Mes chers frères et sœurs, je demande humblement…
Milton R. Hunter
Mes chers frères et sœurs, je demande humblement l'appui de votre foi et de vos prières, et que l'Esprit de Dieu dirige ce que je pourrai dire aujourd'hui. ¶
J'aimerais parler brièvement du sujet « Les traditions indiennes du Livre de Mormon ». ¶
Depuis la publication de cette Écriture sacrée, le 26 mars 1830, un certain nombre de missionnaires ont été informés par divers Indiens que, selon leurs traditions, leurs ancêtres avaient, dans un lointain passé, possédé un livre sacré, religieux, lequel avait disparu ; et un élément marquant de ces traditions est l'affirmation que ces annales sacrées seraient de nouveau possédées par les Indiens d'Amérique. À de nombreuses occasions, ces gens ont identifié le Livre de Mormon comme les annales de leurs ancêtres, qu'ils attendaient et cherchaient conformément à leurs traditions. ¶
Frère Glen G. Fisher, ancien président de la mission de l'Ouest canadien, a écrit un article publié dans The Improvement Era en mars 1952, dans lequel il décrivait de façon saisissante les expériences vécues en 1908 par le chef Yellow Face et ses Indiens cris dans leur recherche du livre sacré de leurs ancêtres. (Glen G. Fisher, « Chief Yellow Face », The Improvement Era, Salt Lake City, mars 1952, p. 148-150, 180-184.) Ils vinrent du nord du Canada jusque dans le sud de l'Alberta, campèrent sur le ranch mormon et, pendant plusieurs mois, attendirent patiemment l'occasion d'obtenir un exemplaire du Livre de Mormon et de s'en faire enseigner le contenu, parce qu'ils savaient que ce livre était les annales de leurs ancêtres. Après avoir appris le but du séjour du chef Yellow Face et des membres de sa tribu, certains des Saints des derniers jours qui travaillaient au ranch mormon passèrent soirée après soirée à enseigner aux Indiens le contenu du Livre de Mormon. Le chef indien et ses suivants exprimèrent beaucoup de joie et une profonde satisfaction à l'égard de ce qu'on leur enseignait, déclarant que le Livre de Mormon était véritablement les annales sacrées de leurs ancêtres, qui avaient été préservées pour leur enseignement. ¶
Dans le numéro d'avril de The Improvement Era, frère Golden R. Buchanan, président de la mission des Indiens du Sud-Ouest, a décrit quelques-unes des traditions des Indiens avec lesquels il travaille. Il a écrit : « Le peuple a perdu ses annales et ses “livres”. » Mais, comme le disent les Hopis, ¶
Nous n'avons pas été laissés sans espoir ; on nous a dit qu'un jour de jeunes hommes blancs aux yeux bleus viendraient frapper aux portes des Hopis et nous rapporteraient nos annales et notre véritable histoire. Ils viendraient de l'est, et nous les reconnaîtrions à leurs mains tendues, et ils nous appelleraient « mon frère » et « ma sœur ». (Golden R. Buchanan, « Indian Traditions », ibid., Salt Lake City, avril 1955, p. 285.) ¶
Il se peut que certains mettent en doute la validité des preuves contenues dans les exemples que j'ai donnés de traditions indiennes du Livre de Mormon, soutenant que ces preuves sont toutes apparues depuis la publication de ce livre et qu'elles ont pu être suscitées par lui ou par les missionnaires mormons. Quoi qu'il en soit ! ¶
La question importante qui doit retenir notre attention est cependant la suivante : Existe-t-il des documents importants, rédigés par les Indiens avant la publication du Livre de Mormon, qui apportent la preuve que ces peuples avaient des traditions transmises par leurs ancêtres selon lesquelles leurs ancêtres, à un certain moment du lointain passé, avaient possédé un livre important, sacré, religieux, livre qui pourrait être identifié comme le Livre de Mormon ? ¶
Je répondrai à cette question par l'affirmative. Oui, nous possédons quelques documents très importants, rédigés entre deux et trois cents ans avant la publication du Livre de Mormon, qui affirment que, il y a de nombreuses années, les ancêtres des Indiens d'Amérique possédaient un livre important et sacré. Ces écrits sont si explicites que l'on pourrait aisément croire que les annales anciennes dont parlent les auteurs indiens sont les mêmes annales que celles à partir desquelles le Livre de Mormon fut traduit par le Prophète. ¶
Le premier de ces écrits indiens de grande importance dont il sera question est constitué par les Works of Ixtlilxochitl, rédigés par un Indien de la famille royale au Mexique vers 1600 apr. J.-C. Dans ces écrits, il rapporte l'histoire, les traditions et les croyances religieuses de son peuple depuis l'époque de la migration du premier groupe parti de la tour de Babel — se poursuivant avec les émigrations, par-delà la mer, de deux autres groupes — et jusqu'à la conquête espagnole. ¶
La partie la plus pertinente de son livre en rapport avec notre sujet d'aujourd'hui traite d'un personnage très important appelé Hueman. Lui et son œuvre sont décrits fort longuement en plusieurs endroits différents des Works of Ixtlilxochitl, ses réalisations peu communes y étant hautement exaltées. Si l'on étudiait attentivement le récit d'Ixtlilxochitl sur Hueman et qu'on le comparait au portrait du caractère, de la personnalité, des activités et des diverses réalisations de Mormon tel qu'il est décrit dans les annales néphites, on pourrait aisément identifier les deux hommes comme étant un seul et même individu. (Works of Ixtlilxochitl, cité dans Milton R. Hunter et Thomas Stuart Ferguson, Ancient America and the Book of Mormon, Oakland, Californie, 1950, p. 337-346.) Par exemple, leurs noms sont assez semblables — celui du manuscrit indien s'appelant Hueman et l'autre, dans le récit néphite, s'appelant Mormon. On affirme de chacun qu'il fut un grand prophète de Dieu. On affirme de chacun qu'il fut le général en chef de l'armée. (Ibid., p. 342-354.) On affirme de chacun qu'il contribua à obtenir un traité de paix en 350 apr. J.-C., traité dont on affirme qu'il dura dix ans. (Ibid., p. 349-370.) Et la dernière comparaison que je ferai, probablement la plus pertinente pour notre sujet d'aujourd'hui, est celle-ci : On affirme de chacun qu'il fut le compilateur d'un document religieux très important qui exposait les croyances religieuses et l'histoire des habitants de l'Amérique ancienne. (Ibid., p. 337-338, 341-342.) ¶
Comme chacun de nous connaît plus ou moins le récit donné dans les annales néphites des activités de Mormon qui, sous la direction du Seigneur, prit mille ans d'accumulation d'annales et en composa et abrégea, en un seul livre, l'histoire de son peuple, tâche capitale qui fut achevée par son fils Moroni et mise au jour dans les derniers jours sous le titre de Livre de Mormon, je ne perdrai pas de temps à discuter davantage ce point. J'aimerais toutefois citer directement les Works of Ixtlilxochitl, où il décrit Hueman comme un collecteur et un compilateur des annales sacrées de son peuple. Tandis que je méditais sur cette citation particulière, la pensée m'est venue qu'en lisant cette citation on pourrait aisément s'imaginer lire le récit néphite des activités de Mormon comme écrivain et gardien d'annales. Pour citer le document indien du XVIe siècle : ¶
Et avant de poursuivre, je veux faire le récit de Hueman, l'astrologue. . . . Avant de mourir, il rassembla toutes les histoires qu'avaient les Tultecas, depuis la création du monde jusqu'à cette époque [la sienne], et les fit peindre dans un très grand livre, où étaient peintes toutes leurs persécutions et leurs épreuves, leurs prospérités et leurs bonnes fortunes, leurs rois et leurs seigneurs, les lois et le bon gouvernement de leurs ancêtres, les vieux dictons et les bons exemples, les temples, les idoles, les sacrifices, les rites et les cérémonies qu'ils avaient, l'astrologie, la philosophie, l'architecture et les autres arts, tant bons que mauvais, et un résumé de toutes les choses de la science, de la connaissance, les batailles favorables et adverses, et bien d'autres choses ; et il intitula son livre en l'appelant Teoamaxtli, qui, bien interprété, signifie Choses diverses de Dieu et Livre divin. Les indigènes appellent maintenant les Saintes Écritures [c'est-à-dire la Bible] Teoamoxtli, parce que c'est presque la même chose, . . . (Ibid., p. 337-338.) ¶
Cette merveilleuse citation décrivant les activités de Hueman écrivant ou compilant un livre très important ressemble tant au récit néphite des activités de Mormon qu'une telle citation constitue une preuve notable en faveur du Livre de Mormon. ¶
Le second exemple que je donnerai d'un document indien ancien qui contient de nombreuses et merveilleuses preuves à l'appui des affirmations du Livre de Mormon est connu aujourd'hui sous le nom de Popol Vuh. (Popol Vuh, The Sacred Book of the Ancient Quiche-Maya, trad. anglaise de Delia Goetz et Sylvanus G. Morley, Norman, Oklahoma, 1950, p. 1-767.) Le manuscrit original fut écrit en langue quiché par un Indien quiché-maya dans le lointain Guatemala, en Amérique centrale, près de trois cents ans avant que le prophète Joseph Smith ne publie le récit traduit des annales des Néphites. Entre les années 1554 et 1558 apr. J.-C., un Indien de Chichicastenango, au Guatemala, écrivit ce qui a été reconnu par les spécialistes comme un document très important et peu commun dans lequel il exposait la mythologie, les croyances et les traditions de son peuple. (Pour citer feu le docteur Morley : « Ce manuscrit est, sans aucun doute, l'effort le plus vigoureux, le plus littéraire et le plus significatif accompli par l'Indien d'Amérique dans le domaine de la mythologie et de l'histoire. » Ibid., p. 75.) L'auteur indien quiché-maya affirmait qu'il existait, parmi son peuple, une tradition répandue selon laquelle ses ancêtres, dans le lointain passé, avaient à un moment donné possédé un livre important, religieux, sacré, qui avait disparu, son peuple ne l'ayant plus, et c'est pourquoi il écrivit son manuscrit pour remplacer ce livre perdu. ¶
Le père Francisco Ximenez, prêtre catholique qui officiait dans l'église St. Tomas de Chichicastenango, obtint le manuscrit des Indiens quiché-mayas vers 1600 apr. J.-C. Sans doute avait-il gagné leur bienveillance et put-il ainsi emprunter ce manuscrit dans le but de le traduire du quiché en espagnol. ¶
Une fois son travail terminé, la traduction du document indien par le père Ximenez resta sous forme manuscrite pendant environ deux cent cinquante ans avant d'être découverte et publiée en langue espagnole. Depuis lors, elle a paru dans plusieurs éditions espagnoles, ainsi qu'en français et en allemand. Ce n'est toutefois qu'il y a cinq ans (1950) qu'elle fut traduite et publiée pour la première fois en anglais, la traduction étant l'œuvre de Delia Goetz et du célèbre spécialiste des Mayas, Sylvanus G. Morley. ¶
Lorsque le manuscrit quiché-maya fut écrit pour la première fois, il n'avait pas de titre. L'écrivain indien affirmait que le livre quiché perdu s'appelait le Popol Vuh, et il était donc naturel que l'éditeur de ce document du XVIe siècle l'appelle le Popol Vuh d'après le nom du livre quiché-maya perdu. La signification de Popol Vuh, selon le document du XVIe siècle, est Le Livre du peuple, ou Le Livre des princes, ou Le Livre de la communauté. ¶
Il semble que ces titres, d'après le contenu du Livre de Mormon, conviendraient aussi très bien aux annales néphites. ¶
Je vais maintenant citer directement le Popol Vuh et laisser chacun évaluer dans son esprit la possibilité que ces annales se réfèrent aux annales du Livre de Mormon telles qu'elles étaient lorsque les possédait le peuple de l'Amérique ancienne : ¶
Cela, nous l'écrirons maintenant sous la Loi de Dieu et du christianisme ; nous le ferons revivre parce que maintenant le Popol Vuh, comme on l'appelait, ne peut plus être vu, livre dans lequel se voyaient clairement la venue de l'autre côté de la mer et le récit de notre obscurité, et notre vie se voyait clairement. Le livre original, écrit il y a longtemps, existait, mais sa vue est cachée au chercheur et au penseur. Grandes étaient les descriptions et le récit de la manière dont tout le ciel et la terre furent formés, . . . (Ibid., p. 19, 225.) ¶
En parlant du Popol Vuh original que les ancêtres des Indiens quiché-mayas avaient possédé dans le lointain passé, feu le docteur Sylvanus G. Morley, peut-être le plus grand des spécialistes des Mayas, a écrit ce qui suit : ¶
Le Popol Vuh était aussi le livre de prophétie et l'oracle des rois et des seigneurs, [Certes, c'est exactement ce qu'était le Livre de Mormon. Puis il continue :] selon une référence que l'auteur du manuscrit fait dans un autre passage, où il déclare que [Morley citant directement le document du XVIe siècle] « Grands seigneurs et hommes merveilleux étaient les rois merveilleux. . . . Ils savaient s'il y aurait la guerre, et tout était clair devant leurs yeux ; ils voyaient s'il y aurait la mort et la faim, s'il y aurait des querelles. Ils savaient bien qu'il existait un endroit où l'on pouvait voir, qu'il y avait un livre qu'ils appelaient le Popol Vuh. » (Ibid., p. 19, 234-235, 18.) Cette citation rappelle le roi Mosiah et le roi Benjamin, grands prophètes, voyants et révélateurs néphites. ¶
Feu le docteur Morley ajoute le commentaire intéressant que voici : ¶
Et dans le dernier paragraphe, le chroniqueur quiché ajoute d'un accent mélancolique que ce qu'il a dit dans ses écrits est tout ce qui a été préservé des anciens Quichés, « parce qu'on ne peut plus voir (le livre du Popol Vuh) que les rois avaient autrefois, car il avait disparu ». Depuis l'époque où le père Francisco Ximenez a traduit le Popol Vuh du XVIe siècle du quiché en espagnol, les spécialistes ont beaucoup spéculé au sujet de ce livre indien perdu. ¶
Ils ont fait des conjectures sur son auteur, la langue dans laquelle il fut écrit, les matériaux d'écriture employés, son contenu probable et de nombreuses autres choses. Par exemple, dès 1600 apr. J.-C., le père Ximenez écrivait : ¶
La vérité est qu'un tel livre n'est jamais apparu et n'a jamais été vu, et ainsi l'on ne sait pas si cette manière d'écrire se faisait par la peinture, comme celle des Mexicains, ou en nouant des cordelettes, comme celle des Péruviens ; vous pouvez croire que c'était en peignant sur une toile blanche tissée. ¶
L'un des sujets probablement les plus intrigants au sujet du livre perdu des Quichés-Mayas, sur lequel les spécialistes ont spéculé, est celui-ci : « Qu'est devenu le Popol Vuh original ? » Bien sûr, aucun d'eux n'a connu la réponse à cette question, pas plus qu'ils n'ont connu les réponses aux autres questions sur ce sujet sur lesquelles ils ont spéculé. C'est mon opinion ferme que nous, membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, avons de bien meilleures chances de connaître les réponses à de telles questions que les spécialistes, grâce au rétablissement de l'Évangile de Jésus-Christ, aux nombreuses apparitions de l'ange Moroni et à la venue au jour du Livre de Mormon. ¶
Puisque je crois fermement que les Indiens quiché-mayas du Guatemala sont des descendants des peuples du Livre de Mormon de l'Amérique ancienne, comme je crois aussi que d'autres Indiens remontent à la même ascendance, il est naturel pour moi de considérer le Popol Vuh quiché-maya perdu, qui disparut il y a très, très longtemps du milieu des ancêtres des Quichés, comme étant les annales du Livre de Mormon. Il est évident qu'elles furent perdues ou disparurent lorsque Moroni, le dernier historien de la race néphite, les cacha dans la colline de Cumorah en 421 apr. J.-C. La connaissance des activités des compilateurs des annales anciennes, de leur contenu et enfin de leur disparition soudaine fut transmise d'âge en âge par les Indiens, par la tradition, jusqu'au XVIe siècle, époque à laquelle un Quiché-Maya consigna par écrit les traditions de son peuple, selon feu le docteur Morley, « ... comme un substitut du Libro Nacional [le Popol Vuh original ou livre perdu dans lequel “les rois avaient coutume de lire”], comme une révision et une nouvelle version des récits qui avaient été préservés dans le vénérable livre qui avait déjà disparu. » (Ibid., p. 61.) ¶
Dans notre exposé présent, j'ai à dessein présenté des traditions indiennes du Livre de Mormon provenant de quatre régions largement séparées du pays : la première du Canada ; la deuxième de l'Arizona ; la troisième du Mexique ; et la quatrième du Guatemala. Mon but était de montrer que des traditions prévalaient de façon assez universelle parmi les diverses tribus indiennes d'Amérique, selon lesquelles leurs ancêtres, dans le lointain passé, avaient possédé un livre important, sacré, religieux, lequel avait disparu mais, selon beaucoup de traditions, serait mystérieusement préservé et finirait par être rapporté aux descendants des habitants de l'Amérique ancienne. (Ibid., p. 20.) Il est évident que ces traditions s'accordent bien avec ce qui s'est réellement passé au sujet du Livre de Mormon. ¶
Pourquoi les Indiens n'auraient-ils pas reçu par tradition la connaissance du fait que leurs ancêtres de l'Amérique ancienne avaient eu un livre sacré écrit pour eux, puisque les preuves abondent dans le Livre de Mormon, qui montrent clairement que les Lamanites savaient fort bien que leurs rivaux étaient des gardiens d'annales et que les prophètes avaient prédit la destruction finale de la nation néphite et la préservation des annales pour les descendants des Lamanites ? Par exemple, Énos, fils de Jacob et gardien d'annales, sachant que les Lamanites . . . juraient dans leur colère que, si c'était possible, ils détruiraient nos [celles des Néphites] annales et nous, et aussi toutes les traditions de nos pères, [priant avec diligence, demandant] . . . que le Seigneur Dieu préservât des annales de mon peuple, les Néphites . . . afin qu'elles pussent être apportées un jour futur aux Lamanites . . . ¶
. . . et il fit alliance avec moi qu'il les [les annales] apporterait aux Lamanites en son propre temps voulu . . . ¶
Et le Seigneur me dit : Tes pères ont aussi requis cela de moi ; et il leur sera fait selon leur foi ; . . . ¶
... moi, Énos, j'allai parmi le peuple de Néphi, . . . témoignant des choses que j'avais entendues et vues. (Énos 13-19.) ¶
Les deux derniers historiens de la nation néphite, comme les prophètes de la première période, avaient la ferme conviction que les annales seraient préservées et mises au jour dans les derniers jours pour les descendants des Lamanites. Peu avant sa mort, Mormon consigna dans les annales un discours aux descendants des Lamanites dans lequel il dit : ¶
... je voudrais parler quelque peu au reste de ce peuple qui est épargné, . . . Car voici, ceci est écrit dans l'intention que vous ... sachiez ce qui concerne vos pères, et aussi les œuvres merveilleuses qui ont été accomplies parmi eux par le pouvoir de Dieu. (Mormon 7:1, 9.) ¶
Après la mort de Mormon, et lorsque Moroni eut achevé l'abrégé des annales jarédites, il écrivit : ¶
C'est pourquoi, j'écris encore un petit nombre de choses, contrairement à ce que j'avais pensé ; . . . afin qu'elles aient peut-être de la valeur pour mes frères, les Lamanites, un jour futur, selon la volonté du Seigneur. (Moroni 1:4.) ¶
Je rends témoignage que le Livre de Mormon contient la parole de Dieu et qu'il fut écrit à l'origine par de saints prophètes sachant qu'il serait préservé pour être mis au jour dans les derniers jours au profit des descendants des Lamanites — les Indiens d'Amérique. De fait, l'un des buts déclarés de l'écriture et de la préservation de ce livre sacré est proclamé dans sa préface, qui déclare qu'il fut « . . . écrit aux Lamanites ». ¶
Puisque la connaissance de toutes les choses dont j'ai parlé était si largement répandue parmi les Néphites, j'ai la ferme conviction que les Lamanites étaient eux aussi pleinement conscients des annales et des promesses qu'elles contenaient pour leur postérité. Après la fin de l'histoire néphite, il est certain que les Lamanites et leurs descendants indiens ont transmis cette connaissance d'âge en âge par la tradition jusqu'à l'époque présente, ce qui s'est réellement produit ; et l'on comprend ainsi aisément pourquoi les Indiens qui vivent dans diverses parties des Amériques ont des traditions semblables du Livre de Mormon. Ces traditions indiennes, à mon sens, fournissent d'importantes preuves à l'appui des affirmations des auteurs néphites — constituant ainsi d'autres preuves importantes en faveur du Livre de Mormon. ¶
Je rends témoignage de ces choses, et je le fais au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶