Pulpit

Mes chers frères et sœurs, au cours de ma vie…

Stayner Richards

1951 October General Conference·Second Day Morning Session·1951-10-06

Mes chers frères et sœurs, j'ai connu au cours de ma vie un certain nombre de chocs, mais celui qui m'est arrivé aujourd'hui est le plus grand de tous. Comme frère Romney, j'ai toujours aimé, admiré, respecté les Autorités générales de l'Église et, à ma manière humble, tenté de les soutenir. Je les ai placées sur un plan plus élevé.

J'ai apprécié leur sagesse, leur jugement, leurs conseils et leur droiture.

Reconnaissance pour la nomination

Maintenant, prendre conscience de mon incapacité, de mon insuffisance, alors qu'on me demande d'entrer parmi ces frères et de m'associer à eux, m'accable complètement. Je serais ingrat si je ne les remerciais pas de cette nomination, et si je ne vous remerciais pas de m'avoir soutenu aujourd'hui, et tout ce que je peux faire, c'est promettre que je donnerai à cet appel le meilleur de moi-même.

Si vous me pardonnez une allusion personnelle, j'aimerais dire que, tout au long de ma vie dans l'Église, dans l'épiscopat, dans la présidence de pieu et sur le champ missionnaire, j'ai eu un merveilleux exemple dans la vie de mon frère aîné. Par sa grande dévotion à l'Église, et par l'étude, la préparation et l'effort qu'il a consentis pour se rendre capable de répondre à ce que l'on attendait de lui, il a été pour moi une source d'inspiration.

Sachant comme je le sais à quel point il a le sens des convenances et de l'éthique, et combien il est sensible à ces questions, veillant à ce que personne de sa famille ou de ses proches ne reçoive jamais aucun favoritisme, je tiens à vous assurer dès maintenant que, si vous considérez cette nomination comme une erreur, comme je le fais moi-même à l'heure actuelle, vous n'en blâmerez pas frère Stephen L.

Peut-être la seule ressemblance entre nous est-elle que nous avons à peu près la même quantité de couverture au-dessus de la tête, et, si vous l'observez, nous portons tous deux la raie au milieu.

Travaux missionnaires

Je vais prendre seulement quelques minutes pour vous parler de l'œuvre missionnaire en Grande-Bretagne. D'abord, j'aimerais dire que c'est un beau pays, avec ses verts pâturages et sa campagne verdoyante toute l'année. Ce sont de bonnes gens qui habitent ces îles. La plupart d'entre vous, je pense, peuvent faire remonter leur généalogie et leur lignée jusqu'à ces gens-là.

Ils sont courtois. Ils sont honnêtes. Ils ont le sens de la justice, et je considère l'Angleterre comme l'un des berceaux de la véritable démocratie. Nul ne peut y venir comme réfugié d'un pays où il a été persécuté sans y trouver asile. J'ai une haute estime pour le peuple anglais.

En ce moment, ils sont très préoccupés par la santé de leur monarque, et j'aimerais recommander, si les Anglais ne le font pas déjà, qu'ils prient pour le roi George VI.

Lui et sa famille sont de vrais chrétiens, tels qu'ils comprennent le christianisme. Ils sont très dévoués et ils sont profondément aimés et respectés de tous leurs sujets.

Sur le champ missionnaire, je suis heureux de dire que les conditions sont tout à fait satisfaisantes. Sœur Richards et moi avons eu le plaisir d'essayer de bâtir sur l'excellente fondation posée par le président et sœur Boyer. Ils y ont accompli un excellent travail. La mission leur sera toujours reconnaissante de l'excellent travail qu'ils ont accompli et du dévouement qu'ils ont consacré à la cause.

Nos organisations auxiliaires fonctionnent très bien, compte tenu des obstacles auxquels elles doivent faire face. La plupart sont dirigées par des gens du pays, et ces gens du pays assument leurs responsabilités avec un haut degré de sérieux, et ils obtiennent un succès considérable.

Un soutien généreux

J'aimerais remercier, au nom de la présidence de la Mission britannique, les excellents parents qui ont entretenu les missionnaires que nous avons là-bas. Nous vous remercions de l'encouragement que vous leur avez donné et du soutien financier qui a rendu leur présence possible.

Permettez-moi de dire à ce groupe assemblé aujourd'hui que, parmi ces parents, nous en avons trouvé qui étaient très disposés à donner de leurs moyens pour aider la cause. Nous en avons eu deux qui ont chacun donné mille exemplaires du Livre de Mormon pour l'œuvre.

Un couple a donné 1680.00 dollars pour acheter une automobile destinée aux deux représentants spéciaux de la présidence de la mission, afin qu'ils voyagent dans les différents districts. Nous avons eu un couple qui a donné 675.00 dollars pour permettre aux branches qui n'avaient pas les moyens d'acheter de nouveaux recueils de cantiques d'en recevoir une provision suffisante.

Dans le champ missionnaire aussi, nous avons des gens au cœur généreux.

À la fin d'une conférence de district, un bon frère et son épouse vinrent me trouver, me remirent une enveloppe et dirent : « Président Richards, il y a là cent livres que je voudrais que vous utilisiez pour l'œuvre missionnaire. »

Juste avant mon départ, on m'appela à l'hôpital pour voir un frère malade depuis quelque temps, et pour lequel nous avions prié le Seigneur afin qu'il soit béni et guéri. Lorsque j'arrivai, il me tendit un bout de papier et dit : « Voudriez-vous lire cela ? »

En le lisant, je constatai que c'était un codicille à son testament, dans lequel il avait prévu qu'à sa mort une somme suffisante de son argent reviendrait à notre Église pour payer l'intégralité du coût de l'un des nouveaux bâtiments que nous envisageons de construire.

Ces actes de générosité nous font naturellement sentir que l'Évangile de Jésus-Christ pénètre le cœur des gens, à qui l'on fait comprendre que, après tout, ce n'est pas ce que l'on a, mais la façon dont on s'en sert qui compte, et qu'ils aiment tellement l'Évangile qu'ils sont prêts à donner de leurs moyens pour le soutenir.

Le plan missionnaire

Nos missionnaires sont un groupe merveilleux. Sœur Richards et moi les aimons de tout notre cœur, tout comme nos propres enfants. En entrant dans le champ missionnaire, nous avons adopté ce qu'on appelle le plan Anderson de prosélytisme. On ne me jugera peut-être pas déplacé si je rends hommage à frère Anderson et à tous ceux qui l'ont aidé à mettre au point ce plan, car nous avons constaté que c'est une manière très pratique et méthodique de présenter l'Évangile de Jésus-Christ.

Je me souviens bien d'il y a quarante ans, quand j'étais missionnaire : nous passions une série de trois tracts sous la porte, essayions d'engager une conversation, ou d'obtenir une réunion à domicile, et finalement poursuivions ce travail.

Frères et sœurs, ce n'est que l'abc comparé à ce plan. Christ dit à ses disciples : « . . . Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. » (Marc 16:15.) C'est ce que font les missionnaires avec ce plan. Ils vont à la porte avec le sourire aux lèvres et la meilleure personnalité qu'ils puissent développer, présentent le Livre de Mormon et s'efforcent, pendant quinze minutes, de prêcher l'Évangile. Ils essaient de prêter ce livre, puis d'obtenir une réunion à domicile. Ensuite, ils donnent douze leçons différentes dans lesquelles ils abordent un à un les principes de l'Évangile et tentent d'obtenir l'accord sur la vérité de chacun de ces principes.

La fidélité des missionnaires

Je ne sais pas ce qu'il en est des autres missions, mais je sais que cela fonctionne parmi nos missionnaires, et je remercie Dieu de la façon dont ils travaillent. Ils sont prêts à travailler de neuf heures du matin jusqu'à dix ou onze heures du soir, et ils aiment cela.

Ils sont heureux parce qu'ils sont occupés, et je pense essayer de vous prouver à quel point ils travaillent dur.

Le dernier rapport a montré que certains districts enregistrent en moyenne, parmi les missionnaires, 107 heures de porte-à-porte par mois, vingt-six réunions de rue par mois, vingt-huit exemplaires du Livre de Mormon prêtés par mois, et jusqu'à quarante-sept réunions à domicile par mois, ce qui signifie que chaque missionnaire assiste à quatre-vingt-quatorze réunions, car chaque missionnaire ne s'attribue que celles qu'il dirige.

Cela ne peut se faire sans travail, et le travail dans l'Église n'a jamais fait de mal à personne, et n'en fera jamais.

Grâce à leur travail, ils ont prêté à ce jour plus de 29,000 exemplaires du Livre de Mormon. Ils ont eu le plaisir de baptiser, grâce aux bénédictions du Seigneur sur eux, près de huit cents personnes, et, au rythme actuel, ils devraient prêter environ 40,000 exemplaires du Livre de Mormon d'ici la fin de l'année, et ils devraient être des serviteurs entre les mains du Seigneur pour amener entre 1,000 et 1,100 nouveaux membres dans l'Église.

Nous nous réjouissons de la grande œuvre qu'ils accomplissent. Permettez-moi de dire qu'ils vivent si près de notre Père céleste qu'ils se sentent portés à l'invoquer en toute occasion, et que, lorsque les investigateurs posent la question : « Comment pouvons-nous renoncer au thé, au café et au tabac que nous avons utilisés toute notre vie ? », ces missionnaires, avec leur foi en Dieu, répondent : « Mettez-vous à genoux et demandez à votre Père céleste de vous aider, et il vous ôtera le désir de ces poisons, de sorte que vous n'éprouverez plus jamais l'envie d'en prendre. »

Lorsqu'on leur demande : « Avec ce que nous gagnons, comment pouvons-nous verser un dixième à l'Église ? », ils leur répondent de la même manière que, s'ils font confiance au Seigneur, le Seigneur les bénira, de sorte que les neuf dixièmes qui leur restent iront plus loin que les dix dixièmes qu'ils reçoivent.

Des efforts récompensés

Le Seigneur a répondu à leurs requêtes de la manière la plus merveilleuse. Je me demande si vous vous rendez compte de la foi qu'ont ces missionnaires. C'est une merveille pour moi.

L'un de nos présidents de district se rendit à Colchester, dans le district de Norwich. Il se trouvait justement là à midi avec son compagnon pour travailler avec les deux missionnaires. L'un d'eux dit : « Voulez-vous sortir tenir une réunion de rue avec nous ? »

Il dit : « Mais enfin, vous n'allez pas sortir sous une pluie pareille ? Il pleut à verse dehors. »

L'autre répondit : « Bien sûr que nous sortons. »

Il dit : « Très bien, je vais avec vous. »

Ils s'agenouillèrent et dirent une brève prière. Le temps d'arriver au coin de la rue et de commencer leur réunion de rue, la pluie cessa, ce qui est inhabituel en Angleterre. Ils tinrent leur réunion de rue et rentrèrent, et la pluie recommença. Cet ancien dit à son président que, cette semaine-là, il en avait été exactement de même chaque fois.

Nos missionnaires se sont engagés dans un programme de six mois consacré à prêcher l'amour et la bonté. Laissez-moi vous raconter comment cela a fonctionné pour l'un d'eux. Il se tenait à un coin de rue de Leeds où l'on tenait une réunion de rue et, tandis qu'il se levait, l'un des chahuteurs lui infligea l'une des pires volées d'invectives qu'un homme puisse recevoir. Il le démolit, et démolit la religion.

Que fit cet ancien ? Il vécut ce qu'il avait prêché.

Il descendit, s'approcha du monsieur et dit : « Vous m'avez fait aujourd'hui une terrible remontrance. C'est peut-être bien mérité. Je veux simplement que vous sachiez que je ne vous en garde aucune rancune, que je vous aime, frère, et que j'aimerais vous serrer la main. » Puis il retourna à l'estrade.

On entendit une jeune femme dire à une autre : « Je ne savais pas qu'une chose pareille pouvait arriver en dehors du Nouveau Testament. »

La bénédiction du Seigneur

Il y a d'autres choses que je pourrais vous dire, mais je ne dois pas prendre plus de temps. Je ne dois pas terminer sans dire que, si j'ai donné à quiconque l'impression que je m'attribue quelque mérite pour ce qui a été fait là-bas, et qui s'y fait, j'en suis désolé, car je ne m'attribue aucun mérite. Tout a été fait par les missionnaires, et par les bénédictions du Seigneur qui les ont accompagnés. Sœur Richards et moi n'avons été que de simples spectateurs innocents et admiratifs, au bord du terrain, à les encourager.

J'aimerais dire que j'apprécie vraiment ma bien-aimée épouse. Toute ma vie, elle a été une merveilleuse compagne. Elle est si pleine de foi et de dévotion à cette œuvre qu'elle a été pour moi une source d'inspiration, et je pense qu'il est juste de dire que j'estime qu'elle a fait un excellent travail en présidant la Société de secours de la Mission britannique.

Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs, qu'il bénisse tous les missionnaires du monde entier, et fasse que son Esprit les accompagne toujours dans leurs travaux : telle est mon humble prière, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursStayner Richards, « Mes chers frères et sœurs, au cours de ma vie… », 1951 October General Conference, Second Day Morning Session (1951-10-06). Pulpit Vault, 1951-10-richards-my-dear-brothers-and-sisters-during-my. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, catalog.churchofjesuschrist.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).