Pulpit

Président McKay, mes frères et sœurs, et...

Adam S. Bennion

1953 October General Conference·Sunday Morning General Conference Session·1953-10-04

Président McKay, mes frères et sœurs, et amis : Voilà une merveilleuse conférence. L'Esprit du Seigneur est ici ; et votre foi et votre fraternité, qui nous soutiennent, ajoutent à sa puissance. Ensemble, nous témoignons au monde que ceci est l'Église de Dieu.

Je serais ingrat et discourtois si je n'exprimais pas ma reconnaissance pour les bénédictions des six derniers mois. Dans une carrière variée, ces mois ont été d'une richesse sans comparaison avec tout ce que j'ai vécu d'autre dans ma vie. La bienveillance de mes amis m'a serré la gorge la plupart du temps, et dans l'esprit de ce que frère Cowley vient de dire, je suis ici aujourd'hui grâce à la réponse à la prière. C'est une chose inspirante que d'être ordonné à cet office par le président de cette Église — prophète, voyant et révélateur. Ce jour-là, je ne l'oublierai jamais.

Mais au milieu des complications liées au fait d'essayer de quitter un emploi et sous la pression qui s'attache à celui-ci, je fus terrassé, et je restai cinq jours couché, incapable de bouger. J'ai connu des douleurs dans ma vie, mais je pense que celles-ci étaient un peu plus atroces que tout ce que j'avais connu. Pour la première fois de ma vie, j'étais totalement incapable de bouger. Maintenant, si frère Lee veut bien me pardonner cette mention personnelle : lui, avec ces autres frères, sont des hommes de Dieu. Il a eu la bonté de venir dans ma maison. Il pourrait vous rendre témoignage de mon impuissance et, en partie, de ma douleur. Je lui ai demandé une bénédiction, qu'il a donnée avec la puissance qui est la sienne. Je suis aujourd'hui pour vous un témoin vivant, et je rends mon témoignage avec humilité et reconnaissance : le lendemain matin, après une nuit de repos paisible, je me suis levé et j'ai marché. Je vous rends témoignage que Dieu œuvre encore dans les affaires des hommes, et que ses serviteurs détenteurs de la prêtrise sont nos plus grands médecins.

Lorsque j'ai écouté ce matin la déclaration, digne d'un homme d'État, de frère [Stephen L] Richards, j'ai souhaité avoir le génie de puiser à la même source d'inspiration, afin d'apporter à chaque membre de cette Église, à titre individuel, quelques réflexions que je médite depuis quelques semaines.

La vie n'a jamais été destinée à être un jour de fête. Elle a ses problèmes, ses perplexités et ses crises. Quand nous sommes enfants, nous nous tournons vers nos parents pour obtenir leur aide et leur soutien. En grandissant vers la maturité, nous nous tournons vers nos semblables et vers nos dirigeants. Toute ma vie, je me suis tourné vers une autre source — une source que je veux vous recommander. Vous l'avez eue.

J'espère que vous la garderez toujours et que vous la chérirez.

Le Maître de l'humanité est venu nous enseigner comment vivre, et il est mort afin que nous soyons ressuscités pour vivre à jamais. Je trouve mon plus noble défi, comme je trouve ma plus noble espérance, lorsque je me tourne vers lui pour demander : « Que voudrait-il que je fasse ? »

Un hommage a été rendu à nos dirigeants, et je ne voudrais pas les flatter, mais j'aimerais exprimer une reconnaissance. Si vous voulez en venir à comprendre ce que Jésus a enseigné, quel est son modèle de vie, alors je vous en supplie, contemplez la vie de notre Président. Depuis quarante ans, je suis associé à lui et j'ai ressenti son esprit. Il est l'idéal chrétien — un homme qui a la capacité de traduire en actes quotidiens les vérités sublimes de celui qui est le Rédempteur de l'humanité.

Il y a quelques semaines, j'ai eu le privilège d'écouter un chœur, très semblable à ce chœur d'aujourd'hui et des deux derniers jours.

Il m'a tellement ému que je ne puis oublier son chant. Vous avez chanté son cantique ; vous vous rappelez ses merveilleuses paroles :

Jésus, la seule pensée de toi Emplit mon cœur de douceur :

Mais bien plus doux est de voir ta face Et de reposer en ta présence.

Ni voix ne peut chanter, ni cœur concevoir, Ni la mémoire trouver Un son plus doux que ton nom béni, Ô Sauveur de l'humanité !

Ô espoir de tout cœur contrit, Ô joie de tous les débonnaires, Pour ceux qui tombent, combien tu es bon !

Combien bon pour ceux qui cherchent !

Jésus, sois notre seule joie, Comme tu seras notre prix :

Jésus, sois notre gloire maintenant Et durant l'éternité.

— Bernard de Clairvaux Mes frères et sœurs, à travers tous les lendemains, dans les problèmes qui vous font face, je vous recommande la vie et la pensée de Jésus-Christ. En ces brèves minutes, tout ce que je puis espérer faire, c'est de vous donner un aperçu d'une ou deux choses de sa vie, une suggestion sur une ou deux choses qu'il a enseignées, puis le témoignage qui s'ensuit et qui nous parvient parce que nous sommes des Saints des derniers jours. Quelle qu'ait été votre éducation, quelles que soient maintenant vos circonstances, veuillez vous rappeler ces choses :

Jésus est né loin de chez lui, pour être couché dans une crèche. Je pense que seules les mères ici présentes peuvent pleinement apprécier ce que cela signifie. Il est né Fils unique du Père, et s'il en est qui ont de la difficulté à concilier leur compréhension avec le fait qu'il n'est pas né de Joseph, je vous prie de vous souvenir qu'il devait être l'Auteur de la résurrection, rendue possible grâce à la divinité qui était en lui, née en lui et magnifiée pendant toute son existence.

« Or l'enfant croissait et se fortifiait en esprit, rempli de sagesse ; et la grâce de Dieu était sur lui. » (Luc 2:40.) J'ai toujours été impressionné par son grand éveil à douze ans.

« Tous ceux qui l'entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses. » (Ibid., 2:47.) Et puis, comme le président McKay l'a souligné à propos de sa grande tentation.

Après quarante jours, vous vous en souvenez, il est revenu, et il « … retourna revêtu de la puissance de l'Esprit … » (Ibid., 4:14) pour poursuivre son grand ministère.

Au cours des six derniers mois, j'ai lu et relu les évangiles. Ayant été appelé à être témoin de lui, j'ai pris la résolution de commencer par en venir à le comprendre, lui et son message, un peu plus pleinement. Vous vous souvenez qu'« Il allait de lieu en lieu, enseignant, prêchant et faisant du bien. » Ce qu'il a fait — et ce qu'il a prêché — constitue les évangiles. Parmi tout cela, permettez-moi d'en nommer dix que vous feriez bien de méditer :

  1. Les Béatitudes, tout d'abord, qui en neuf courts versets présentent l'un des exposés les plus complets jamais donnés au monde :

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux les affligés, car ils seront consolés !

Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

(Matthieu 5:3-12.) 2. La Règle d'or, dont on n'a jamais conçu de meilleur principe pour les relations humaines ou pour guider la vie de chaque individu :

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes.

(Ibid., 7:12.) 3. La prière du Seigneur, modèle établi pour toute l'humanité, chantée magnifiquement hier, formulée en soixante-six mots :

Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ;

que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;

pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! (Ibid., 6:9-13.) 4. L'esprit du second mille :

Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. (Ibid., 5:41.) 5. Son idée du pardon, que laisse entrevoir la phrase :

Alors Pierre s'approcha de lui et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi ? Jusqu'à sept fois ?

Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. (Ibid., 18:21-22.) 6. « Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés. »

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?

Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi enlever une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'œil de ton frère. (Ibid., 7:1-5.) L'élucidation d'une catastrophe dans cette ville ces derniers jours devrait faire naître une prise de conscience solennelle chez les hommes et les femmes de cet État et de cette communauté : ils n'auraient pas dû, avec légèreté, inculper injustement deux des meilleures personnes du monde dans la tragédie jusqu'ici non élucidée qui a bouleversé notre État.

  1. « … là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Ibid., 6:21.) 8. « … cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données en plus. » (Ibid., 6:33.) 9. Cette remarque qui interpelle tous les parents :

C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. (Ibid., 7:20.) 10. Déjà évoqué ici ce matin, dans les limites de notre condition mortelle, mais l'idéal est là :

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Ibid., 5:48.) Et je n'en ai nommé que dix. Si vous voulez en saisir plus avant l'esprit, je vous suggère de rassembler et de relire la trentaine de paraboles. Et puis, si vous voulez être remué, remué jusqu'au fond, lisez avec ces paraboles le même nombre de miracles, et vous en viendrez, dans une certaine mesure, à saisir l'esprit de cette grande Âme.

Il est singulièrement tragique qu'après tout ce qu'il a fait pour la bénédiction de l'humanité, il ait été conduit au Calvaire. Le Maître de l'humanité a subi la mort la plus cruelle connue des hommes. Et quelle que soit notre difficulté, il peut toujours se tenir à nos côtés et dire, sans le mettre en mots : « Tout ce que vous souffrez, moi aussi je l'ai souffert, et davantage. » C'est pourquoi c'est si merveilleux, comme me l'écrivait l'un de mes amis soldats, dans les étendues désertes de l'Alaska, malgré les difficultés du service militaire : « C'est si merveilleux d'avoir toujours quelqu'un qui parle par-dessus votre épaule et qui comprend. »

Cela suffirait à tout homme, mais en tant que Saints des derniers jours nous avons deux autres témoins que je n'ai pas besoin de prendre le temps de développer. Si quelqu'un dans le monde entier doit apprécier le Maître de l'humanité, ce devrait être les Saints des derniers jours.

Nous avons ici, dans notre Livre de Mormon, le récit de son apparition à ce peuple qui avait quitté l'Ancien Monde six cents ans avant sa naissance, avec un reste qui était parti bien plus tôt, la manière dont il leur est apparu, et la gloire de tout cela, c'est qu'il est apparu après avoir été ressuscité. Vous le lirez un jour dans 3 Néphi. Si vous voulez être touchés et inspirés aujourd'hui, je vous suggère, avant que ce jour ne s'achève, de vous tourner vers le onzième chapitre et, en imagination, de vous asseoir avec cette multitude qui s'était rassemblée au pays d'Abondance, et de le voir apparaître, car il est venu se déclarer, et le Père l'accompagnait, et ils entendirent sa voix disant : Voici mon Fils bien-aimé, en qui je me complais, en qui j'ai glorifié mon nom — écoutez-le. (3 Néphi 11:7.) Et alors, il arriva qu'une grande multitude du peuple de Néphi était rassemblée autour du temple qui était au pays d'Abondance ; et ils s'émerveillaient et s'étonnaient entre eux, et se montraient les uns aux autres le changement grand et étonnant qui avait eu lieu.

Et ils s'entretenaient aussi de ce Jésus-Christ, dont le signe de la mort avait été donné.

Et il arriva que tandis qu'ils s'entretenaient de la sorte, ils entendirent une voix paraissant venir du ciel ; et ils jetèrent les regards alentour, car ils ne comprenaient pas la voix qu'ils entendaient ; et ce n'était pas une voix dure, et ce n'était pas non plus une voix forte ; néanmoins, et malgré que ce fût une voix douce, elle perça ceux qui entendirent jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, de sorte qu'il n'y eut pas une partie de leur corps qu'elle ne fît trembler ; oui, elle les perça jusqu'à l'âme même et fit brûler leur cœur.

Et il arriva qu'ils entendirent de nouveau la voix et ils ne la comprirent pas.

Et ils entendirent de nouveau la voix pour la troisième fois et ouvrirent les oreilles pour l'entendre ; et ils avaient les yeux tournés du côté du son ; et ils regardaient avec constance vers le ciel d'où le son venait.

Et voici, la troisième fois, ils comprirent la voix qu'ils entendaient ; et elle leur disait :

Voici mon Fils bien-aimé, en qui je me complais, en qui j'ai glorifié mon nom — écoutez-le.

Et il arriva que lorsqu'ils comprirent, ils levèrent de nouveau les yeux vers le ciel ; et voici, ils virent un Homme descendre du ciel ; et il était vêtu d'une robe blanche ; et il descendit et se tint au milieu d'eux ; et les yeux de toute la multitude étaient tournés vers lui, et ils n'osaient pas ouvrir la bouche pour se parler, et ne savaient pas ce que cela voulait dire, car ils pensaient que c'était un ange qui leur était apparu.

Et il arriva qu'il étendit la main et parla au peuple, disant :

Voici, je suis Jésus-Christ, dont les prophètes ont témoigné qu'il viendrait au monde.

Et voici, je suis la lumière et la vie du monde ; et j'ai bu à cette coupe amère que le Père m'a donnée, et j'ai glorifié le Père en prenant sur moi les péchés du monde, en quoi j'ai souffert la volonté du Père en tout depuis le commencement.

Et il arriva que lorsque Jésus eut dit ces paroles, toute la multitude tomba à terre ; car ils se souvenaient qu'il avait été prophétisé parmi eux que le Christ se montrerait à eux après son ascension au ciel.

Et il arriva que le Seigneur leur parla, disant :

Levez-vous et venez à moi, afin de mettre la main dans mon côté, et aussi afin de toucher la marque des clous dans mes mains et dans mes pieds, afin que vous sachiez que je suis le Dieu d'Israël et le Dieu de toute la terre, et que j'ai été mis à mort pour les péchés du monde.

Et il arriva que la multitude s'avança et mit la main dans son côté, et toucha la marque des clous dans ses mains et dans ses pieds ; et cela, ils le firent, s'avançant un à un jusqu'à ce qu'ils se fussent tous avancés, et eussent vu de leurs yeux, et touché de leurs mains, et connussent avec certitude et eussent témoigné qu'il était celui à propos duquel les prophètes avaient écrit qu'il viendrait.

Et lorsqu'ils se furent tous avancés et eurent été eux-mêmes témoins, ils s'écrièrent d'un commun accord :

Hosanna ! Béni soit le nom du Dieu Très-Haut ! Et ils tombèrent aux pieds de Jésus et l'adorèrent.

(Ibid., 11:1-17.) Et si vous êtes inspirés à lire un peu plus ce même soir, passez au dix-septième chapitre :

En avez-vous parmi vous qui sont malades ?

Amenez-les ici. En avez-vous qui sont estropiés, ou aveugles, ou boiteux, ou mutilés, ou lépreux, ou qui sont desséchés, qui sont sourds, ou qui sont affligés de toute autre manière ?

Amenez-les ici et je les guérirai, car j'ai compassion de vous ; mes entrailles sont remplies de miséricorde.

Car je vois que vous désirez que je vous montre ce que j'ai fait à vos frères à Jérusalem, car je vois que votre foi est suffisante pour que je vous guérisse.

Et il arriva que lorsqu'il eut ainsi parlé, toute la multitude, d'un commun accord, s'avança avec ses malades, et ses affligés, et ses estropiés, et avec ses aveugles, et avec ses muets, et avec tous ceux qui étaient affligés de toute autre manière ; et il guérit chacun d'eux à mesure qu'on les lui amenait.

Et tous, tant ceux qui avaient été guéris que ceux qui étaient sains, se prosternèrent à ses pieds et l'adorèrent ; et tous ceux de cette multitude qui purent l'approcher lui baisèrent les pieds, de sorte qu'ils lui baignaient les pieds de leurs larmes.

Et il arriva qu'il commanda qu'on lui amenât les petits enfants.

Ils amenèrent donc leurs petits enfants et les posèrent à terre tout autour de lui, et Jésus se tint au milieu d'eux ; et la multitude s'écarta jusqu'à ce qu'ils lui eussent tous été amenés.

Et il arriva que lorsqu'ils eurent tous été amenés, et qu'il se tint au milieu d'eux, Jésus commanda à la multitude de s'agenouiller à terre.

Et il arriva que lorsqu'ils se furent agenouillés à terre, Jésus gémit en lui-même, et dit : Père, je suis troublé à cause de la méchanceté du peuple de la maison d'Israël.

Et lorsqu'il eut dit ces paroles, lui-même s'agenouilla aussi par terre ; et voici, il pria le Père, et les choses qu'il dit dans sa prière ne peuvent être écrites, et la multitude qui l'entendit en témoigna.

Et c'est de cette manière qu'elle témoigne : L'œil n'a encore jamais vu, ni l'oreille entendu de choses aussi grandes et aussi merveilleuses que celles que nous vîmes et entendîmes Jésus dire au Père ; et aucune langue ne peut exprimer, ni aucun homme ne peut écrire, ni le cœur des hommes concevoir des choses aussi grandes et aussi merveilleuses que celles que nous vîmes et entendîmes Jésus dire ; et nul ne peut concevoir la joie qui nous remplit l'âme lorsque nous l'entendîmes prier le Père pour nous.

Et il arriva que lorsque Jésus eut fini de prier le Père, il se leva ; et si grande était la joie de la multitude qu'elle était accablée.

Et il arriva que Jésus leur parla et leur commanda de se lever.

Et ils se levèrent, et il leur dit : Vous êtes bénis à cause de votre foi. Et maintenant, voici, ma joie est pleine.

Et lorsqu'il eut dit ces paroles, il pleura, et la multitude en témoigna, et il prit leurs petits enfants, un par un, et les bénit, et pria le Père pour eux.

Et lorsqu'il eut fait cela, il pleura de nouveau ; et il parla à la multitude et lui dit : Voyez vos petits enfants.

Et comme ils regardaient, ils jetèrent les regards vers le ciel, et ils virent les cieux ouverts, et ils virent des anges descendre du ciel comme au milieu d'un feu ; et ils descendirent et entourèrent ces petits enfants, et ils étaient environnés de feu ; et les anges les servirent. (Ibid., 17:7-24.) Ajoutez à tout cela la manifestation de ce même Jésus au jeune Prophète de notre temps. Rappelez-vous cette grande vision :

Enfin, j'en vins à la conclusion que je devais, ou bien rester dans les ténèbres et la confusion, ou bien suivre le conseil de Jacques, c'est-à-dire demander à Dieu. Je me décidai finalement à « demander à Dieu », concluant que s'il donnait la sagesse à ceux qui en manquaient, et la donnait libéralement et sans faire de reproche, je pouvais bien essayer.

Ainsi donc, mettant à exécution ma détermination de demander à Dieu, je me retirai dans les bois pour tenter l'expérience. C'était le matin d'une belle et claire journée du début du printemps de mil huit cent vingt.

C'était la première fois de ma vie que je tentais une chose pareille, car au milieu de toutes mes anxiétés, je n'avais encore jamais essayé de prier à haute voix.

Après m'être retiré à l'endroit où je m'étais proposé, au préalable, de me rendre, ayant regardé autour de moi et me voyant seul, je m'agenouillai et me mis à exprimer à Dieu les désirs de mon cœur. À peine avais-je commencé que je fus saisi par une puissance qui me domina entièrement et qui eut sur moi une influence si étonnante que ma langue fut liée, de sorte que je ne pouvais pas parler. Des ténèbres épaisses m'environnèrent, et il me sembla un moment que j'étais condamné à une destruction soudaine.

Mais comme je luttais de toutes mes forces pour implorer Dieu de me délivrer de la puissance de cet ennemi qui m'avait saisi et au moment même où j'étais prêt à sombrer dans le désespoir et à m'abandonner à la destruction — non à un anéantissement imaginaire, mais à la puissance d'un être réel du monde invisible qui possédait une puissance étonnante comme je n'en avais encore senti de pareille en aucun être — juste à cet instant de grande alarme, je vis, exactement au-dessus de ma tête, une colonne de lumière, plus brillante que le soleil, descendre peu à peu jusqu'à tomber sur moi.

À peine était-elle apparue que je me sentis délivré de l'ennemi qui m'enserrait. Quand la lumière se posa sur moi, je vis deux Personnages dont l'éclat et la gloire défient toute description, et qui se tenaient au-dessus de moi dans les airs. L'un d'eux me parla, m'appelant par mon nom, et dit, en me montrant l'autre — « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le ! » (P. de G. P., Joseph Smith 2:13-17.) Nous avons son témoignage dans les évangiles.

Nous avons sa visite dans 3 Néphi.

Et notre Église repose sur le fait qu'il est venu nous annoncer l'Évangile éternel en notre temps et le rétablir. Je vous rends témoignage qu'il l'a ainsi rétabli. Je m'associe à ce témoignage avec ces frères ici présents, dont j'ai l'honneur de partager la compagnie de semaine en semaine. Nouveau parmi eux, je vous rends témoignage que ce sont des hommes forts ; ce sont des hommes de Dieu ; et vous pouvez les soutenir de tout votre cœur.

Je me trouve toujours devant un groupe de personnes comme vous en me demandant ce que vous ferez quand cette conférence sera terminée. Aujourd'hui, je vous suggère, en guise de pensée de Noël, que cette fois vous fassiez quelque chose à ce sujet. Dans les quatre évangiles, il n'y a que quatre-vingt-neuf chapitres en tout. En en glissant deux ou trois des plus courts en un seul jour, si vous voulez vraiment saisir l'esprit de cette conférence, je vous suggère de lire un chapitre des évangiles chaque jour ; et si vous le faites avec dévotion, vous aurez relu ces grands témoins d'ici Noël. Et à Noël cette année, le Père Noël ne pourra pas évincer Jésus, et le jour de fête deviendra un jour saint. Dans les quelques minutes que cela demande, le matin, à midi ou le soir — mon propre programme est de lire au moins un de ces chapitres chaque soir avant de clore la journée — vous trouverez la clé d'un grand enrichissement spirituel. Mieux vaudrait que vous lisiez le chapitre ensemble, en famille, et je vous donne la promesse que si vous le faites, non seulement ce Noël sera rendu glorieux, mais chaque jour de votre vie captera aussi l'esprit de ces paroles sacrées.

Maintenant, dans la résolution de votre cœur, permettez-moi de vous lancer un défi :

Quatre-vingt-dix-neuf se contentent de rêves, Mais l'espoir d'un monde renouvelé Est le centième homme, résolument déterminé À réaliser ce rêve.

Dieu a mis dans votre cœur, sur 160 millions de personnes en Amérique, d'être le centième homme qui amène lui-même et sa famille près du Maître de l'humanité, le guide et l'inspiration de nous tous, en la présence duquel nous espérons un jour retourner, avec tous les êtres chers qu'il a rachetés. Je prie pour que ses bénédictions soient sur vous, en son saint nom.

Amen.

Citer ce discoursAdam S. Bennion, « Président McKay, mes frères et sœurs, et... », 1953 October General Conference, Sunday Morning General Conference Session (1953-10-04). Pulpit Vault, 1953-10-bennion-president-mckay-my-brethren-and-sisters-and. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).