Frères, j'ai vraiment apprécié cette conférence…
Legrand Richards
Frères, j'ai vraiment apprécié cette conférence avec vous, ainsi que l'esprit qui l'a animée, et je suis reconnaissant du privilège qui m'est donné ce soir de m'adresser à cette grande assemblée de la prêtrise. ¶
Un appel de service
En songeant à la prêtrise ici rassemblée, sachant que ce Tabernacle est plein, ainsi que l'Assembly Hall et Barratt Hall, qui représentent la prêtrise de cette grande Église, j'ai pensé à l'apôtre Paul parlant de la prêtrise de son temps lorsqu'il disait que le Seigneur avait donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et instructeurs, pour le perfectionnement des saints, en vue de l'œuvre du ministère, pour l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, — afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, et par une ruse astucieuse dont ils se servent pour guetter l'occasion de tromper. ¶
Maintenant, si vous analysez cette déclaration, vous verrez que Paul comprenait que notre appel est un appel de service ; l'œuvre du ministère, — la grande cause missionnaire de cette Église. L'édification du corps de Christ et le perfectionnement des saints : — tout ce travail que nous accomplissons dans les paroisses et les pieux de Sion, et dans les branches, afin d'essayer d'enseigner l'Évangile, pour que les gens, après avoir pris sur eux le nom de Christ et être devenus membres de sa grande Église, ne soient pas emportés à tout vent de doctrine, mais que nous veillions sur l'Église et fassions en sorte qu'on leur enseigne l'Évangile. ¶
J'espère que, dans tous nos efforts, nous nous emploierons à implanter un témoignage dans le cœur des membres de cette Église, afin qu'ils soient capables de tenir bon quels que soient les enseignements qui surgiront parmi nous. ¶
La connaissance de l'Évangile
Dans certaines de nos réunions de conseil de la prêtrise, on a éprouvé quelque appréhension à l'idée que les nôtres puissent nous être enlevés par les efforts missionnaires d'autres Églises. Une grande Église du pays a fait savoir que son plus grand effort missionnaire pour les dix années à venir serait mené ici même, dans l'État de l'Utah, et nous en avons perdu quelques-uns. Je pense que nous avons gagné plus d'eux qu'ils ne nous en ont pris. ¶
Nous nous demandons comment l'un des nôtres pourrait jamais nous quitter si nous lui avons enseigné l'Évangile et veillons sur lui en tant que prêtrise de l'Église, afin qu'il ne soit pas entraîné par ces faux enseignements. ¶
J'ai été intéressé d'assister à une conférence ici, à Salt Lake, il y a quelques semaines, et de m'entretenir avec sœur Williams, qui faisait autrefois partie du comité de l'Association d'amélioration mutuelle de l'Église. Elle tenait jadis dans le Deseret News une rubrique intitulée « Questions et réponses ». ¶
Elle a parlé d'une jeune fille, l'une de nos jeunes filles Saintes des derniers jours, qui était partie dans l'Est et avait écrit chez elle quelque chose comme ceci : ¶
« On m'a posé tant de questions sur notre Église et sur ce que nous croyons depuis que je suis ici que je vous écris pour vous demander de me dire ce que sont vraiment les premiers principes de l'Évangile. Je sais que les deux premiers sont que nous ne devons pas consommer de café ni de thé, ni jouer aux cartes. » ¶
Telle était à peu près sa conception des premiers principes, mais elle avait ce témoignage qui brûle au-dedans, et elle voulait en savoir davantage sur nos enseignements. ¶
Conseil à un missionnaire
Un missionnaire m'écrivit un jour quelque chose comme ceci : « J'ai rencontré l'autre jour un pasteur qui en sait sur la religion plus que je n'en ai jamais rêvé. Je lui ai dit que, s'il avait quelque chose de meilleur que ce que j'avais, je me joindrais à son Église. » ¶
Je lui répondis : « Vous avez dit exactement ce qu'il fallait dire. S'il a quelque chose de meilleur que ce que vous avez, vous devriez vous joindre à son Église. Mais, lui dis-je, vous êtes-vous jamais arrêté pour vous demander comment il peut avoir quelque chose de meilleur que ce que vous avez ? A-t-il quelque chose de meilleur qu'une visite personnelle de Dieu, le Père éternel, et de son Fils, Jésus-Christ, sur cette terre pour ouvrir une nouvelle dispensation de l'Évangile ? Et, en réponse à la question du jeune prophète, qui voulait savoir à laquelle de toutes les Églises il devait se joindre, il lui fut dit de ne se joindre à aucune, car toutes enseignaient pour doctrines des commandements d'hommes. Alors pourquoi s'inquiéter de toutes les autres Églises, avec une réponse pareille venue directement du Sauveur du monde, celui qui a le droit de parler et de prononcer un jugement sur toutes les Églises chrétiennes du monde ? » ¶
Puis je continuai en ajoutant : « A-t-il quelque chose de meilleur que la visite de Moroni avec les plaques d'après lesquelles le Livre de Mormon a été traduit, que la visite de Jean-Baptiste avec la Prêtrise d'Aaron, de Pierre, Jacques et Jean avec la Prêtrise de Melchisédek et les clés du saint apostolat ? » Et je poursuivis en évoquant la venue d'Élie, le prophète, dont Malachie a témoigné que, n'eût été sa venue, toute la terre serait complètement dévastée à sa venue, puis celle de Moïse et d'Élias. Alors je dis : « S'il a quelque chose de meilleur que cela, joignez-vous à son Église. » ¶
L'histoire du prophète Joseph
Je fais habituellement une déclaration semblable aux missionnaires lorsque je les interroge en vue de leur mission. Je dis : « Quand vous allez acheter un costume, ou bien il vous va, ou bien il ne vous va pas. Eh bien, dis-je, prenez l'histoire du prophète Joseph Smith. Va-t-elle, ou ne va-t-elle pas ? » Puis j'énumère ces choses, et j'ajoute : « Si vous pouvez croire l'histoire du Prophète, vous savez que nous n'avons pas simplement une Église de plus, mais que nous avons la seule Église véritable, car aucune autre Église n'est bâtie sur un tel fondement. Quand vous entendez ce cantique — quelle extase remplissait son cœur, parce qu'il voyait le Dieu d'amour — j'y pense si souvent, si souvent. Je pense à l'extase qui remplit le cœur de nos missionnaires lorsqu'ils sont sur le terrain et saisissent l'esprit de cette œuvre. J'en ai vu beaucoup dont je pense qu'ils auraient pu donner leur vie, et la donner avec joie, pour le témoignage de Jésus qu'ils avaient, à cause de l'extase qui remplissait leur cœur du fait de l'esprit de cette grande œuvre des derniers jours. ¶
Mon sentiment est que, si nous pouvions faire entrer cet esprit dans le cœur de nos jeunes gens, nous pourrions leur faire confiance en tout lieu. Ils n'ont pas besoin de connaître toutes les réponses aux Écritures. Ils n'ont pas besoin d'être capables d'expliquer tous les écrits de l'Écriture sainte. Ils ont besoin de savoir ce que le Dieu du ciel a fait à notre époque, et le reste n'est ensuite qu'un processus d'étude et d'information afin qu'ils puissent mieux prêcher et enseigner et connaître les enseignements des prophètes d'autrefois. ¶
Lorsque je suis parti pour ma première mission, le président Anthon H. Lund s'est adressé à nous, les missionnaires, et a dit quelque chose comme ceci : ¶
« Maintenant, frères, quand vous partirez en mission, si jamais vous manquez de quoi dire, rendez simplement témoignage que vous savez que Joseph Smith était un prophète de Dieu et que le Livre de Mormon est vrai, et je vous promets que vous aurez de quoi parler. » ¶
Une expérience missionnaire
J'ai mis cette promesse à l'épreuve. Une fois, alors que j'étais secrétaire de la Mission des Pays-Bas, que je n'y étais que depuis quelques mois et que je ne connaissais pas très bien la langue, le président de mission me dit que, si je notais les adresses des frères, y compris celle du président Grant, qui était alors président de la Mission européenne, il ne m'appellerait pas à parler. ¶
Mais il y avait là quelqu'un de plus grand que le président de mission, et c'était le président Grant, et il dit : « Je veux entendre frère Richards. » Ainsi, alors que j'étais assis à l'avant en train de prendre le procès-verbal de la réunion, je fus annoncé comme l'orateur suivant. Tandis que je montais sur cette estrade devant un auditoire d'environ 1 500 personnes, dont beaucoup étaient venues avec leurs chapeaux hauts-de-forme et leurs cannes, je pensai à la promesse du président Anthon H. Lund : si jamais vous avez besoin de quelque chose à dire, rendez simplement témoignage que Joseph Smith était un prophète de Dieu et que le Livre de Mormon est vrai, et le Seigneur vous donnera de quoi parler ; et l'un des plus beaux témoignages de ma vie est sorti de cette expérience, ce soir-là. Il y a aujourd'hui, ici même à Salt Lake, des Saints des derniers jours qui attribuent à mon témoignage de ce soir-là d'avoir commencé à étudier notre message. J'ai vraiment appris la vérité des paroles de l'Écriture : « car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie. » ¶
Je sens simplement que, si nous pouvions ressentir cette extase dans notre cœur en racontant ces histoires glorieuses, et que nos jeunes gens pouvaient la ressentir, nous n'aurions pas trop à nous soucier des interprétations des Écritures. ¶
La force de la position mormone
Je suis impressionné par une déclaration que frère Orson F. Whitney avait coutume de rapporter depuis cette tribune, et qu'il a publiée dans la petite brochure qu'il a écrite sur « La force de la position mormone ». Il y racontait un entretien qu'il avait eu avec un éminent prêtre catholique, qui avait un jour occupé cette chaire ici, dans ce tabernacle, en ces termes : ¶
« Il y a de nombreuses années, un homme instruit, membre de l'Église catholique romaine, vint dans l'Utah et parla depuis la tribune du Tabernacle de Salt Lake. Je fis bien sa connaissance, et nous conversions librement et franchement ; c'était un grand érudit, qui possédait peut-être une douzaine de langues sur le bout de la langue. Il semblait tout savoir de la théologie, du droit, de la littérature, de la science et de la philosophie. Un jour, il me dit : "Vous, les Mormons, vous êtes tous des ignorants. Vous ne connaissez même pas la force de votre propre position. Elle est si forte qu'il n'y en a qu'une autre de défendable dans tout le monde chrétien. C'est la position de l'Église catholique. ¶
« "La question se pose entre le catholicisme et le mormonisme. Si nous avons raison, vous avez tort. Si vous avez raison, nous avons tort, et c'est tout ce qu'il y a à en dire. Les protestants n'ont aucune assise, car si nous avons tort, ils ont tous tort avec nous, puisqu'ils faisaient partie de nous et sont sortis de chez nous, tandis que si nous avons raison, ce sont des apostats que nous avons retranchés il y a longtemps. Si nous avons la succession apostolique depuis saint ¶
Pierre, comme nous le prétendons, il n'y a nul besoin de Joseph Smith ni du mormonisme. Mais si nous n'avons pas cette succession, alors un homme tel que Joseph Smith était nécessaire, et l'attitude du mormonisme est la seule cohérente. C'est ou bien la perpétuation de l'Évangile depuis les temps anciens, ou bien le Rétablissement de l'Évangile dans les derniers jours. » Et nous savons qu'il a été rétabli, et c'est donc tout ce qu'il y a à en dire. ¶
Cela devrait mettre fin à toutes les disputes lorsque nous avons à discuter de religion avec une autre Église. ¶
Ils pourraient être capables de battre certains de nos jeunes gens dans la discussion, mais ils ne peuvent leur enlever la visite du Père et du Fils, ni la visite des autres messagers saints, ni la visite de Moroni et les renseignements contenus dans ce Livre de Mormon. ¶
Une expérience à l'École du Dimanche
Lorsque j'étais garçon, dans la petite ville où j'ai été élevé, j'ai eu le privilège de diriger l'École du Dimanche dans la récitation du témoignage des trois témoins. Je me souviens qu'en cette occasion Karl G. ¶
Maeser et frère George Goddard étaient présents. Frère Goddard avait coutume de nous apprendre à chanter : « Renoncez au whisky, au café et au thé. L'eau fraîche est la boisson qu'il me faut », et : « Qui est du côté du Seigneur, qui ? C'est maintenant le moment de le montrer. Nous le demandons sans crainte : qui est du côté du Seigneur, qui ? » ¶
Je n'oublierai jamais cette expérience, et le témoignage de ces trois témoins ne m'a jamais quitté. C'est une chose merveilleuse, lorsque le Seigneur touche votre cœur, de se rendre compte que ces choses qu'il nous a données sont divines et qu'elles viennent de lui. ¶
Les mariages hors de l'Église
Lorsque nous parcourons l'Église, nous voyons bon nombre de personnes qui se sont éloignées de l'Église. Il arrive que leur témoignage s'affaiblisse pendant un temps parce que certaines d'entre elles se sont mariées hors de l'Église. Elles pensent qu'elles peuvent s'échapper de l'Église. Je me souviens que, lorsque j'étais président de pieu en Californie, une jeune femme entra un jour dans mon bureau pour vendre des cravates. ¶
Elle dit : « Je suppose que vous ne vous souvenez pas de moi, n'est-ce pas, frère Richards ? » ¶
Je dis : « Non, je ne crois pas. Qui êtes-vous ? » ¶
Alors elle me dit qu'elle avait enseigné à l'École du Dimanche sous ma direction, ici à Salt Lake, lorsque j'étais surintendant de l'École du Dimanche d'une paroisse. Alors je me souvins d'elle et dis : « Quelle est la suite de l'histoire ? » ¶
Elle dit : « Je suis tombée amoureuse d'un garçon catholique, et je l'aimais tant que je ne pensais pas que cela ferait une différence pour le Seigneur que je l'adore dans l'Église catholique ou dans l'Église mormone ; alors je suis allée jusqu'au bout avec lui, et nous nous sommes mariés devant son prêtre, et j'ai accepté d'élever mes enfants dans l'Église catholique. Maintenant nous avons trois enfants, et je lui ai dit l'autre jour que j'étais la plus grande hypocrite du monde entier, que je ne croyais rien de ce qui se passait dans son Église, que je savais que Joseph Smith était un prophète de Dieu, que le Livre de Mormon était vrai. Je ne sais pas ce qu'il va advenir de vous, de moi et des enfants, mais je retourne à mon Église. » ¶
J'étais à New York il y a quelque temps, et le président du pieu me parla d'une femme, là-bas, qui, sur son lit de mort, fit appeler le président de pieu et son évêque. Elle avait épousé un catholique, elle, une jeune fille de Salt Lake, et elle était partie dans l'Est avec lui, et il était mort, et il lui avait laissé un patrimoine assez considérable, mais il avait chargé sa sœur, une vieille fille catholique, de l'administrer, avec pour instruction que, si elle tentait d'élever ses enfants dans l'Église mormone, elle serait entièrement écartée de la succession. ¶
Sur son lit de mort, son fils et sa fille ayant atteint la vingtaine, elle supplia son évêque et le président de pieu de voir s'ils ne pouvaient pas faire quelque chose pour sauver ses enfants pour l'Église. ¶
Elle dit : « J'ai commis une terrible erreur. Si c'était à refaire, je reviendrais à quatre pattes jusqu'à Salt Lake City afin d'élever mes enfants dans l'Église, quand bien même il me faudrait aller faire des lessives tous les jours pour gagner leur vie. » ¶
J'étais à Chicago, où j'assistais à une réunion de conférence, et une petite maman avec un bébé dans les bras, assise au milieu de la salle, vint à la fin de la réunion et dit : « Évêque, j'aimerais vous serrer la main. » ¶
Je dis : « Je serais certainement heureux de serrer la vôtre. » Alors elle se mit à pleurer, et je dis : « Vous êtes une fille de l'Ouest, n'est-ce pas ? » J'obtins un signe de tête approbateur, et je dis : « Et vous vous êtes mariée hors de l'Église ? » et j'obtins un autre signe de tête. Elle ne pouvait pas parler. Son émotion avait pris le dessus. Je dis : « Et votre mari n'aime pas que vous veniez vous réunir avec les vôtres ? » et j'obtins un autre signe de tête. ¶
Alors je dis : « Et vous avez le mal du pays — le mal de votre Église et de votre peuple. » À ces mots, elle s'assit sur le premier banc, se couvrit le visage avec le châle qui enveloppait son petit bébé et pleura à fendre le cœur. ¶
« Le témoignage de l'Esprit »
Je vous le dis, ce monde n'est pas assez grand pour que vous puissiez fuir le témoignage que le Seigneur implante dans votre cœur — comme nous le dit si souvent le président Clark — « le témoignage de l'Esprit ». ¶
Je désire rendre témoignage de ce témoignage. J'aimerais que nous l'implantions dans le cœur de nos jeunes gens. J'aimerais les voir encouragés à rendre leur témoignage à l'École du Dimanche et dans nos réunions de jeûne et de témoignage. On attribue au président Brigham Young d'avoir dit que nous pouvons obtenir un témoignage plus vite sur nos pieds que sur nos genoux, et je le crois. En parcourant cette Église et en écoutant des hommes qui avaient été appelés à représenter le Groupe des adultes de la Prêtrise d'Aaron, j'ai vu ces hommes se lever et pleurer. Un homme, tout près d'ici, a dit récemment qu'il avait vécu seize ans dans sa paroisse et que son évêque ne lui avait jamais demandé de faire quoi que ce soit. ¶
Il se tenait là et pleurait de gratitude et de reconnaissance pour l'occasion qui lui était donnée de parler. ¶
J'ai entendu un autre homme, qui dirige un magasin à succursales multiples, et qui avait été appelé à représenter ce groupe ; avant d'avoir fini, il avait saisi l'esprit de la chose, et il dit : « Je n'ai pas fait ce que j'aurais dû faire, mais je suis ici aujourd'hui pour vous dire qu'avant la fin de cette année je serai prêt à demander à mon évêque une recommandation à l'usage du temple afin d'emmener ma femme et mes enfants au temple et de les faire sceller à moi. » ¶
Il avait eu longtemps pour y réfléchir, mais il a fallu qu'il se lève pour se sentir inspiré à prendre une telle résolution. C'est un peu comme l'histoire que l'on raconte de la vieille dame qui rentra un jour de la réunion de jeûne et de témoignage et dit à sa fille : « C'est la meilleure réunion de jeûne et de témoignage à laquelle j'aie jamais assisté. » ¶
La fille dit : « Vraiment, mère ? Qui a parlé ? » « Moi », ¶
dit-elle. ¶
Il y a dans ce témoignage de l'Esprit quelque chose qui est ce qu'il y a de plus merveilleux au monde. C'est ce que Pierre avait lorsque Jésus annonça qu'il était le Fils de Dieu, ce qui était plus que la multitude ne pouvait supporter, si bien que, un à un, ils s'en allèrent. ¶
Alors Jésus se tourna vers Pierre et vers les apôtres et leur demanda pourquoi ils ne s'en allaient pas eux aussi. Alors Pierre répondit : « Où irions-nous, Seigneur, car nous savons que tu as les paroles de la vie éternelle ? » ¶
La responsabilité de la prêtrise
Frères, vous êtes appelés dans cette grande prêtrise du Seigneur pour l'œuvre du ministère, pour l'édification du corps de Christ, pour le perfectionnement des saints, et il est de notre responsabilité d'implanter dans leur cœur un témoignage de la divinité de cette œuvre, afin que, où qu'ils aillent et quels que soient les arguments qu'on leur oppose, ils sachent que ces faits fondamentaux sont vrais — que Dieu le Père et son Fils, Jésus-Christ, sont bien apparus au prophète Joseph, et que, si ces faits ne sont pas vrais, nous n'avons alors aucun droit de tenir cette conférence, car alors tout cela n'est qu'une imposture. ¶
Nos témoignages de cette grande œuvre des derniers jours sont, pour beaucoup, comme les témoignages des femmes qui allèrent au tombeau et virent que le corps de Jésus était ressuscité, et qui, lorsqu'elles racontèrent cette histoire, parurent au peuple ne tenir que des propos en l'air. Beaucoup pensent, lorsque nous leur rendons notre témoignage de l'œuvre merveilleuse et du prodige que le Seigneur a fait paraître, que ce n'est rien que des propos en l'air. ¶
Mais c'est la vérité éternelle de Dieu. De cela je vous rends mon témoignage au nom du Seigneur, Jésus-Christ. Amen. ¶