Pulpit

La gratitude et la grande cause

David O. McKay

1955 October General Conference·Friday Morning Session·1955-09-30

Frères et sœurs : Étant profondément conscient de la grande responsabilité de ce moment, je sollicite l'appui de votre attention bienveillante et surtout de votre foi et de vos prières.

Mes sentiments ce matin peuvent s'exprimer en un seul mot—gratitude. Je voudrais citer le Psalmiste : « Ô rendez grâces à l'Éternel ; invoquez son nom : faites connaître parmi les peuples ses œuvres. Chantez-lui, chantez-lui des psaumes : parlez de toutes ses merveilles. » (Psaumes 105:1-2.)

Rendre grâces signifie en l'occurrence, j'en suis sûr, une plénitude de remerciements, qui est l'expression extérieure d'un sentiment de gratitude. La gratitude est le sentiment lui-même. Cela est dans le cœur. Les remerciements se mesurent au nombre de mots ; la gratitude se mesure à la nature de nos actes. Les remerciements sont le commencement de la gratitude ; la gratitude est l'achèvement des remerciements. « La gratitude est la reconnaissance, par le cœur, d'une bonté que les lèvres ne peuvent payer de retour. »

Je me sens reconnaissant et heureux ce matin pour tant de preuves de la bonté du Seigneur que je voudrais pouvoir faire sonner une note d'optimisme qui retentirait jusqu'aux extrémités de l'Église. Selon les mots de Frank L. Stanton :

« Ce monde de Dieu est plus lumineux / Que nous ne le rêvons ou ne le savons jamais ; / Ses fardeaux s'allègent / Et c'est l'Amour qui les rend ainsi ! / Et je suis reconnaissant de vivre / Là où je vois la bénédiction de l'Amour, / Sous un Ciel qui pardonne / Où les cloches sonnent “Foyer” pour moi ! »

Je sais que depuis notre conférence d'avril dernier, beaucoup d'entre nous ont connu des difficultés, des déceptions et des échecs là où nous voulions tant réussir ; des sentiments blessés par des langues acérées ; la maladie ; certains d'entre nous ont traversé l'expérience de la mort d'êtres chers ; mais ce sont là autant d'incidents de la vie qui, lorsqu'ils ne sont pas compris, peuvent tourmenter nos sentiments jusqu'à ce que nous soyons écrasés.

Je suis conscient aussi qu'il y a eu des jalousies, de mesquines intrigues, des bassesses, des malentendus à l'occasion, et que des hommes et des femmes, en grossissant ces faiblesses de la nature humaine, se sont rendus malheureux et ont peut-être répandu la tristesse au lieu du soleil dans le cœur de leurs proches.

Mais malgré ces faits désagréables et décourageants, je suis sûr que nous avons ce matin des raisons de nous élever au-dessus des petites choses et, comme le dit le Psalmiste, de faire connaître parmi les peuples les œuvres du Seigneur, qui sont toujours bonnes et belles. Paraphrasant un chant familier, « comptons nos nombreuses bénédictions ; nommons-les une à une, et cela nous surprendra de voir ce que le Seigneur a fait ».

Il y a tant de choses pour lesquelles nous devrions être reconnaissants que le temps ne nous permettra même pas de les nommer, mais je voudrais attirer votre attention au moins sur quatre ou cinq : Premièrement : la loyauté et le dévouement de la prêtrise présidente de l'Église. Deuxièmement : la vitalité et la croissance de l'Église. Troisièmement : le succès du chœur lors de sa récente tournée en Europe. Quatrièmement : la consécration du temple. Cinquièmement : le bonheur que nous pouvons obtenir en obéissant à l'Évangile rétabli de Jésus-Christ.

Je n'ai pas de mots pour exprimer ma gratitude pour l'appui et la loyauté du président Richards et du président Clark et pour le travail qu'ils ont accompli au bureau et dans toute l'Église. J'exprime publiquement mon appréciation et ma gratitude, qui s'appliquent aussi au Collège des douze, aux Assistants, aux soixante-dix, à l'Épiscopat et au Patriarche, et à tous ceux qui président dans les pieux, les paroisses, les collèges et les organisations, dans les présidences de missions dans le monde entier. Nul qui n'est pas entré en contact avec ces hommes et ces femmes ne peut se rendre compte de leur loyauté, de leur énergie et de leur dévouement. Je désire exprimer aussi ma reconnaissance pour la coopération des autorités civiles de notre État et des nations, dans le Pacifique Sud, en Europe et partout où les missions de l'Église sont en activité. Je sais que ce ne sont que des mots, mais ils expriment un sentiment véritable de gratitude. Que Dieu les bénisse où qu'ils soient.

Activité et croissance de l'Église

Or quant à l'activité et à la croissance de l'Église, elle se manifeste de bien des façons : Premièrement, dans l'augmentation du nombre de membres. Vous serez heureux d'apprendre que depuis notre dernière réunion d'octobre, plus de 73 500 personnes ont rejoint l'Église ; deux nouvelles missions ont été organisées—la mission d'Australie du Sud, en présence de frère Marion G. Romney, accompagné de sœur Romney ; et la mission de l'Extrême-Orient du Sud (la mission japonaise devenue la mission de l'Extrême-Orient du Nord) où le président Joseph Fielding Smith a officié, accompagné de sœur Smith, et de frère Herald Grant Heaton, qui est président de la mission de l'Extrême-Orient du Sud—une grande occasion—le terrain ayant été préparé pour cette division par frère Harold B. Lee et sœur Lee il y a quelques mois. D'autres missions exigent une attention semblable.

L'activité et la vitalité de l'Église se manifestent aussi dans l'augmentation de la dîme. L'année dernière, la dîme a été la plus importante que nous ayons jamais eue, et cette année, jusqu'en septembre, elle est supérieure de 10,7 pour cent à celle de l'année dernière. C'est un indice très significatif du service, de la loyauté et de la spiritualité des membres de l'Église. Nous vous sommes reconnaissants de votre dévouement. Vous avez montré ce dévouement par une fréquentation accrue des réunions de sainte-cène.

J'espère sincèrement pouvoir rendre compte d'une amélioration de ces réunions de sainte-cène quant à l'ordre et à la révérence. En tant que membres de l'Église dans nos assemblées de culte, nous devrions nous améliorer, je pense, à cet égard. Les autorités présidentes dans les réunions de pieu, de paroisse et de collège, et surtout les instructeurs dans les classes, devraient faire un effort particulier pour maintenir un meilleur ordre et davantage de révérence pendant les heures de culte et d'étude. Moins de conversations derrière la chaire auront un effet salutaire sur ceux qui lui font face. Par l'exemple et par le précepte, on devrait faire comprendre aux enfants ce qu'il y a d'inconvenant dans la confusion et le désordre au sein d'une assemblée de culte. Il faudrait le leur inculquer dans l'enfance, et le souligner dans la jeunesse, qu'il est irrespectueux de parler ou même de chuchoter pendant un sermon, et que c'est le comble de l'impolitesse de quitter une assemblée de culte avant la clôture. La courtoisie, le respect, la déférence et la bienveillante considération sont autant de qualités agréables qui peuvent se montrer en toute occasion, et partout où elles se manifestent contribuent au plaisir et à la douceur des relations humaines.

S'il y avait plus de révérence dans les cœurs humains, il y aurait moins de place pour le péché et le chagrin et une capacité accrue de joie et d'allégresse. Rendre plus chère, plus adaptable, plus attrayante cette gemme parmi de brillantes vertus est un projet digne des efforts les plus unis et les plus empreints de prière de chaque responsable, de chaque parent et de chaque membre de l'Église.

Succès de la tournée du Chœur du Tabernacle

Une autre raison de gratitude et de joie ce matin est la récente tournée réussie du chœur en Europe. L'accueil qui leur a été réservé à Greenock, en Écosse, lorsque le prévôt, M. John Porter, et la fanfare de cornemuses de cette ville se sont rassemblés sur le quai, ont pris un remorqueur pour aller jusqu'au navire et sont revenus avec le second groupe de chanteurs, était presque un accueil royal. Je ne puis m'empêcher de le mentionner, parce que cinquante-huit ans auparavant, je me tenais sur ce même quai et voyais des émigrants, des missionnaires de retour, prendre le remorqueur pour aller au paquebot. J'ai comparé nos sentiments et l'attitude des gens il y a cinquante-huit ans avec cet accueil de ce matin-là. Puis dans l'après-midi, il a été répété par le lord prévôt de Glasgow et son épouse, Lord et Lady Andrew Hood. Comme il l'a déclaré, dans son discours d'accueil improvisé—après avoir mis de côté son discours préparé—c'est probablement la première fois qu'un groupe organisé de l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours est officiellement reçu en Écosse. C'était le vendredi 19 août 1955.

Je laisserai à d'autres, qui étaient constamment avec le chœur, le soin de rendre compte de ses réalisations. Sœur McKay et notre groupe n'ont eu l'occasion d'assister qu'à quatre concerts—celui donné au Kelvin Hall, à Glasgow ; au Royal Albert Hall, à Londres ; au Fest Hall à Berne, en Suisse ; et à la Tonhalle à Zurich, en Suisse. Le service rendu par le Chœur du Tabernacle lors de sa tournée a fait honneur à notre État, à l'Église et à notre pays comme peut-être aucune autre organisation n'a été en mesure de le faire. Transporter 379 membres d'un groupe de chanteurs avec leurs accompagnateurs, formant une troupe d'environ 600 personnes, était une tâche herculéenne. Les difficultés de transport et d'hébergement hôtelier n'avaient vraiment fait que commencer lorsqu'ils ont débarqué à Greenock. Mais leur tournée, comme vous le savez tous, s'est révélée réussie au-delà de nos plus chères espérances. À chaque concert, ils ont reçu une ovation. Frère Richard L. Evans en particulier, qui présentait la parole parlée, frère Lester F. Hewlett, président du chœur, les directeurs, les organistes et chaque membre du chœur méritent les plus grands éloges. L'attitude digne du groupe dans son ensemble, leur belle tenue, leur sincérité évidente de propos, leur réceptivité, ont conquis l'auditoire avant même qu'ils ne commencent à chanter.

M. Edmund J. Pendleton, critique musical du New York Herald Tribune de Paris, en France, a écrit ce qui suit (je lirai celui-ci parce que je pense qu'il n'a pas été publié) : « La simplicité d'attitude et la sincérité évidente de chaque participant, du dernier choriste au chef, J. Spencer Cornwall, sont émouvantes à voir. La richesse et la santé de la sonorité du chœur, et sa discipline librement consentie, ont produit des résultats difficiles à égaler sans une foi semblable dans un travail à accomplir. Tout le programme a été chanté par cœur, au sens le plus littéral. Le côté technique de l'exécution—équilibre, qualité du son, attaque, nuances, diction—était entièrement satisfaisant, et à certains moments forts, exaltant. »

Il me procure donc un grand plaisir de rendre hommage publiquement et d'exprimer la gratitude d'un cœur reconnaissant à frère W. Jack Thomas et à sa fidèle épouse, Emma, qui les premiers ont suggéré une tournée européenne et ont travaillé avec tant de diligence et d'enthousiasme à solliciter des fonds, et qui ont œuvré si fidèlement pendant des mois pour s'occuper du transport et du confort physique des membres du chœur ; ainsi qu'au comité consultatif—frères Mark E. Petersen, Adam S. Bennion, LeGrand Richards, qui se sont révélés maîtres des détails, dont l'application a beaucoup contribué au succès de la tournée. Au président Paul C. Child, qui avec M. Charles D. DeKock, directeur du service des voyages accompagnés à l'étranger, New York, et M. Robert H. Smith, représentant lui aussi le service des voyages accompagnés à l'étranger de New York, avait la charge complète de tous les problèmes de transport dès que le chœur a débarqué à Greenock, en Écosse, jusqu'au dernier concert donné au théâtre du Palais de Chaillot, le samedi soir 17 septembre, nous souhaitons exprimer une profonde reconnaissance.

Ces hommes, avec frère Richard L. Evans, ont travaillé nuit et jour pour que le voyage soit réussi. À Londres, par exemple, alors que les organisateurs de la tournée vendaient des billets aller-retour pour la cérémonie de la première pelletée de terre à Newchapel près de Londres, au prix de deux dollars chacun, M. DeKock s'en est inquiété toute la nuit et le lendemain matin a dit à frère Child : « C'est un événement très important, et beaucoup de gens viennent de toute la Grande-Bretagne et de divers autres pays pour y assister ; ce serait regrettable que des membres du chœur n'y soient pas présents. » (Ce n'était pas prévu au programme, voyez-vous, à l'origine.) « Je vais fournir le transport gratuitement à tous ceux qui souhaitent assister à ces services. » Après avoir entendu le concert du chœur à Manchester, en Angleterre, le même monsieur a dit : « Paul, j'ai pris ce travail comme une chose objective ; je veux que vous sachiez qu'à partir de cette heure il est subjectif. Je n'ai jamais été aussi élevé de toute ma vie ! Je vais donner tout ce que j'ai pour le succès de cette tournée. »

M. Robert R. Mullen, qui s'est occupé de la publicité générale de la tournée du chœur et a travaillé en collaboration avec la J. Walter Thompson Company en Europe, a dit à frère Mark E. Petersen que son entreprise était si en sympathie avec le but général de la tournée du chœur qu'elle avait fait tout son travail au prix coûtant, sans facturer de commission d'agence comme c'est habituellement le cas. À tous les particuliers et à toutes les entreprises qui ont contribué de leur argent au paiement des dépenses de cette tournée riche en événements, nous exprimons maintenant publiquement notre gratitude. Je n'hésite pas à dire que du point de vue de la bonne volonté, en favorisant une meilleure compréhension entre notre Église, notre État, notre pays et les nations européennes visitées, jamais de l'argent n'a été dépensé plus utilement. Bien sûr, il y a eu des difficultés et des désagréments, même des tragédies, mais ils sont inhérents à toute grande entreprise, et surtout à une entreprise de proportions aussi herculéennes que le transport de six cents personnes à travers l'Europe en trente jours. Aux médecins qui ont veillé sur la santé des membres du chœur et à tous les autres qui ont aidé de quelque manière que ce soit à faire réussir cette tournée, nous exprimons maintenant nos remerciements et notre profonde reconnaissance.

Consécration du temple suisse

Une autre cause de réjouissance ce matin (et je vous dis que c'est un événement des plus significatifs de l'histoire de l'Église) est la consécration du premier temple en sol européen, le dimanche 11 septembre 1955, avec deux sessions ce jour-là, et deux chaque jour suivant jusqu'au jeudi 15 septembre. Le Chœur du Tabernacle était présent et a fourni la musique, avec sœur Ewan Harbrecht comme soliste. Le chœur et sœur Harbrecht n'ont jamais chanté avec plus de sentiment qu'aux sessions du matin et de l'après-midi du premier jour de la consécration. Je souhaite que tous les membres de l'Église aient pu ressentir l'intensité des services spirituels en cette mémorable occasion.

Lorsque le moment est venu d'accueillir les centaines de personnes qui s'entassaient dans les salles à la première session, il a semblé approprié d'exprimer aussi un accueil à un auditoire invisible, mais apparemment réel, parmi lequel se trouvaient peut-être d'anciens présidents et apôtres de l'Église, probablement conduits par le prophète Joseph Smith, à qui furent révélées les ordonnances essentielles du baptême pour ceux qui sont morts sans avoir entendu l'Évangile ; aussi son neveu, le président Joseph F. Smith, qui a prophétisé il y a quarante-neuf ans dans la ville de Berne que « des temples seraient construits dans divers pays du monde ». Parmi eux aussi, pensais-je, pourrait sûrement se trouver frère Stayner Richards, qui était président de la mission britannique à l'époque où ces deux sites de temples en Europe ont été choisis. Avec ces dirigeants distingués, nous avons pensé aussi qu'il pouvait y avoir des êtres chers disparus que « nous ne pouvions voir, mais dont nous sentions la présence ». Quoi qu'il en soit, nous avons tous convenu que le voile entre ceux qui participaient à ces cérémonies et les êtres chers qui nous avaient précédés semblait très mince.

Encore une fois, nous saisissons l'occasion d'exprimer publiquement notre reconnaissance aux architectes, entrepreneurs, techniciens et ouvriers qui ont travaillé longtemps et fidèlement pour que le temple soit achevé pour la consécration ce jour-là. Deux nuits avant ce service, des ouvriers ont travaillé toute la nuit et ont déclaré le faire de bon gré. Il avait été annoncé que l'œuvre des ordonnances, dans son cours normal, ne commencerait que le lundi matin 18 septembre, mais grâce aux efforts infatigables de frère Gordon B. Hinckley, assisté de frère Paul Evans et d'autres, il a été rapporté qu'un groupe pourrait être accueilli le matin du 16, après la dernière session de consécration le jeudi soir. En conséquence, deux sessions furent prévues pour les germanophones—l'une à 7 heures du matin, et l'autre à 13 h. Mais des membres de la mission française ont dit : « le chœur sera à Paris samedi soir, et si, pendant que nous sommes ici, nous pouvions passer par le temple et rentrer pour cela, nous l'apprécierions. » En conséquence, nous leur avons accordé 17 h le vendredi, comme occasion de passer par le temple. Puis vint le président Eben R. T. Blomquist, représentant les Suédois, qui dit : « si nous pouvions venir à 21 h, nous serions disposés à attendre afin de pouvoir rentrer samedi conformément à notre programme. » Ainsi, au lieu de deux sessions, nous en avons accordé quatre, ce qui a donné lieu à des sessions continues de sept heures le vendredi matin jusqu'à sept heures le samedi soir. Les membres de la mission des Pays-Bas avaient été invités à venir le samedi matin à 7 h 30. Ils étaient là, et les travailleurs qui avaient travaillé toute la nuit, qui étaient nécessaires pour guider les travailleurs venus de Hollande, sont restés en service. Les fidèles membres ont supporté les désagréments avec joie parce que le privilège de passer par le temple à ce moment-là était pour eux un grand avantage. Nous exprimons ici notre reconnaissance au président William F. Perschon, au président Samuel E. Bringhurst, à frère Edward O. Anderson, à frère Gordon B. Hinckley, à frère Paul Evans, et à tous les missionnaires et travailleurs qui ont rendu un service si désintéressé aux membres chanceux de l'Église qui ont eu le privilège de passer par le premier temple d'Europe.

Le plan de l'Évangile, la plus grande de toutes les bénédictions

En vérité, il convient de rendre grâces au Seigneur et de parler de toutes ses œuvres merveilleuses ; et ce faisant, nous devons inclure la plus grande de toutes ses bénédictions—l'envoi de son Fils unique pour donner à tous les enfants de notre Père la rédemption, et à ceux qui écouteront et obéiront à l'Évangile, le salut et l'exaltation dans le royaume de notre Père. L'obéissance aux principes de l'Évangile apporte le bonheur, et le bonheur est ce que tous les hommes recherchent. En effet, le prophète Joseph Smith a dit que « le bonheur est l'objet et le dessein de notre existence, et en sera la fin »—et c'est important—« si nous poursuivons le chemin qui y conduit ». Comme fin en soi, le bonheur ne se trouve jamais ; il vient incidemment. Notez : « Il en sera la fin si nous suivons le chemin qui y conduit, et ce chemin est la vertu, la droiture, la fidélité, la sainteté, et l'observance de tous les commandements de Dieu. » (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 255-256.)

« Le bonheur ne consiste pas à avoir, mais à être—non pas à posséder, mais à jouir. C'est une chaude lueur du cœur en paix avec lui-même. Un martyr sur le bûcher peut avoir un bonheur qu'un roi sur son trône pourrait envier. L'homme est le créateur de son propre bonheur. C'est l'arôme d'une vie vécue en harmonie avec de hauts idéaux. Car ce qu'un homme a, il peut en dépendre des autres ; ce qu'il est ne dépend que de lui seul. Ce qu'il obtient dans la vie n'est qu'acquisition ; ce qu'il atteint est une véritable croissance. » William George Jordan poursuit : « Le fondement du bonheur est l'amour de quelque chose d'extérieur à soi. Passez en revue chaque cas de bonheur dans le monde, et vous constaterez, lorsque tous les aspects accessoires sont éliminés, qu'il y a toujours l'élément constant et immuable de l'amour—l'amour du parent pour l'enfant ; l'amour de l'homme et de la femme l'un pour l'autre (mari et femme) ; l'amour de l'humanité sous une forme ou une autre, ou une grande œuvre de vie dans laquelle l'individu jette toutes ses énergies. Le bonheur est la voix de l'optimisme, de la foi, d'un amour simple et constant », l'intérêt pour une grande cause, digne d'une œuvre de vie.

Mes collaborateurs : Qu'est-ce que la « grande cause digne de l'œuvre de notre vie » ? L'Église rétablie de Jésus-Christ ! Y a-t-il quoi que ce soit de plus grand dans le monde entier ? Mon cœur se réjouit que nous ayons le privilège de travailler ensemble à établir par cette Église le royaume de Dieu sur la terre. Puisse l'œuvre de notre grande vie être la promulgation de l'Évangile rétabli, afin que les desseins de Dieu soient menés à leur accomplissement pour la paix et le bonheur de l'humanité, je le prie humblement ce matin, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursDavid O. McKay, « La gratitude et la grande cause », 1955 October General Conference, Friday Morning Session (1955-09-30). Pulpit Vault, 1955-10-mckay-gratitude-and-the-great-cause. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).