faire ainsi prendre conscience de la responsabilité de la direction, est la plus sûre sauvegarde qu'elle puisse apporter à sa famille dans un monde de tentation. Les femmes de l'Église se réjouissent de la prêtrise de leurs maris. Elles savent que cette prêtrise ne s'exprime pas par une domination autocratique ou injuste. Elles savent que c'est un pouvoir donné de Dieu qui ne doit s'exercer que dans la longanimité et la patience, la bonté et la miséricorde, « réprimandant avec rigueur en temps opportun, sous l'inspiration du Saint-Esprit ; et faisant preuve ensuite d'un redoublement d'amour envers celui » qui a été réprimandé. (D & A 121:43.) Elles savent que cette prêtrise renferme une véritable vertu — le pouvoir de bénir, le pouvoir de guérir, le pouvoir de conseiller, de faire régner la paix et l'harmonie.

Les plus tristes de toutes nos femmes sont peut-être celles qui voient leurs maris s'éloigner de cette prêtrise dont ils ont été dotés. Ce sont les épouses qui sont remplies d'inquiétude pour leur avenir et celui de leurs familles. Dans la véritable compagnie d'un mari détenteur de la prêtrise, une bonne femme peut traverser n'importe quelle épreuve et avoir réconfort, résignation et paix. Mais si son mari lui fait défaut et fait défaut à son saint appel, il est bien difficile que la consolation lui vienne. Elle s'afflige, elle prie, elle supplie — parfois apparemment en vain.

Vous, maris détenteurs de la prêtrise qui avez négligé vos alliances, je vous supplie, au nom des épouses et des familles affligées, d'apaiser la peine que vous causez à ceux qui vous aiment, de retrouver virilité et force et d'être dignes d'assumer avec justice la direction de vos familles.

Elles veulent vous respecter. Elles le feront si vous les laissez faire.

Je pense avoir parlé pour la grande majorité de nos épouses et de nos mères.

Il y en a peut-être toutefois quelques-unes qui n'aident pas autant qu'elles le pourraient au maintien et au rétablissement du respect de l'autorité et de la direction légitimes dans le foyer. Nous avons beaucoup de femmes brillantes. J'ai de l'admiration pour leurs réalisations supérieures.

Elles gagnent continuellement en influence dans tous les aspects de la vie et de l'existence, et je ne doute pas que leurs contributions soient d'une valeur durable. Si l'une de ces femmes brillantes est mère, je donne pour ma ferme conviction que, si puissante qu'elle puisse être dans les domaines étrangers au foyer, elle n'a aucun appel et aucune obligation plus élevés, plus nobles et plus divinement donnés que d'être le genre d'épouse et de mère qu'il faut dans son foyer. Et quelque supérieures que soient ses réalisations, elle a un devoir envers son mari : le respecter comme chef de famille et enseigner comme il convient à ses enfants à faire de même.

Le juge auquel j'ai fait allusion dit :

« Si les mères comprenaient qu'une grande part de leur importance réside dans l'édification de l'image du père pour l'enfant, elles connaîtraient la profonde satisfaction d'avoir des enfants qui tournent bien. . . .

Et jamais aucune mère n'aurait à se tenir devant moi les larmes aux yeux et à demander : “Qu'ai-je fait de mal, monsieur le juge ? Qu'ai-je fait de mal ?” »

Il semble peu délicat, dans un discours de ce genre, d'employer même l'expression « épouses grondeuses ». Si je ne considérais pas la question comme pertinente au sujet que je traite, je ne la mentionnerais pas. J'estime que les femmes que l'on peut ranger dans cette catégorie ne peuvent pas être pleinement conscientes, quelle que soit leur provocation, du tort qu'elles font au moral d'un foyer. Je reconnais aux femmes en général le mérite d'être longanimes et patientes, et je pense que dans un avenir prévisible on aura encore besoin d'elles pour une grande tolérance, mais j'espère qu'elles pourront encore faire preuve de bonté et de patience envers ceux qui peuvent les agacer. Je pense que les disputes de parents devant les enfants sont l'un des aspects les plus regrettables et les plus déplorables des relations domestiques. Elles sont responsables de plus de perturbation de la tranquillité domestique et d'effets néfastes sur les enfants que presque toute autre chose dans la vie familiale. Je suppose qu'inévitablement les parents auront quelques différends. Pour le bien de tous les intéressés, qu'ils soient réglés en privé, et ils peuvent bien sûr l'être si un esprit de tolérance et une reconnaissance des responsabilités prévalent. Je pense que les « épouses grondeuses » ne peuvent pas, à force de gronder, amener leurs maris à faire quoi que ce soit qui vaille la peine. Gronder est en général inutile, et destructeur de tout esprit d'harmonie et de paix. Dans les foyers où la prêtrise préside, la rébellion et le dévouement ne prospéreront pas ensemble.

Maintenant, mes frères, mes sœurs et mes amis, cette idée de remettre le père à la tête de la famille n'est pas simplement une formule nouvelle et accrocheuse. Elle est conforme aux révélations du Seigneur, comme le juge qui l'a préconisée le savait sans doute fort bien. Dans Éphésiens, chapitre 5, versets 22 à 25, nous lisons :

« Femmes, soyez soumises à vos propres maris, comme au Seigneur.

« Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église : et il est le sauveur du corps.

« C'est pourquoi, comme l'Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses.

« Maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est donné lui-même pour elle. »

Les Écritures données dans les temps modernes viennent aussi appuyer cette doctrine fondamentale. Correctement interprétée et appliquée, je ne vois pas comment de bonnes femmes pourraient y trouver à redire. Nulle femme ne peut être une bonne mère sans désirer la bonté et le bien-être de ses enfants. Si l'établissement de l'autorité de chef dans la famille contribue à leur bien-être, comme les études sur le sujet semblent l'indiquer, comment pourrait-elle faire autrement que s'efforcer d'établir le respect et la considération pour son mari ? J'admets que certains maris et pères ont rendu difficile le maintien du respect à leur égard, mais abandonner le principe et ainsi retirer aux pères la responsabilité de maintenir la vertu et la bonté parmi leurs enfants ne servirait certainement à rien.

Il est inutile de dire que, si un père doit être respecté comme chef de famille, il doit être un modèle.

L'article auquel j'ai fait allusion énonce le principe que les spécialistes de la délinquance juvénile semblent s'accorder sur le fait que l'enfant, pour ne pas être un danger pour la société et pour son foyer, doit avoir des règles fiables pour vivre. Il doit y avoir une distinction claire entre le bien et le mal, et il doit y avoir une discipline saine, sage et bienveillante. Au milieu des théories quelque peu confuses avancées par les sociologues et les criminologues, il me semble que nous ne pouvons pas nous égarer beaucoup en nous efforçant de fournir à la jeunesse des critères pour guider sa vie. Il n'y a pas de critères qui paraissent fiables, sauf ceux qui ont été éprouvés et n'ont pas été trouvés insuffisants, des principes de justice et de vérité nous venant de sources divines. Je ne vois pas comment un parent intelligent peut ressentir beaucoup de risque et d'incertitude à faire élever son enfant dans la reconnaissance des vertus et des principes de conduite traditionnellement approuvés de Dieu.

Hier, nous avons lu l'histoire d'un jeune homme d'assez haut rang social assouvissant une passion de tuer, ce qui a abouti au meurtre d'une jeune fille. Demain nous lirons un autre cas semblable, ou le lendemain, ou peu après. Il manque certainement quelque chose à la formation pour la vie de tels pervers. J'ai noté avec satisfaction les observations de J.

Edgar Hoover dans le journal avant-hier soir sur ce même sujet.

L'autre jour, Billy Graham a écrit un article pour le même magazine que celui dont j'ai tiré mes citations, sous le titre « Pourquoi je crois au diable ». Il a donné trois raisons. Premièrement, parce que la Bible dit clairement qu'il existe. Deuxièmement, « parce que je vois son œuvre partout. »

Troisièmement, parce que de grands érudits ont reconnu son existence.

La première raison me suffit.

Le Seigneur a révélé l'existence de Satan ainsi que sa place et sa fonction dans le plan éternel de vie et de salut. Billy Graham ne savait apparemment pas ce que l'Écriture moderne contenue dans le Livre de Mormon et dans notre Doctrine et Alliances révèle sur ce sujet, sinon il l'aurait cité, ou du moins je l'espère. En voici une citation :

Il faut que le diable tente les enfants des hommes, sinon ils ne pourraient pas agir par eux-mêmes ; car s'ils n'avaient jamais ce qui est amer, ils ne pourraient pas connaître ce qui est doux. (D & A 29:39.) Ce passage et d'autres Écritures éclairantes indiquent que l'homme n'aurait pu avoir son libre arbitre pour développer la force de caractère, la résistance au mal, et aller jusqu'à la perfection s'il n'était soumis au pouvoir et à l'influence de Satan, le père du mal. Certaines personnes sophistiquées se moquent de l'idée d'un tel personnage puissant, mais cela ne dispense pas du récit révélé de son existence réelle et du compte rendu de ses réalisations.

Les instructeurs de l'École du Dimanche et d'autres peuvent donner à l'enfant qui grandit des enseignements sur le bien et le mal, mais qui, comme le père de famille, peut enseigner la puissance de l'Adversaire et la résistance qu'il faut édifier pour résister à ses tentations séduisantes envers les enfants dont il est responsable ? Qui peut démontrer à l'enfant par la puissance de l'exemple les vertus et les règles de justice comme peut le faire ce chef de famille ?

À tous ceux qui croient que l'ordre est la loi du ciel et que le royaume de Dieu est établi sur les principes de la justice, je soumets ces questions :

L'ordre peut-il être maintenu sans acceptation de la loi et sans discipline ? La discipline est-elle possible sans reconnaissance de l'autorité ? Dans les institutions humaines et le gouvernement des hommes, n'est-il pas essentiel que l'autorité soit conférée à des personnalités ? Où trouver une personnalité mieux dotée par la nature et par disposition divine pour recevoir et exercer l'autorité dans son propre foyer que le père de ce foyer ?

Où pouvons-nous espérer voir venir une plus grande contribution à l'ordre du royaume que des foyers de notre pays ? Quel plus grand hommage pouvons-nous rendre à notre Sauveur bien-aimé en ce jour de Pâques que de nous consacrer à nouveau au maintien d'une discipline juste dans son royaume, et dans toutes les institutions dignes qui ont été établies dans les sociétés des hommes ? Pouvez-vous penser à une plus grande bonté envers la jeunesse que de la préparer, dans l'amour et la fermeté, à être digne de l'amour de Dieu et des bénédictions éternelles qu'il offre à tous ceux qui obéissent ?

Ainsi, mes amis, je n'ai aucune hésitation, aucun sentiment de doute ni d'incertitude à préconiser l'adoption dans vos foyers de cette idée salutaire et prometteuse de ramener le père à la tête de la famille.

Je n'ai pas de mots pour exprimer mon admiration et mon profond respect pour les mères dans nos foyers, et je suis pleinement conscient que leurs soins aimants et patients seront toujours un facteur majeur dans la formation d'hommes et de femmes bons et vertueux. À cause de leur intense amour du foyer et de la famille, je crois qu'elles répondront d'autant plus volontiers à l'idée que je présente. Je sais qu'elles accueilleront tout ce qui est juste pour se prémunir contre une calamité toujours croissante qui ébranle notre vie nationale même, non seulement pour les générations présentes mais qui peut en façonner le cours pour les siècles à venir.

Que Dieu bénisse les foyers de notre propre pays et de tout le monde entier. Que Dieu bénisse les enfants afin qu'ils en viennent à connaître la vérité et la justice et adoptent tout ce qui est bon dans leur vie. Que Dieu bénisse les mères pour l'amour qu'elles apportent dans nos foyers, et que Dieu bénisse les pères afin qu'ils soient dignes d'occuper la place qui leur est assignée comme chefs des foyers qu'ils peuvent présider dans la douceur, l'amour, la dignité et l'honneur, telle est mon humble prière au nom de Jésus-Christ.

Amen.

Citer ce discoursStephen L Richards, « Mes chers frères, sœurs et amis... », 1958 April General Conference, Third Day Morning Meeting (1958-04-06). Pulpit Vault, 1958-04-richards-my-dear-brethren-and-sisters-and-friends. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).