Pulpit

Discours de conférence

Harold B. Lee

1949 April General Conference·First Day Afternoon Session·1949-04-03

Je voudrais introduire les quelques remarques que je vais faire en rappelant quelques passages d'Écriture, dont l'un a été répété par deux orateurs précédents aujourd'hui.

Le Seigneur a déclaré :

Toute vérité est indépendante dans la sphère dans laquelle Dieu l'a placée, libre d'agir par elle-même ; et il en va de même pour toute intelligence ; sinon il n'y a pas d'existence. (D. & A. 93:30.)

La liberté de choix

Et l'autre, cité par frère Romney comme l'un des grands enseignements du Livre de Mormon, fut l'explication que père Léhi donna à son fils Jacob de ce même grand principe :

Et lorsqu'il eut créé nos premiers parents, et les bêtes des champs, et les oiseaux du ciel, en bref, toutes les choses qui sont créées, il fallut nécessairement, pour accomplir ses desseins éternels à l'égard de la destinée finale de l'homme, qu'il y eût une opposition, le fruit défendu par opposition à l'arbre de vie, l'un étant doux et l'autre amer.

C'est pourquoi, le Seigneur Dieu donna à l'homme d'agir par lui-même. C'est pourquoi, l'homme ne pourrait agir par lui-même s'il n'était attiré par l'attrait de l'un ou de l'autre. (II Néphi 2:15-16.)

Il y a des personnes qui, si l'on en juge par leur conduite, considèrent apparemment ce principe du libre arbitre comme une licence de faire ce qu'elles veulent. Mais là encore, père Léhi explique la chose à son fils :

C'est pourquoi, les hommes sont libres selon la chair, et tout ce qui est nécessaire à l'homme leur est donné. Et ils sont libres de choisir la liberté et la vie éternelle, par l'intermédiaire du grand Médiateur de tous les hommes, ou de choisir la captivité et la mort, selon la captivité et le pouvoir du diable ; car il cherche à rendre tous les hommes malheureux comme lui. (Idem 27.)

Nous devons enseigner aux hommes partout que la liberté et l'indépendance ne s'obtiennent qu'en obéissant à la vérité. Nous devons enseigner aux Saints des Derniers Jours le sens des paroles du Sauveur :

Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. (Jean 8:32.)

Quiconque regarde autour de lui et réfléchit à cette question verra de nombreuses preuves de la puissance du mal qui attire les hommes vers le mal. Nous devons comprendre, en tant qu'Église, que si nous voulons constituer une force qui anéantira la puissance du mal, nous devons développer les moyens que Dieu a placés dans son Église pour attirer les hommes vers les sentiers qui mènent à la vie éternelle.

Le comité général des militaires

Je me suis rappelé bien des fois, au cours de ces dernières années, ces passages d'Écriture que j'ai cités, en raison du sentiment et du poids de responsabilité qui ont reposé sur moi dans la mission que m'a confiée la Première Présidence, en tant que membre du comité général des militaires, qui dirige l'œuvre de l'Église auprès de nos garçons Saints des Derniers Jours au service militaire, et en tant que membre du comité général de la prêtrise. C'est avec une prière de soulagement que nous avons remercié le Seigneur d'avoir traversé la guerre avec aussi peu de pertes, spirituellement parlant, que nous en avons eu, mais c'est avec une anxiété considérable que nous avons vu de nouveau enrôler dans les rangs de l'armée nos jeunes garçons non formés, dont beaucoup manquaient d'expérience et n'avaient pas beaucoup de foi, dans le cadre d'une conscription dite du temps de paix. Nous en sommes venus bientôt à voir et à apprendre, à notre consternation, que les dangers moraux dans une telle situation étaient encore plus grands que pendant la partie combattante de la guerre. Alors, les garçons avaient en quelque sorte une discipline morale, lorsqu'ils avaient devant eux la perspective d'une mort imminente.

Il est vrai qu'aujourd'hui la situation de la conscription s'est quelque peu détendue, mais nous voyons avec crainte et anxiété les forces qui sont à l'œuvre pour instaurer une conscription militaire universelle de tous les jeunes gens valides de ce pays, laquelle viendra à moins que Dieu, dans sa miséricorde, ne nous en délivre. C'est à cause de cette anxiété, de cette possibilité et du fait que nous avons encore beaucoup de nos jeunes gens sous les drapeaux que j'ai été amené à réfléchir à ces choses que le Seigneur a portées à notre attention.

L'opinion d'un aumônier

Au sujet de la guerre et de ses procédés, un aumônier qui a servi dans deux guerres et plus écrit ceci :

La guerre (et, par extension, l'entraînement qui y prépare) produit peu de conversions. La guerre ne fait que rendre les gens plus fortement ce qu'ils étaient au début de la lutte. S'ils étaient intempérants en entrant sous l'uniforme, ils seront généralement devenus de bien plus gros buveurs à leur retour chez eux. S'ils étaient négligents en matière de moralité sexuelle, ils sont presque certains d'être devenus plus abjects à cet égard. S'ils étaient des fanfarons bruyants, attendez-vous à les voir revenir des vantards insupportables. S'ils étaient égoïstes, leur égoïsme aura augmenté. S'ils étaient des hommes honnêtes, décents, modestes, la guerre aura généralement amélioré ces qualités. S'ils méprisaient Dieu, ils en sortiront plus sûrs de leur mépris ; s'ils aimaient un peu Dieu, ils auront appris à l'aimer beaucoup. Mais il n'y aura pas plus de conversions qu'en temps de paix, plutôt moins. Toute l'histoire montre qu'aucun réveil religieux n'a jamais commencé ni n'a été favorisé par le combat.

Ce que cet aumônier dit ici de ceux qui sont loin de chez eux au service militaire pourrait en partie se dire de tous ceux qui sont loin de leur foyer et loin de l'influence de l'Église.

Lorsque nous parcourons trimestre après trimestre les rapports de la prêtrise, il apparaît que beaucoup de nos détenteurs de la prêtrise, qui ne sont pas au service militaire, sont pareillement loin de chez eux et loin des liens et des influences de l'Église. Il y a aussi des rapports faisant état de nombreuses jeunes filles qui sont loin de chez elles, à l'école et au travail, et qui se trouvent de ce fait privées des influences qui, autrement, les attacheraient étroitement à l'influence de l'Église.

Un lieu de refuge

Lorsque le Seigneur a révélé le nom par lequel son Église devait être appelée, il a donné d'autres instructions sur ce que cette Église devait faire. Il a dit :

Et que le rassemblement au pays de Sion et dans ses pieux soit pour la défense, le refuge contre la tempête, et contre la colère lorsqu'elle sera déversée sans mélange sur toute la terre. (D. & A. 115:6.)

En réfléchissant à ce refuge que le Seigneur a voulu que son organisation soit, j'ai pensé aux moyens qui existent en elle, dont l'un, frère Benson en a parlé avec tant d'éloquence ce matin dans son allocution de l'émission Church of the Air : le foyer. Il a cité l'Écriture que nous avons entendu répéter maintes et maintes fois comme citation de la révélation du Seigneur. Après que le Seigneur eut déclaré que c'était un péché sur la tête des parents s'ils négligeaient d'enseigner la loi du repentir et de faire baptiser leurs enfants à l'âge de huit ans, il a dit :

Et ils enseigneront aussi à leurs enfants à prier et à marcher en droiture devant le Seigneur.

Et les habitants de Sion observeront également le jour du sabbat pour le sanctifier.

Et les habitants de Sion se souviendront aussi en toute fidélité de leurs travaux, s'ils sont désignés pour travailler ; car le paresseux sera tenu en mémoire devant le Seigneur. (D. & A. 68:28-30.)

Les buts de l'organisation de l'Église

L'apôtre Paul a défini un autre des buts de l'organisation de l'Église dans ses écrits aux Éphésiens. Il a déclaré que le Seigneur a donné cette organisation « . . . pour édifier le corps de l'Église », (ou, en d'autres termes, pour instruire les membres de l'Église jusqu'à ce qu'ils) « parviennent tous à l'unité de la foi ». (Voir Éphésiens 4:12-13.)

Il est clair que l'apôtre Paul voyait l'importance de l'instructeur et de ceux qui instruiraient nos membres dans les doctrines de l'Église comme un autre de ces moyens divins dans l'Église pour attirer contre la puissance du mal. Il serait bon que tous les instructeurs comprennent ce que l'apôtre Paul voulait dire lorsqu'il déclara aux Corinthiens :

Pour moi, . . . lorsque je suis allé chez vous, ce n'est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu.

Car je n'ai pas eu la pensée de connaître parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. (I Cor. 2:1-2.)

L'objectif des instructeurs

Tel devrait être le seul objectif des instructeurs et des enseignants dans cette Église : enseigner « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié ». Nous n'avons pas besoin d'une « supériorité de langage ou de sagesse », mais nous avons besoin du témoignage de Dieu, comme Paul l'a dit. Puis cet avertissement est venu dans ses écrits ultérieurs :

Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? (Ibid., 14:8.)

Le président Joseph F. Smith, commentant ce passage et déplorant que certains tentent apparemment de troubler notre peuple et de l'égarer en détruisant la foi plutôt qu'en édifiant un témoignage de Dieu, a dit :

On peut s'attendre, parmi les Saints des Derniers Jours, à ce que la prédication de fausses doctrines déguisées en vérités de l'Évangile vienne de gens de deux catégories et, pratiquement, de celles-là seulement ; ce sont : premièrement, les ignorants sans espoir, dont le manque d'intelligence est dû à leur indolence et à leur paresse, qui ne font qu'un faible effort, si tant est qu'ils en fassent un, pour s'améliorer par la lecture et l'étude ; ceux qui sont atteints d'une terrible maladie qui peut dégénérer en mal incurable — la paresse.

Deuxièmement, les orgueilleux et les vaniteux, qui lisent à la lumière de la lampe de leur propre suffisance ; qui interprètent d'après des règles de leur invention ; qui sont devenus une loi pour eux-mêmes, et se posent ainsi en juges uniques de leurs propres actes, plus dangereusement ignorants que les premiers.

Méfiez-vous des paresseux et des orgueilleux ; leur infection est, dans les deux cas, contagieuse ; il vaut mieux pour eux et pour tous qu'on les contraigne à arborer le drapeau jaune de mise en garde, afin que les personnes saines et non infectées soient protégées.

Je souhaiterais que nous puissions avoir dans toutes nos classes et nos réunions l'esprit qui caractérisait l'une de nos réunions missionnaires à

Ventura, en Californie, où je me suis rendu récemment avec le président Oscar W. McConkie, de la mission de Californie, lorsqu'une femme qui avait assisté à l'une de nos réunions de Saints des Derniers Jours pour la première fois de sa vie fit ce commentaire à la fin de la réunion :

J'ai étudié les Écritures toute ma vie, mais aujourd'hui les paroles des Écritures ont été rendues vivantes.

Ainsi peuvent être toutes les instructions des instructeurs inspirés de l'Évangile de Jésus-Christ.

Les devoirs de la prêtrise

Et voici maintenant un troisième moyen dans l'Église pour éloigner les hommes du mal.

Le Seigneur a établi la prêtrise, et il a donné à ceux qui la détiennent, aux anciens, aux prêtres, aux instructeurs, aux diacres, l'injonction de « veiller sur l'Église » — et, dans une explication plus détaillée adressée aux instructeurs — « de veiller à ce qu'il n'y ait ni iniquité, ni médisance, et à ce que tous les membres de l'Église fassent leur devoir. » (Voir D. & A. 20:54.)

Mais, même après que des instructions ont été données par les autorités générales, concernant les militaires, à nos évêques et à nos présidents de pieu sur la manière dont on peut prendre contact avec les garçons éloignés de chez eux et les orienter ; et après que nos instructions ont été données au sujet des jeunes filles qui sont elles aussi loin de chez elles, et sur la manière dont nous devrions les guider comme des bergers et garder le contact avec elles ; et sur la manière dont les collèges devraient veiller sur leurs membres absents, nous avons le regret de dire que nos rapports indiquent que les dirigeants de collège prennent parfois trop à la légère l'exercice de ces moyens que notre Père céleste a fait établir ici pour inciter au bien ceux qui, autrement, sont attirés par le mal.

Au début de la guerre, un article de journal intéressant racontait qu'un garçon, revenant d'un vol d'entraînement au-dessus du terrain d'aviation, s'était mis soudain à crier dans son émetteur radio à l'homme de la tour de contrôle, en bas : « Je n'y vois plus. J'ai perdu la vue. »

Et l'homme de la tour de contrôle a dit : « Voyons, mon garçon, maîtrise-toi, et je vais te dire ce qu'il faut faire. »

Calmement, l'homme de la tour de contrôle l'a guidé et lui a fait faire de nombreux tours du terrain en perdant de l'altitude par la manœuvre des commandes, et finalement le pilote a roulé jusqu'à l'arrêt, sain et sauf, devant la tour de contrôle, au sol.

C'est de cette sagesse et de ces conseils calmes que nous avons tant besoin aujourd'hui. Je voudrais illustrer ce que je veux dire en vous présentant des extraits de deux lettres de deux de nos garçons qui ont traversé une période de « cécité » spirituelle grâce à l'influence stabilisatrice de sages conseillers dans l'Église. L'un de ces garçons a écrit une lettre tout récemment, et il l'a commencée en disant :

L'expérience d'un militaire

« Mon évêque est le meilleur évêque de cette Église. » Il a ensuite expliqué que, lorsqu'il était devenu prêtre, son évêque lui avait enseigné, parmi les premières choses, que Dieu répondait à la prière. C'est ainsi que l'évêque l'avait instruit avant son départ pour le service militaire, et il était parti fortifié par ces enseignements, mais une fois là-bas, il avait appris, à sa consternation, que certains de ceux qui se réclament de l'Église n'agissaient pas comme devraient le faire les serviteurs du Seigneur. Ils étaient tapageurs. Il y avait de l'irrévérence. Et il en était venu à se dire : « Peut-il s'agir de l'Église de Jésus-Christ s'ils ne révèrent pas son nom et sont irrévérencieux dans sa maison ? » Il était allé visiter d'autres Églises et y avait trouvé un esprit d'adoration qu'on ne trouvait parfois pas dans la sienne. À sa manière, il en avait conclu que l'Église devait donc être dans l'erreur. Il avait écrit chez lui à son évêque et lui avait dit : « Évêque, j'ai décidé de me joindre à une autre Église. Je pense que celle-ci doit être dans l'erreur, sinon nos gens seraient plus respectueux dans leurs réunions. »

Son évêque lui avait répondu : « Eh bien, mon garçon, n'agis pas trop précipitamment. Étudie cette question et réfléchis-y. Prie ton Père céleste, et tout ira bien. » Le garçon a alors écrit ceci :

« La nuit de l'Action de grâces, j'étais très fatigué, car je venais de terminer un tour de garde de nuit, et quand je me suis couché, tout ce que je voulais, c'était dormir. Cette nuit-là, Dieu a répondu à ma prière. Il était tard, et ce qui fut pour moi une vision, et serait pour les gens ordinaires un rêve, m'est venu. J'ai vu un beau jardin, et au milieu de ce jardin il y avait un sentier doré. Mon grand-père, mort en 1937, descendait le sentier. De l'autre côté se trouvait mon oncle, mort en mission en 1939.

« Or je m'étais couché très fatigué, et je n'avais jamais pensé à mon oncle ni à mon grand-père, car ils étaient morts alors que j'avais encore moins de dix ans.

« Mais ce n'était pas tout. Au milieu d'eux se trouvait Joseph Smith. Ils m'ont tous parlé, et la dernière chose dont je me souviens distinctement qu'on m'ait dite, c'est Joseph Smith qui me disait de m'en tenir à la vérité, quoi que les autres disent ou fassent, et d'écouter la vérité même si les autres ne l'écoutaient pas.

« Puis il a dit qu'il y avait encore du travail à faire là-bas, comme j'avais du travail à faire ici, et ils se sont estompés, et il m'a semblé que j'étais seul dans le jardin jusqu'à ce que le jardin commence à s'estomper, et j'ai eu l'impression de tomber.

« Quand je me suis réveillé, c'était encore le milieu de la nuit, et il faisait froid aussi, et pourtant j'avais en moi une sensation de chaleur, et je savais que Dieu avait répondu à mes prières. J'ai terminé la nuit dans un sommeil reposant.

« Maintenant, vous pensez peut-être que je rêvais, moi aussi, mais je sens et je sais toujours que j'ai eu une réponse à ma prière. »

Je me suis rappelé la lettre de ce garçon lorsque nous avons entendu un groupe de missionnaires de la mission de Californie dire : « Quand nous sommes découragés, abattus et cafardeux, nous avons pris l'habitude de nous rendre en jeûnant dans les montagnes avant le lever du jour, d'y rester toute la journée et de revenir après la tombée de la nuit, et nous n'avons jamais manqué de sortir de cette expérience fortifiés par la puissance de Dieu. »

Le souvenir d'un blessé

Un autre de nos hommes, revenant du service de combat outre-mer, avait été jeté au milieu de l'océan lorsque son navire avait été torpillé. Il avait été grièvement brûlé et envoyé dans un sanatorium, l'esprit très troublé et bouleversé. Il écrit ce témoignage :

« Pendant que j'étais à l'hôpital, la nouvelle m'est parvenue que mon fils avait été gravement blessé dans le Pacifique Sud. Je ne pouvais pas aller auprès de lui. Mon monde s'était effondré. Non, encore une fois, ce n'est pas l'histoire habituelle. Je ne suis pas resté ferme dans la foi. Je suis devenu rebelle. J'ai reproché à mon Père céleste toute la misère et toute la détresse qui étaient miennes. J'en ai conclu qu'il m'avait abandonné. Je me suis détourné de lui. Je suis même arrivé au point de ne plus pouvoir prier. Il me semblait que ma ligne de communication était coupée et que j'avais perdu tout contact avec Dieu. C'était le fond de la misère humaine. J'éprouvais une totale futilité et un profond ressentiment. Il n'est pas de dénuement comparable à celui d'être sans contact avec notre Père céleste. C'est comme recevoir la tonalité d'occupation quand on appelle son médecin en cas d'urgence.

« Mais alors, un miracle s'est produit ! Mes amis dans l'Église ne m'avaient pas oublié ! Ils ont prié avec foi pour mon rétablissement. Mon nom a été placé dans les temples de notre Seigneur où la prière a été dite en ma faveur. Mes enfants ont continué à prier comme je le leur avais enseigné. Mes parents ont prié avec une foi inébranlable.

« Les anciens de l'Église m'ont cherché et m'ont donné une bénédiction. J'avais peu de foi en eux, mais Dieu ne m'avait pas oublié. Il a entendu ces prières, et il ne s'est pas détourné. Et la santé est bientôt revenue dans mon corps. »

Je vous le demande, membres et dirigeants de l'Église : supposons que l'évêque ait été trop occupé pour écrire à son garçon qui était troublé par l'irrévérence de beaucoup de ceux qui assistaient aux réunions où il s'était trouvé. Supposons qu'on ne lui ait pas enseigné, en tant que prêtre, ce que l'évêque lui avait enseigné au sujet de la prière et de la façon dont il pouvait obtenir une réponse à ses problèmes. Supposons que le collège des anciens de cet autre homme ait failli à sa tâche et ait oublié de prier chez lui. Je vous demande de considérer la gravité de notre responsabilité en ces matières.

Un jour de tromperie

Nous sommes aujourd'hui à une époque de tromperie habile, une époque dont le Maître a déclaré que l'un des signes de sa venue serait que même les élus, selon l'alliance, seraient trompés.

L'un de nos garçons qui étudie actuellement dans une grande université de la côte

a déclaré que « ce qui l'a empêché de perdre la foi en la Bible que les critiques supérieurs ont décimée presque au point de la rendre méconnaissable », a-t-il dit, « ce qui a préservé ma foi, c'est que je sais que le Livre de Mormon est vrai, et, à cause de ce témoignage, je sais que ce qu'ils disent de la Bible est faux et n'est pas la vérité. »

Le Seigneur nous a donné un guide sûr pour discerner la vérité de l'erreur. Il a dit :

Et ce qui n'édifie pas n'est pas de Dieu. . . .

Ce qui est de Dieu est lumière ; et celui qui reçoit la lumière et persévère en Dieu reçoit davantage de lumière ; et cette lumière devient de plus en plus brillante jusqu'au jour parfait. (D. & A. 50:22-24.)

Gardez les commandements de Dieu

Je voudrais que nous puissions tirer une leçon du témoignage d'un homme de cette ville qui y dirige une entreprise, et qui m'a écrit pour me raconter une petite expérience qu'il avait vécue lorsque, pendant la prétendue dépression des années passées, il pensait qu'il allait tout perdre de ce qu'il possédait, et qu'il avait alors jeûné et prié afin que le Seigneur lui montre comment sauver son entreprise, et il a dit : « Un matin, juste au lever du jour, j'ai perçu la voix douce et subtile qui m'a dit : “ Si seulement tu gardes les commandements de Dieu, tu recevras toute la sagesse nécessaire pour sauver ton entreprise. ” »

Simple, mais grande et puissante vérité — si seulement nous gardons les commandements de Dieu, la sagesse suffisante à nos besoins nous sera donnée !

Selon les termes de quelqu'un, n'oublions pas la grande vérité qu'il a exprimée en ces mots :

N'est-il pas étrange que des princes et des rois

Et des clowns qui gambadent dans les pistes de sciure Et de simples gens comme vous et moi

Soient des bâtisseurs pour l'éternité ?

À chacun est donné un sac d'outils,

Une masse informe et un livre de règles, Et chacun doit bâtir avant que la vie ne s'enfuie, Une pierre d'achoppement ou un marchepied.

(« Stumbling-Block or Stepping Stone », de R. L. Sharpe.)

Que Dieu nous accorde de la force. Puissions-nous nous montrer à la hauteur de nos responsabilités, faire notre tâche, inciter les membres de cette Église et le monde à rechercher les choses qui procurent la vie éternelle et le bonheur ici-bas et dans le monde à venir, c'est ce que je demande humblement, au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursHarold B. Lee, « Discours de conférence », 1949 April General Conference, First Day Afternoon Session (1949-04-03). Pulpit Vault, 1949-04-harold-b-lee-conference-address. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, catalog.churchofjesuschrist.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).