Discours de conférence
George Albert Smith
J'espère que, ce soir, nous avons tous accueilli dans notre âme les instructions qui ont été données. ¶
Nous nous sommes réunis ici au nom du Seigneur, en tant que représentants du Seigneur, détenant sa prêtrise. Du fait de nous être ainsi réunis, nous avons droit à une direction divine. Il y a parfois des occasions, et j'imagine que la plupart d'entre nous en ont connu, où nous pouvons avoir le sentiment qu'il y a une meilleure façon de faire les choses que celle dont elles sont faites, mais si nous gardons les commandements du Seigneur — et quand je dis les commandements du Seigneur, je parle des Dix Commandements et des autres révélations qu'il a données aux enfants des hommes par l'intermédiaire des prophètes — si nous observons ces enseignements, nous ne nous égarerons pas. C'est quand nous manquons de garder les commandements de Dieu que nous tombons dans les ténèbres. ¶
Je suis reconnaissant d'être ici avec vous. Je me demandais si je devais sortir ce soir, car je ne suis pas aussi vigoureux que je le voudrais. J'ai senti cependant que je ne pouvais pas manquer d'être ici avec ce corps d'hommes, et par conséquent j'ai été édifié et réjoui. ¶
Sondez les Écritures ¶
Je voudrais souligner de nouveau, si cela a besoin d'être souligné, la suggestion qui a déjà été faite : lisez les Écritures. C'est le conseil du Seigneur. Le suivez-vous ? C'est le Sauveur qui a dit : « Vous sondez les Écritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » ¶
Il ne dit pas simplement : « Lisez les Écritures », mais : « Sondez les Écritures. » Que cela signifie-t-il pour vous ? Pour moi, cela signifie examiner dans la prière ce que le Seigneur a dit, et de cette manière, si nous sommes humbles, nous aurons droit à sa direction et nous ne serons pas égarés. ¶
Ces derniers jours, j'ai reçu une lettre d'un homme qui avait été excommunié de l'Église, non pas parce qu'il avait fait ce que le Seigneur voulait qu'il fasse, mais parce qu'il avait fait ce que lui voulait faire, et qui a ensuite rejeté la responsabilité sur quelques-uns des autres frères, disant qu'ils lui avaient conseillé ce qu'il devait faire. Il avait oublié qu'avant de tomber dans les ennuis qui ont causé sa séparation de l'Église, l'une des autorités générales de l'Église lui avait conseillé de ne pas faire la chose qu'il semblait résolu à faire, et dès qu'il l'a faite, il s'est trouvé dans les ténèbres. ¶
Gardez les commandements du Seigneur, frères, et vous ne vous égarerez pas dans les ténèbres. Il n'y a aucun moment où vous ne puissiez vous agenouiller et, si vous pouvez dire honnêtement : « Père céleste, j'ai fait ce que tu m'as demandé de faire, et ce que tu m'as ordonné de faire ; que dois-je faire maintenant ? » vous obtiendrez la réponse, et vous ne vous tromperez pas. Mais si vous faites ce qui ne doit pas être fait et si vous recevez vos suggestions de l'adversaire de toute justice, vous vous retrouverez errant dans les ténèbres et vous risquez de perdre la perle de grand prix. ¶
Les droits des épouses ¶
Je voudrais insister ce soir sur quelque chose dont il a déjà été question, à savoir que des hommes qui ont épousé des femmes et ont convenu devant témoins de garder les commandements de Dieu et de vivre comme ils le doivent sont parfois si égoïstes, si volontaires, qu'ils oublient que leurs épouses ont certains droits. Je tiens à dire que la prêtrise ne donne à aucun homme le droit de maltraiter son épouse. La prêtrise lui donne bien le droit d'être bon, d'être fidèle, d'être honorable, d'enseigner la vérité et d'enseigner la vérité à ses enfants, et quand il le fait, il ne tombera pas dans le péché. Il n'y a jamais eu, dans l'histoire du monde, de moment où nous ayons eu plus besoin de direction divine que maintenant. ¶
Il a été fait mention assez clairement ce soir du fait que la Présidence de l'Église, trois hommes, a été appelée à accomplir certains devoirs et que, associés à eux, d'autres hommes ont été appelés à aider à mettre en œuvre le programme de l'Église. Quand ces trois hommes et les autres qui ont été appelés au Collège des douze, et ceux qui ont été appelés aux autres positions de direction parmi les autorités générales, sont unis, nous n'avons pas à nous inquiéter de ce qui arrivera à l'Église. Tous les hommes et toutes les femmes ont le droit de s'adresser à leur évêque, à leur présidence de pieu et au grand conseil au sujet des affaires de l'Église. Ils ont le droit de s'informer et, s'ils ne sont pas satisfaits, ils ont alors le privilège d'aller au-delà de ces hommes, mais il ne serait pas très souvent nécessaire de le faire si l'homme qui demande était dans la ligne de son devoir. Alors n'oublions pas, frères, que nous avons reçu un don merveilleux, l'autorité divine, qui vient de notre Père céleste. C'est un don inestimable conféré par le Seigneur. Ce n'est pas comme une recommandation venant de quelque autre organisation. Cela signifie que, si nous vivons comme nous le devons au moment où cette autorité de la prêtrise nous est conférée, nous avons droit à l'inspiration du Tout-Puissant, et nous l'aurons si nous gardons ses commandements. Alors mettons de l'ordre dans nos foyers, faisons la prière en famille et demandons une bénédiction sur la nourriture. Efforçons-nous d'apprendre ce que le Seigneur voudrait que nous fassions, non pas ce que nous aimerions faire ou ce que quelqu'un d'autre aimerait que nous fassions. ¶
L'acceptation du conseil ¶
Alors que je me tiens ici maintenant, je peux penser à un certain nombre d'hommes qui sont allés chez les dirigeants de l'Église chercher un conseil, et s'ils l'avaient suivi, ils seraient maintenant dans l'Église, mais ils sont dehors. Ceux auprès de qui ils sont allés n'avaient aucune arrière-pensée ; ceux qui ont donné le conseil, quand il leur a été demandé, n'avaient que le désir de bénir celui ¶
qui le demandait, mais cela allait à l'encontre de l'ambition et du désir de l'individu, et parce qu'il était déjà dans le péché, il ne pouvait pas comprendre le conseil du bon homme qui, sans égoïsme, lui indiquait ce qu'il devait faire. ¶
Ce monde est dans un état pitoyable. Il y a des centaines de milliers de personnes qui ne croient même pas en Dieu, c'est-à-dire au Dieu de ce monde, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Père de Jésus-Christ, notre Seigneur. Elles sont dans les ténèbres. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce qu'elles trouvent le chemin du bonheur avant d'avoir obtenu la lumière, et il incombe à ce grand corps de la prêtrise, et à ceux qui sont associés dans les divers pieux, paroisses et missions de l'Église et qui détiennent la prêtrise, de faire luire ainsi notre lumière que les autres, voyant que nous sommes bien des serviteurs du Seigneur, seront amenés à accepter l'Évangile et à conformer leur vie à la vérité. ¶
Permettez-moi encore de vous supplier, mes frères, d'être patients avec vos enfants. Souvenez-vous que l'un des plus grands dons qui vous viennent dans la vie est la famille dont vous pouvez jouir si vous avez droit à la prêtrise et si vous l'avez reçue. ¶
L'influence de la prière ¶
Nous ne verrons pas toujours les choses de la même façon ; les hommes ne raisonneront pas toujours comme leurs épouses, et inversement, mais si vous priez ensemble, avec un réel désir d'être unis, je puis vous dire que vous vous accorderez sur tous les points importants. ¶
J'ai remarqué il y a plusieurs mois, sur South Temple Street, cette devise sur un panneau d'affichage : « La famille qui prie ensemble reste unie. » Je ne sais pas qui l'a placée là, mais je tiens à dire que, si vous y réfléchissez un instant, vous saurez que c'est vrai. Je vous exhorte à prier ensemble le Seigneur, et je ne veux pas dire par là simplement dire des prières, je ne veux pas dire être un phonographe et répéter quelque chose encore et encore, mais ouvrir votre âme au Seigneur en tant que maris et pères dans votre foyer, et faire participer vos épouses et vos enfants. Faites-les participer. Il vient alors dans le foyer une influence que l'on peut sentir en y entrant. Ce fut pour moi une grande bénédiction d'avoir la permission de voyager à travers cette Église et d'entrer dans les humbles foyers de ceux qui y demeurent, qui gardent les commandements du Seigneur, et de participer aux influences que j'y trouve. ¶
Aucun de nous ne rajeunit. Beaucoup d'entre nous ont dépassé le méridien de la vie. Si nous voulons faire des corrections, des ajustements, et la plupart d'entre nous ont des ajustements à faire, le moment de le faire est maintenant, et non de le remettre à plus tard. ¶
Je voudrais insister pour que nous allions voir nos évêques et les remercier de leur fidélité et de leur dévouement envers nous. J'habite une paroisse ¶
où nous avons trois des meilleurs hommes du monde dans l'épiscopat, des hommes merveilleux, humbles, adonnés à la prière. Ils n'ont aucun désir de faire quoi que ce soit dans cette paroisse, sinon de bénir les gens, et je suppose que vous constaterez la même chose dans toutes les paroisses de l'Église, à quelques exceptions près. ¶
Lorsque nous recevons la prêtrise, lorsque nous recevons des ordinations, lorsque nous sommes mis à part pour accomplir certains devoirs dans l'Église, par l'autorité de notre Père céleste, nous devrions nous rendre compte que c'est une grande et merveilleuse bénédiction, et qu'elle comporte une responsabilité immense. Nous ne devrions pas la traiter à la légère. ¶
Nous avons été ensemble deux jours. Nous avons passé un moment heureux. D'autres réunions seront tenues durant cette conférence avant qu'elle ne s'achève, et si nous assistons à ces réunions avec une prière dans le cœur pour avoir l'Esprit du Seigneur, pour être guidés et inspirés par lui dans notre réflexion, non seulement en enseignant mais en étant enseignés, quand la conférence se terminera, nous pourrons retourner dans nos foyers et emporter avec nous l'inspiration du Tout-Puissant. Nous pouvons mettre de l'ordre dans nos foyers et nous pouvons aider à maintenir l'ordre dans nos paroisses et nos pieux — mais cela demandera du travail. Cela demandera un travail réfléchi et fait dans la prière. ¶
La nécessité de se repentir ¶
Il y a dans l'Église des situations dont il faut se repentir. Il a été fait mention, dans cette conférence, du fait que la vente d'alcool est en train d'être légalisée. Il y a des années, le président de l'Église se tenait à cette chaire, lors d'une conférence générale, et suppliait le peuple de ne pas abandonner la loi Volstead. Une législation avait été promulguée rendant illégal de vendre de l'alcool ou d'en acheter. Le Seigneur nous a avertis de ne pas user de boissons fortes, et chaque Saint des derniers jours devrait prêter attention à l'avis de notre Père céleste à ce sujet. Permettez-moi de vous supplier : sondez la Parole de Sagesse dans la prière. Ne vous contentez pas de la lire ; sondez-la dans la prière. Découvrez pourquoi notre Père céleste l'a donnée. Il nous l'a donnée avec une promesse de vie plus longue et de bonheur, non pas si nous manquons de l'observer, mais si nous l'observons. Lisez la Parole de Sagesse en présence de vos familles et donnez l'exemple. Si nous le faisons, Sion continuera de croître. Si nous le faisons, l'Église de l'Agneau de Dieu continuera de devenir une force pour le bien dans le monde. ¶
Il m'étonne de voir combien il y a d'hommes grands et influents dans notre propre pays qui n'appartiennent pas à l'Église — je ne sais pas s'ils appartiennent à une Église ou non — mais qui, dans leur correspondance avec le siège de l'Église, indiquent combien ils sont satisfaits de ce que nous défendons, et nous défendons, je l'espère, toujours, ce que le Seigneur voudrait que nous défendions. ¶
Les bénédictions de la prêtrise ¶
Frères, c'est une faveur du Seigneur de recevoir la prêtrise ; ¶
c'est un grand privilège de représenter notre Père céleste. C'est une bénédiction qui, si nous sommes fidèles, ouvrira les portes du royaume céleste et nous y donnera une place pour vivre à travers les âges de l'éternité. Ne jouez pas avec cette bénédiction inestimable. ¶
Évêques, permettez-moi de vous supplier : lorsque vous ordonnez de jeunes hommes diacres, instructeurs ou prêtres, veillez à ce qu'on leur fasse bien comprendre qu'avec ce don qui vient de notre Père céleste, il y a une responsabilité. Si vous le faites, ils grandiront pour devenir les protecteurs du sexe faible, et il y aura moins de chagrin et de détresse causés par le relâchement des habitudes parmi les fils et les filles de notre Père céleste dans les communautés où nous vivons. ¶
Le Seigneur veut que nous soyons heureux. C'est pourquoi il nous a donné l'Évangile de Jésus-Christ. C'est pourquoi il nous a conféré la prêtrise. Il veut que nous ayons de la joie. C'est pourquoi il a organisé cette Église et y a établi les divers offices, et toutes ces choses sont en ordre. Comme cela a été mentionné ce soir par les autres frères, si vous suivez la direction du Seigneur et de ceux que le Seigneur soutient, vous ne tomberez pas dans les ténèbres, vous ne perdrez pas la lumière, vous ne transgresserez pas les lois de Dieu et vous ne perdrez pas les privilèges qu'il est si désireux que nous ayons tous. ¶
Voilà ce que je ressens ce soir, frères. Je suis reconnaissant d'être ici. Je suis reconnaissant lorsque j'ai le privilège de vous serrer la main, de regarder vos visages, et je suis heureux quand je vous vois marcher comme le Seigneur voudrait que vous marchiez, suivant ses avis et ses conseils. Nous serons tous heureux si nous le faisons, et le monde sera enrichi, et les missions qui ont déjà été ouvertes continueront à fonctionner jusqu'à ce que les gens aient été avertis, et les pays qui n'ont pas encore été avertis pourront encore avoir la possibilité de recevoir l'enseignement de l'Évangile de Jésus-Christ. Parmi ceux qui n'ont pas été avertis se trouvent les nations les plus peuplées du monde aujourd'hui. Mais c'est notre responsabilité de trouver les moyens de porter le message de vie et de salut à chaque nation. ¶
Merci, frères, pour votre amour et votre camaraderie, pour votre bonté et votre aide envers moi et mes associés qui sont ici sur cette estrade. Nous vous aimons. Nous vous sommes reconnaissants et nous sommes reconnaissants de vous avoir, et je prie que chacun de nous vive de telle manière que, lorsque viendra le moment de partir d'ici et que le registre de notre vie sera ouvert, il révèle que nous avons désiré de tout notre cœur être ce que Dieu voudrait que nous soyons, et que nous avons été guidés par lui dans des sentiers de paix, de bonheur et de justice, et lorsque viendra le moment où cette terre sera nettoyée et purifiée par le feu et deviendra le royaume céleste — c'est ce qu'elle sera, frères — lorsque ce moment viendra, je prie que nous ayons tous vécu de telle sorte que nous trouvions nos noms inscrits dans le livre de vie de l'Agneau, nous donnant droit à faire partie de ce royaume pour toujours, dans la compagnie de nos épouses et de nos enfants, et de tous ceux qui nous sont ¶
chers, sans qu'il en manque un seul, et je le demande au nom de Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen. ¶