Discours de conférence
George Albert Smith
Il me revient, en tant que président de l'Église, de faire quelques remarques de conclusion. ¶
J'aimerais vous demander à tous : pourriez-vous imaginer un autre lieu où nous aurions pu passer ces trois derniers jours, où nous aurions été plus proches de notre Père céleste que dans cette grande conférence ? Y a-t-il un endroit au monde où vous pourriez rassembler un groupe d'hommes qui, l'un après l'autre, se lèveraient pour rendre témoignage qu'ils savent que l'Évangile est ici, que nous en sommes participants, et pour témoigner des bénédictions qui résultent du fait de garder les commandements de notre Père céleste ? ¶
Un fumeur n'obtient pas l'emploi ¶
Les frères m'ont rappelé un ou deux petits incidents que je pense vous relater. L'un concerne une cigarette. Un de nos missionnaires qui avait accompli une bonne mission revint chez lui et chercha un emploi, mais ne parvint pas à en trouver. Il avait été fumeur avant de partir en mission, mais il avait cessé ; aussi, à son retour, un peu découragé, il reprit son habitude de fumer. Vers cette époque, un homme d'affaires qui n'était pas saint des derniers jours s'adressa à l'un des hommes en vue de l'Église, également dans les affaires, et lui dit : « J'ai besoin d'un homme pour entrer dans mon entreprise, quelqu'un de capable, apte à grandir pour prendre ma place, car je souhaite prendre ma retraite d'ici quelque temps. Je peux lui verser un bon salaire, et j'ai conclu que, bien que je ne sois pas membre de votre Église, j'aimerais avoir l'un de vos anciens missionnaires. Beaucoup d'entre eux ont vécu des expériences si merveilleuses. J'en ai entendu certains en parler. Si l'un d'eux revient chez lui et que vous le connaissiez, vous n'avez pas besoin de lui dire de quoi il s'agit, envoyez-le-moi simplement en lui laissant entendre qu'il pourrait y avoir un poste. J'aimerais l'interroger. » ¶
Peu après, le jeune homme qui cherchait du travail se rendit au bureau du frère qui me raconta cette histoire. Celui-ci dit au jeune homme : « Je crois savoir où vous pourriez trouver un emploi. » Il envoya l'ancien missionnaire auprès de l'individu qui lui avait dit sans détour ce qu'il voulait. Ce missionnaire était un jeune homme bien, intelligent, et il pensait que cela signifiait un emploi pour lui. ¶
Notre homme d'affaires de l'Église dit : « J'ai rencontré le jeune candidat dans la rue deux ou trois jours après, et je lui ai demandé : “Comment cela s'est-il passé ?” Le jeune homme répondit : “Je n'ai pas réussi. L'homme m'a posé quelques questions, puis a fait remarquer : ‘Je pense qu'il vaut mieux que nous n'essayions pas ensemble.’” » ¶
Quelque temps plus tard, les deux hommes d'affaires se rencontrèrent, et le membre demanda au non-membre pourquoi le jeune homme n'avait pas été engagé. Il répondit : « Quand le missionnaire est entré dans mon bureau, il m'a dit que vous l'aviez envoyé. Je me suis dit : voici mon occasion. C'était un beau jeune homme et il me paraissait satisfaisant. Comme il entrait dans le bureau, je fumais ma pipe, et tout à coup il a sorti une cigarette de sa poche et l'a allumée, et nous avons commencé à parler. Je lui ai dit : “Je croyais que vous étiez membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.” Il a répondu : “Je le suis”, et j'ai dit : “Je croyais que vous étiez un ancien missionnaire.” “Je le suis”, a-t-il répondu. ¶
« “Je suis désolé, je voulais précisément un tel homme que je pensais que vous pourriez être, mais pourquoi fumez-vous ?” et le jeune homme a dit : “Vous fumez ; pourquoi ne fumerais-je pas ?” J'ai dit : “La différence est celle-ci : on vous a enseigné qu'il n'est pas convenable de fumer ; on ne m'a jamais enseigné cela. Vous transgressez les conseils et les désirs de ceux qui vous aiment, et je pense qu'il est inutile de discuter davantage de cette question. Je dirai simplement que je n'ai pas de poste prêt pour vous, et nous allons nous quitter.” » ¶
Ce jeune homme a perdu un beau poste à cause de cette habitude répugnante, et c'est le seul mot qui me vienne à l'esprit pour décrire exactement la chose. ¶
Un ancien missionnaire qui manqua de courage dans ses convictions ¶
Un autre exemple qui peut vous intéresser : l'un de nos missionnaires revint des États de l'Est, où il avait fait la connaissance d'un contremaître d'atelier dans un grand établissement manufacturier, et après son retour chez lui, il essaya pendant quelque temps de trouver un emploi, mais sans succès. Finalement, il se dit : « Eh bien, je crois que si je retourne dans l'Est, mon ami là-bas me donnera du travail. » ¶
C'était un très bon jeune homme, capable, mais l'ami dont il parlait ne savait pas qu'il était membre de l'Église. Aussi, lorsqu'il alla le trouver et lui dit : « Je suis de retour. Je me demande si vous pourriez me donner quelque chose à faire ? », le contremaître répondit : « Certainement ; entrez donc. » Ainsi le jeune homme commença à travailler dans la même ville où il avait œuvré comme missionnaire. Il évitait les membres de l'Église ; il n'allait pas aux réunions ; il se tenait à l'écart d'eux, car il craignait que les hommes qui l'employaient, n'étant pas membres de l'Église, ne lui offrent pas la même possibilité d'avancement s'ils savaient qui il était. Mais c'était un bon travailleur, et il continua ainsi pendant quelque temps. ¶
Un jour, après y avoir été environ trois mois, le contremaître de l'atelier l'appela et lui dit : « Vous feriez mieux de monter ; le président veut vous voir. » Le président avait dit au contremaître qu'il avait besoin d'un jeune homme capable pour un autre service. Il voulait un jeune homme ayant une bonne instruction. Il avait dit : « Regardez autour de vous, et si vous trouvez un tel homme, faites-le-moi savoir. » ¶
Le contremaître répondit : « Nous avons justement un tel homme qui travaille pour nous en ce moment. » ¶
« Ah oui. » ¶
Le président dit : « Cela me fait plaisir. Envoyez-le-moi. » Ainsi le jeune homme, ignorant de quoi il s'agissait, se présenta au bureau du président et dit : « Je crois comprendre, Monsieur Grant, que vous désirez me parler. » ¶
Il répondit : « Oui. Est-ce le contremaître qui vous a envoyé ? » ¶
Le jeune homme répondit : « Oui, monsieur. » ¶
« Asseyez-vous, je vous prie. J'aimerais savoir quelque chose de vous ; j'aimerais savoir d'où vous venez. » ¶
« Eh bien, dit le jeune homme, j'habite là-bas, très loin, dans les montagnes Rocheuses. » C'était la première dérobade. ¶
« Mais dans quelle partie des montagnes Rocheuses ? » ¶
« Eh bien, répondit-il, pas très loin de l'Idaho. » ¶
« Mais que faites-vous ici ? » ¶
« Eh bien, dit-il, je travaille ici comme l'un de vos employés. » ¶
« Étiez-vous déjà venu ici auparavant ? » ¶
« Oui. » ¶
« Connaissez-vous quelqu'un ici, dans la ville ? » « Pas grand monde, deux ou trois personnes seulement. » ¶
« Eh bien, je ne comprends pas très bien pourquoi vous êtes revenu ici pour chercher un emploi. » ¶
Je tiens à préciser, avant d'aller plus loin, que le président savait tout de ce garçon. Il avait fait vérifier ses antécédents, et ainsi, tandis que le jeune homme continuait à se dérober, le président demanda : « Mais qui sont vos amis ici ? » ¶
« Oh, répondit-il, ce sont simplement des gens qui travaillent en ville. » « Mais, poursuivit le président, appartenez-vous à une Église quelconque ? » « Eh bien, pas ici. » ¶
« Avez-vous déjà appartenu à une Église ? » ¶
Il dit : « Oui, à une époque », et il commença à craindre que le président ne sache qui il était, et il ne voulait pas qu'il le découvre maintenant ; aussi continua-t-il à se dérober et dit : « À une époque, j'étais membre d'une Église, mais je ne m'y intéressais pas beaucoup, et je n'y fais pas grand-chose maintenant. » ¶
« Quelle Église était-ce ? » ¶
« Eh bien, vous l'appelleriez l'Église mormone. » ¶
Le président dit : « Voulez-vous me dire que vous êtes le fils d'une famille mormone ? » ¶
Le garçon comprit alors que le jeu était terminé pour lui ; aussi répondit-il : « Oui, monsieur. » ¶
Le président demanda : « Voulez-vous me dire que vous renieriez la foi de vos parents, alors que vous saviez qu'ils étaient mormons et souhaitaient que vous le soyez ? » ¶
« Eh bien, pas exactement cela. » ¶
« J'ai bien peur, dit le président, que vous ne leur fassiez guère honneur. Si vous n'avez pas le courage de défendre votre foi, à quoi servez-vous ? Maintenant, dit-il, je vais être franc avec vous. Je pensais que vous étiez l'homme que je cherchais pour ce poste, mais je veux vous dire que si vous étiez prêt à trahir vos parents et à renier l'Église à laquelle vous appartenez, j'aurais peur de vous confier un poste quelconque où vous auriez à manier de l'argent. » Et ainsi le jeune homme perdit son occasion parce qu'il n'avait pas eu le courage de faire son devoir envers son Église et sa famille. ¶
Ces choses arrivent si souvent ; alors qu'au contraire, nos garçons et nos filles qui gardent les commandements du Seigneur et suivent les conseils de notre Père céleste n'ont besoin d'avoir peur nulle part. ¶
Avantages de l'appartenance à l'Église ¶
J'ai moi-même beaucoup voyagé de par le monde. J'ai parcouru environ un million de milles. J'ai été dans les foyers des riches et des pauvres, dans de nombreuses régions du monde, et je n'ai jamais rencontré un seul cas, parmi les gens de la meilleure classe où je me suis trouvé, où le fait de savoir que j'étais membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours m'ait porté préjudice. Mais j'ai connu bien des cas où cela m'a ouvert la voie et offert des occasions que je n'aurais pas eues autrement. Vous savez, c'est une chose étrange qu'il soit possible pour un individu d'appartenir à l'Église, non pas simplement à une Église, mais à l'Église, d'avoir eu un témoignage que le Seigneur lui-même a établi cette Église, de savoir qu'il a parlé par le pouvoir qu'il avait, dans sa sagesse, et qu'il nous a donné en ce jour l'Évangile de Jésus-Christ, de nouveau, et d'appartenir à une telle organisation. Aucune autre Église au monde ne fait une telle revendication que la nôtre. Quand je vois ce merveilleux groupe de jeunes gens, derrière nous ici, et le chœur, et ceux que nous avons eus de Provo hier, et d'autres que nous rencontrons sans cesse, je ne connais aucun autre lieu au monde où l'on puisse trouver des jeunes gens comme ceux que le Seigneur nous donne dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Où pouvez-vous aller, dans le monde entier, et trouver une telle compagnie que celle que vous pouvez avoir dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ? C'est son Église. Il lui a donné son nom, et il nous a avisés qu'elle devait être ainsi appelée. Je veux de nouveau mentionner ce fait à certains de nos frères. Ne faites pas défaut au Seigneur en appelant ceci l'Église mormone. Il ne l'a pas appelée l'Église mormone. Il est bien pour nous de croire au Livre de Mormon. Il attend cela de nous, mais il nous a dit comment il fallait appeler cette Église. Le Seigneur a dit : ¶
Le nom de l'Église ¶
Et comment est-elle mon Église, si elle n'est pas appelée de mon nom ? Car si une Église est appelée du nom de Moïse, alors c'est l'Église de Moïse, ou si elle est appelée du nom d'un homme, alors c'est l'Église d'un homme ; mais si elle est appelée de mon nom, alors c'est mon Église, si elle est édifiée sur mon Évangile. (III Néphi 27:8.) ¶
C'est son Église, l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Je me sens parfois déçu que tant d'entre nous semblent timides, si je puis employer ce terme, et parlent de cette Église, que le Seigneur nous a permis de rejoindre, avec une désinvolture regrettable. Je suis si fier d'appartenir à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, quand je pense que toutes les bénédictions du monde peuvent être miennes en tant que membre de son Église, et que si je n'en étais pas membre, combien de bénédictions seraient perdues pour moi. Pensez aux gens merveilleux qui se trouvent dans le monde et dans toutes ces diverses Églises. Je veux vous dire qu'il y en a des milliers, je pense pouvoir dire sans risque des millions, qui, s'ils savaient ce que nous savons et avaient le témoignage que Dieu nous a donné, n'hésiteraient pas à se joindre à l'Église. Ils auraient peur de ne pas profiter des possibilités qu'il nous a données. Dans cette merveilleuse conférence où nous avons été rassemblés ces trois derniers jours, pensez comme nous nous sommes mêlés les uns aux autres. J'ai serré la main de gens venus d'aussi loin que l'Australie jusqu'à Portland, dans le Maine, et de l'Europe jusqu'à Hawaï, qui sont venus ici, heureux d'entreprendre ces longs voyages, ravis de pouvoir s'associer et serrer la main des membres de cette Église. ¶
Je considère que c'est un grand compliment pour vous, mes frères et sœurs, que tant d'entre vous trouviez dans la vie les uns des autres les choses qui vous rendent fiers et reconnaissants d'être identifiés à cette organisation. Quand nous pensons à ce que le Seigneur a fait pour nous — pensez aux milliers de nos jeunes hommes et femmes qui ont reçu une instruction qu'ils n'auraient pu obtenir autrement que dans le champ missionnaire, et que nous en avons plus de quatre mille aujourd'hui dans le monde — quel privilège c'est ! Ce n'est pas une Église pour critiquer, pour trouver à redire aux autres. Le Seigneur ne nous conseille ni ne nous invite à rendre les choses inconfortables pour d'autres personnes qui ne comprennent pas, mais le Seigneur nous encourage en tout à donner l'exemple, afin que d'autres, voyant nos bonnes œuvres, soient amenés à glorifier son nom. ¶
Reconnaissance pour les jeunes gens ¶
Je suis si fier et reconnaissant pour les jeunes gens de cette grande organisation, quand je les rencontre dans différentes régions du pays, et je suis si reconnaissant pour leurs pères et mères qui leur ont donné l'éducation qui les encourage à prier et à marcher droit devant le Seigneur, qui les encourage à éviter les mauvaises habitudes et à ne pas se livrer à des choses qui, autrement, leur feraient du tort. Pensez-y. Vous rendez-vous compte, mes frères et sœurs, qu'il n'existe pas une bénédiction, une véritable bénédiction, dans aucune Église du monde, dont on jouisse dans cette Église, que vous ne puissiez obtenir vous-mêmes en tant que membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ? Vous ne pouvez penser à rien qui vaille la peine, en préparation de la vie éternelle, que nous n'ayons pas, et, bien que nous ne soyons qu'une petite organisation comparée aux grandes organisations du monde, tout ce qu'elles ont, réunies ensemble, de nécessaire à la vie éternelle dans le royaume céleste, nous l'avons, avec en plus l'autorité de notre Père céleste et la promesse du bonheur éternel si nous obéissons à ses commandements. ¶
Ce n'est pas une organisation faite de main d'homme. Ce n'est pas simplement un petit département fraternel dans ce grand monde ; c'est l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Pensez à ce que cela signifie, une Église du Fils de Dieu, qui a donné sa vie afin que nous puissions vivre de nouveau. Aussi, aujourd'hui, tandis que j'adore ici avec vous, je suis reconnaissant de mon droit de naissance, reconnaissant pour des parents qui m'ont enseigné l'Évangile de Jésus-Christ et qui en ont donné l'exemple dans leur foyer. Si j'ai fait, dans ma vie, quelque chose que je n'aurais pas dû faire, ce n'est certainement pas quelque chose que j'aurais pu apprendre dans le foyer de ma mère. Il y régnait toujours douceur, bonté et amour. Avec une famille nombreuse d'enfants, il fallait une mère d'une grande patience, mais elle était toujours patiente avec nous. ¶
Garder les commandements apporte la joie ¶
Il ne se passera plus longtemps, dans le cours naturel des choses, avant que l'appel qui a conduit père et mère et d'autres êtres chers de l'autre côté ne m'atteigne. J'envisage ce moment avec une agréable attente. J'ai vécu longtemps, comparé à la moyenne des êtres humains, et j'ai eu une vie heureuse. Je ne connais personne qui ait eu une vie plus pleine que la mienne, et je ne le dis pas avec vantardise, mais avec gratitude ; et je veux vous dire que tout bonheur et toute joie qui ait mérité ce nom a été le fruit du fait de garder les commandements de Dieu et de suivre ses conseils et ses recommandations. Aussi, en avançant, chacun de nous, ayant chacun une influence sur nos voisins et nos amis, ne soyons pas trop timides. Nous n'avons pas besoin d'importuner les gens, mais faisons-leur sentir et comprendre que nous nous intéressons à eux, non pas pour en faire des membres de l'Église pour le seul fait d'en être membre, mais pour les amener dans l'Église afin qu'ils puissent jouir des mêmes bénédictions que nous. ¶
Le monde dans un état critique ¶
Ce monde est dans un état critique. C'est une situation pitoyable qui se présente à nous, et rien au monde, sinon la puissance de notre Père céleste, ne peut préserver la civilisation de notre époque et les gens qui vivent sur la terre en ce moment. L'adversaire a la partie belle parce que les gens du monde ont refusé d'écouter leur Père céleste. C'est maintenant notre privilège, non seulement de donner l'exemple, mais aussi d'encourager les autres à en profiter. Personne ne sait, lorsque nous ouvrons un journal aujourd'hui, ce que peuvent contenir les gros titres. Tant de vies détruites ici, tant là, certaines par accident, certaines par la guerre, certaines par la méchanceté, et la plus grande destruction de toutes, celle qui se produit dans le monde aujourd'hui, résulte de l'immoralité. Il fut un temps, comme on nous l'a rappelé, où les habitants de Sodome et Gomorrhe ne pouvaient produire, dans ces deux villes, dix personnes dignes de vivre. Ils avaient été si méchants qu'ils n'étaient plus dignes de vivre, et ils furent ainsi consumés par le feu. ¶
Or, frères et sœurs, quelqu'un a dit dans cette conférence que les mêmes lois s'appliquent, que les mêmes règles gouvernent aujourd'hui, et qu'il est tout aussi nécessaire pour nous de garder les commandements de notre Père céleste aujourd'hui qu'il l'était pour l'un quelconque des prophètes d'autrefois ou l'un quelconque de ses fils et filles fidèles qui ont vécu sur la terre, qui ont mérité une place dans le royaume céleste. Nous ne pouvons obtenir notre exaltation par les bonnes vies de nos voisins, mais nous pouvons profiter de leur bon exemple, et nous pouvons nous améliorer. ¶
Avec de l'amour dans mon cœur pour chacun de vous, permettez-moi de dire que je suis reconnaissant. Je n'ai aucun moyen d'exprimer ma gratitude au peuple de cette Église, et à bien des gens hors de l'Église, où que j'aie voyagé dans le monde, pour leurs bontés envers moi, l'un des plus humbles des fils de notre Père. Je voudrais pouvoir rendre dans toute leur mesure tous les bienfaits qui m'ont été prodigués partout où je suis allé. ¶
Les richesses de la vie éternelle ¶
Et maintenant, frères et sœurs, ce n'est pas tant l'importance des biens que vous pouvez posséder, la quantité de propriétés que vous pouvez avoir, ni combien d'honneurs des hommes vous pouvez acquérir, ni toutes ces choses si désirables dans le monde ; la chose que Dieu vous a donnée qui vaut plus que tout le reste, c'est la possibilité d'obtenir la vie éternelle dans le royaume céleste et d'avoir pour compagnons, tout au long des âges de l'éternité, fils et filles, maris et femmes avec qui vous vous êtes associés ici sur terre. C'est ce que le Seigneur nous enseigne, et lorsque le monde est si affligé et incertain, nous devrions être reconnaissants, nous devrions être remplis de gratitude pour nos bénédictions. Je ne connais aucun peuple au monde qui ait autant de raisons d'être reconnaissant pour ses bénédictions qu'ici même, dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. ¶
Bénédictions de la conférence ¶
Ceci sera la conclusion d'une remarquable conférence. Elle a été un délice pour moi, ces merveilleux chœurs qui nous ont rendus si heureux par leur chant, les excellents conseils et recommandations que nous avons reçus de nos frères, l'occasion même de siéger dans cette salle et de ressentir les influences qui sont ici, car chacun ici présent, j'en suis sûr, a ressenti, comme je l'ai ressenti moi-même, l'inspiration de notre Père céleste et l'esprit d'amour et de bonté, ainsi qu'une détermination à faire mieux que nous ne l'avons jamais fait auparavant. ¶
C'est l'œuvre de Dieu. Elle est destinée au salut de toute la famille humaine, si elle l'accepte, et nous qui l'avons reçue et qui savons qu'elle est vraie devrions toujours être attentifs et vigilants pour partager avec les autres ce que nous savons. Que nos foyers soient le lieu de résidence de la prière, de l'action de grâces et de la gratitude. Chaque jour, lorsque nous quittons notre foyer, laissons derrière nous un lieu qui a été sanctifié par la droiture de notre propre vie, et lorsque nous y revenons, puissions-nous ressentir cette influence qui est toujours présente quand l'Esprit de Dieu est là. ¶
Je prie pour que ces bons garçons et ces bonnes filles qui sont venus chanter pour nous, ainsi que les autres visiteurs, puissent rentrer chez eux après cette conférence, que vous puissiez retourner dans vos divers foyers en sécurité et en paix, et emporter avec vous un désir renouvelé d'être de véritables membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, dignes d'être appelés membres. ¶
Maintenant, je prie pour que le Seigneur ajoute sa bénédiction, que sa paix soit sur vous et dans votre vie, et dans votre foyer. Prions pour les grands hommes et les grandes femmes du monde qui ont besoin du Seigneur mais ne comprennent pas son intérêt pour eux. Priez pour le président des États-Unis qui, en ce moment, a tant besoin de la direction de notre Père céleste. Priez pour nos représentants au Congrès, nos gouverneurs, les maires de nos villes, les hommes qui ont de l'influence en politique dans nos diverses communautés, afin qu'ils fassent les choses qui seront meilleures pour nous tous, qui nous rendront plus heureux, et qui plairont à notre Père céleste. C'est là notre privilège. Je vous dis que le pouvoir de la prière est quelque chose que l'on ne peut mesurer. S'il y avait le temps, je pourrais vous raconter de nombreux exemples où la prière a été exaucée d'une manière merveilleuse. Des gens se sont levés de leur lit alors qu'on leur avait dit qu'ils ne pourraient pas vivre, que ce n'était pas possible, et pourtant ils ont vécu et accompli une grande œuvre. Voilà le genre d'Église à laquelle vous appartenez. Voilà le genre d'organisation que le Seigneur a offert à tous les peuples. Pensez à nos grandes institutions éducatives, aux possibilités données à nos enfants d'apprendre tout ce que le monde peut leur enseigner, en plus des glorieuses vérités qu'il nous est nécessaire d'assimiler et de faire partie de notre vie, afin que nous puissions obtenir une exaltation dans le royaume céleste. ¶
Exhortation à s'aimer les uns les autres ¶
Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs. Je sens que je veux être avec vous. Je suis si reconnaissant du privilège d'être ici, et maintenant j'ai hâte que vous rentriez tous chez vous en emportant avec vous un amour sincère, de l'amour pour vos garçons et vos filles, pour vos maris et vos femmes, pour vos voisins et vos amis, et laissez cet amour abonder partout où vous vous trouverez. Si nous faisons cela, lorsque viendront les rapports de cette conférence et que nous recevrons des nouvelles des divers pieux et missions du monde, où des gens sont retournés depuis d'ici, nous découvrirons que nous avons effectivement reçu une bénédiction et que le Seigneur nous a magnifiés et nous a donné nos possibilités, et nous continuerons à garder ses commandements. ¶
Je prie pour que chacun de nous se souvienne qu'être membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est un honneur au-delà de tout prix comparable, et que nous puissions vivre de telle sorte que nos voisins et nos amis qui nous connaissent, qui ne sont peut-être pas membres de l'Église, soient reconnaissants pour notre communion fraternelle. Que la paix soit avec vous. Puissiez-vous rentrer chez vous en paix et en sécurité, et continuer à vivre dans l'amour et le bonheur aussi longtemps que vous serez sur cette terre. Et lorsque le moment viendra pour nous de quitter cette vie, puisse chacun de nous trouver son nom inscrit dans le livre de vie de l'agneau, sans qu'aucun manque, nous donnant droit à un héritage dans le royaume céleste, ici même sur cette terre, en compagnie de ceux que nous aimons, je le prie humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶