Mes frères et sœurs et amis, que je vois...
Ezra Taft Benson
Mes frères et sœurs et amis, que je vois et que je ne vois pas : J'aborde cette tâche cet après-midi avec une profonde humilité. C'est vraiment une expérience qui donne à réfléchir, et pourtant un honneur insigne. Je recherche l'inspiration du ciel ainsi que votre foi et vos prières pendant que je m'efforce de parler quelques instants. ¶
Je suis très reconnaissant d'avoir l'occasion d'être ici à cette grande conférence. Je suis reconnaissant au président McKay de m'avoir invité à venir, et je voudrais lui dire, en réponse à ses paroles aimables, que je suis sûr que personne sur terre n'est aussi heureux que moi de pouvoir être ici aujourd'hui. ¶
Je suis très reconnaissant que le Seigneur ait permis à notre avion d'atterrir pendant l'orage hier soir, juste à temps pour nous rendre à cette grande réunion de la prêtrise. Lorsque le président McKay a mentionné que soixante et onze rassemblements différents s'étaient réunis hier soir et que nous n'avions jamais eu autant de points de diffusion pour la réunion générale de la prêtrise, j'ai pensé à une chose plutôt humoristique dite par l'un de nos artistes nationaux à la télévision, qui participe à un programme de promotion en faveur d'une plus grande consommation de produits laitiers. Nous avons eu un certain excédent de ces denrées. Cet artiste a été engagé par les agriculteurs de ce pays, par l'intermédiaire de l'American Dairy Association, dont le président est l'un de nos présidents de pieu. À l'antenne, il a exprimé sa fierté d'être associé à cette grande organisation, non seulement une organisation d'agriculteurs, mais aussi de plusieurs millions de vaches laitières. « Maintenant, a-t-il dit, mesdames et messieurs, il y a peut-être des organisations qui ont plus de branches, mais je suis sûr qu'il n'y a aucune organisation qui ait plus de points de sortie. » ¶
Je me réjouis avec vous, mes frères et sœurs, de cette grande conférence. J'ai reçu un élan spirituel des témoignages rendus, et je suis particulièrement reconnaissant d'avoir pu entendre les messages de la Première Présidence à la session de la prêtrise hier soir et de nouveau aujourd'hui. Je ne puis imaginer d'expérience plus riche que celle des vingt-quatre dernières heures. ¶
Je suis reconnaissant pour toutes les bénédictions qui sont les miennes. Je suis resté assis ici aujourd'hui à les énumérer. Je suis reconnaissant de pouvoir vivre en ce jour, de jouir des libertés qui sont les nôtres et des relations que nous avons dans l'Église et dans cette grande nation. ¶
Je suis reconnaissant de la confiance et de l'amour de mes frères et sœurs dans l'Église. ¶
Alors que j'écoutais ce grand message du Président ce matin, un message dont nous avons tous besoin dans nos foyers, mon cœur s'est rempli de gratitude et d'action de grâces de ce que le prophète de Dieu ait pu véritablement parler comme quelqu'un qui a de l'autorité sur ce sujet très sacré et important du foyer et de la famille. Je suis reconnaissant pour mon foyer et ma famille. Je suis reconnaissant pour ma compagne et pour son inspiration, sa force et son aide. Je sais que je n'aurais pu accomplir le peu que j'ai réalisé sans sa grande foi, son dévouement et son soutien. ¶
Je suis reconnaissant d'être issu d'un bon foyer de Saints des derniers jours. ¶
Je remercie le Seigneur de l'occasion qui a été la mienne de m'associer à mes frères, les Autorités générales. ¶
Pendant neuf années glorieuses, j'ai eu avec eux des relations presque quotidiennes. Depuis deux ans, je me trouve beaucoup moins fréquemment en leur présence, et je suis certain qu'ils ne sauront jamais pleinement combien m'a manqué la fréquentation très proche et intime de ces années antérieures. ¶
Je suis reconnaissant de la foi et des prières des Saints et du soutien de bonnes gens partout dans les responsabilités qui sont maintenant les miennes, tant au gouvernement que dans l'Église. Je remercie Dieu pour les lettres qui sont venues, aux heures de tension, de membres fidèles de l'Église et de braves gens d'ailleurs. ¶
Le président McKay a parlé de ces merveilleux présidents de mission, et ce sont des hommes merveilleux. En l'entendant, j'ai pensé à l'un d'eux qui est malade dans un hôpital local, dont j'ai appris la maladie depuis mon arrivée à cette conférence — l'un de ceux avec qui j'ai eu le grand plaisir de parcourir les rues de la Hollande à la fin de la guerre — l'un des plus vaillants. Président Cornelius Zappey,* si vous nous écoutez aujourd'hui, permettez-moi de vous dire que nous vous aimons, que Dieu vous aime pour votre dévouement, et que nous prions pour qu'il juge bon de vous rendre pleinement et rapidement la santé et la force. J'espère et je prie que nous puissions un jour faire de nouveau équipe comme missionnaires, sinon dans cette vie, du moins dans les éternités à venir. ¶
Je suis reconnaissant, mes frères et sœurs, pour les glorieux principes salvateurs de l'Évangile, pour mes ancêtres qui ont eu le courage et la force d'accepter la vérité lorsqu'ils l'ont entendue et de se joindre à un peuple impopulaire. ¶
Je suis reconnaissant pour le riche héritage qui est le mien. Je suis reconnaissant de la mission de Joseph Smith, le prophète, et de ceux qui lui ont succédé, pour leur dévouement vaillant à la vérité. Je suis reconnaissant d'avoir été fait bénéficiaire des bénédictions inestimables qui sont venues par l'Évangile. ¶
Aujourd'hui, j'ai dans mon cœur de l'amour non seulement pour ceux-là, mais aussi pour tous les enfants de Dieu. Je n'éprouve aucun ressentiment envers aucun être humain. Avec vous, je hais le péché, mais j'aime le pécheur. Nous avons tous besoin de nous repentir. ¶
Je me réjouis de la propagation de l'Évangile et de la croissance de l'Église dans le monde entier. J'ai été enthousiasmé en lisant les récits des visites du président McKay aux missions du Pacifique Sud. J'ai été enthousiasmé par les messages d'hier soir de deux de nos collègues qui ont rendu compte de l'activité missionnaire dans le Pacifique Sud et tout là-haut en Finlande lointaine. Je suis très reconnaissant, mes frères et sœurs, pour toutes ces bénédictions inestimables. ¶
Je me rends compte qu'à travers les âges il y a eu une tendance à ce que la vérité soit plutôt sur l'échafaud et l'erreur sur le trône. Je reconnais qu'il y a eu une tendance à vénérer les prophètes morts et à persécuter les oracles vivants. Je reconnais qu'il y a deux grandes forces dans le monde. Et comme l'a dit le prophète du Livre de Mormon, ¶
Car il doit nécessairement y avoir une opposition en toutes choses. (2 Néphi 2:11.) ¶
Je suis reconnaissant que nous ayons notre libre arbitre, qui est pour moi une bénédiction éternelle, un principe éternel. Je reconnais qu'aujourd'hui Satan, l'adversaire, est toujours aux aguets. Il n'emploie pas envers ce peuple les moyens de persécution qu'il employait autrefois, mais il est toujours l'ennemi de la vérité, et il emploie d'autres méthodes aujourd'hui. Il emploie probablement la méthode qui consiste à encourager l'autosatisfaction. Il s'efforce probablement de nous endormir dans une fausse sécurité parce que tout semble aller bien en Sion. L'un des prophètes du Livre de Mormon a dit que ce serait le cas dans les derniers jours. Vous vous souvenez de la prédiction de Néphi lorsqu'il a dit : ¶
Car voici, en ce jour-là, il fera rage dans le cœur des enfants des hommes et les incitera à la colère contre ce qui est bon. ¶
Et il en pacifiera d'autres et les endormira dans une sécurité charnelle, de sorte qu'ils diront : Tout est bien en Sion ; oui, Sion prospère, tout est bien — et c'est ainsi que le diable trompe leur âme et les entraîne soigneusement sur la pente de l'enfer. ¶
C'est pourquoi, malheur à celui qui est à l'aise en Sion ! ¶
Malheur à celui qui crie : Tout est bien ! (Ibid., 28:20-21, 24-25.) ¶
Or, bien sûr, l'Église elle-même est le grand instrument de Dieu pour édifier, sauver et exalter les hommes partout, par l'application des principes simples de l'Évangile. C'est une manière de vivre qui rendra les hommes heureux, et « les hommes sont pour avoir la joie ». Ce grand instrument doit résister à l'opposition et à l'autosatisfaction. ¶
Le programme de l'Église, la mission de l'Église, est de former le caractère, d'élever les hommes et les femmes, en leur donnant l'occasion de participer et de prendre des responsabilités. C'est notre grand privilège d'apprendre la vérité et d'aider à la répandre auprès des enfants de Dieu partout, leur fournissant ainsi le moyen d'être conduits à l'exaltation. ¶
Ces dernières semaines, j'ai eu le glorieux privilège de visiter onze de nos pays d'Amérique latine. Cette visite avait un triple caractère. Tout d'abord, c'était une réponse à des invitations de dirigeants de ces nations, en particulier de ministres de l'agriculture ; elle a aussi fourni l'occasion de mieux connaître leur agriculture, et aussi de se rendre compte des résultats des exportations que nous faisons vers ces nations, de bétail reproducteur, tel que bovins de boucherie, bovins laitiers, porcs, volailles, et aussi de nombreuses variétés de semences ; elle a aussi fourni l'occasion, comme le pensait le président des États-Unis, de contribuer à renforcer les liens d'amitié et de compréhension avec nos excellents voisins au sud de la frontière. ¶
Je veux vous dire, mes frères et sœurs, que ce fut une expérience des plus satisfaisantes. Je suis très reconnaissant des contacts que j'ai eus avec les présidents de ces nations, avec les ministres de l'agriculture et avec la population en général. J'apprécie l'occasion que j'ai eue de visiter des ranchs, des fermes et des plantations, d'entrer dans les foyers des gens et de ressentir leur esprit chaleureux et leur amitié envers le peuple des États-Unis. ¶
Je pense que les perspectives là-bas sont des plus encourageantes. Ces pays sont aujourd'hui en marche, et ils veulent faire équipe avec les États-Unis. Ils ont un amour et un respect profonds pour notre peuple d'ici. Ils admirent et respectent notre technologie, nos méthodes, notre système d'entreprise libre. Ils sont très désireux d'élever le niveau de vie de leur propre peuple en adoptant les pratiques que nous avons suivies dans ce pays. Il y a un éveil économique dans beaucoup de ces pays, et je m'attends à des développements sans précédent dans les années à venir. J'espère que ces développements comprendront un accroissement et une diffusion de l'Évangile rétabli. Ils passent, pour ainsi dire, presque de la charrue à un cheval au tracteur à chenilles du jour au lendemain. Ils ne le font pas avec la lente transition que nous avons connue ici. ¶
J'ai constaté qu'ils aiment qu'on les appelle Américains. Ils sont très fiers d'avoir des milliers de leurs étudiants ici aux États-Unis, apprenant notre mode de vie et s'instruisant sur notre agriculture et notre technologie. J'ai constaté qu'ils étaient très heureux d'apprendre que, pour les Saints des derniers jours, la Terre promise, le pays de Sion, comprend toute l'Amérique du Nord et du Sud. J'ai eu le plaisir de constater aussi qu'il y a des signes que le communisme a en grande partie échoué dans ces pays. Il est vrai qu'il y a encore quelques points dangereux, mais il y a des signes que la stabilité politique augmente. J'ai été très satisfait, en m'entretenant personnellement avec les présidents de ces républiques, de les entendre se prononcer en faveur des principes de liberté qui ont tant compté pour notre grande nation et notre bon voisin du nord. ¶
Notre aide technique là-bas, au sud, porte ses fruits. Ils ont plus besoin d'assistance technique et d'encouragement que de subventions. Je pense que l'avenir est brillant, et je suis très heureux que les missions de notre Église se répandent dans ces pays. ¶
Je suis revenu impressionné de voir que ces gens veulent que nous les aidions à s'aider eux-mêmes. L'avenir paraît brillant, et j'ai dit à certains de mes collègues à mon retour que, si j'étais un jeune homme de vingt-cinq ans aujourd'hui, j'envisagerais de me diriger vers le sud. Probablement, lorsque nous aurons achevé la route interaméricaine, il nous sera plus facile de rendre visite à nos voisins du sud. Je l'espère. ¶
J'ai été heureux aussi de constater, au cours de mes voyages dans ces onze pays, que notre peuple mormon se trouve dans presque chaque nation. D'une manière générale, ils font bonne figure. J'ai été content des contacts que j'ai eus avec eux. En commençant à Cuba, lors de notre visite au président élu d'alors, Batista, et en continuant à travers dix autres nations — j'ai été content que nous ayons eu l'occasion de dire quelque chose sur l'Église et d'expliquer les fondements de l'Évangile. ¶
Sœur Benson est, je pense, une missionnaire plus efficace que son mari. Il me semble que nous expédions des livres de l'Église là-bas depuis des jours depuis notre retour. Nous avons envoyé de nombreux exemplaires de notre littérature, surtout en réponse à des conversations qu'elle a eues avec les charmantes épouses des présidents, des ministres de l'agriculture, des ambassadeurs et d'autres. ¶
J'ai été heureux de rencontrer nos militaires à Porto Rico, de la base aérienne de Ramsey et de Fort Buchanan. Aux îles Vierges, où j'ai siégé, en tant que membre du conseil d'administration de la Virgin Islands Corporation, j'ai été surpris, lorsqu'un certain technicien, un ingénieur électricien, a été invité à venir nous consulter, de découvrir qu'il était membre de l'Église. Comme des expériences semblables se répétaient, j'ai pensé à la remarque faite il y a quelque temps par un homme d'affaires des États du centre-nord qui, s'étant inscrit dans un hôtel de Washington, demanda s'il y avait des Mormons à Washington. L'employé de l'hôtel répondit : « Je suppose que oui. Ils semblent être partout. » ¶
Eh bien, je les ai trouvés là-bas. Pas très nombreux, mais quelques-uns presque partout ! À Trinidad, qui est dans l'orbite britannique, nous avons trouvé un membre de l'Église qui servait comme l'un des secrétaires du consulat. Au Venezuela, nous avions reçu par avance des lettres d'une ou deux familles exprimant l'espoir que nous pourrions tenir une réunion pendant notre séjour. Puis, quand j'ai eu le plaisir de m'adresser à la Chambre de commerce américaine de Caracas, qui donc la présidait, sinon l'un de nos garçons mormons de Tooele, dans l'Utah. Ce fut une grande joie, lorsque nous sommes allés de Caracas à Barquisimeto, d'avoir l'occasion de tenir une réunion dans une chambre d'hôtel avec des représentants de trois ou quatre familles mormones de cette région et de constater qu'elles avaient hâte de faire démarrer une École du Dimanche. ¶
Au Panama, au Costa Rica, au Nicaragua, bien sûr, nous avons trouvé des groupes de Saints et des missionnaires. Ce fut toujours un grand plaisir de les voir aux aéroports, de tenir avec eux une brève réunion ou de nous joindre à eux pour le petit-déjeuner ou le déjeuner. J'aurais souhaité que notre emploi du temps chargé nous permît de passer plus de temps avec ces excellents groupes. Tout à fait par hasard, à cause d'un problème d'avion, nous nous sommes arrêtés au Guatemala. Nous avons eu l'occasion, pendant sept heures là-bas, de voir la charmante nouvelle maison de la mission et la chapelle, d'avoir une longue conversation avec l'ambassadeur et de l'entendre parler en termes élogieux de notre peuple. En fait, j'ai été heureux partout où nous sommes allés de constater que l'on parlait bien de l'Église. ¶
Nous avons terminé notre petite tournée de deux semaines et demie en passant un jour de sabbat à Mexico avec le président et sœur Bowman et les missionnaires et les Saints dans un grand rassemblement là-bas. Plus tard le lendemain, lors de ma visite au président de cette république, il a exprimé sa surprise et a paru assez content de découvrir le nombre de personnes de notre foi que nous avons à Mexico même. Il connaissait notre peuple des Colonies, et il a parlé en termes élogieux de l'Église et de son peuple. ¶
Ainsi, je pourrais continuer, mes frères et sœurs. J'ai aussi trouvé une presse très amicale, comme l'a rapporté le président McKay. Je pense qu'il n'y a pas eu une seule question tendancieuse posée durant toutes les conférences de presse que nous avons eues. Il n'était pas rare qu'à la fin d'une conférence de presse d'une heure, des représentants de la presse se rassemblent autour de nous après que nous avions parlé d'agriculture, et disent : « Maintenant, monsieur le Secrétaire, nous aimerions passer à un autre sujet. Nous aimerions que vous nous parliez un peu de l'Église. » Ce fut toujours un grand plaisir, bien sûr, de leur parler un peu de l'histoire, de l'organisation et de la doctrine de l'Église. ¶
Ainsi, mes frères et sœurs — et je n'ai même pas mentionné la Colombie — il me semble que nous avons maintenant une grande occasion, alors que l'Église s'étend dans le monde. L'Église jouit d'une merveilleuse réputation. Elle est bien considérée. Elle est bien connue. Il est si important aujourd'hui que tous nos membres, qui qu'ils soient et quoi qu'ils soient, vivent l'Évangile, qu'ils gardent les commandements de Dieu. Et s'ils sont isolés, il est important qu'ils s'arrangent pour tenir des réunions dans leurs propres foyers, qu'ils invitent leurs voisins à leur École du Dimanche, afin de contribuer à répandre l'Évangile. À mon humble avis, le monde a faim de vraie religion, et nous l'avons. ¶
Je suis sûr, mes frères et sœurs, que dans les jours à venir, beaucoup accepteront la vérité, particulièrement dans les pays que je viens d'avoir l'occasion de visiter. ¶
Je me souviens, comme vous aussi, d'occasions où nous nous sommes réunis avec une poignée de personnes seulement dans une région isolée, et de la manière dont le Seigneur était là avec son Esprit. Je me souviens d'avoir rencontré les Saints, tout là-haut à Selbongen, en Prusse-Orientale, juste après la guerre, et dans des endroits isolés en Hollande. Je me souviens d'avoir rencontré les Saints en Tchécoslovaquie, de petits groupes seulement. Je me souviens fort bien de cette réunion dont le président Matis a parlé hier soir, tout là-haut à Larsmo, en Finlande. C'était un petit groupe isolé, mais l'Esprit de Dieu était présent et a touché le cœur des gens. Il en sera ainsi partout où notre peuple se réunira si nous demeurons seulement fidèles et loyaux. Que Dieu nous accorde de le faire. ¶
Puissions-nous faire sentir notre influence pour le bien dans le monde, car nous devons servir de levain qui fera lever le monde par la justice. Dans une large mesure, c'est là notre mission. ¶
Ainsi, mes frères, puissions-nous nous préparer, en tant qu'anciens en Israël, à contribuer à élargir et à renforcer les frontières de Sion, à élargir ses pieux et à édifier le royaume. Dieu attend de nous que nous nous levions et brillions, parce que nous sommes le sel de la terre, la lumière du monde, et, je le crois, l'espoir du monde, parce que nous sommes les dépositaires de la vérité révélée de Dieu. ¶
Le Seigneur l'a rendu très clair dans les révélations. « En vérité, je vous le dis à tous », dit-il, en 1838, « Levez-vous, brillez, afin que votre lumière soit une bannière pour les nations. » (D. & A. 115:5.) ¶
Et six ans plus tôt, il dit à une Église alors en difficulté, petite par le nombre, affligée de persécutions ; ¶
Car Sion doit croître en beauté et en sainteté ; ses frontières doivent être élargies ; ses pieux doivent être fortifiés ; oui, en vérité, je vous le dis : Sion doit se lever et revêtir ses habits d'apparat. (Ibid., 82:14.) ¶
Quels sont ces habits ? Ces habits sont les habits de justice, les habits de dévouement à la vérité — l'Évangile en action. ¶
Notre message est un message mondial, mes frères et sœurs et amis. Dans cette glorieuse première section de Doctrine et Alliances, donnée comme préface au Livre des commandements, le Seigneur a dit ces paroles, que je vous cite en terminant : ¶
Écoute, ô peuple de mon Église, dit la voix de celui qui demeure en haut et dont les yeux sont sur tous les hommes ; oui, en vérité, je le dis : Écoutez, peuples lointains, et vous qui êtes dans les îles de la mer, prêtez tous l'oreille. ¶
Car, en vérité, la voix du Seigneur s'adresse à tous les hommes, et il n'en est aucun qui puisse s'y dérober ; et il n'est pas d'œil qui ne verra, pas d'oreille qui n'entendra, pas de cœur qui ne sera pénétré. (Ibid., 1:1-2.) ¶
Ce sont là des paroles qui donnent à réfléchir, des paroles du Maître, Jésus le Christ, par son prophète, Joseph Smith, à tous les enfants de Dieu. ¶
Puissions-nous ne pas être à l'aise en Sion. Nous avons une immense responsabilité. C'est l'œuvre de Dieu, mes frères et sœurs et amis, et je vous rends aujourd'hui mon témoignage que je sais que Dieu vit, qu'il est un Dieu personnel, qu'il entend et exauce les prières. Je sais que Jésus est le Christ, le Rédempteur du monde, notre Frère aîné, le Sauveur de l'humanité. Je sais aussi que Joseph Smith est et fut un prophète de Dieu, un instrument entre les mains du Tout-Puissant pour inaugurer cette dernière et la plus grande de toutes les dispensations de l'Évangile. La prêtrise a été rétablie ; la vérité est ici dans sa plénitude. Je le sais comme je sais que je vis, et je remercie Dieu de ce témoignage, et je prie pour que ses bénédictions reposent sur nous tous, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶
Note : le Rapport de la conférence imprimé comporte une note en bas de la p. 46 : « Le président Zappey est décédé le 22 avril 1955. Il avait été à la fois président de la mission des Pays-Bas et de celle des États du Centre-Est. Il avait été relevé de cette dernière mission en mars 1955. » ¶