Le fait que le président McKay, au...
S. Dilworth Young
Le fait que le président McKay, au début de la conférence, ait insisté sur les organisations auxiliaires de l'Église, sa déclaration ayant été suivie par le chant de deux groupes auxiliaires de nos jeunes, me donne la liberté, mes frères et sœurs, de parler à un groupe particulier. Je me rends compte qu'il y en a beaucoup parmi ceux qui écoutent qui n'appartiennent pas à ce groupe, mais ceux dont je parle ont beaucoup à voir avec la destinée d'environ vingt-cinq mille ou trente mille de nos jeunes garçons ; je me sens donc justifié de m'adresser à eux ce matin. Je parle des chefs scouts et des conseillers de poste d'Explorateurs de l'Église. Il y en a environ deux mille cinq cents au total. Ce sont eux qui ont en main les activités de semaine de nos jeunes garçons. ¶
D'abord, mes frères, je peux, j'en suis sûr, m'adresser à vous comme à des frères, et en tant que collaborateur de longue date, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le meilleur enseignement est subtil. Les déclarations expresses du serment scout et de la loi scoute n'enseignent pas nécessairement la morale, bien qu'elles y aident. C'est ce qui n'est pas dit, l'acte qui vient du cœur d'un homme, qui enseigne réellement. Je voudrais donner trois illustrations simples tirées de ma propre vie à ce sujet, et je citerai des noms sans m'en excuser. ¶
En repensant à mes débuts comme diacre, il y avait un homme qui se détachait dans ma vie. À l'époque, je n'en étais pas particulièrement conscient, bien que même alors il me semble que l'Esprit du Seigneur ait murmuré à mon esprit que voici quelqu'un que je devais suivre. C'était mon oncle Fred. Vous le connaissez mieux sous le nom d'évêque Thomas A. Clawson, qui fut pendant tant d'années évêque de la Dix-Huitième Paroisse. Il m'a ordonné diacre. J'avais coutume d'aller aux réunions de la prêtrise le lundi soir avec mon cousin Cannon Young et mon frère Hiram. Nous nous asseyions aux exercices préliminaires. Oncle Fred ne nous disait pas grand-chose, mais chaque soir, avant que l'on nous renvoie en classe, son regard caressait chacun de nous individuellement, et ces yeux, lorsqu'ils rencontraient les nôtres, semblaient dire : « Bon travail, les garçons. Nous sommes heureux que vous soyez là. » ¶
Son visage serein, tandis qu'il était assis là, me semblait être l'assurance que tout allait bien en Sion en ce qui me concernait. Ce n'étaient pas des paroles qui produisaient cela, c'était le fait qu'il était ce genre d'homme. Parfois, je voudrais que nous puissions l'avoir aujourd'hui comme en ces jours-là où, une fois la classe de la prêtrise terminée, nous nous rassemblions de nouveau et laissions l'évêque donner sa bénédiction finale avant que nous partions pour la maison. ¶
Je pense que ce fut le point culminant de mon expérience de diacre, aussi heureuse qu'elle ait été. ¶
Lorsque nous rentrions en file dans l'ancienne chapelle de la Dix-Huitième Paroisse, le regard de l'oncle Fred parcourait de nouveau la rangée de ses diacres, croisant nos regards, à chacun, pendant que l'on chantait le chant final et que l'on disait la prière finale. Et nous rentrions souvent chez nous à pied en nous sentant élevés spirituellement. Cela n'aurait pu être donné que par un homme qui vivait ce qu'il prêchait sans faire aucune prédication. ¶
Adolescent, il y eut deux hommes qui m'enseignèrent des leçons de la même manière sans rien dire. Je connus une heureuse carrière sportive au lycée. J'essayai tout. Willard Ashton, l'entraîneur, ne me dit jamais que je devais obéir à des règles du jeu, mais je savais simplement que je le devais ; il n'y avait pas d'autre façon de jouer. Pourquoi ? ¶
Parce que c'était sa façon de jouer. Il n'en parlait pas, il le faisait. Durant cette même période, il y eut Adam Bennion ; j'eus quatre années heureuses sous Adam S. Bennion. Je ne me rappelle pas qu'il m'ait jamais mentionné, pendant toutes ces années, comment je devais me conduire, mais je savais comment je devais le faire. Je savais ce qu'il attendait sans qu'il dise un mot. Il vint un moment dans notre jeunesse où il y eut une crise dans notre école face à une autre école, où l'honneur devait être défendu. Nous savions que, le moment venu, Adam Bennion défendrait notre honneur ; nous savions qu'il ne pouvait rien faire d'autre, parce qu'il était ce genre d'homme. ¶
Voilà trois hommes, chefs scouts, parmi beaucoup, qui sans dire un mot ont influencé des vies. ¶
Maintenant, vous travaillez avec des garçons. Permettez-moi de vous dire plusieurs choses subtiles que vous pouvez faire, si vous y croyez, ou que vous pouvez faire comme si vous y croyiez, et qui accroîtront de façon incommensurable l'œuvre, le bonheur et la joie de l'enfance des garçons de cette Église. ¶
Quand vient le dimanche matin, Monsieur le chef scout, vous trouvera-t-on assis dans la classe avec les diacres, ou serez-vous si soucieux de votre propre salut que vous serez là-haut au collège des anciens, des soixante-dix ou des grands prêtres ? Je vous conseille de sentir si fortement l'importance de ces jeunes gens confiés à vos soins que, lorsqu'ils entrent dans leur classe, même si vous n'êtes pas leur conseiller dans ce collège de diacres, vous soyez là, assis à côté d'eux, leur laissant voir de leurs yeux que ce qu'il y a dans vos yeux est le reflet de ce qu'il y a dans les yeux de l'instructeur. ¶
J'ai souvent pensé à l'effet que cela doit produire sur un garçon de tendre le plateau de la sainte-cène à son chef scout assis à la réunion de sainte-cène. Les garçons aiment leur chef scout, en général, et voici que le chef scout est assis là où il doit être, et le garçon lui passe le plateau ou la coupe et lui sourit, et le chef scout lui sourit en retour. Pas un mot n'a été prononcé, mais le garçon sait ce que signifie faire son devoir envers Dieu. ¶
Il n'a pas besoin de lever la main et de le dire, il le sait simplement. ¶
Vous, chefs scouts, vous rendez-vous compte que chaque fois que vous passez devant un bosquet lors de vos programmes de randonnée et de camping, il est possible que vos garçons reproduisent dans une certaine mesure l'expérience du prophète Joseph ? Quelle belle chose ce serait si un chef scout pouvait enseigner subtilement à un garçon que, chaque fois qu'il entre dans un bosquet ou passe devant un bosquet, s'il désirait y entrer, s'agenouiller et offrir une prière à son Père, peut-être le Père entendrait-il la prière. Il ne se montrerait peut-être pas à lui, mais il se révélerait à lui par une méthode dont on nous a dit qu'elle est sûre, par le Saint-Esprit. ¶
Les forêts de notre pays, où Dieu pourrait influencer des garçons, ne se limitent pas à l'État de New York, mes frères et sœurs et mes collègues chefs scouts. Elles sont ici et autour de nous. ¶
Je suis directeur du scoutisme depuis longtemps, mais je ne me rappelle pas beaucoup d'occasions où j'aie entendu un chef scout rendre son témoignage, à un feu de camp, que Jésus est le Christ. J'en ai moi-même été coupable. Si je pouvais le refaire, je saisirais bien plus d'occasions, avant que les dernières braises ne s'éteignent, de me tenir là et de parler à mes garçons du Christ vivant et de sa bonté, en ces jours, de s'être révélé au jeune prophète. ¶
Qu'est-ce qui peut enseigner l'observance du jour du sabbat plus efficacement que les manières discrètes du dirigeant lorsqu'il guide ses garçons pour lever le camp le samedi soir. Lorsqu'il les fait descendre de voiture devant chaque maison, son joyeux « À demain à la réunion de la prêtrise » est un puissant sermon. À l'inverse, le bruit des roues sur le pavé le dimanche est plus fort que toutes paroles de conseil. ¶
Et enfin, je manquerais vraiment à mon devoir si je ne leur enseignais pas à parler à leur Père qui est aux cieux. Les programmes de feu de camp, les programmes de camping, les randonnées et les voyages, quand les garçons sont loin de leur foyer, les laissent libres de décider eux-mêmes s'ils parleront ou non à leur Père. Ils peuvent le faire individuellement, comme je l'ai suggéré, dans des bosquets, mais ils doivent le faire collectivement à certains moments. ¶
Je voudrais vous demander une faveur. ¶
On a donné aux organisations des Boy-Scouts, à juste titre, je pense, un modèle de prière qui est utilisé dans tout le scoutisme et qui, bien qu'acceptable pour les garçons d'autres confessions, n'a pas sa place dans nos groupes. Je puis le répéter en une dizaine de mots ; il est très court. Je le dis avec toute révérence envers le Seigneur et avec respect envers les hommes qui pensent que c'est une bonne prière : ¶
« Que le grand chef scout de tous les bons scouts soit avec nous jusqu'à ce que nous nous retrouvions », disent-ils, et ensuite ils renvoient les garçons se coucher. ¶
Mes compagnons dirigeants scouts, à vos feux de camp et lorsque vous congédiez les garçons, enseignez à vos garçons que le Seigneur n'est pas un grand chef scout. Il est notre Dieu. Quand vous le priez et quand ils le prient, adressez-vous à lui comme il l'a lui-même suggéré. Qu'ils disent : « Notre Père qui es aux cieux », demandant les faveurs de la nuit, les soins protecteurs, l'amour et la paix au foyer, et toutes les choses au sujet desquelles ils devraient s'enquérir. Puis qu'ils la terminent toujours en disant : « Au nom de Jésus-Christ », rendant ainsi témoignage qu'ils croient en son saint nom. C'est le genre de prière que nous devrions faire dire à nos scouts Saints des derniers jours. Dans son genre, je n'ai aucune objection à l'autre, mais nous avons notre genre, qui est meilleur. ¶
Elle rend les garçons libres de s'exprimer à voix haute et peut être donnée par inspiration pour convenir à de nombreuses occasions. ¶
Mon témoignage est que Dieu vit, et que celui qui siège à cette estrade, présidant, est son prophète et son serviteur. Je souhaite que tous les garçons dont nous avons la charge développent le même témoignage avec l'aide de leurs dirigeants, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶