Proclamer l'Évangile de paix
David O. McKay
Mes frères et sœurs bien-aimés : Le sentiment de responsabilité de ce moment est écrasant. En prévision de ce moment, j'ai prié avec ferveur, chaque jour, pour obtenir l'inspiration et la force, et maintenant je vous demande votre coopération bienveillante et vos prières, afin que les intérêts de l'Église, l'établissement du royaume de Dieu parmi les hommes, soient favorisés. ¶
« Et dressez une bannière de paix, et faites une proclamation de paix aux extrémités de la terre. » (D. & A. 105:39.) Cette citation est tirée d'une révélation donnée au prophète Joseph Smith lorsque le Camp de Sion se trouvait à Fishing River, le 22 juin 1834. Dans cette seule phrase, le Seigneur expose l'un des grands buts de son Église — instaurer l'harmonie dans les relations humaines ; que l'individu connaisse un état mental ou spirituel dans lequel il est personnellement libre de toute condition « inquiétante ou troublante » qui pourrait faire obstacle à l'accomplissement des desseins de Dieu visant à réaliser l'immortalité et la vie éternelle de l'homme. ¶
Compte tenu de la situation mondiale, je trouve fort réconfortant de constater les efforts louables, le jugement sage et prudent que manifestent le président des États-Unis, le secrétaire d'État et d'autres hommes d'État sincères au Congrès, y compris nos propres dignes sénateurs et représentants, pour favoriser la cause de la paix et éviter un affrontement armé à l'échelle mondiale. Mais il est très évident que la situation internationale, actuellement centrée sur les îles de Quemoy et de Matsu, est chargée de problèmes si explosifs qu'une initiative de défi de la part des communistes chinois pourrait rompre la paix déjà précaire du monde. Nous aimons la paix, mais pas la paix à n'importe quel prix. Il existe une paix plus destructrice de la virilité de l'homme vivant que la guerre ne l'est pour le corps. « Les chaînes sont pires que les baïonnettes. » ¶
Après la résurrection du Sauveur, lorsqu'il apparut à ses disciples réunis dans une chambre haute, son salut divin fut : « La paix soit avec vous. » (Jean 20:19.) Même avant sa résurrection, il avait dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s'alarme pas. » (Ibid., 14:27.) ¶
Nous croyons fermement que la base sur laquelle la paix mondiale peut être obtenue de façon permanente ne consiste pas à semer des germes de méfiance et de suspicion dans l'esprit des gens ; ni à engendrer l'inimitié et la haine dans le cœur humain ; ni à ce que des individus ou des nations s'arrogent la prétention de posséder toute la sagesse, ou la seule culture qui vaille ; ni à faire la guerre, avec les souffrances et la mort qui en résultent, causées par les sous-marins, les gaz toxiques ou les explosions de bombes nucléaires. Non ! La paix qui sera permanente doit être fondée sur les principes de justice, tels qu'enseignés et illustrés par le Prince de la paix, notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, « . . . car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12.) ¶
Mon thème ce matin est le suivant : Que faisons-nous, en tant qu'Église et en tant que membres de celle-ci, pour proclamer cette paix ? Récemment, comme vous le savez, j'ai eu le privilège et le devoir, accompagné de sœur McKay et du président Franklin J. Murdock, qui faisait office de secrétaire, de visiter certaines des missions lointaines de l'Église. Ayant à l'esprit le thème de la proclamation de l'Évangile de paix aux habitants du monde, je voudrais commenter les observations faites sur quatre facteurs efficaces qui agissent dans la propagation de l'Évangile. ¶
Premièrement, nous notons l'excellent travail accompli par les 11 500 missionnaires dans le monde entier, dont 390 ont eu le privilège de nous rencontrer lors de cette récente tournée. Chacun d'eux, homme ou femme, paie ses propres dépenses, se conforme aux exigences et aux lois du pays, et enseigne les principes qui constituent le fondement de la religion rétablie de Jésus-Christ. Tous sont des messagers désignés qui proclament la bonne nouvelle de l'Évangile rétabli, donnant d'eux-mêmes, ainsi que de leurs moyens, pour le bien du monde. ¶
Un deuxième facteur favorable est une meilleure compréhension, de la part des représentants des gouvernements et des municipalités, des buts de l'œuvre missionnaire mormone. Les vieilles histoires qui avaient cours autrefois et qui accusaient les missionnaires de mobiles sinistres ne sont plus répétées que par les gens prévenus et mal informés. Des consuls des États-Unis, ou leurs représentants, des maires de municipalités et d'autres responsables nous ont accueillis, nous ont souhaité la bienvenue et ont offert de rendre tout service pour rendre notre visite profitable. Des reporters de la presse, des annonceurs de radio, des représentants de la télévision étaient présents pour connaître les buts de la tournée, et ont, sans exception, rendu compte de notre visite de façon équitable et impartiale. ¶
La troisième observation (et elle est importante) est la nécessité de faire tous les efforts raisonnables et réalisables pour mettre à la portée des membres de l'Église, dans ces missions lointaines, tous les privilèges éducatifs et spirituels que l'Église peut offrir. Ce n'est que récemment que certaines de ces missions ont été visitées par une Autorité générale. Grâce aux moyens de transport modernes, il est maintenant possible et très pratique de faire visiter ces missions lointaines comme l'ont été les missions ici, aux États-Unis. Par conséquent, et vous serez heureux de l'apprendre, lors d'une réunion de la Première Présidence et du Collège des douze tenue le 17 mars 1955, il a été décidé à l'unanimité que ces missions lointaines seraient incluses avec les autres missions dans les affectations annuelles des membres du Collège des douze. ¶
Outre ces visites, des établissements d'enseignement sont mis à la disposition des jeunes. À Nukualofa, par exemple, dans les îles Tonga, sous l'habile présidence de D'Monte W. Coombs, avec le professeur Ermel J. Morton comme directeur et un personnel compétent, est maintenant établi et en plein fonctionnement le Collège de Liahona, qui accueille trois cents élèves et emploie quatorze enseignants. Il fait honneur à l'Église et aux îles Tonga. En effet, c'est l'un des lieux de visite favoris des passagers du vapeur Tofua et de son navire jumeau, le Matua. Pendant que les navires chargent et déchargent leur cargaison à Nukualofa, les passagers prennent des autobus pour se rendre à Liahona, visiter l'école et examiner le travail accompli par les élèves. À Pesega, à Samoa, sous la présidence du président Howard B. Stone, l'école déjà établie accueille de six cents à mille élèves. Une autre est prévue à Maupasaga, aux Samoa américaines. Ainsi les branches seront-elles fortifiées dans des pays très lointains par les visites des Douze, dont le devoir est de mettre en ordre les affaires de l'Église dans le monde entier, par des avantages éducatifs préparant les élèves à la prédication de l'Évangile, et enfin par un temple facilement accessible à ceux dont l'influence sur le champ missionnaire deviendra une force pour les branches et un moyen de proclamer la paix. ¶
La quatrième observation que je désire faire porte sur l'influence de la puissance de l'exemple. L'une des choses les plus impressionnantes de notre récente tournée dans le Pacifique Sud fut la participation des jeunes aux réunions, aux accueils qui nous ont été réservés et aux adieux, ainsi que la conduite ordonnée des enfants, sans exception. L'école de Liahona, à Tonga, rayonnait non seulement de culture et de raffinement, mais aussi du véritable esprit de l'Évangile. Il en allait de même à Tahiti, sous la direction du président par intérim Larson H. Caldwell ; en Nouvelle-Zélande, présidée par le président Sidney J. Ottley ; en Australie, sous la direction du président Charles V. Liljenquist ; à Samoa, comme je l'ai déjà dit, sous la direction du président Howard B. Stone ; à Hawaï, sous la direction du président D. Arthur Haycock ; et dans le pieu, sous la direction du président Edward L. Clissold. Des étrangers présents (et ils étaient là par centaines) ont eu une bonne démonstration de ce que fait l'Église pour intéresser et diriger correctement la jeunesse. ¶
C'est ici que réside la responsabilité de l'appartenance à l'Église. L'Évangile de paix devrait trouver ses effets les plus féconds dans les foyers des membres de l'Église. Les fleurs de nos jardins ont besoin d'un bon sol et d'un climat favorable. De même, les enfants, pour être en bonne santé et heureux, devraient avoir au foyer une atmosphère mentale et affective favorable. Peu après notre retour du Pacifique Sud, j'ai reçu une lettre du président Ward C. Holbrook, fonctionnaire de l'État, indiquant que le taux de divorce dans l'Utah est tel qu'il donne lieu à la réflexion la plus sérieuse. Il est incohérent d'aller à l'étranger proclamer la paix si nous n'avons pas la paix dans notre propre vie et dans nos propres foyers. ¶
La plus grande charge de confiance qui puisse échoir à un homme et à une femme est de voir la vie d'un petit enfant placée sous leur garde. Si un homme à qui l'on a confié les fonds d'autrui, qu'il soit employé de banque, fonctionnaire municipal ou de l'État, fait défaut, il est appréhendé et probablement envoyé en prison. Si une personne à qui l'on a confié un secret d'État divulgue ce secret et trahit son pays, on l'appelle un traître. Que doit alors penser le Seigneur des parents qui, par leur propre négligence ou par un désir délibéré de céder à leur égoïsme, manquent d'élever convenablement leurs enfants et se montrent ainsi infidèles à la plus grande charge de confiance qui ait été donnée aux êtres humains ? Le Seigneur a répondu : « . . . le péché sera sur la tête des parents. » (D. & A. 68:25.) ¶
Les foyers les plus heureux du monde devraient se trouver parmi les membres de l'Église. Les statistiques sur les foyers brisés et les divorces qui en résultent devraient alerter tous les citoyens, et particulièrement les membres de l'Église, pour qu'ils s'emploient davantage à préserver l'harmonie dans le cercle familial. Commençons dès maintenant, en tant que parents, à maintenir le genre d'influence ou d'atmosphère familiale qui contribuera au développement moral normal des enfants, et à éliminer du foyer les éléments qui causent la discorde et les querelles. ¶
Les pères et les mères, par une conduite imprudente, influencent parfois sans le savoir leurs enfants vers la délinquance. Parmi ces actes imprudents, je mentionne d'abord le désaccord ou la querelle des parents en présence des enfants. Parfois de telles querelles naissent d'une tentative de corriger ou de discipliner un enfant. Un parent critique, l'autre s'y oppose, et la bonne influence du foyer, en ce qui concerne l'enfant, est annulée. Un enfant de tels parents ne pourra jamais dire en toute vérité, plus tard dans la vie, ce que John Ruskin écrit de son souvenir du foyer : « Je n'ai jamais entendu la voix de mon père ou de ma mère s'élever une seule fois dans un différend entre eux ; ni vu un regard irrité, ni même légèrement blessé ou offensé, dans les yeux de l'un ou de l'autre ... Je n'ai jamais vu un instant de trouble ou de désordre dans aucune affaire domestique. » ¶
Je désigne comme deuxième condition imprudente ces parents qui polluent l'atmosphère du foyer par la « vulgarité » et le « blasphème ». J'emploie le terme « vulgarité » dans le sens que lui donne David Starr Jordan. « Être vulgaire, écrit-il, c'est faire ce qui n'est pas le meilleur de son genre. C'est faire de mauvaises choses de mauvaise façon, et s'en contenter. ... Il est vulgaire de porter du linge sale quand on ne fait pas un travail salissant. Il est vulgaire d'aimer la mauvaise musique. . . . Trouver de l'amusement dans des romans de bas étage, aimer les théâtres vulgaires, prendre plaisir à des plaisanteries de mauvais goût, tolérer la grossièreté et le relâchement sous toutes leurs innombrables formes. » ¶
Les parents sont particulièrement infidèles à leur charge de confiance lorsqu'ils emploient des mots blasphématoires au foyer. Le blasphème est un vice national. Les parents polluent leur foyer lorsqu'ils l'emploient. Les gens de notre nation se situeraient sur un plan moral plus élevé s'ils voulaient seulement suivre l'ordre général donné par le Père de notre pays à ses soldats, le 1er juillet 1776. Il dit — ou plutôt il écrivit à cette époque : « Le général est désolé d'apprendre que la pratique insensée et coupable de blasphémer et de jurer, un vice jusqu'ici peu connu dans une armée américaine, est en train de devenir à la mode. Il espère que les officiers s'efforceront, par l'exemple comme par l'influence, d'y mettre un frein, et que, tant eux que les hommes, songeront que nous pouvons avoir bien peu d'espoir de la bénédiction du ciel sur nos armes si nous l'insultons par notre impiété et notre folie. Ajoutons à cela que c'est un vice si vil et si bas, sans aucune tentation, que tout homme de bon sens et de caractère le déteste et le méprise. » ¶
Je poursuis : la vulgarité et le blasphème chez les jeunes sont souvent, quoique pas toujours, le résultat de la présence de ces maux au foyer. Aux querelles des parents devant les enfants, à la vulgarité et à l'usage du blasphème pour maudire, on peut ajouter un troisième facteur contribuant à la délinquance parentale, à savoir le non-respect, dans les foyers, des normes de l'Église. Souvenez-vous, vous qui êtes parents comme moi, que les enfants sont prompts à déceler l'insincérité, et qu'ils ressentent avec amertume la fausse prétention. Les parents, plus que tous les gens sur la terre, devraient être honnêtes avec leurs enfants. Tenez vos promesses envers eux et dites toujours la vérité. Les enfants sont davantage influencés par les sermons que vous mettez en actes que par ceux que vous prêchez. C'est le parent cohérent qui gagne la confiance de son enfant. Lorsque les enfants sentent que vous leur rendez leur confiance, ils ne trahiront pas la vôtre ni ne déshonoreront votre nom. ¶
« Le parent doit vivre la vérité, sinon l'enfant ne la vivra pas. L'enfant vous étonnera par sa vivacité à crever la bulle de votre savoir feint ; à percer instinctivement le cœur d'un sophisme sans avoir conscience du procédé ; à dénombrer impitoyablement vos promesses non tenues ; à déceler, avec la justice d'un tribunal d'équité, une subtilité de langage qui est virtuellement un mensonge. Il justifiera ses propres écarts par rapport à la vérité en invoquant quelque petit mensonge dit à un visiteur, que l'on ne savait pas entendu par les petits, dont nous sous-estimons toujours les facultés mentales en théorie, alors que nous pouvons les louer à l'excès en paroles. Si la vérité est le fondement rocheux du caractère de l'enfant, en fait et non en théorie, l'avenir de cet enfant est aussi pleinement assuré qu'il est possible à la prévision humaine de le garantir. » (Wm. George Jordan, The Power of Truth.) ¶
La quatrième observation : les parents qui n'enseignent pas l'obéissance à leurs enfants. Au cours de la dernière décennie, certaines théories extravagantes ont fait rage au sujet de l'autodétermination des enfants et de la préservation de leur individualité. Certains de ces théoriciens estiment qu'il faudrait permettre aux enfants de résoudre leurs propres problèmes sans la direction de leurs parents. Il y a là quelque vertu, mais il y a plus d'erreur. Cette théorie a pris de l'ampleur dans la pratique en réaction au gouvernement arbitraire exercé par les parents. Commentant cela, un éducateur dit avec raison : « Des milliers de conventions sont établies aujourd'hui par la société, conventions qui sont souvent institutionnalisées et cristallisées. Qu'il le veuille ou non, tout individu doit se conformer à ces conventions s'il veut être efficace ou heureux. S'il ne s'y conforme pas, la société exerce sur lui toutes sortes de pressions. Il peut être emprisonné pour certaines formes de non-conformisme. Pour d'autres, moins graves, il peut devenir aigri, déçu, voire névrosé. Si le foyer ne développe pas l'obéissance, la société l'exigera et l'obtiendra. Il vaut donc mieux que le foyer, avec sa bonté, sa sympathie et sa compréhension, forme l'enfant à l'obéissance plutôt que de le livrer sans égard à la discipline brutale et sans sympathie que la société lui imposera si le foyer n'a pas déjà rempli cette obligation. » ¶
Le meilleur moment pour enseigner l'obéissance à l'enfant se situe entre deux et quatre ans. C'est alors que l'enfant devrait apprendre qu'il y a des limites à ses actes, qu'il y a certaines bornes qu'il ne peut franchir impunément. Cette conformité aux conditions du foyer peut s'obtenir aisément avec bonté, mais avec fermeté. « Forme l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas. » (Proverbes 22:6.) Dans ce vieil adage, le mot former a une grande signification. ¶
Cinquièmement, il y a des parents qui disent : Nous laisserons nos enfants grandir jusqu'à l'âge d'homme et de femme et choisir par eux-mêmes. En adoptant cette attitude, les parents manquent à l'accomplissement d'une responsabilité parentale. Les parents et les enseignants sont les collaborateurs de Dieu. Le Père de toute l'humanité attend des parents, en tant que ses représentants, qu'ils l'aident à façonner et à guider des vies humaines et des âmes immortelles. C'est la plus haute mission que le Seigneur puisse confier à l'homme. ¶
La façon la plus efficace d'enseigner la religion au foyer n'est pas de prêcher, mais de vivre. Si vous voulez enseigner la foi en Dieu, montrez vous-mêmes de la foi en lui ; si vous voulez enseigner la prière, priez vous-mêmes. Voulez-vous qu'ils soient tempérants ? Alors abstenez-vous vous-mêmes de toute intempérance. Si vous voulez que votre enfant mène une vie de vertu, de maîtrise de soi, de bonne réputation, alors donnez-lui en toutes ces choses un exemple digne. ¶
Un enfant élevé dans un tel milieu familial sera fortifié face aux doutes, aux questions et aux aspirations qui agiteront son âme lorsque viendra la véritable période d'éveil religieux, à douze ou quatorze ans. C'est alors qu'il a besoin d'un enseignement positif concernant Dieu, la vérité et ses relations avec les autres. L'activité dans l'Église est une bonne sauvegarde pendant la jeunesse. L'absence continuelle de l'Église rend l'absence continuelle facile. D'autres intérêts dans la vie rendent le jeune en croissance indifférent à la religion. Le succès lui fait penser que la religion n'est pas essentielle à son bonheur. « C'est une loi de la vie que l'usage donne de la force ; une capacité inutilisée s'affaiblit et meurt. Il en va de même des instincts religieux comme de tous les autres. On n'a pas besoin d'être un pécheur pour perdre Dieu ; il suffit de l'oublier. » ¶
En ce qui concerne la responsabilité des parents d'enseigner la religion à leurs enfants, le Seigneur est très explicite dans Doctrine et Alliances, section 68, versets 25 à 28 : ¶
« Et de plus, s'il y a des parents qui ont des enfants en Sion, ou dans l'un de ses pieux organisés, qui ne leur enseignent pas à comprendre la doctrine du repentir, de la foi au Christ, le Fils du Dieu vivant, du baptême et du don du Saint-Esprit par l'imposition des mains, à l'âge de huit ans, le péché sera sur la tête des parents. ¶
« Car ce sera là une loi pour ceux qui habitent en Sion, ou dans l'un de ses pieux organisés. ¶
« Et leurs enfants seront baptisés pour la rémission de leurs péchés à l'âge de huit ans et recevront l'imposition des mains. ¶
« Et ils enseigneront aussi à leurs enfants à prier et à marcher en droiture devant le Seigneur. » ¶
Frères et sœurs, efforçons-nous d'avoir moins de foyers brisés, et d'avoir dans nos foyers l'harmonie et la paix. De tels foyers sortiront des hommes et des femmes animés du désir de construire, et non de détruire. Ainsi, dans nos foyers, dans nos paroisses, nos branches et nos pieux, nous pourrons nous joindre aux messagers désignés dans les missions organisées et proclamer avec constance l'Évangile rétabli de paix jusqu'aux extrémités de la terre. ¶
« Suivez d'un pas révérencieux le grand exemple / De celui dont la sainte œuvre était de “faire le bien” ; / Ainsi la vaste terre semblera le temple de notre Père, / Chaque vie aimante un psaume de gratitude. / Alors toutes les entraves tomberont : le fracas orageux / De la sauvage musique de guerre cessera sur la terre ; / L'amour étouffera sous ses pas le feu funeste de la colère, / Et dans ses cendres plantera l'arbre de la paix. » (Whittier) ¶
J'espère que dans le cœur de ceux qui écoutent aura été éveillée la conscience que l'exemple au foyer est entièrement essentiel à la proclamation de la paix à l'étranger. Les étrangers qui viennent nous rendre visite verront que notre vie s'accorde avec la proclamation de la paix, avec la bannière de paix que l'Église dresse devant le monde. Ô Père, aide-nous, afin que nous soyons ainsi bénis sous la conduite de ton Saint-Esprit, nous le prions au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶