Je crois, mes frères, que nous avons des raisons...
Stephen L Richards
Je crois, mes frères, que nous avons des raisons d'être encouragés. En écoutant le rapport sur l'Église présenté par le président McKay à l'ouverture de la conférence, ainsi que les divers autres points qui ont été mentionnés, je crois que nous devrions nous sentir optimistes quant aux progrès de notre œuvre. Je le suis. Je pense que nous allons de l'avant, et j'ai confiance et foi que nous ferons face à tous les problèmes et à toutes les situations qui se présenteront. ¶
Je remercie toujours le Seigneur pour le principe de la révélation continue. Je le remercie d'avoir prévu que son Esprit accompagne tous ceux qui sont appelés à présider dans son œuvre, et je ne parle pas seulement des Autorités générales, mais de ceux qui sont chargés de la responsabilité de présider dans les pieux et les paroisses, dans les collèges, dans les missions, dans le temple, et dans toutes nos organisations. ¶
Je crois fermement à l'amélioration. ¶
Je pense que l'amélioration est la loi de la vie, et je suis reconnaissant que nous ne soyons pas tellement gouvernés par les pratiques et les conditions du passé que nous ne soyons pas ouverts à l'examen des voies et moyens de faire progresser le royaume de notre Père. ¶
Je me souviens d'avoir entendu un président de l'un de nos pieux illustrer ce point. ¶
Une des sœurs qui œuvraient dans une organisation du pieu lui dit, parce que c'était un président plutôt exigeant : « Président, il semble que vous ne soyez jamais satisfait. » « Oh, si, je le suis, dit-il, je suis toujours satisfait que vous puissiez faire mieux. » Et ainsi je suis persuadé que les méthodes nouvelles qui se présentent et parviennent régulièrement par les voies appropriées contribueront à l'édification de l'œuvre de notre Père. ¶
Nous en avons des preuves. Je pourrais présenter certains chiffres pour l'attester, mais le temps ne le permettra pas ce soir. Le tableau d'ensemble me paraît être un tableau d'encouragement, qui nous donne motif à une grande gratitude dans l'assurance que les bénédictions du Seigneur ont été sur nous. ¶
Or il y a des occasions de perfectionner davantage notre œuvre, et ces occasions reposent en grande partie sur nos frères qui président. Je voudrais dire un mot aux présidences de collèges. Ces collèges de la prêtrise, comme vous le savez tous, sont désignés par le Seigneur. Ils sont pour l'essentiel les seules organisations parmi nous, autres que l'organisation générale de l'Église, qui aient été spécifiquement mentionnées dans les révélations. Le Seigneur devait faire grand cas de ces merveilleuses institutions qu'il a créées. ¶
Il savait dès le commencement que sa prêtrise serait le fondement de son œuvre. Je pensais ce soir que si Joseph et ceux qui étaient associés à lui au commencement de l'œuvre pouvaient être témoins de ce que nous voyons ce soir, cette grande démonstration de pouvoir résidant dans la sainte prêtrise de Dieu — et peut-être la voient-ils —, combien ils seraient satisfaits. ¶
Et voici un grand réservoir de pouvoir à utiliser pour l'avancement du royaume de notre Père. Sur les collèges repose la plus grande part de cette responsabilité. Je suis persuadé qu'aucune autre organisation ne peut ni ne doit prendre leur place, parce qu'ils constituent le regroupement, par le Seigneur, de la main-d'œuvre de son Église. Sur les présidences de collèges repose la responsabilité de veiller à ce que leurs collèges fonctionnent correctement. ¶
Nous avions autrefois, il y a bien des années, lorsque le Comité de la prêtrise de l'Église fut organisé pour la première fois — beaucoup s'en souviennent, le président McKay s'en souviendra —, une définition très concise et complète d'un collège. Nous disions que c'est trois choses : une classe, une fraternité et une unité de service. Et nous cherchions ainsi à regrouper autour de ces rubriques les responsabilités des hommes du collège. Et bien qu'une organisation plus élaborée se soit développée à partir du concept original, je suis persuadé que si nous pouvions faire remplir à nos collèges les fonctions indiquées par ces trois choses, nous accomplirions beaucoup pour les membres et pour l'Église. ¶
Je suis pleinement persuadé que nous pouvons apprendre l'Évangile dans nos collèges, et ainsi nous conformer à la révélation selon laquelle les hommes doivent « apprendre leurs devoirs ». ¶
Lorsque des hommes prétendent que certains des cours d'étude sont un peu compliqués et difficiles, je pense aux jours de Kirtland où quelques hommes d'instruction et d'éducation modestes eurent ce qui semble être l'effronterie et l'audace de se mettre à apprendre l'hébreu, et vous vous souviendrez comment, à l'École des prophètes, ils engagèrent un professeur Seixas pour leur enseigner l'hébreu afin de mieux interpréter la parole de Dieu. Nous pouvons apprendre. Nous pouvons apprendre par l'étude. Nous pouvons apprendre les choses fondamentales que nous avons besoin de savoir en tant que détenteurs de la sainte prêtrise de Dieu. Et nous pouvons apprendre au sujet de l'apostasie, qu'il est essentiel pour nous de comprendre afin de saisir dans sa plénitude le Rétablissement et d'être fortifiés pour défendre le Rétablissement dans les derniers jours. ¶
Et je prends la liberté de vous exhorter, vous, hommes, par l'entremise de vos présidences de collège, à veiller à ce que vos enseignants étudient, à ce qu'ils reçoivent l'instruction qui leur est fournie et à ce qu'ils disposent des moyens qui ont été maintenus pour leur donner un concept de ces grandes vérités et les enseigner intelligemment à ceux qui viennent aux classes. Plus nous rendrons nos classes utiles aux membres, plus volontiers ils y viendront, et plus grande sera la valeur qu'ils en retireront. ¶
Or je ne sais pas s'il est possible à une organisation quelconque de réussir dans l'Église sous la prêtrise sans adopter le génie de notre gouvernement de l'Église. Quel est-il ? Tel que je le conçois, le génie de notre gouvernement de l'Église est le gouvernement par des conseils. Le Conseil de la Présidence, le Conseil des douze, le Conseil de la présidence de pieu, ou collège, si vous voulez employer ce mot, le Conseil de l'épiscopat, et le collège du Conseil de la présidence de collège. J'ai eu assez d'expérience pour connaître la valeur des conseils. ¶
À peine un jour passe-t-il sans que je voie la sagesse, la sagesse de Dieu, dans la création de conseils pour gouverner son royaume. Dans l'esprit sous lequel nous œuvrons, des hommes peuvent se réunir avec des points de vue apparemment divergents et des origines très différentes, et, sous l'action de cet esprit, en se consultant mutuellement, ils peuvent parvenir à un accord, et cet accord, (les occasions sont si négligeables qu'il n'y a pas lieu de les mentionner) et c'est pourquoi je dis que cet accord est toujours juste. Cet accord représente la sagesse du conseil, agissant sous l'influence de l'Esprit. ¶
Maintenant, frères des présidences de collèges de la prêtrise : Vous avez besoin de ces conseils, et je n'hésite pas à vous donner l'assurance que, si vous vous concertez en conseil comme on l'attend de vous, Dieu vous donnera des solutions aux problèmes auxquels vous faites face concernant vos collèges. Et il vous permettra de trouver des voies et moyens d'aborder les hommes que vous aimeriez atteindre pour les amener à l'unité avec votre collège, et leur faire goûter son esprit. Je suis sûr que nous pouvons sortir chercher beaucoup de ces hommes. Mon cœur est toujours troublé par le nombre inhabituellement élevé de nos anciens qui ne s'associent pas au collège et ne se procurent pas l'esprit et le bénéfice qu'on peut en tirer. ¶
Je ne suis pas du tout persuadé que ce soient de mauvais hommes, mais je suis persuadé qu'ils sont souvent négligents, oublieux et inattentifs, et qu'ils ont besoin de vos soins. ¶
Et la présidence du collège, quel que soit le nombre de comités que vous nommez, la présidence du collège est responsable de chaque homme du collège ; et je suis sûr que vous ne pouvez être déchargés de cette responsabilité, bien que vous souhaitiez l'aide de tous ceux qui pourront venir à votre secours. ¶
Et je suis aussi persuadé que si vous abordez beaucoup de ces hommes avec franchise et une véritable amitié, vous toucherez leur cœur. Je suis persuadé depuis longtemps que c'est un peu une perte de temps d'aller chez un homme qui a été négligent et de passer le temps à parler du temps qu'il fait ou des récoltes ou de politique ou d'autre chose. ¶
J'ai toujours admiré mon cher frère, le président de l'Église, George Albert Smith. J'ai été avec lui en de nombreuses occasions. Je l'ai vu rencontrer de nombreux vieux amis, et je l'ai fréquemment vu leur prendre la main et poser la première question, non pas « Comment vous en sortez-vous ? », qui signifie généralement combien d'argent vous gagnez, mais « Comment vous sentez-vous dans l'Église ? » Je l'ai vu poser cette question à des hommes d'affaires. J'ai été avec lui dans les rues de cette ville et je l'ai vu rencontrer un homme d'affaires et dire : « Eh bien, comment vous sentez-vous dans l'Église ? » C'était une approche directe, et qui suscitait généralement une réponse qui poussait probablement l'homme à sonder sa conscience, et c'est ce que nous devons faire avec ces hommes : les amener à sonder leur propre conscience et à prendre leurs propres décisions de profiter de ces glorieuses occasions que nous leur apportons. ¶
Maintenant, mes frères, je reconnais que je ne peux pas traiter beaucoup de problèmes ce soir. ¶
Il y a un problème que le président McKay m'a suggéré de vous mentionner au sujet des missionnaires, et j'approuve pleinement tout ce qui a été dit de cette grande œuvre, et c'est, frères, que nous jugeons toujours sage d'user d'une certaine prudence dans la publicité générale faite autour des adieux des missionnaires. Je n'ai pas besoin de prendre le temps de vous dire la période plutôt ardue que nous avons traversée pour organiser notre programme missionnaire. Cela n'a pas été facile. Grâces soient rendues au Seigneur, il fonctionne maintenant en bonne partie et produit des résultats, mais cela n'a pas été facile ; et pour le moment, il est suggéré que vous suiviez les directives qui ont été publiées il y a quelque temps afin d'éviter la publicité dans les journaux pour nos adieux de missionnaires. Les temps peuvent changer, et cette consigne peut changer. ¶
Je veux simplement rendre mon témoignage de la divinité de ce grand pouvoir que vous et moi détenons. Je sais qu'il est véritable. Je sais qu'il est authentique. Je n'ai pas plus de doute sur son authenticité et son origine que sur tout autre fait établi par les preuves les plus concrètes que nous pourrions demander. Il y a parfois des gens qui, lorsque j'ai posé les mains sur leur tête pour une ordination, m'ont demandé l'origine de ma prêtrise. Je répète quatre étapes : j'ai été ordonné par le président Joseph F. Smith. ¶
Il a été ordonné par le président Brigham Young. Brigham Young a été ordonné par les trois témoins, dont l'un était Oliver Cowdery, et cette ordination a été ensuite confirmée par le prophète. Oliver Cowdery et Joseph Smith ont été ordonnés par des ministres angéliques envoyés par le Seigneur Jésus-Christ lui-même. Nous n'avons pas besoin de remonter à l'Antiquité pour établir l'authenticité et le caractère véritable de ce pouvoir que nous détenons, et vous et moi savons que, indépendamment des preuves de son origine authentique, nous savons qu'il y a en lui une essence qui en fait plus qu'un simple nom. ¶
Je l'ai ressenti, et vous aussi. Je sais que notre Père l'a donné à ses hommes et à ses garçons pour établir son œuvre. Que Dieu nous aide à l'utiliser efficacement pour créer un monde meilleur, je le prie humblement, au nom de Jésus. Amen. ¶