Pulpit

Avec vous, mes frères et sœurs, je...

Marion G. Romney

1956 April General Conference·Second Day Afternoon Meeting·1956-04-07

Avec vous, mes frères et sœurs, j'ai beaucoup apprécié cette journée, et, en harmonie avec frère Sonne, mon cœur fait écho aux sentiments d'approbation de tout ce qui a été dit et fait. Je me joins aux autres frères pour féliciter l'Église d'avoir pour dirigeant notre grand Président, après cinquante années de merveilleux service. Je l'aime depuis longtemps. Je l'ai rencontré pour la première fois en Californie, alors que, tout jeune garçon, j'étais un réfugié mormon du Mexique.

Je l'ai revu plus tard dans la lointaine Australie.

Plus récemment, j'ai eu le grand honneur d'être le premier membre du Collège des douze choisi par lui. Je l'honore grandement.

Je pense pouvoir vous donner mon message pour cette conférence de manière que vous puissiez le recevoir pleinement si vous voulez bien faire un peu de lecture.

En raison du grand intérêt que le public manifeste pour certaines prétendues manifestations surnaturelles, telles que les guérisons télévisées, les séances d'hypnose et la doctrine de la réincarnation, et de la confusion qui en résulte en partie, j'ai pensé qu'il serait approprié que je prenne pour texte le septième article de foi, qui dit : « Nous croyons au don des langues, de prophétie, de révélation, de vision, de guérison, d'interprétation des langues, etc. »

Vous pouvez recevoir le message que je voudrais vous donner de façon plus détaillée que je n'en aurai le temps ici si vous lisez la section quarante-six de Doctrine et Alliances et un éditorial écrit par le prophète Joseph Smith en 1842, intitulé « Éprouvez les esprits », que vous trouverez dans le tome IV de l'Histoire de l'Église, page 571. Il est aussi imprimé dans les Enseignements du prophète Joseph Smith, compilés par notre bien-aimé Président du Collège des douze, à partir de la page 202.

I. Les dons de l'Esprit, caractéristique de l'Église du Christ Les dons nommés dans le septième article de foi, cité ci-dessus, sont des dons du Saint-Esprit. La jouissance de ces dons a toujours été une caractéristique distinctive de l'Église de Jésus-Christ.

De fait, sans le don de révélation, qui est l'un des dons du Saint-Esprit, il ne pourrait y avoir d'Église de Jésus-Christ. Cela ressort du fait évident que, pour que son Église existe, il doit y avoir une société de personnes qui ont individuellement le témoignage que Jésus est le Christ. Selon Paul, de tels témoignages ne sont révélés que par le Saint-Esprit, car il a dit : « . . . nul ne peut [savoir] dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n'est par le Saint-Esprit. » (Voir 1 Corinthiens

12:3.) Dans la section 46 de Doctrine et Alliances, le Seigneur cite expressément une telle connaissance parmi les dons du Saint-Esprit, comme suit :

« Il est donné à certains, par le Saint-Esprit, de savoir que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, . . . » (D. & A. 46:13.) Quiconque a un témoignage de Jésus l'a reçu par révélation du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est un révélateur, et quiconque le reçoit reçoit la révélation.

Partout et chaque fois que la révélation est à l'œuvre, des manifestations d'autres dons du Saint-Esprit sont répandues. Il en a été ainsi dans toutes les dispensations. Cela commença avec notre père Adam qui, ayant obéi, s'étant repenti et ayant invoqué Dieu au nom du Fils, « . . . fut enlevé par l'Esprit du Seigneur, emporté dans l'eau, immergé sous l'eau et sorti de l'eau.

« Et c'est ainsi qu'il fut baptisé, et l'Esprit de Dieu descendit sur lui, et c'est ainsi qu'il naquit de l'Esprit, . . . »

(Moïse 6:64-65.) Et ce jour-là même, « le Saint-Esprit descendit sur » lui, et il « commença à prophétiser ». (Ibid., 5:9-10.) Les prophètes, d'Adam à Malachie, jouirent tous de dons de l'Esprit. À Abraham furent montrés en vision les esprits des hommes tels qu'ils étaient dans le monde des esprits avant que cette terre ne se mette à rouler dans l'existence, et avant l'époque où « les étoiles du matin éclataient en chants d'allégresse ou que les fils de Dieu poussaient des cris de joie ». (Voir Job 38:7.) Du temps de Moïse, le bâton d'Aaron devint un serpent, les eaux d'Égypte furent changées en sang, un passage à sec fut ménagé pour les Israélites à travers la mer Rouge, et dans le désert l'eau jaillit du rocher pour étancher leur soif. Du temps des prophètes, le fils de la veuve fut ressuscité, et le feu descendit du ciel pour consumer le sacrifice d'Élie dans sa lutte contre les prêtres de Baal. Naaman le lépreux fut instantanément guéri en suivant les instructions d'Élisée.

Jésus exerça son pouvoir sur toutes choses.

Il guérit les malades, redressa les boiteux, rendit la vue aux aveugles, chassa les démons et ressuscita les morts. Il changea l'eau en vin, maudit le figuier stérile, apaisa la tempête et marcha sur la mer. Il nourrit miraculeusement les quatre mille et les cinq mille, et fournit l'argent du tribut.

Parmi les dons de l'esprit manifestés dans l'Église apostolique, Paul énumère la sagesse, la connaissance, la foi, la guérison, l'accomplissement de miracles, la prophétie, le discernement des esprits, diverses sortes de langues et l'interprétation des langues. Le Nouveau Testament rapporte de nombreux exemples de la manifestation de ces dons.

Chez les Jarédites et les Néphites, les manifestations de ces dons étaient également répandues. Mormon a témoigné qu'elles ne cesseraient que par suite de l'incrédulité, « . . . aussi longtemps que le temps durera, ou que la terre demeurera, ou qu'il y aura, à la surface de la terre, un seul homme à sauver ? » (Moroni 7:36.) Malheureusement, cependant, à cause de l'incrédulité, elles cessèrent, tant dans l'ancien monde que dans le nouveau. Pendant plus de quinze siècles, pour autant que nos annales le révèlent, aucun mortel n'en jouit. Puis vint enfin ce glorieux événement de 1820 où, par l'apparition du Père et du Fils, cette affreuse obscurité fut mise en fuite et le retour de ces dons de l'esprit fut annoncé.

Le prophète Joseph traduisit le Livre de Mormon par le don du Saint-Esprit. Les directives pour organiser l'Église lui vinrent de la même manière.

Moins d'un an après l'organisation de l'Église, le Seigneur exposa dans une révélation les dons dont on devait jouir dans l'Église rétablie. Il nomma tous ceux qu'énumère Paul, auxquels furent ajoutés les suivants :

Il est donné à certains, par le Saint-Esprit, de savoir que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et qu'il a été crucifié pour les péchés du monde.

À d'autres, il est donné de croire en leurs paroles, afin d'avoir, eux aussi, la vie éternelle, s'ils restent fidèles.

Et de plus, il est donné à certains, par le Saint-Esprit, de connaître les diversités de ministères, . . .

Et ... à certains de connaître les diversités d'opérations, de savoir si elles sont de Dieu, . . .

(D. & A. 46:13-16.) En 1839, le prophète Joseph dit à M.

Van Buren, alors président des États-Unis, que la possession du « don du Saint-Esprit » était la différence qui distinguait l'Église rétablie des autres religions de l'époque.

Je sais que les dons du Saint-Esprit sont dans l'Église aujourd'hui. Tout Saint des derniers jours fidèle sait qu'ils y sont. Alors que sœur Romney et moi quittions ce bâtiment à la fin de l'une des réunions de la conférence, hier, une fidèle sœur nous attendait à la porte. Elle a attiré notre attention sur une bénédiction de guérison qu'elle avait reçue il y a environ trois ans lors d'une conférence de pieu en Californie. Atteinte d'un cancer, elle avait, avec sa famille, tous en jeûne, sollicité pour elle une bénédiction. Elle a rapporté hier qu'elle allait bien. Il ne reste aucune trace de son ancienne affliction. Elle est actuellement missionnaire de pieu.

Oui, tous les dons du Saint-Esprit sont dans l'Église aujourd'hui.

II. Toutes les manifestations surnaturelles ne sont pas des dons de l'Esprit.

D'après la déclaration de la révélation sur les dons spirituels : « . . . il est donné à certains, par le Saint-Esprit, de connaître les diversités d'opérations, de savoir si elles sont de Dieu, . . . et à d'autres de discerner les esprits », il apparaît qu'il y a des manifestations apparemment surnaturelles qui ne sont pas opérées par le pouvoir du Saint-Esprit. La vérité est qu'il y en a beaucoup qui ne le sont pas. Le monde d'aujourd'hui est plein de contrefaçons. Il en a toujours été ainsi. Dès l'époque de Moïse, lorsque le bâton d'Aaron devint un serpent, les sages, les enchanteurs et les magiciens de Pharaon « . . . jetèrent tous leurs bâtons, et ils devinrent des serpents : . . . » (Exode 7:11-12.) Ésaïe mit en garde contre le fait de chercher « . . . auprès de ceux qui évoquent les morts et de ceux qui prédisent l'avenir, qui poussent des sifflements et des soupirs : . . . »

(Ésaïe 8:19.) Jésus, dans son grand Sermon sur la montagne, déclara clairement que :

Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux ; . . .

Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ?

n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?

Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. (Matthieu 7:21-23.) Avant la fin de 1830, l'année même où l'Église rétablie fut organisée, certains des principaux frères furent trompés quant à la source de certaines manifestations spirituelles. « À notre grande peine . . . », écrivit le prophète Joseph, « Satan avait été aux aguets pour tromper et cherchait qui il pourrait dévorer. Frère Hiram Page avait en sa possession une certaine pierre, grâce à laquelle il avait obtenu certaines “révélations” concernant l'édification de Sion, l'ordre de l'Église, etc., toutes entièrement en désaccord avec l'ordre de la maison de Dieu, tel qu'il est établi dans le Nouveau Testament, ainsi que dans nos récentes révélations. » (Histoire de l'Église, vol. I, p. 109-110.) Dans une révélation donnée en réponse à la prière du Prophète à ce sujet, le Seigneur dit à Oliver Cowdery :

. . . tu prendras ton frère, Hiram Page, en particulier, et tu lui diras que les choses qu'il a écrites d'après cette pierre ne sont pas de moi, et que Satan l'a trompé ; (D. & A. 28:11.) Le Seigneur avertit les Saints de marcher en droiture devant lui, faisant tout avec prière et actions de grâces, afin de « . . . ne pas être trompés par des esprits mauvais, par des doctrines de démons, ou par les commandements des hommes ; . . . »

(Ibid., 46:7.) Ces citations soutiennent non seulement la thèse selon laquelle il y a des contrefaçons des dons de l'esprit, mais elles suggèrent aussi l'origine de ces contrefaçons.

Toutefois, nous ne sommes pas tenus de nous en remettre seulement à leurs implications, si claires soient-elles, car le Seigneur déclare expressément que certaines des contrefaçons « . . . viennent des hommes et d'autres des démons. »

(Ibid., 46:7.) Certaines de ces contrefaçons sont grossières et facilement décelables, mais d'autres simulent de très près les véritables manifestations de l'esprit. Par conséquent, les gens sont troublés et trompés par elles. Sans clef, on ne peut distinguer l'authentique de la contrefaçon. Les Égyptiens ne pouvaient distinguer la puissance par laquelle œuvraient Moïse et Aaron de celle par laquelle œuvraient les magiciens. Le jour de la Pentecôte, les non-croyants ne reconnurent pas que les apôtres parlaient en langues par le pouvoir de l'esprit ; au contraire, ils conclurent qu'ils étaient « ivres de vin nouveau ». Le Sauveur lui-même a dit : . . . il s'élèvera aussi de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus, qui sont les élus selon l'alliance.

(Joseph Smith 1:22.) Or, ceux « qui sont les élus selon l'alliance » sont des membres de l'Église ; nous sommes donc nous-mêmes avertis de nous tenir sur nos gardes.

III. Distinguer les manifestations de l'Esprit des contrefaçons.

Cela nous amène à notre considération la plus importante. Croyant, comme nous le faisons, à tous les dons nommés dans la section 46 de Doctrine et Alliances, et sachant qu'il y en a des contrefaçons, comment devons-nous distinguer le vrai du faux, l'authentique de la contrefaçon ?

L'apôtre Jean donna aux saints de son temps le critère suivant :

Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu :

Et tout esprit qui ne confesse pas que Jésus-Christ est venu en chair n'est pas de Dieu : ... (1 Jean 4:1-3.) C'était un bon critère pour eux. Il ne convient toutefois pas pour nous. Le Prophète Joseph en donne la raison comme suit :

L'Apôtre n'a-t-il pas dit la vérité ?

Certainement, mais il parlait à un peuple qui était sous peine de mort dès l'instant qu'il embrassait le christianisme ; et nul, sans connaissance de ce fait, ne le confesserait et ne s'exposerait à la mort. (Histoire de l'Église, vol. IV, p.

580.) Le prophète Joseph, ayant rapporté quelques-unes des œuvres des mauvais esprits de son temps, dit :

Un homme doit avoir le discernement des esprits avant de pouvoir traîner en plein jour cette influence infernale et la dévoiler au monde dans toutes ses couleurs meurtrières pour l'âme, diaboliques et horribles ; car rien n'est plus nuisible aux enfants des hommes que d'être sous l'influence d'un faux esprit alors qu'ils pensent avoir l'Esprit de Dieu. Des milliers ont ressenti l'influence de son terrible pouvoir et de ses effets pernicieux. De longs pèlerinages ont été entrepris, des pénitences endurées, et la douleur, la misère et la ruine ont suivi dans leur sillage ; des nations ont été bouleversées, des royaumes renversés, des provinces dévastées, et le sang, le carnage et la désolation sont les atours dont il a été revêtu. (Histoire de l'Église, vol. IV, p. 573.) Sans chercher à discuter cette question de façon exhaustive, je prendrai la liberté de suggérer trois critères simples qui, s'ils sont appliqués, seront d'une grande valeur pour faire la distinction.

Premièrement, déterminer si la prétendue manifestation surnaturelle est édifiante.

Si elle ne l'est pas, alors elle ne vient pas de Dieu, car les dons spirituels sont donnés pour l'édification du peuple de Dieu.

Paul, écrivant aux saints de Corinthe au sujet des dons spirituels, leur enseigna que « tout se fasse pour l'édification ». Et de ceux qui voudraient parler en langues, il dit : « S'il n'y a pas d'interprète, qu'on se taise dans l'Église ; . . . » Et quant à la prophétie, il ajouta : « . . . L'esprit des prophètes est soumis aux prophètes.

« Car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. . . . » (1 Corinthiens 14:26-33.) Il compara le fait de parler en langues sans une interprétation claire à une trompette qui rend un son confus, au point que nul ne saurait s'il faut se préparer au combat.

« Il y a », écrivit-il, ... tant de sortes de voix dans le monde, . . .

Si donc je ne connais pas le sens de la voix, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. (1 Corinthiens 14:8-11.) Afin que les saints de l'Église naissante de cette dispensation ne soient pas trompés, le Seigneur les supplia de garder à l'esprit que le but des dons spirituels était de profiter à ceux qui l'aimaient et gardaient ses commandements. Ils ne devaient pas être donnés comme des signes à ceux qui les consumeraient pour leurs convoitises.

Deuxièmement — cela concerne particulièrement les prétendues guérisons surnaturelles — s'assurer que le prétendu guérisseur suit la procédure établie par Dieu, c'est-à-dire s'il fait comme Jésus lorsqu'il imposa les mains aux malades et les guérit (voir Marc 6:5) et comme ses apôtres, lorsque, sur son ordre, ils « partirent et prêchèrent la repentance.

« Et . . . chassaient beaucoup de démons, et oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient. » (Ibid., 6:12-13.) Le modèle qui prévalait dans l'Église apostolique, et qui a été prescrit de nouveau par révélation à notre époque (D. & A. 42:43-44), est exposé par Jacques comme suit :

Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ;

Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. (Jacques 5:14-15.) Troisièmement, s'assurer que celui qui accomplit le prétendu miracle a lui-même reçu le don du Saint-Esprit par les ordonnances prescrites. S'il ne l'a pas reçu, alors ses œuvres, quelles qu'elles soient, ne sont pas des manifestations du Saint-Esprit. C'est un critère essentiel car, comme nous l'avons déjà signalé, les dons de l'esprit sont donnés par le pouvoir du Saint-Esprit. Sans le don du Saint-Esprit, on ne peut jouir des manifestations de ses dons. Le prophète Joseph Smith énonce cette doctrine fondamentale comme suit :

Nous croyons que le don du Saint-Esprit est dispensé maintenant tout autant qu'aux jours des Apôtres ; nous croyons qu'il [le don du Saint-Esprit] est nécessaire pour former et organiser la prêtrise, que nul ne peut être appelé à remplir un office dans le ministère sans lui ; nous croyons aussi à la prophétie, aux langues, aux visions et aux révélations, aux dons et aux guérisons ; et que ces choses ne peuvent être vécues sans le don du Saint-Esprit. (Histoire de l'Église, vol. V, p. 27.) Ainsi, celui qui n'a jamais reçu le don du Saint-Esprit ne peut absolument pas accomplir de miracles par son pouvoir.

Or, nous savons qu'il n'y a qu'une seule manière d'obtenir le don du Saint-Esprit.

Cette manière passe par les ordonnances prescrites : le baptême par immersion pour la rémission des péchés et l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. La procédure de l'apôtre Paul souligne le caractère indispensable de ces ordonnances. Arrivé à . . . Éphèse : et ayant rencontré quelques disciples, il leur dit : Avez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous avez cru ? Et ils lui dirent : Nous n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint-Esprit.

Et il leur dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du baptême de Jean.

Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire en Jésus-Christ.

Quand ils entendirent cela, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

Et lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux ; et ils parlaient en langues et prophétisaient.

(Actes 19:2-6.) Ces dons de l'esprit, ils ne pouvaient absolument pas les exercer avant d'avoir reçu le don du Saint-Esprit en se conformant aux ordonnances appropriées. Telle est la procédure pour recevoir le don du Saint-Esprit depuis l'époque de notre père Adam. Nous avons cité au début de ces remarques la procédure par laquelle il l'a reçu. Cette procédure était exactement la même que celle que suivit Paul pour le conférer. Il en sera toujours ainsi, car c'est Dieu qui l'a établie.

Le prophète Joseph a dit : Le baptême est une ordonnance sainte préparatoire à la réception du Saint-Esprit ; c'est le canal et la clef par lesquels le Saint-Esprit sera conféré.

Le don du Saint-Esprit par l'imposition des mains ne peut être reçu par l'intermédiaire d'aucun autre principe que le principe de la justice, car si les propositions ne sont pas respectées, il ne sert à rien, mais se retire. (Histoire de l'Église, vol. III, p. 379.) Or, les hommes justes, qui détiennent la sainte prêtrise du Dieu vivant et sont dotés du don du Saint-Esprit, qui magnifient leur appel — et ce sont les seuls hommes sur la terre qui aient le droit de recevoir et d'exercer les dons de l'esprit — le feront avec circonspection et en toute humilité. Ils ne feront pas spectaculairement étalage de leur pouvoir divin, ni ne s'en vanteront. Ils ne l'exhiberont pas non plus pour de l'argent. De cela, vous pouvez être sûrs.

IV. Critères pour les prétentions et doctrines particulières Or, le Prophète a donné d'autres critères applicables aux prétentions et doctrines particulières, dont les deux suivants sont typiques.

(1) Il a établi clairement qu'il n'y a jamais, à un moment donné, plus d'un homme sur la terre autorisé à recevoir des révélations pour l'Église. Ce principe répondait aux prétentions des prétendues révélations obtenues par pierre de voyant.

(2) À propos d'un entretien avec un certain M. Matthias, le Prophète écrivit :

Il dit qu'il possédait l'esprit de ses pères, qu'il était un descendant littéral de Matthias, l'Apôtre, qui fut choisi à la place de Judas qui était tombé ; que son esprit était ressuscité en lui ; et que c'était là la voie ou le plan de la vie éternelle — cette transmigration de l'âme ou de l'esprit de père en fils.

Je lui dis que sa doctrine venait du diable. (Histoire de l'Église, vol. II, p.

307.) Ainsi fut écarté tout doute quant à la prétendue doctrine de la « transmigration des âmes ou des esprits », que l'on appelle actuellement la réincarnation.

En conclusion, j'attire de nouveau l'attention sur la déclaration du prophète Joseph Smith déjà citée, selon laquelle « Un homme doit avoir le discernement des esprits avant de pouvoir traîner en plein jour cette influence infernale et la dévoiler au monde dans toutes ses couleurs meurtrières pour l'âme, diaboliques et horribles » ; car, après tout, les choses de Dieu ne peuvent être comprises que par l'esprit de Dieu. (Voir 1 Corinthiens 2:11.) Le don de « discernement des esprits » est la solution sûre de ce problème épineux.

Recherchez ce don, mes frères et sœurs, ainsi que les dons qui lui sont apparentés — la connaissance, la sagesse, et « connaître les diversités d'opérations, de savoir si elles sont de Dieu » — et non des signes et des prodiges sensationnels et miraculeux. Souvenez-vous que . . . à l'évêque de l'Église et à ceux que Dieu désignera et ordonnera pour veiller sur l'Église et pour être anciens pour l'Église, il sera donné de discerner tous ces dons, de peur qu'il y en ait parmi vous qui y prétendent et ne soient cependant pas de Dieu.

Et il arrivera que celui qui demandera en Esprit recevra en Esprit ; Afin qu'il soit donné à certains d'avoir tous ces dons, afin qu'il y ait un chef pour que tous les membres en profitent. (D. & A. 46:27-29.) Enfin :

Soyez vertueux et purs ; soyez des hommes d'intégrité et de vérité ; gardez les commandements de Dieu ; et alors vous serez capables de mieux comprendre la différence entre le bien et le mal — entre les choses [dons] de Dieu et les choses des hommes ; et votre sentier sera semblable à celui des justes, qui brille de plus en plus jusqu'au grand jour. (Histoire de l'Église, vol. V, p. 31.) Que Dieu accorde qu'il en soit ainsi, je le demande humblement au nom de Jésus-Christ.

Amen.

Citer ce discoursMarion G. Romney, « Avec vous, mes frères et sœurs, je... », 1956 April General Conference, Second Day Afternoon Meeting (1956-04-07). Pulpit Vault, 1956-04-romney-with-you-my-brethren-and-sisters-i. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).