Pulpit

Le premier orateur de cette session...

David O. McKay

1956 April General Conference·Third Day Afternoon Meeting·1956-04-08

Le premier orateur de cette session, frère Lee, a mentionné la « plus courte route désignée de l'État », et cette plus courte route mène au pénitencier. Son excellent discours et les discours inspirés des autres frères qui l'ont suivi nous ont tous inspirés. L'esprit du Seigneur est ici, et ce que je vais dire en peu de mots, j'espère que ce sera en harmonie avec l'esprit de ces allocutions.

Cette mention de la route m'a rappelé quelque chose sur quoi nous aurions dû attirer l'attention des 31 000 détenteurs de la prêtrise hier soir. Mais maintenant je suis content de l'avoir oublié, car voici, je pense, un meilleur moment et un meilleur endroit pour le mentionner. Cela concerne un certain nombre de jeunes qui s'engagent sur cette plus courte des routes. Depuis plusieurs années, nous avons demandé aux évêques de nous aider à les protéger pour qu'ils ne s'engagent pas sur cette route. Pendant un temps nous avons reçu de l'aide, puis cette aide a pratiquement cessé. Deux membres du Collège des douze ont été désignés pour recevoir vos suggestions et vos recommandations, mais ces deux membres sont impuissants sans vos suggestions.

En bref, beaucoup de nos jeunes filles, en particulier, et non pas peu de nos jeunes garçons, quittent leur foyer, avec le consentement de leurs parents, parfois sans leur consentement, et ils viennent dans de plus grands centres dans l'espoir d'améliorer leur situation financière, probablement leur situation sociale ; et sans direction appropriée, sans aide, non pas peu d'entre eux s'engagent sur cette route à sens unique. C'est pourquoi nous avons demandé que, chaque fois que l'une de ces filles ou l'un de ces garçons quitte son foyer pour venir à la ville, l'évêque envoie un message à frère Spencer W. Kimball ou à frère Mark E. Petersen, en donnant l'adresse de la ville d'origine et, si possible, l'adresse du garçon ou de la fille à Salt Lake City, à Ogden ou dans un autre centre.

Les instructeurs de paroisse devraient connaître le nom de ce garçon et le nom de cette fille, car son devoir est « de toujours veiller sur les membres de l'Église, d'être avec eux et de les fortifier ». (D. & A. 20:53.) Si l'instructeur avertit l'évêque que l'un des membres de son district quitte son foyer, et que l'évêque en informe le comité des Douze, on pourra mettre en place des sauvegardes autour du jeune. Ce ne sont pas, par nature, de mauvais garçons ni de mauvaises filles, mais il y a des pièges dans lesquels ils peuvent tomber ici et être pris dans le péché, comme nous l'avons entendu. Évêques, voudrez-vous bien le faire ? Instructeurs de paroisse de toute l'Église, voudrez-vous bien veiller toujours sur les membres de l'Église — sur ceux qui sont malades, sur ceux qui ont besoin de votre aide, et tout particulièrement sur certains de ces jeunes découragés ?

Je pense que la pensée que j'essaie de faire passer est bien exprimée par ce poème que l'Épiscopat président a remis entre les mains de la moindre prêtrise de l'Église. Le voici :

Il se tenait seul au carrefour, Le soleil sur son visage ; Il ne pensait pas au monde inconnu, Il était prêt pour une course d'homme.

Mais les routes s'étendaient vers l'est et les routes vers l'ouest, Et le garçon ne savait quelle route était la meilleure.

Alors il choisit la route qui le mena vers le bas, Et il perdit la course et la couronne du vainqueur.

Il fut pris enfin dans un piège furieux, Parce que personne ne se tenait là, au carrefour

Pour lui montrer la meilleure route.

Un autre jour, au même endroit, Se tenait un garçon plein de grands espoirs, Lui aussi était prêt pour une course d'homme, Lui aussi cherchait les choses qui étaient bonnes,

Mais quelqu'un était là, qui connaissait les routes, Et celui-là lui montra quel chemin prendre.

Alors il se détourna de la route qui l'aurait mené vers le bas, Et il gagna la course et la couronne du vainqueur.

Il marche aujourd'hui sur la belle route Parce que quelqu'un se tenait là, au carrefour

Pour lui montrer le meilleur chemin.

Nous ne faisons que vous rappeler, à vous, évêques, cette sauvegarde. Cependant, l'efficacité de la protection ou de la direction dépend de vous, et davantage encore de l'instructeur de paroisse.

Alors que cette conférence touche à sa fin, mon cœur est plein de reconnaissance. Ce fut une grande conférence. Savez-vous combien de personnes ont contribué à son succès ? Je veux en signaler quelques-unes, même au risque d'omettre des noms méritants.

J'ai mentionné ceux qui, à l'avance, ont voulu rendre la tribune attrayante et belle et exprimer leur amour par des fleurs. Nous les mentionnons de nouveau.

Tout au long des sessions, nous avons exprimé notre gratitude aux stations de radio et de télévision, qui ont permis à des dizaines de milliers de personnes d'entendre le message de l'Évangile de la bouche de ces dirigeants, et avec quelle force, avec quelle éloquence ils ont donné leurs messages.

Nous avons dit « merci » aux membres des chœurs, mais permettez-moi de les mentionner de nouveau : les chœurs de l'Université Brigham Young, dirigés par frère Ralph Woodward et frère Crawford Gates. Ces jeunes — vous n'oublierez jamais ce tableau — remplissant les sièges du chœur et débordant dans les galeries, des jeunes pleins de grands espoirs, des jeunes pleins de foi, des jeunes purs. Nous apprécions ce qu'ils ont fait.

Et plus impressionnantes encore, si cela est possible, nos Mères chanteuses ! Je ne peux pas prononcer le nom de « mère » sans être submergé par l'émotion. Ces mères qui ont assuré ce chant étaient les mères de 1 600 enfants ! Même leur titre, « Mères chanteuses », raconte une histoire de sacrifice, une histoire d'amour, une histoire de foyer. Il n'est pas étonnant qu'elles aient pu chanter les chants de Sion avec tant d'inspiration sous la direction magistrale de sœur Florence Jepperson Madsen.

Puis il y a eu le chœur d'hommes des Saints des derniers jours de Reno, sous la direction de Ladd R. Cropper, dont le chant a inspiré 31 000 détenteurs de la prêtrise hier soir. Nous les remercions.

Et aujourd'hui, le Chœur du Tabernacle, chantant les chants qui ont inspiré des milliers de personnes en Europe. Et lorsqu'ils chanteront le chant de clôture, essayez de vous imaginer en train de les écouter à Londres, à Glasgow, à Paris, en Suisse, en Hollande ou en Allemagne de l'Est, et voyez ces auditoires remplis d'enthousiasme, inspirés, tandis que ce merveilleux chœur chantait « Venez, venez, ô Saints ». On dit que « nos échos roulent d'âme en âme, et vont pour toujours et à jamais ». Eh bien, les échos de ces chœurs roulent dans l'âme de milliers de personnes en Europe et continueront de le faire pendant longtemps. Au directeur Cornwall et aux organistes, nous exprimons de nouveau notre reconnaissance.

Peu d'entre vous, je pense, ont remarqué combien les placeurs ont été attentifs, prévenants, ponctuels sous la direction de l'évêque Isaacson. Ils ont passé ici des heures depuis le début de la conférence — pendant les réunions, entre les sessions — du matin au soir. Nous vous adressons, à vous, placeurs, nos remerciements pour votre courtoisie, votre prévenance et l'excellente manière dont vous avez dirigé les affaires qui vous étaient confiées.

J'ai souvent parlé de l'attention que porte notre service de police. Je ne sais pas s'ils ont jamais rendu un plus grand service que tout au long de cette conférence. Ceux d'entre vous qui ont dû faire le tour de ce pâté de maisons ont remarqué trois de nos policiers, veillant courtoisement à ce qu'aucun accident ne se produise : ici, à la porte sud, deux hommes ; à la porte ouest, un autre ; à la porte nord, un autre ; et d'autres aux carrefours encombrés dans toute la ville. Au maire et au conseil municipal, au chef de la police et à tous les membres de ce corps, nous disons « merci » aujourd'hui. À la Croix-Rouge, qui a été fidèlement présente ici pour apporter toute aide à ceux qui en avaient besoin, au service d'incendie, dont des membres ont monté la garde en cas d'accident, aux journalistes qui ont rendu compte des exercices avec tant d'efficacité et d'exactitude — à vous tous, nous exprimons notre sincère reconnaissance.

Je voudrais maintenant exprimer ma reconnaissance envers un groupe d'ouvriers qui ne sont pas directement liés à cette conférence mais qui contribuent avec énergie à l'avancement de l'œuvre du Seigneur : les missionnaires ouvriers volontaires qui sont en Nouvelle-Zélande, à Hawaï, qui seront au Mexique et en d'autres endroits où l'on construit des écoles et des temples ; nous voudrions qu'ils sachent que nous pensons à eux et qu'ils ont notre bénédiction, des hommes d'affaires capables, habiles en menuiserie, en travaux de ciment, en travaux d'acier. Peu de gens dans l'Église savent ce qu'ils font. Mais c'est une grande force d'ouvriers qualifiés qui contribuent à l'édification du royaume de Dieu.

Et nous mentionnerons aussi les jeunes gens qui acceptent des appels en mission d'un an ou de deux ans pour poser des briques, conduire des camions, réparer des machines, etc. Jeunes gens, nous apprécions ce que vous faites. C'est une grande école pour vous, et vous apprenez beaucoup tout en apportant votre temps et vos efforts.

Enfin, je désire exprimer ma gratitude à mes chers collègues, les Autorités générales, qui ont eu la bonté et la délicatesse de mentionner mon demi-siècle de service au Collège des douze. Il a été très gracieux de votre part d'exprimer vos félicitations et surtout votre loyauté. Les paroles qui venaient de vos cœurs, comme elles l'ont fait, m'ont profondément touché.

Après l'affection que nous avons pour notre foyer et nos proches, nous apprécions la loyauté des amis, mais plus précieux encore est le véritable sentiment de fraternité dans le Christ. Cette plus choisie de toutes les bénédictions des relations humaines dans l'Église a été des plus manifestes durant cette conférence depuis notre réunion mentionnée par frère Kimball, des Autorités générales, dans la maison du Seigneur jeudi dernier au matin, et telle qu'elle s'est exprimée tout au long de cette conférence. En vérité, nous pouvons sentir plus clairement que jamais ce que Jean l'apôtre avait à l'esprit lorsqu'il écrivit : « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. » (1 Jean 3:14.) Et je désire dire à vous, ouvriers des auxiliaires, et à vous, membres des collèges de la prêtrise des pieux et des paroisses, que les frères vous aiment exactement de cette manière.

Et ce que fait la Primaire — vous avez pu le voir par les rapports de la grande convention, et par le pourcentage élevé d'enfants qu'elle a présents à ses réunions hebdomadaires — elle fait exactement ce que vous, frères, lui avez demandé de faire. L'Association d'amélioration mutuelle des Jeunes Filles a inscrit chaque fille de l'Église. Elle vous aidera, vous les instructeurs — votre Association des Jeunes Filles locale et ses dirigeantes — à savoir quand l'une des filles déménage ailleurs, et elles seront là pour les accueillir et essayer de les aider. L'Association d'amélioration mutuelle des Jeunes Gens, dans ses jeux de compétition, dans ses réunions culturelles et édifiantes — quel merveilleux travail elle accomplit ! Il en est de même de la grande œuvre de l'École du Dimanche, et de nos mères à la Société de secours — où dans le monde entier peut-on trouver autant de groupes travaillant aussi efficacement — des aides dans le gouvernement, comme guides pour vos enfants — que dans l'Église de Jésus-Christ !

Nous ne nous vantons pas ; nous énonçons simplement des faits. Nous ne le dirions peut-être pas à vous, dirigeants de ces auxiliaires, mais nous vous aimons, et dans nos cœurs il y a des prières pour votre réussite. Et les collèges de la prêtrise, les diacres et la Prêtrise d'Aaron, les instructeurs et les prêtres — là encore, chacun est inscrit, une occasion pour chaque garçon d'être actif ; au lieu d'avoir l'esprit de bande, où les membres essaient de détruire ou de troubler la tranquillité et le confort des autres, nous les avons actifs et rendant service aux autres. Et cela veut dire, comme l'a déclaré le président Clark, plus de cent mille d'entre eux, et l'Épiscopat président faisant venir les membres seniors de la Prêtrise d'Aaron ; puis la Prêtrise de Melchisédek, les anciens, les soixante-dix et les grands prêtres — c'est là que nous touchons notre vie de foyer.

Il y a trois paraboles auxquelles je vais me référer avant de terminer, toutes relatives à des personnes perdues. Ce que j'ai dit concerne le fait de les empêcher de s'engager sur la route qui mène au centre de détention ou au pénitencier. Le Christ a donné trois paraboles que vous trouverez au chapitre 15 de Luc. L'une est la parabole de la brebis perdue, qui s'était éloignée du troupeau ; la deuxième était la perte, par une ménagère, d'une des dix pièces d'argent ; et la troisième était le fils prodigue.

La première concernait une brebis qui s'était simplement égarée parce qu'elle voulait chercher la meilleure nourriture pour sa vie ; il n'y avait pas de péché en cause. Elle en est venue à être tellement absorbée par son propre bien-être qu'elle s'est éloignée du troupeau.

La deuxième était en grande partie due à l'insouciance, à la négligence ; et la troisième était une détermination à s'abandonner à une vie de complaisance et de péché.

Or vous trouverez dans l'Église beaucoup de ces garçons et de ces filles qui s'éloignent de l'Église à cause d'autres intérêts. Ce ne sont pas de mauvais garçons. Trouvez-les, ramenez-les à l'activité dans la bergerie.

Dans la deuxième parabole, les parents, par insouciance, laissent partir les filles, ou bien les filles défient l'ingérence ou l'autorité des parents. Souvent les garçons commencent avec de mauvaises fréquentations. Vous savez comment traiter avec eux — faites-les entrer, eux aussi, dans l'activité.

La troisième, le fils prodigue ou la fille prodigue qui descend la pente, qui refuse l'invitation à revenir, refuse d'entrer dans l'activité de l'Église — un tel jeune, comme le fils prodigue, ira, je suppose, jusqu'à ce qu'il rentre en lui-même et alors, comme le président Richards l'a si éloquemment exprimé aujourd'hui, l'esprit de repentir et l'esprit de pardon seront à l'œuvre.

Frères et sœurs, que notre Père céleste sanctifie les instructions, les exhortations et les témoignages que nous avons entendus tout au long de cette grande et mémorable conférence. Qu'il remplisse nos cœurs d'amour les uns pour les autres dans la véritable fraternité du Christ. Que cet amour dans nos foyers, dans nos groupes, dans la prêtrise et dans les auxiliaires rayonne si efficacement que d'autres, voyant nos bonnes vies, soient amenés à glorifier notre Père qui est dans les cieux, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursDavid O. McKay, « Le premier orateur de cette session... », 1956 April General Conference, Third Day Afternoon Meeting (1956-04-08). Pulpit Vault, 1956-04-mckay-the-first-speaker-of-this-session. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).