Pulpit

Mes bien-aimés frères et sœurs et amis...

Ezra Taft Benson

1954 October General Conference·Third Day — Afternoon Meeting·1954-10-03

Mes bien-aimés frères et sœurs et amis : Je considère que c'est un honneur insigne, un privilège vraiment grand, mais aussi une responsabilité qui donne à réfléchir. Je prie pour recevoir l'inspiration du ciel et pour bénéficier de l'appui de votre foi et de vos prières. Mon cœur déborde de gratitude pour les bénédictions dont nous jouissons et qui sont les miennes. Je remercie Dieu d'avoir jugé bon, dans son infinie sagesse, de convoquer ces grandes conférences de l'Église.

Personne, j'en suis sûr, n'a tiré de ces conférences un plus riche profit que moi. J'ai reçu, littéralement, un élan spirituel, dont je suis très reconnaissant à mon Père céleste.

En plus d'assister à la conférence, j'ai eu le glorieux privilège de passer une heure environ en méditation dans le temple de Dieu situé à l'est d'ici.

Je reconnais humblement le pouvoir de soutien de mon Père céleste tout au long de ma vie, dont je lui suis très reconnaissant, et en particulier son pouvoir de soutien au cours des vingt derniers mois.

Je suis reconnaissant de la foi, de l'amour et de la confiance de mes collègues parmi les Autorités générales ; du soutien de mon épouse et de ma famille ; des prières et du soutien des Saints de Sion, ainsi que des millions de bonnes personnes en dehors de l'Église. Je sais que je ne pourrai jamais exprimer de façon adéquate la gratitude que j'éprouve envers ceux qui m'ont si loyalement et si utilement soutenu et appuyé par leur amour, leur confiance et leurs prières.

Je suis très reconnaissant d'avoir reçu du Tout-Puissant le témoignage que, à l'heure actuelle du moins, je sers là où il désire que je serve. Je n'ai jamais eu le moindre doute à ce sujet depuis ce petit matin où j'ai rencontré notre grand dirigeant, mon bien-aimé collègue, le président David O. McKay, sur le parking du bâtiment des bureaux de l'Église, et où il m'a fait cette déclaration : « J'ai les idées claires. Je sais ce que le Seigneur veut que vous fassiez. »

Ainsi, mes frères et sœurs, je suis heureux de la mission qui est la mienne.

Ma seule crainte, ma seule inquiétude, est de faire ou de dire un jour, par inadvertance, quelque chose qui jetterait une lumière défavorable ou le discrédit sur l'Église et le royaume de Dieu, sur le peuple que j'aime si tendrement et sur cette grande nation que nous aimons tous. Je prie pour que cela n'arrive jamais.

J'aime cette nation dont nous faisons partie. Pour moi, ce n'est pas simplement une nation de plus, pas simplement un membre d'une famille de nations. C'est une nation grande et glorieuse, investie d'une mission divine, et elle a été appelée à l'existence sous l'inspiration du ciel. C'est véritablement un pays choisi entre tous. Je remercie Dieu de la connaissance que nous avons de l'histoire prophétique et de l'avenir prophétique de ce grand pays qu'est l'Amérique.

Lorsque je considère les grands événements qui se sont déroulés ici, en remontant jusqu'aux jours où nos premiers parents furent placés dans le jardin d'Éden, et que je me rappelle que ce jardin se trouvait ici, en Amérique, que c'est ici aussi qu'Adam rencontra un groupe de grands prêtres à Adam-ondi-Ahman peu avant sa mort et leur donna sa dernière bénédiction, et qu'à ce même endroit il doit revenir pour rencontrer les dirigeants de son peuple, ses enfants — lorsque je considère, mes frères et sœurs, qu'ici, dans ce pays, sera établie la Nouvelle Jérusalem, qu'ici, dans ce pays, Sion sera bâtie — lorsque je considère que des prophètes de Dieu ont servi ici, dans ce pays, dans les temps anciens, et que le Christ ressuscité leur est apparu — et lorsque je considère que la plus grande de toutes les visions, la venue de Dieu le Père et du Fils auprès du jeune prophète de notre époque, a eu lieu dans ce pays, mon cœur se remplit de gratitude d'avoir le privilège de vivre ici, et d'avoir l'honneur et le plaisir de servir non seulement dans l'Église, mais aussi dans le gouvernement de ce grand pays. Je considère que c'est un honneur et un privilège.

Je suis reconnaissant envers les Pères fondateurs de ce pays et de la liberté qu'ils nous ont accordée. Je suis reconnaissant de ce qu'ils ont reconnu, comme l'ont toujours reconnu les grands dirigeants de cette nation, que la liberté dont nous jouissons n'a pas eu son origine chez les Pères fondateurs ; que ce principe glorieux, ce grand bienfait qu'est la liberté et le respect de la dignité de l'homme, est venu comme un don du Créateur. Les Pères fondateurs, il est vrai, ont, avec un génie remarquable, forgé ensemble les garanties de ces libertés. Il leur a cependant été nécessaire de se tourner vers les Écritures, vers la religion, pour que cette grande expérience ait un sens à leurs yeux. Ainsi, notre liberté nous est donnée par Dieu. Elle est antérieure aux Pères fondateurs.

Je suis reconnaissant aussi, mes frères et sœurs, de ce qu'ils aient jugé bon de déclarer, entre autres choses, que « nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : que tous les hommes sont créés égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables » — des droits qui ne peuvent être conférés par aucun homme ni aucune nation, des droits que seul le Dieu du ciel peut accorder — « et que parmi ceux-ci figurent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ».

Comme l'a dit frère Thomas E. McKay : « Non pas le bonheur, mais la possibilité de rechercher et de mériter le bonheur. »

Lorsque le Dieu du ciel a dit à l'un de ses prophètes anciens : « . . . les hommes sont pour avoir la joie » (2 Néphi 2:25), il laissait aussi entendre que les hommes devaient avoir le libre arbitre. Ils pourraient avoir la joie si, par leurs efforts et par l'exercice sage de leur libre arbitre, ils vivaient de manière à mériter cette joie.

Vous vous souvenez que, par l'intermédiaire de Moïse, le Seigneur a dit que Satan avait été chassé du grand conseil dans les cieux parce qu'il « . . . cherchait à détruire le libre arbitre de l'homme, que moi, le Seigneur Dieu, je lui avais donné ». (Moïse 4:3.) Voilà la source du libre arbitre : « . . . que moi, le Seigneur Dieu, je lui avais donné ».

Je me suis réjoui, mes frères et sœurs, de ce que, ces dernières années, notre grand dirigeant ait élevé la voix d'un bout à l'autre de ce pays, et dans des pays étrangers, pour souligner les grandes bénédictions de la liberté et du libre arbitre, et pour expliquer si clairement la source de ces bénédictions sans prix.

Je suis reconnaissant de la Constitution de ce pays. Je suis reconnaissant que les Pères fondateurs aient bien précisé que notre allégeance va à cette Constitution et aux glorieux principes éternels qu'elle renferme. Notre allégeance ne va à aucun homme, ni à un roi, ni à un dictateur, ni à un président, bien que nous révérions et honorions ceux que nous élisons à de hautes fonctions. Notre allégeance va à la Constitution et aux principes qu'elle renferme. Les Pères fondateurs l'ont clairement établi et ont bien prévu des freins et des contrepoids et des garanties afin de tenter d'assurer cette liberté à ceux d'entre nous qui vivent dans ce pays.

Je suis reconnaissant que le Dieu du ciel ait jugé bon d'apposer son sceau d'approbation sur la Constitution et d'indiquer qu'elle avait vu le jour par l'entremise de sages qu'il avait suscités dans ce but même. Il demanda aux Saints, même aux jours sombres de leur persécution et de leurs épreuves, de continuer à chercher réparation auprès de leurs ennemis « Selon, »

dit-il, « les lois et la constitution . . . dont j'ai permis l'établissement et qui doivent être maintenues pour les droits et la protection de toute chair. »

(D. & A. 101:77.) Puis il fit cette déclaration des plus impressionnantes :

Et c'est dans ce but que j'ai établi la Constitution de ce pays, par la main des sages que j'ai suscités dans ce but même, et que j'ai racheté le pays par l'effusion du sang. (Ibid., 101:80.) Il est réconfortant de constater que les constitutions de nombreux autres pays de nos voisins des Amériques sont très largement calquées sur cette Constitution d'institution divine, que le Dieu du ciel a dirigée lors de la fondation de cette nation. Il n'est donc pas étonnant que Joseph Smith, le prophète — un très grand Américain vraiment — parlant de la Constitution, ait dit : [Elle] est un étendard glorieux ; elle est fondée sur la sagesse de Dieu. C'est une bannière céleste. . . . (Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 147.) Oui, mes frères et sœurs, nous avons un riche héritage, mais permettez-moi de vous rappeler que les nations sèment souvent les germes de leur propre destruction alors même qu'elles jouissent de la prospérité, avant même d'avoir atteint le zénith ou le sommet de leur puissance.

Je pense que l'histoire indique clairement que c'est souvent le cas. Quand tout semble aller bien, ce sont souvent les germes mêmes de la destruction qui sont semés, parfois inconsciemment. La plupart des grandes civilisations du monde n'ont pas été conquises de l'extérieur avant de s'être détruites elles-mêmes de l'intérieur en semant ces germes de destruction.

Ceux qui sont disposés — et nous en avons quelques-uns dans ce pays — à échanger la liberté contre la sécurité, sèment les germes de la destruction et ne méritent ni la liberté ni la sécurité. Oui, nous avons, et depuis un bon nombre d'années, dans ce pays — ce pays choisi entre tous les pays — certaines tendances qui, à mon avis, s'attaquent aux fondements mêmes d'une grande partie de ce qui nous est cher. Il n'y a pas le temps de discuter de ces tendances aujourd'hui, mais je voudrais souligner qu'à mesure que les nations jouissent de niveaux de vie de plus en plus élevés, de plus en plus de conforts, de plus en plus de bienfaits matériels, il semble qu'elles aient tendance à se soucier de plus en plus de préserver leurs luxes et leurs conforts plutôt que de préserver et de sauvegarder les idéaux et les principes qui les ont rendues grandes. En d'autres termes, elles ont tendance à se laisser infecter par les germes d'une morale décadente.

Tandis que nous regardons vers l'avenir et réfléchissons à nos responsabilités de citoyens américains, quel est le devoir des Saints des derniers jours ? Quel est le devoir des anciens d'Israël pour sauvegarder cette liberté qui a été achetée si cher au prix du sang de millions de nos frères et sœurs qui nous ont précédés ?

Là encore, le Dieu du ciel nous a donné des directives, comme toujours, tant dans les révélations que dans la parole venue de ses oracles vivants. Il nous a dit certaines des choses que nous devons faire pour préserver cette liberté et sauvegarder les bénédictions que nous avons aujourd'hui.

Permettez-moi de citer l'une de ces révélations, une révélation donnée à un moment où le Seigneur conseillait aux Saints d'accepter patiemment leurs persécutions et leurs épreuves, avec la pleine assurance que toutes ces choses seraient finalement pour leur bien et leur profit.

Et maintenant, en vérité, je vous dis ceci au sujet des lois du pays : Ma volonté est que mon peuple veille à faire toutes ces choses que je lui commande.

Et cette loi du pays, qui est constitutionnelle et qui soutient le principe de la liberté en préservant les droits et les garanties, appartient à toute l'humanité et se justifie devant moi. (D. & A. 98:4-5.) Il est très clair, mes frères et sœurs, que le Seigneur désapprouve la force, la contrainte et l'intimidation. Il ressort aussi très clairement de l'histoire du monde que seuls les peuples libres sont véritablement heureux.

La révélation continue :

C'est pourquoi, moi, le Seigneur, je vous justifie, vous et vos frères de mon Église, lorsque vous êtes en faveur de cette loi qui est la loi constitutionnelle du pays. Et pour ce qui est de la loi de l'homme, tout ce qui est plus ou moins que cela vient du mal.

Moi, le Seigneur Dieu, je vous affranchis ; c'est pourquoi vous êtes vraiment libres, et la loi aussi vous affranchit.

Puis il signale ce danger :

Néanmoins, quand le méchant domine, le peuple gémit. (Ibid., 98:6-9.) Ceux d'entre nous qui ont eu l'occasion de voyager dans l'Europe ravagée par la guerre à la fin de la dernière guerre ont vu maintes preuves de ce qui arrive aux peuples lorsqu'on permet aux méchants d'accéder à des postes de direction. « . . . quand le méchant domine, le peuple gémit. » Dit le Seigneur : C'est pourquoi, il faut rechercher diligemment des hommes honnêtes et pleins de sagesse, et vous devez veiller à soutenir des hommes bons et pleins de sagesse ; autrement, tout ce qui est moins que ceux-là vient du mal. (Ibid., 98:10.) Voilà un commandement adressé à son Église et à ses Saints. Pour moi, cela signifie que nous avons, en tant que Saints des derniers jours, la responsabilité d'user de notre influence pour que des hommes honnêtes, pleins de sagesse et bons soient élus aux fonctions publiques dans la commune, dans le comté, dans l'État et dans la nation. Pour moi, ce commandement de Dieu est tout aussi contraignant pour les Saints des derniers jours que la loi de la dîme, ou la Parole de Sagesse, ou tout autre commandement que le Dieu du ciel nous a donné.

Quand j'ai lu cela pour la première fois, il y a quelques années, je me suis dit : « Quel réquisitoire contre les prétendus dirigeants politiques corrompus de nombreuses parties du monde — ces démagogues qui trafiquent de demi-vérités, d'insinuations et de mensonges ! Ici, le Dieu du ciel a indiqué le genre d'hommes qu'il veut voir élus aux fonctions publiques parmi son peuple. » Il ne suffit pas, mes frères et sœurs, de rester en marge à critiquer ce qui se passe et de montrer du doigt avec mépris tel ou tel dirigeant politique. C'est notre tâche, notre devoir et notre responsabilité de nous intéresser activement à ces questions et de mettre en pratique l'exhortation et le commandement que Dieu nous a donnés de veiller à ce que des hommes de caractère — des hommes bons, selon les normes de l'Évangile — soient élus aux fonctions publiques.

Ainsi, aujourd'hui, je voudrais lancer un défi aux anciens d'Israël, mes frères de la prêtrise : que nous fassions un effort pour nous préparer à un travail digne d'hommes d'État. Le prophète Joseph, vous vous en souvenez, avait eu quelque chose à dire au sujet du rôle important que les anciens d'Israël joueraient dans la sauvegarde, sinon le salut, de la Constitution de ce pays.

Je me rappelle les paroles du Sauveur, quand il a dit : . . . car les enfants de ce monde sont, dans leur génération, plus sages que les enfants de lumière. (Luc 16:8.) J'espère et je prie que nous serons sages comme les enfants de lumière, comme les enfants à qui Dieu a révélé ces vérités glorieuses. Je suis convaincu que c'est seulement dans ce pays, sous cette Constitution inspirée de Dieu, dans un environnement de liberté, qu'il a pu être possible d'établir l'Église et le royaume de Dieu et de rétablir l'Évangile dans sa plénitude. Il nous incombe, mes frères et sœurs, de veiller à ce que cette liberté soit maintenue, afin que l'Église puisse prospérer à l'avenir.

Aujourd'hui, je voudrais proposer quatre questions que tout Saint des derniers jours ferait bien de se poser lorsqu'il tente d'évaluer un programme, une politique ou une idée promus par un quelconque aspirant dirigeant politique. Je les mentionne parce que je pense qu'elles fourniront une garantie pour élire aux fonctions publiques des hommes qui répondront aux exigences que le Seigneur a énoncées dans les révélations.

Premièrement, la proposition, la politique ou l'idée que l'on promeut est-elle juste selon l'Évangile de Jésus-Christ ? Je vous assure qu'il est beaucoup plus facile de mesurer une politique proposée à l'aune de l'Évangile de Jésus-Christ quand on a accepté l'Évangile et qu'on le vit.

Deuxièmement, est-elle juste selon la Constitution de ce pays et les glorieux principes que cette Constitution renferme ? Cela suggère que nous devons lire et étudier la Constitution, la Déclaration d'indépendance et la Déclaration des droits, afin de savoir quels principes elles renferment.

Troisièmement, nous ferions bien de nous poser la question : Est-elle juste selon les conseils des oracles vivants de Dieu ?

Je suis convaincu, mes frères et sœurs, que ces oracles vivants sont non seulement autorisés, mais tenus de donner des conseils à ce peuple sur tout sujet qui est vital pour le bien-être de ce peuple et l'édification du royaume de Dieu. Cette mesure doit donc être appliquée. Est-elle juste selon les conseils des oracles vivants de Dieu ?

Quatrièmement, quel sera l'effet sur le moral et le caractère du peuple si telle ou telle politique est adoptée ?

Après tout, en tant qu'Église, nous cherchons à former des hommes et des femmes, à former le caractère, parce que le caractère est la seule chose que nous fabriquons en ce monde et que nous emportons avec nous dans le suivant. Il ne doit jamais être sacrifié à l'opportunisme.

Ainsi, mes frères, la prêtrise du Seigneur a une mission à remplir pour les peuples épris de liberté partout dans le monde. Nous ne pouvons pas, pas plus que Jonas autrefois, fuir notre appel. Si les peuples acceptent la solution du Seigneur aux problèmes du monde, comme l'ont fait ceux qui ont écouté un Jonas repentant, tout ira bien pour eux. S'ils ne l'acceptent pas, cependant, ils en subiront les conséquences.

Notre responsabilité, comme dans le cas de Jonas, est de veiller à ce que les gens aient la possibilité de choisir de façon décisive après qu'on leur a montré clairement la voie du Seigneur et ce que le Seigneur attend d'eux.

Nous devons assurer une direction efficace et courageuse, inspirée de Dieu, afin que les gens parmi lesquels nous œuvrons puissent choisir sagement entre les enjeux. Le choix leur appartient, mais leur donner la possibilité de choisir le bien en connaissant les révélations de Dieu et les conseils des oracles vivants, voilà notre responsabilité en tant que dirigeants de la prêtrise.

Le prophète Joseph a dit en substance, à un moment donné : Il est de notre devoir de consacrer toute notre influence à rendre populaire ce qui est sain et bon, et impopulaire ce qui est malsain.

Il est politiquement juste qu'un homme qui a de l'influence — bien sûr, de l'influence pour le bien — l'utilise.

Hier soir, mes frères, je me suis demandé où l'on pourrait trouver dans ce monde une plus grande influence pour le bien que dans une prêtrise magnifiée. Dix-neuf mille détenteurs de la prêtrise étaient rassemblés hier soir. Un quart de million détiennent la Prêtrise de Melchisédek 1 Quelle puissance et quelle influence pour le bien pourraient s'exercer dans ce pays béni si nous tenions compte de l'exhortation que le Seigneur a donnée et veillions à ce que des hommes sages, bons et honnêtes bénéficient de notre appui vigoureux et de notre intérêt lors de leur sélection et de leur élection à de hautes fonctions dans le gouvernement de la commune, du comté, de l'État et de la fédération.

Efforçons-nous, mes frères, de prendre une part active aux affaires locales, régionales et nationales. Le Seigneur nous commande de le faire. C'est aussi contraignant pour nous que n'importe quel commandement du Seigneur.

En réalité, c'est quand les hommes bons ne font rien que le mal prospère.

Les détenteurs de la prêtrise de l'Église et du royaume de Dieu qui magnifient leur appel sont de bons hommes. Bien sûr, il y aura de l'opposition. Il y aura des conflits. Il y aura des déformations.

Nous devons cependant tenir ferme pour ce que nous croyons juste selon ces normes, pour ce que nous savons être bon et vrai, et le Dieu du ciel nous soutiendra.

Une grande élection approche dans ce pays. Ce que je vous demande instamment aujourd'hui, mes frères et sœurs, c'est que, quel que soit le parti politique auquel vous appartenez, vous vous souveniez des normes que le Dieu du ciel nous a données, et que vous et nous tous usions de notre influence pour contribuer à sauvegarder la liberté de ce pays et ces nobles concepts établis sous l'inspiration du ciel. Nous devons veiller à ce que des hommes honnêtes, des hommes bons, des hommes sages soient élus aux fonctions publiques dans ce pays choisi entre tous, des hommes qui useront de leur influence pour protéger et renforcer ces concepts fondamentaux qui ont fait la grandeur de cette nation.

Pour conclure, je cite ces paroles de J. E. Hamilton :

Combien nous avons besoin, maintenant, d'une direction qui dise la vérité et parle franchement, non pas de ce qui est opportun, . . . mais de ce qui est éternellement juste, qui appelle notre peuple à une croisade pour cela, et engage l'Amérique à le défendre, afin que toutes les nations soient convaincues que nous le pensons vraiment ! Il nous faut des hommes qui ne tiennent pas compte des conséquences, disent la vérité et prennent un grand risque avec Dieu.

Je prie pour que les grandes promesses que les prophètes de Dieu ont faites au sujet de ce pays se réalisent parce qu'un peuple juste en méritera l'accomplissement. Puissions-nous faire notre devoir de citoyens et de membres de l'Église pour veiller à ce que le genre de personnes qu'il faut soit élu aux fonctions publiques, afin que les riches bénédictions dont nous jouissons maintenant et qui nous ont été promises puissent se réaliser tous les jours à venir.

Je vous témoigne, mes frères et sœurs, que ce pays est un pays choisi, que Dieu a tenu cet hémisphère, pour ainsi dire, dans le creux de sa main pendant des centaines, oui, des milliers d'années, afin que la grande mission de ce pays puisse être entreprise et accomplie.

Le royaume de Dieu est de nouveau sur la terre. Je vous témoigne que Dieu a parlé de nouveau des cieux dans ce pays, à notre époque ; que Dieu le Père et le Fils sont apparus au prophète Joseph ; qu'ils se sont révélés à lui, et que, par cette plus grande de toutes les visions, une nouvelle dispensation de l'Évangile a été ouverte en préparation de la seconde venue du Maître.

De toute la puissance que je possède, j'invite les hommes partout à examiner la vérité des affirmations de ce peuple, afin qu'eux aussi puissent se joindre à nous pour édifier le royaume en préparation de ce jour glorieux où le Rédempteur viendra de nouveau demeurer sur la terre comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Je prie pour que ce jour soit hâté, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursEzra Taft Benson, « Mes bien-aimés frères et sœurs et amis... », 1954 October General Conference, Third Day — Afternoon Meeting (1954-10-03). Pulpit Vault, 1954-10-benson-my-beloved-brethren-and-sisters-and-friends. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).