Mes chers frères et sœurs, je remercie...
Stephen L Richards
Mes chers frères et sœurs, je remercie le Seigneur pour l'inspiration de cette grande conférence, qui nous est venue d'un beau chant, dont nous venons d'entendre une partie, et des messages élevés et inspirants de nos frères. Je prie humblement de pouvoir contribuer un peu à l'appréciation de la grande œuvre à laquelle nous participons et à son progrès dans le monde. Je pense que l'œuvre missionnaire de l'Église rétablie de notre Seigneur a reçu une attention majeure à cette conférence. Les longs et remarquables travaux de notre bien-aimé Président ; la consécration d'un temple européen avec la perspective que d'autres suivent ; la tournée historique du chœur outre-mer dans des pays étrangers ; l'organisation de nouvelles missions de l'autre côté du monde, et les longues visites de missions existantes par nos frères des Douze, ont tous contribué à retenir et à concentrer notre attention sur l'œuvre missionnaire dans une mesure probablement jamais dépassée dans l'histoire de l'Église, sauf peut-être à ses tout débuts, lorsqu'une si vaste proportion des ressources et des énergies du peuple était consacrée à porter l'Évangile dans des pays étrangers. ¶
Quel encouragement et quelle joie cela a apportés à tous ceux qui aiment l'œuvre du Seigneur des derniers jours ! De toutes parts on entend des expressions qui témoignent de la satisfaction et de la joie du peuple devant ces réalisations. Les gens disent leur amour et leur admiration pour le Président, leur jubilation devant le succès du voyage du chœur, et leur attente de grands résultats à venir. ¶
J'ai pensé, mes frères et sœurs, qu'il serait peut-être approprié de poser ici aujourd'hui cette question : comment toute cette juste fierté, cette admiration, cette joie et cet enthousiasme peuvent-ils être traduits en un service et un dévouement efficaces pour l'expansion continue du royaume de notre Père ici-bas sur la terre ? ¶
Peut-être une réponse générale à cette question suffirait-elle — vivre avec justice et servir fidèlement — mais je pense qu'une décomposition de cette réponse pourrait nous être de quelque utilité. ¶
Le premier point précis que je mentionnerai est le besoin que davantage de personnes servent dans ces appels missionnaires. ¶
Heureusement, après des délibérations et des négociations couvrant une longue période, nous avons obtenu quelque clarification et, par conséquent, une libéralisation dans l'appel de nos jeunes gens à servir comme missionnaires à l'étranger. Un missionnaire à l'étranger est celui qui sert en dehors du pieu où il habite. C'est depuis longtemps la pratique de l'Église d'utiliser des jeunes gens pour ce service. Je désire exprimer ici ma propre gratitude, ainsi que celle des dirigeants et des membres de l'Église, envers les jeunes gens qui ont répondu avec tant de sens du devoir, de bonne volonté et de fidélité à leurs appels en mission. Quelle glorieuse et admirable fraction de notre société que ces jeunes gens de l'Église ! Ils sont la fierté des communautés d'où ils viennent. ¶
Les jeunes gens sont bien adaptés au service missionnaire. Ils ont la force physique et l'endurance ; ils ont la vivacité d'esprit ; ils ont la faculté d'adaptation et l'entrain de la jeunesse, et lorsqu'ils sont bien préparés au service, ils ont la réceptivité spirituelle qui leur apporte une fermeté de conviction et de témoignage qui devient contagieuse pour ceux qu'ils servent. ¶
La bonté innée de ces jeunes gens rayonne de leur visage même lorsqu'ils rendent visite dans les foyers des gens. ¶
J'ai observé que, bien que jeunes, ces missionnaires atteignent rapidement une maturité de pensée, de jugement et de sagesse sans pareille pour des personnes de leur âge. En tant que ministres du culte, ils sont fréquemment confrontés à des problèmes importants et à des situations d'une nature vitale pour les intéressés. Ils s'occupent de questions d'organisation ; ils traitent de délicats problèmes domestiques ; ils donnent des conseils paternels aux jeunes comme aux vieux ; et ils bénissent avec une sagacité et une puissance bien supérieures à la maturité de leurs années. Vous savez, mes frères et sœurs, ce qui leur permet d'accomplir avec tant de succès ces travaux de sagesse et d'amour. ¶
Certaines ententes ont été conclues récemment, qui nous permettent d'appeler au service missionnaire davantage de nos jeunes gens. Nous avons besoin d'eux. Nous pouvons les utiliser avec un très grand avantage. Nous espérons que les évêques, les présidents de pieu et les présidents de mission rechercheront avec diligence ceux qui sont admissibles à ce service distingué. Les jeunes gens ne s'appellent pas eux-mêmes. Personne ne le fait dans cette Église. Tous répondent à la désignation de la sainte prêtrise qui préside sur tous. J'en appelle donc aux dirigeants présidents pour qu'ils fassent des recherches diligentes et présentent des recommandations, et j'en appelle à tous ceux qui reçoivent un appel pour qu'ils répondent avec un cœur joyeux et saisissent les glorieuses occasions du service missionnaire. ¶
Le service missionnaire est ardu. Son succès dépend de l'énergie et d'un dévouement intelligent à ses idéaux et à ses procédures. Une bonne santé est une condition requise pour être admissible à une mission, du moins dans le service missionnaire à l'étranger. Nos missionnaires voyagent par deux. Nul ne part seul. Un homme malade ou invalide retient l'autre loin de son travail et retarde souvent l'accomplissement de responsabilités importantes. Aussi, bien que nous ne puissions pas nous prémunir contre les maladies et les accidents imprévisibles dans le champ de la mission, nous devons prendre toutes les précautions pour nous assurer de la bonne condition physique et de la bonne santé avant le départ pour ces affectations. ¶
Si certains des nôtres éprouvent de la déception à cause de nos exigences de bonne santé comme condition de l'appel de missionnaire à l'étranger, nous espérons qu'ils pourront trouver un certain réconfort en réalisant que l'œuvre missionnaire à accomplir est incommensurable, et qu'il est tout aussi important d'apporter l'Évangile à leurs voisins d'à côté qu'à l'un des enfants de notre Père à dix mille milles de distance. ¶
Je ne puis passer sous silence certains aspects de la préparation de nos missionnaires. Nous avons eu un peu de difficulté ces dernières années à convaincre certains fonctionnaires publics que nos jeunes gens possèdent les qualifications requises pour être classés comme ministres du culte. Sur le plan juridique, le point est maintenant assez bien éclairci. ¶
Nous exprimons notre reconnaissance pour les bons offices des représentants de cet État au Congrès et de leurs amis, qui ont fait inscrire un Compte rendu historique du Congrès dans la Législation prorogeant la loi de conscription, lequel reconnaît clairement, dans l'interprétation de la loi, la possibilité d'exemption de nos missionnaires en tant que ministres du culte. Nous ne considérons pas cette interprétation favorable comme une concession discriminatoire à notre égard, en quelque manière ou mesure que ce soit. Elle nous aide parce qu'elle est une clarification juste qui n'avait peut-être pas été claire pour certains fonctionnaires. ¶
Maintenant, non parce qu'il y en a un besoin urgent, mais parce que je pense que cela peut servir d'autres fins, je désire avancer quelques éléments qui justifient cette conclusion que nos jeunes gens missionnaires sont des ministres du culte. Je vous concède qu'ils n'ont pas toujours l'air des autres ministres. Ils peuvent décevoir certains par le formalisme et l'élégance de leur expression. Beaucoup d'entre eux n'ont peut-être pas atteint le niveau d'études atteint par la plupart des gens de la profession. Quelle est la formation du missionnaire pour le ministère ? ¶
Premièrement, il est généralement élevé dans un foyer présidé par un homme de la prêtrise, qui, sous certains aspects du moins, peut être considéré comme un homme du ministère. Les fonctions du ministère s'exercent en grande partie dans le foyer du futur missionnaire. La prière, les bénédictions, l'instruction scripturaire et religieuse sont des caractéristiques de son environnement dès son jeune âge. On lui accorde la possibilité de participer. Il prie, il chante, il lit, il étudie, et, dans ses années d'adolescence, il prend part à des ordonnances religieuses sacrées. ¶
Deuxièmement, dans le programme d'éducation religieuse de l'Église, il s'identifie aux organisations de l'Église. Sa mère l'amène peut-être à l'École du Dimanche alors qu'il est un bébé ; il trottine jusqu'aux classes des tout-petits ; et à partir de là il est instruit, et il apprend la littérature de l'Église et les voies du Seigneur. ¶
Troisièmement, il est intégré à une société spirituelle. Ses loisirs, qui lui procurent assez souvent les contacts lui permettant de choisir le compagnon ou la compagne de sa vie, sont supervisés et dirigés sous des auspices religieux, dont l'effort constant est de clarifier et de définir les buts ultimes de la vie. Dans l'atmosphère d'une telle spiritualité, sa nature spirituelle est nourrie et développée. Sa participation généreuse à toutes ces institutions et à tous ces exercices est calculée pour le développement de cette spiritualité. Qu'y a-t-il, puis-je demander, de plus essentiel pour un appel au ministère ? ¶
Quatrièmement, l'adolescent reçoit alors une formation et une expérience sans équivalent dans aucune autre institution que je connaisse. Il entre dans les collèges de la prêtrise. À l'âge de douze ans, il est ordonné pour la première fois et intégré à un groupe d'à peu près son âge. ¶
On lui enseigne l'histoire de la prêtrise, et on lui fait comprendre que le pouvoir qui lui est conféré, même s'il n'est qu'un simple adolescent, découle du pouvoir authentique donné par le Seigneur Jésus-Christ, par l'intermédiaire de ses serviteurs, à ceux qui ont été choisis pour recevoir la prêtrise dans cette dispensation du temps, et par lesquels il est parvenu en succession directe et authentique à ce garçon. Il respecte cet appel, et il cherche à s'acquitter de ses devoirs de jeune détenteur de la prêtrise du Seigneur. Est-ce là une formation pour un ministre dans l'Évangile du Christ ? Y a-t-il quoi que ce soit d'enseigné dans les séminaires d'enseignement ecclésiastique qui soit plus important, comme fondement du service du ministère, que la participation réelle aux fonctions et aux offices de la prêtrise ? ¶
Eh bien, ce jeune homme poursuit à travers les divers degrés de la prêtrise, se voyant toujours donner, et assumant, une participation plus grande aux fonctions de l'Église et à la bénédiction du peuple. ¶
Cinquièmement, une grande partie de l'éducation du jeune homme, non seulement à l'École du Dimanche, dans les autres organisations auxiliaires et dans le collège de la prêtrise, mais aussi dans sa formation académique, est orientée vers l'acquisition d'un savoir théologique et de la capacité de vivre et d'exposer les principes de l'Évangile. Des écoles de l'Église, des instituts et des séminaires sont à sa disposition pour cette préparation. ¶
S'il tire parti de tous ces privilèges, je dis qu'il est préparé au service missionnaire, à l'ordination et à la mise à part pour partir comme ambassadeur et ministre du Seigneur Jésus-Christ, enseigner son Évangile au peuple et accomplir parmi lui des services ministériels. J'espère que jamais plus, dans notre propre pays ou dans d'autres pays, le statut ministériel de nos missionnaires ne sera sérieusement mis en doute. ¶
Nous pouvons utiliser dans le service missionnaire des jeunes femmes ayant l'âge, la santé et les qualifications spirituelles requis. Elles ont accompli une œuvre remarquable dans les missions à l'étranger et dans les missions locales. Leur manière agréable, leur exposé intelligent et persuasif des principes de l'Évangile leur ont gagné des auditeurs bienveillants là où d'autres avaient échoué. Toutes les missions recherchent leurs services en raison de leur compétence et de l'atmosphère et de l'esprit agréables qu'elles apportent, mais elles doivent être en bonne santé, car les travaux sont ardus. ¶
Nous avons besoin de couples mariés dans les missions — des hommes et des femmes de maturité et d'expérience, dont les familles sont élevées, qui peuvent aller en mission et non seulement faire du prosélytisme, mais aussi enseigner aux branches de la mission les grands principes de l'autonomie, donner des orientations, sous la direction du président de mission, aux efforts des nouveaux membres qui n'ont pas été formés aux procédures de l'Église. ¶
J'en ai peut-être trop dit au sujet des détails de certaines de nos procédures missionnaires. Si c'est le cas, veuillez l'attribuer à mon vif intérêt pour le succès de notre grand système. ¶
Puis-je maintenant faire quelques commentaires sur certaines questions qui, à mon avis, ont un rapport avec l'ensemble de notre effort missionnaire. Je vous ai déjà parlé de ces questions, mais je les juge dignes d'une attention plus grande pour fortifier notre résolution de tirer parti des remarquables expériences missionnaires que j'ai mentionnées en premier. ¶
Je présente ces commentaires et observations sous le titre général du courage et de la franchise dans l'exposé de l'Évangile. Je pense que j'ai peut-être reçu mon idée et mon désir de mentionner cette question de la série d'allocutions présentées par nos frères ces derniers mois dans le programme du dimanche soir de l'Église, diffusé à la radio. J'espère vraiment que beaucoup d'entre vous ont écouté ces programmes, et j'espère sincèrement que beaucoup de nos amis qui ne sont pas de l'Église les ont aussi écoutés. Les messages étaient destinés à eux. ¶
Je pense que ces messages fournissent un modèle que nous pourrions tous adopter dans notre effort pour partager l'Évangile avec nos voisins et avec le monde. Les allocutions étaient des exposés sur des principes de l'Évangile, récitant littéralement l'appui des Écritures pour les doctrines que nous professons et enseignons. Ce qui a cependant retenu mon attention dans ces discours, c'est la manière dont l'orateur abordait l'auditoire qui l'écoutait. ¶
Après ou pendant chaque exposé d'un principe de l'Évangile rétabli, l'orateur confrontait ses auditeurs à une ou plusieurs questions personnelles, dont voici des exemples. (J'essaie de ne donner que l'idée, non les termes.) Toutes les questions étaient présentées avec la plus grande courtoisie et dans un esprit d'amitié, mais avec franchise. ¶
Après l'exposé sur la personnalité de Dieu vient la question : Êtes-vous, mon ami, converti au culte d'un Dieu personnel, le Père du Seigneur Jésus-Christ, notre Parent éternel, et l'Organisateur et le Souverain de l'univers ? Est-il pour vous un véritable Père dans les cieux, lorsque vous lui offrez vos prières et vos supplications ? Ou êtes-vous enclin à accepter, à la place d'une telle conception, que Dieu n'est qu'un principe de puissance dans l'univers, sans personnalité ? Croyez-vous qu'une conception aussi nébuleuse du Tout-Puissant suffira pour gouverner dans les affaires des hommes et amener l'obéissance respectueuse à la loi divine et la fraternité parmi les fils de Dieu ? ¶
Et ensuite, après une explication du baptême, ces questions franches : Êtes-vous, mon ami chrétien, convaincu dans votre propre cœur que le baptême que vous avez reçu est le baptême prescrit par le Sauveur du monde comme essentiel pour le salut de l'homme et l'entrée dans le royaume du Père ? Avez-vous pleinement confiance que l'autorité qui a accompli le baptême pour vous émane directement du Sauveur, qui est l'Auteur du salut ? Ne vous sentiriez-vous pas, si vous cherchez la vérité, bien plus satisfait de recevoir le baptême de la manière dont notre Seigneur lui-même l'a reçu, accompli par une autorité divine que l'on peut faire remonter directement à des sources fiables, vérifiées par l'histoire récente, non sujet au débat et à la confusion nés d'interprétations et de pratiques douteuses de temps anciens, dont les archives historiques sont insuffisantes pour une preuve compétente aujourd'hui ? ¶
Après que le sujet du Saint-Esprit a été expliqué à la lumière des Écritures et de la révélation moderne, ces questions, très franches, peut-être hardies, adressées à l'ami qui écoute : Avez-vous reçu le Saint-Esprit ? Si vous répondez oui, comment l'avez-vous reçu ? Croyez-vous, après ce que vous avez entendu, qu'il puisse être conféré à quiconque autrement que par l'imposition des mains de celui qui détient la prêtrise de Dieu ? Aimeriez-vous avoir le Saint-Esprit comme guide et compagnon dans la vie, ainsi que le Sauveur l'a promis ? ¶
Enfin, en ce qui concerne la révélation moderne, si importante et essentielle dans l'établissement de l'Église rétablie : Avez-vous, mon ami, une seule preuve valable pour nier la réalité des expériences de Joseph Smith, que par son récit et son solennel témoignage il a laissées à l'Église et à tous les hommes ? Niez-vous le pouvoir du Seigneur de se révéler à ses enfants et de leur donner sa parole et sa volonté ? Reconnaissez-vous la nécessité, devant les interprétations variables et discordantes du ministère du Seigneur et de l'histoire ultérieure de son Église, d'une parole venant de lui, qui, vous devez l'admettre, est la réponse à la dispute et à la controverse ? Ne trouvez-vous pas dans votre cœur, si vous aimez Dieu, de chercher à connaître la vérité à son sujet et au sujet de son œuvre ? Y a-t-il une réponse adéquate ailleurs que dans la révélation ? ¶
Je m'attarde sur cette approche personnelle par des questions personnelles parce que je pense qu'elle est de nature à apporter une bénédiction personnelle à celui qui est interrogé. Je ne veux pas que l'investigateur soit offensé. Je ne veux pas que son droit à l'intimité, à la pensée et à l'affiliation soit violé. Je ne veux rien faire de cette nature sans son consentement, mais s'il consent à écouter, je crois que le plus grand bien lui vient d'un exposé franc de la manière dont les principes que nous enseignons touchent sa vie personnelle. ¶
Maintenant, vous pourriez dire que nous sommes toujours francs. Le sommes-nous ? Combien d'hommes et de femmes parmi nous trouvent beaucoup plus facile de présenter les choses concernant l'Église et l'Évangile en des termes plus ou moins généraux ? Il n'est pas difficile de défendre et de soutenir les vertus de la vie chrétienne dans une communauté chrétienne. Beaucoup aiment le faire ; je suis heureux qu'ils le fassent. Plus tous les peuples reconnaissent le Seigneur Jésus-Christ comme le Sauveur du monde, plus nous aurons d'espoir de voir prévaloir sa doctrine et ses principes dans les affaires des hommes. ¶
J'ai observé qu'on adopte fréquemment un principe de négociation entre des groupes et des intérêts en conflit, qui se présente à peu près ainsi : mettre l'accent sur les points d'accord et minimiser ceux de différence. Il se peut que cela soit acceptable comme politique diplomatique, et cela peut avoir quelque vertu dans une discussion religieuse, mais je ne vois pas comment nous pouvons faire de grands progrès dans l'enseignement du véritable Évangile à nos semblables sans porter vigoureusement à leur attention, avec franchise mais dans un bon esprit, les différences qui représentent en réalité l'essence de la vérité révélée. ¶
C'est l'année du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Joseph Smith. Nous aimerions lui rendre grand honneur et grand respect en tant que serviteur choisi et prophète du Seigneur. Comment, puis-je demander, pouvons-nous espérer le faire d'une manière plus agréable pour lui que par la diffusion dans le monde entier des interprétations et des caractéristiques distinctives de l'Évangile qui nous sont parvenues par ses enseignements inspirés ? ¶
Puis-je mentionner un dernier point de notre effort missionnaire. C'est ce que je choisis de désigner comme l'arrière-plan du missionnaire. La communication dans le monde d'aujourd'hui est relativement facile. Beaucoup voyagent. Il existe une connaissance étendue, en particulier là où il n'y a pas de censure dans la diffusion des nouvelles, des communautés et des systèmes sociaux. Nos missionnaires vont dans le monde en représentant non seulement de grands principes de vérité, mais aussi une société instituée par Dieu, établie selon les révélations venues de notre Père dans les cieux. Les principes de vie qu'ils enseignent sont illustrés dans cette société, et leur vitalité et leur efficacité sont mesurées et appréciées en très grande partie d'après la vie et le comportement de cette société. ¶
Nous disons souvent que nous avons un ministère converti qui part avec pleine conviction et témoignage. Ces missionnaires ont besoin d'une base convertie dont la conviction est attestée par sa manière de vivre. Ils doivent pouvoir nous désigner avec fierté comme nous les désignons avec fierté. Il est presque impossible de calculer le retard et le tort causés à la grande cause par ceux dont la conduite n'est pas conforme à leurs professions. Dans les pieux et les paroisses de Sion, le Seigneur a fait établir des divisions de son royaume. Dieu veuille que le Saint des derniers jours, dans ces divisions, ait le courage, la vision, le dévouement et la force de caractère nécessaires pour faire de ces divisions du royaume un arrière-plan efficace et impressionnant pour la proclamation de son Évangile par ses missionnaires. ¶
Nous vivons en un bon jour, mes frères et sœurs, un jour d'encouragement, d'espérance et d'occasions illimitées. Par-dessus tout, nous sommes bénis de la vérité, la vérité sur Dieu, la vérité sur l'homme, son salut et sa destinée. Nous avons un ardent désir de partager cette vérité avec tous les enfants de notre Père. À cette fin, nous leur envoyons nos missionnaires à grands frais et au prix de grands sacrifices. ¶
Nous invitons tous les hommes à écouter l'esprit et le cœur ouverts, et, fortifiés par l'autorité divine, par les prophéties des saintes Écritures et par les expériences de toute une vie d'hommes bons, nous leur faisons solennellement la promesse que, s'ils veulent bien écouter et recevoir, leur vie sera enrichie. Riches ou pauvres, ils seront infiniment plus heureux, et ils remercieront le Seigneur jusqu'à la fin de leurs jours pour les missionnaires qui leur ont apporté la vérité. ¶
J'invoque les bénédictions du Seigneur sur son Église et son royaume sur la terre, et sur tous les hommes, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶