Pulpit

Pour moi-même et pour vous tous...

Adam S. Bennion

1955 April General Conference·Fourth Day — Afternoon Meeting·1955-04-06

Pour moi-même et pour vous tous, j'exprime ma gratitude à ces Mères chanteuses. Je suis reconnaissant que le charme de leurs berceuses ait été sublimé en la sainteté de leurs cantiques sous la direction inspirée de sœur [Florence Jepperson] Madsen.

Ceux d'entre nous qui sont assis ici cet après-midi, et qui devons encore attendre notre tour, savent que voici l'heure. Cela me rappelle le temps où nous jouions aux chaises musicales. Vous vous souvenez : nous nous rassemblions en cercle autour des chaises et l'hôte retirait une chaise à chaque tour, de sorte qu'il y avait une chaise de moins que de personnes. Nous savions, quand il ne restait plus que trois ou quatre chaises, que c'était le moment décisif. Eh bien, toutes les chaises ont été retirées, sauf trois !

Frère Richard Evans et moi sommes assis ici ensemble depuis trois jours, constatant l'un à l'autre qu'il y a de la force dans cette assemblée — des hommes forts et des femmes remarquables.

Il m'intrigue de savoir qu'en cent vingt-cinq ans six membres sont devenus un million et quart de personnes. C'est là un magnifique accomplissement dans l'œuvre du Seigneur.

Je suis doublement reconnaissant d'être ici aujourd'hui, car en octobre dernier j'ai manqué cette conférence. Sorti depuis peu de l'hôpital, je me remettais chez moi. Mais cette expérience m'a apporté quelque chose que je n'aurais peut-être pu recevoir d'aucune autre manière. Je me tiens ici aujourd'hui, reconnaissant des bénédictions de notre Père céleste et de sa bonté. Je vous apporte mon témoignage de la puissance de la prêtrise, car, sous les mains de mes bons frères que voici, j'ai été béni jusqu'à retrouver la santé et la force. Je sais que le pouvoir de guérir se trouve dans cette prêtrise, et je vous rends témoignage qu'il en est ainsi.

Cette conférence a été merveilleuse.

Je suis resté assis ici la plus grande partie du temps la gorge serrée. Je suis honoré d'être ici. Je me réjouis de la puissance de la direction de cette Première Présidence. Ils comptent parmi les hommes les plus forts qui aient jamais guidé les destinées de cette Église. Je rends hommage à mes frères. C'est une force de soutien que de voir chacun d'eux nous donner sa bénédiction pour cette expérience. Ce sont des hommes forts, comme vous le savez par les preuves de cette conférence. Ce sont des hommes dévoués, et entre leurs mains vous pouvez envisager avec confiance l'avenir de cette grande Église.

Je prie pour que, pendant les quelques minutes que j'occuperai, je sois en harmonie avec l'Esprit, l'Esprit qui élève, que nous avons ressenti tout au long de cette conférence.

Je me préoccupe toujours de l'effet de prolongement de nos enseignements. L'Évangile, selon l'expression de Paul, est la puissance de Dieu pour le salut, et ces conférences, toutes nos réunions et le génie propre de l'Évangile lui-même sont destinés à nous aider à mieux vivre.

Chaque semaine, nous nous rendons dans quelque pieu ou quelque mission. Chaque lundi matin, je reviens réconforté et édifié, non seulement dans ma foi, mais aussi dans l'assurance de la bonté des gens parmi lesquels nous travaillons. Je vous rends témoignage que la preuve que nous recevons semaine après semaine est que l'Évangile fait des hommes et des femmes meilleurs ; il transforme leur vie ; et je veux évoquer, à partir de deux de nos conférences, quelques-unes des choses qui ne me laisseront plus jamais le même.

ELDER ADAT\ S. BENNION 109 Quand on m'a présenté au foyer où je devais loger dans le pieu de Klamath [Oregon-Californie], je me suis senti un peu gêné, parce que l'hôtesse, l'épouse d'un membre de la présidence de pieu, était dans un fauteuil roulant, estropiée depuis vingt ans par les effets de la polio. Mais l'expression de son visage m'a convaincu que je n'avais pas à avoir d'appréhension. Elle circule dans ce fauteuil roulant, grâce à la bonté d'un bon mari, comme si la maison avait été construite tout exprès pour elle. Elle roule jusque dans la cuisine, entre la cuisinière et la table de service où elle prépare la nourriture, fait un tour et la tient prête à être distribuée. Elle enseigne une classe d'École du Dimanche, est dirigeante à la Société de secours, et si vous avez jamais serré la main de cette petite femme et surpris l'expression de son visage, vous savez que, si une affliction peut estropier le corps, elle ne peut jamais handicaper un tel esprit.

Quelques semaines plus tard, je suis descendu dans le pieu de Zion Park [Utah]. Je serai reconnaissant tout le reste de mes jours de l'inspiration de cette visite. Dans une famille de là-bas, je crois avoir vu autant d'affliction que j'en aie jamais vu dans aucune autre famille. Mais ces braves gens se sont élevés au-dessus d'elle de façon si merveilleuse. Le président du pieu, là-bas, a servi pendant la guerre, et c'est presque un miracle qu'il en soit revenu vivant. Il porte maintenant une plaque d'acier, une plaque crânienne, avec l'indication, sur le front, qu'elle s'y trouve. Sa femme, frappée d'arthrite, avait des pieds sur lesquels elle pouvait à peine marcher, jusqu'à ce qu'ils aient tous été brisés de nouveau et refaits, et des mains si noueuses et tordues que, lorsqu'on tend la main pour serrer la sienne, on voudrait pouvoir lui donner une bénédiction. Deux excellents garçons sont nés dans la famille, puis le troisième enfant, une petite fille, à cause des complications dues au facteur Rhésus négatif, est restée invalide pendant huit ans. Je veux vous dire que lorsqu'on entre dans ce foyer et qu'on saisit l'esprit du père et de la mère, et qu'on regarde les garçons se précipiter pour aider la petite qui, lorsqu'elle tombe, ne peut se relever, lorsqu'on s'agenouille dans ce foyer et qu'on écoute les prières de cette famille, avec sa gratitude envers le Dieu Tout-Puissant pour la bonté qu'il lui a témoignée, on sait que l'Évangile est la puissance de Dieu pour le salut.

Eh bien, à la lumière de ces deux expériences, j'aimerais m'associer à vous quelques instants cet après-midi pour considérer l'une des déclarations les plus riches qui aient jamais été faites. J'aime le Livre de Mormon et je l'aime depuis que je suis tout jeune. Pour cet après-midi, j'ai choisi dans le deuxième livre de Néphi le passage. que je veux développer un peu avec vous :

Et maintenant, voici, si Adam n'avait pas transgressé, il ne serait pas tombé, mais il serait resté dans le jardin d'Éden. Et toutes les choses qui avaient été créées auraient dû rester exactement dans l'état dans lequel elles étaient après avoir été créées ; et elles auraient dû rester à jamais et ne pas avoir de fin.

Ils n'auraient pas eu d'enfants ; c'est pourquoi, ils seraient restés dans un état d'innocence, n'ayant aucune joie, car ils ne connaissaient aucune misère, ne faisant aucun bien, car ils ne connaissaient aucun péché.

Mais voici, tout a été fait dans la sagesse de celui qui sait tout.

Et maintenant, mon thème :

Adam tomba pour que les hommes fussent, et les hommes sont pour avoir la joie. (2 Néphi 2:

22-25.) Ce même sentiment trouve un écho dans l'un des plus grands documents jamais donnés à l'humanité, les Béatitudes du Sermon sur la montagne. Vous vous souvenez que chaque paragraphe de ce grand document commence par une bénédiction. « Heureux les pauvres en esprit », et ainsi de suite tout au long. Dans le paragraphe final de ce grand document, « Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte . . . »

— vous vous en souvenez.

Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

(Matthieu 5:11-12.) Je pense parfois que nous laissons les aspects négatifs, les aspects disciplinaires, les aspects prohibitifs évincer l'enseignement des joies de l'Évangile. Je voudrais que nous centrions un moment aujourd'hui notre réflexion sur les joies de vivre l'Évangile, non comme une obligation mais comme un privilège — l'un des plus riches privilèges de la vie.

Si nous en avions le temps cet après-midi, j'aimerais développer le sens du mot joie. Dans le langage courant, nous parlons comme si joie, plaisir, allégresse et bonheur étaient tous synonymes. Mais dans ce passage du Livre de Mormon, la joie a un sens bien plus riche. Le plaisir, à mon sens, est essentiellement la satisfaction de l'un des sens. Le bonheur semble se centrer sur une sorte de contentement né d'une bonne fortune ou de quelque circonstance fortuite. Mais la joie révèle une certaine exaltation spirituelle. Comme quelqu'un l'a dit : « La joie est plus intense que le bonheur, plus profonde que l'allégresse, dont elle est proche parente, plus noble et plus durable que le plaisir. » En y réfléchissant, la joie me paraît être essentiellement spirituelle et avoir une qualité durable, avec un soupçon de béatitude éternelle.

Comment pouvons-nous aspirer à cette chose qu'on appelle la joie de vivre ? Nous ne pouvons pas l'acheter ; elle n'est pas en vente sur le marché, et l'on ne peut pas non plus aller la cultiver directement. Tout au plus semble-t-elle être une sorte de sous-produit. C'est un résultat final obtenu par un accomplissement digne.

Je viens à vous aujourd'hui avec trois suggestions qui, je pense, contribuent à la joie :

I. En premier lieu, nous pouvons la trouver dans le travail du monde. Il y a eu, peut-être de façon beaucoup trop forte, une tendance récente à dorloter les enfants que nous aimons.

Dans notre propre législature d'État, en tentant de protéger les enfants, nous pourrions aisément leur rendre un grand mauvais service. Je remarque ce matin que notre gouverneur indique qu'il serait prêt à convoquer de nouveau la législature en session pour corriger l'erreur, car il n'y a pas grande sagesse à mettre une prime sur l'oisiveté, que ce soit pour les enfants ou pour les hommes.

Vous vous souvenez de ce que le Seigneur a dit : « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain. » (Genèse 3:19.) Et il y a ce merveilleux passage dans Jean.

Lorsque le Sauveur fut critiqué pour quelque chose qu'il avait fait le jour du sabbat, il répondit à ses accusateurs en disant : « Mon Père agit jusqu'à présent ; moi aussi, j'agis. »

(Jean 5:17.) Et puis ce passage mémorable de l'Ecclésiaste :

« Le sommeil du travailleur est doux, qu'il ait peu ou beaucoup à manger : (je suis content de n'avoir pas été riche — parce que la ligne suivante dit) . . . mais l'abondance du riche ne le laisse pas dormir. » (Ecclésiaste 5:12.) Toute ma vie, j'ai joui du privilège béni de vivre avec des gens qui aiment travailler. Je me réjouis d'avoir une compagne qui prend plaisir à entretenir notre foyer. Né dans une petite ville de campagne de cette vallée, je frémis encore de bonheur en pensant à l'œuvre de deux hommes, Robert et Willard Pixton, qui furent des pionniers dans ma ville. Ils se piquaient qu'il n'y ait jamais eu une mauvaise herbe dans leur carré de pommes de terre. Ils sélectionnaient leur grain, et quand il arrivait à la récolte d'automne, il était magnifique.

Ces hommes travaillaient comme s'ils aimaient travailler, et quand l'automne venait, après avoir labouré, semé, cultivé, irrigué et récolté — les granges pleines de foin, les greniers riches de grain — et les caves débordantes de fruits et de légumes — je suis bien sûr que Robert et Willard Pixton réunissaient la famille dans une action de grâces pleine de joie — joie pour les bénédictions du ciel.

J'ai toujours été heureux d'avoir vécu dans un foyer humble — un foyer où l'on aimait travailler. Je me rappelle l'émotion des jours où nous rentrions la paille nouvelle pour la mettre sous le tapis de chiffons qui avait été tissé avec les chiffons que maman avait coutume de couper et d'enrouler en pelotes pour les porter à faire un tapis. Comme nous aimions « piétiner » la paille pour la tasser afin que le tapis puisse être tendu par-dessus ; puis nous fixions le tendeur et « trépignions » encore un peu, tirant et poussant, puis clouions le tapis. C'étaient de grands jours. Aucun homme ne s'est jamais détendu plus voluptueusement sur un tapis persan.

Je me souviens de l'époque où l'on tuait le cochon à l'automne, où les jambons étaient mis en saumure et où l'on faisait la saucisse, non avec les morceaux dont on ne voulait pas, mais avec les morceaux choisis. J'ai toujours pensé que manger relevait du domaine du plaisir — mais je veux vous dire que certains repas frôlent la joie de bien près.

Pendant des années, je suis resté en contact avec l'un des meilleurs écrivains d'Amérique, qui a écrit ce petit paragraphe, il y a quelque temps, dans un journal de Chicago :

Lorsqu'un jeune homme ne trouve aucune joie dans son travail quotidien, qu'il s'y rend le matin à regret, n'éprouve aucune reconnaissance d'avoir du travail à faire et n'aime pas les heures où il l'accomplit, il y a quelque chose qui ne va pas. C'est une chose réconfortante que d'avoir l'habitude du travail assidu, le désir de mieux faire la tâche de chaque jour que celle de la veille, et de la quitter avec la conscience de l'avoir bien accomplie. Un triste avenir attend le jeune homme qui déteste le travail, qui n'aime pas son employeur et fournit aussi peu d'effort qu'il le peut pour s'en tirer. Il souffrira davantage de sa dérobade que son employeur, parce qu'il détruit sa propre chance de joie dans sa vie.

Quelqu'un a dit : « Heureux l'homme qui a un travail qu'il aime faire », mais quelqu'un d'autre a ajouté la pensée fondamentale : « Heureux l'homme qui aime le travail qu'il doit faire. »

II. Eh bien, nous pouvons trouver la joie en un second endroit. C'est dans la vie du foyer, dont il a été si admirablement parlé ici tout au long de cette conférence, à commencer par ce message inspiré de notre Président.

Je suis conscient de la lutte que nous devons mener pour obtenir un foyer, puis de la fierté que nous ressentons en y entrant, puis de la joie des enfants qui viennent le bénir. Je pense encore que la naissance d'un bébé surpasse le plus grand miracle jamais accompli. La joie de la venue des enfants, de leur développement, de leurs questions, de leur affection, de leurs confidences franches, du privilège que nous avons de revivre la vie, et puis, quand nous arrivons à l'étape des petits-enfants, où nous avons toutes les joies et pas tout à fait les pleines responsabilités, lorsque, après qu'ils nous ont un peu usés, nous ou nos nerfs, jusqu'à la corde, nous pouvons suggérer que, pour le bien des enfants, peut-être devraient-ils être au lit. Ce sont là de grandes bénédictions et de grandes sources de joie.

Permettez-moi de vous donner une illustration familière de la différence entre une famille joyeuse et une famille agitée. Certaines personnes centrent leur vie sur des « ne faites pas », des « il ne faut pas » et des « on ne peut pas ». Je pense souvent à la mère qui disait : « Va voir ce que fait Billy et dis-lui d'arrêter. » Ce genre de parent monte dans la voiture et se met à dire à ses enfants ce qu'ils ne peuvent pas faire et leur ordonne de se taire. Le parent sage, qui a trouvé la joie dans la compagnie des enfants, dit : « Voyons combien de chevaux blancs nous pouvons voir dans les cent prochains milles. » Peut-être faudra-t-il changer les chevaux blancs en tracteurs rouges. C'est un jeu intéressant que de repérer l'alphabet sur les panneaux publicitaires le long du chemin — un bon divertissement que d'essayer de reconstituer un alphabet complet. C'est amusant de trouver le meilleur panneau le long du chemin ou, si vous le voulez, et si vous penchez un peu du côté intellectuel, vous pouvez prendre l'un des meilleurs livres actuels pour enfants — non pas les livres bon marché dont frère Dilworth [Young] a parlé ce matin — mais l'un de ces livres magnifiquement illustrés qu'on trouve maintenant, et vous pouvez vous asseoir sur la banquette arrière (si vous avez le bon genre de conducteur) et occuper le temps qui autrement pourrait traîner. C'est la joie en train de se faire.

Dans le foyer aussi, il y a la joie de quelques bons amis — pas trop nombreux — parce qu'on ne peut pas les cultiver — mais de quelques amis qui resteront à vos côtés dans tout ce que la vie apporte. Nous avons de tels amis — Dieu soit loué pour eux.

Selon le langage de Shakespeare : « Les amis que tu as, dont l'adoption a été mise à l'épreuve, accroche-les à ton âme avec des cercles d'acier. »

III. Je me hâte vers la troisième suggestion que je veux vous donner. Nous trouvons la joie dans le travail que nous accomplissons. Nous trouvons la joie dans les privilèges du foyer, avec ses enfants et ses amis, mais, en troisième lieu, et enfin, nous trouvons la joie dans le service du Seigneur.

J'ai relu l'autre soir dans Habacuc, un livre vers lequel nous ne nous tournons pas assez souvent :

Bien que le figuier ne fleurisse pas et qu'il n'y ait pas de fruit dans les vignes, que le produit de l'olivier fasse défaut et que les champs ne donnent pas de nourriture, que le troupeau soit retranché du bercail et qu'il n'y ait pas de bœufs dans les étables :

Et puis cette phrase retentissante :

Toutefois, je veux me réjouir en l'Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. (Habacuc 3:17-18.)

Hier, toute la journée, nous avons eu le privilège de siéger dans une réunion inspirée avec ces bons présidents de mission. J'aimerais que, d'une manière magique, leurs messages puissent être portés à vous tous, car ce fut un jour de dévouement et de consécration. Je les bénis pour l'œuvre qu'ils accomplissent.

Dans l'esprit de cette merveilleuse réunion d'hier, je vous invite à trouver la joie de vivre dans le service du Seigneur, que ce soit un appel à être instructeur de paroisse, un appel à être instructeur de l'École du Dimanche, dirigeant de l'AAM, officier de collège, ou un appel à rendre visite à ceux qui sont un peu réticents, indifférents ou entravés par quelque malheureuse habitude. La promesse du Seigneur est si riche en bénédictions :

Et si vous travaillez toute votre vie à appeler ce peuple au repentir et que vous m'amenez ne fût-ce qu'une seule âme, comme votre joie sera grande avec elle dans le royaume de mon Père ! Or, si votre joie est grande avec cette seule âme que vous m'aurez amenée dans le royaume de mon Père, comme elle sera grande si vous m'en amenez beaucoup ! (D. & A. 18:15-16.) Votre joie est apparentée à la joie du ciel, car, comme l'a déclaré le Maître :

De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. (Luc 15:10.) Lorsque vous avez ressenti la puissance de son Saint-Esprit, lorsque vous avez été inspirés pour faire face à vos problèmes déroutants, lorsque vous avez eu le privilège de consoler ceux qui ont le cœur brisé, lorsque vous avez ramené un égaré à la lumière d'un jour nouveau, lorsque vous avez atteint le but de vos rêves, lorsque vous avez fait ces choses, vous jouissez de cette promesse qui fut donnée aux ouvriers de la vigne il y a des années :

Et là où quiconque vous reçoit je serai aussi, car j'irai devant votre face, je serai à votre droite et à votre gauche, et mon Esprit sera dans votre cœur, et mes anges seront tout autour de vous pour vous soutenir. (D. & A. 84:88. Italiques ajoutés.) Ajoutez à cette promesse la glorieuse promesse déjà citée à cette conférence par le président Richards :

Que tes entrailles soient également remplies de charité envers tous les hommes et envers les frères en la foi, et que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu, et la doctrine de la prêtrise se distillera sur ton âme comme la rosée des cieux.

Le Saint-Esprit sera ton compagnon constant et ton sceptre, un sceptre immuable de justice et de vérité ; et ta domination sera une domination éternelle et, sans moyens de contrainte, elle affluera vers toi pour toujours et à jamais. (Ibid., 121:45-46.) Je vous rends témoignage, mes bons frères et sœurs, que c'est dans le service du Seigneur que vient la joie suprême de la vie.

Et lorsque vous l'aurez associée à la noblesse du travail et à la satisfaction d'avoir des amis et des enfants autour de vous, Dieu peut vous bénir, et il le fera. Puisse-t-il le faire abondamment ; je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursAdam S. Bennion, « Pour moi-même et pour vous tous... », 1955 April General Conference, Fourth Day — Afternoon Meeting (1955-04-06). Pulpit Vault, 1955-04-bennion-for-myself-and-for-all-of-you. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).