Les fondements de l'Évangile
Joseph F. Merrill
Frères et sœurs, ¶
Les conférences de ce genre sont d'abord destinées aux membres de l'Église, mais les non-membres sont les bienvenus aux sessions publiques et, bien entendu, pour écouter les retransmissions. Cependant, c'est aux membres que la plupart d'entre nous qui prenons la parole adressons nos remarques. C'est ce que je ferai pendant les quelques minutes que j'occuperai. ¶
Une religion pratique ¶
Nous enseignons que notre religion est une religion très pratique et que, étant une manière de vivre, elle touche chaque aspect de notre vie quotidienne. Nous croyons, avec l'apôtre Jacques, que la foi sans les œuvres est morte. Nous croyons aussi, avec l'apôtre Paul, que « ... c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » Certains lecteurs semblent s'arrêter là, mais lisons le verset suivant, qui dit : ¶
Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. (Éph. 2:8-10.) ¶
Cette déclaration de Paul est en harmonie avec ce que Jésus a dit dans son grand Sermon sur la montagne, lorsqu'il a déclaré : ¶
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. (Matt. 7:20-21.) ¶
L'apôtre Paul a également écrit, comme vous le savez aussi, ces paroles : ¶
Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. (1 Cor. 3:16-17.) ¶
Une loi de santé ¶
Comme moyen de préserver nos corps de certains types de souillure (destruction), le Seigneur a donné à l'Église, dès son commencement, et à la famille humaine en général, ce qu'on a justement appelé une loi de santé, mieux connue parmi nous sous le nom de Parole de Sagesse. Des spécialistes qualifiés dans le domaine de la science et de la médecine ont affirmé que la nourriture et les boissons ont plus à voir avec la santé du corps que tout autre facteur ordinaire. Aussi, ces dernières années, la science de la diététique — la science et l'art de l'alimentation — a-t-elle pris de l'importance, s'appuyant sur une immense quantité d'expérimentations et de recherches. La santé de l'individu et la santé du peuple dans son ensemble sont extrêmement importantes, non seulement pour les individus eux-mêmes, mais aussi pour le public. C'est pourquoi les gouvernements civils, les organisations humanitaires privées, l'Église, etc., se préoccupent vivement des problèmes de santé. ¶
Mon propos, à présent, est de faire quelques remarques concernant un seul des nombreux problèmes du vaste domaine des choses qui affectent la santé humaine. Dans la section quatre-vingt-neuf de la Doctrine et Alliances, nous trouvons une révélation donnée au prophète Joseph Smith en février 1833, moins de trois ans après l'organisation de l'Église, dans laquelle l'abstinence du vin, des boissons fortes, du tabac et des boissons chaudes est prescrite, car ces choses ne sont pas bonnes pour l'homme. Par boissons chaudes, on entendait avant tout le thé et le café, bien que des recherches ultérieures aient établi que toute boisson prise à haute température, telles que l'eau chaude et les soupes, est nuisible. Les idées exprimées dans la Parole de Sagesse furent formulées avec le sens qu'elles avaient à l'époque. En ce temps-là, les boissons chaudes étaient communément comprises comme étant le thé et le café. L'Église interprète désormais les mots vin et boissons fortes comme désignant toutes les boissons alcoolisées, dont il existe de nombreuses variétés. ¶
En passant, il convient de noter que la révélation sur la Parole de Sagesse fut donnée à une époque où les hommes de science ne connaissaient que peu de choses, voire rien, des faits fondamentaux de la science de la diététique. Depuis lors, et au cours des cinquante dernières années, un vaste travail de recherche a été accompli, et ce qui touche aux sujets évoqués dans la Parole de Sagesse confirme les vérités qui y sont révélées. Ce fait devrait procurer joie et satisfaction à tous les saints, car c'est un témoignage irréfutable de la divinité de ce grand document. Le temps ne me permet pas d'entrer maintenant dans le détail de ce témoignage. Je répète cependant qu'une multitude de faits scientifiquement établis appuient la Parole de Sagesse, et que, pour autant que je sache, aucun ne la réfute. ¶
Publicités trompeuses ¶
Parmi ces faits se trouve le fait irréfutable que l'alcool et le tabac ne sont pas bons pour l'homme. La science, l'expérience et la révélation s'accordent sur cette affirmation. Alors, pourquoi les gens continuent-ils à consommer de l'alcool et du tabac ? Demandez à Satan, il le sait. Satan est un trompeur, le père du mensonge, l'inspirateur d'hommes avides engagés à promouvoir le mal et des desseins astucieux calculés pour égarer le peuple, en particulier la jeunesse, vers les habitudes de boire et de fumer. À cette fin, d'énormes sommes d'argent sont continuellement dépensées en matériel publicitaire de propagande, dont une grande partie est truffée de déclarations trompeuses et partiellement ou totalement fausses. Quelques années avant que ne commence la grande guerre mondiale, un enquêteur compétent découvrit que plus de soixante millions de dollars étaient dépensés chaque année aux États-Unis pour la publicité des cigarettes et des boissons alcoolisées. Puisque nous avons tous une certaine idée du pouvoir de l'argent, faut-il s'étonner que les agences publicitaires qui acceptent les annonces d'alcool et de tabac, comme les journaux, les magazines et les stations de radio, s'opposent à la prohibition ? ¶
Permettez-moi de dire ici que fumer et boire, dans ce pays, sont devenus si généralisés que l'énorme somme de dix milliards et demi de dollars a été dépensée en 1944 pour l'alcool et le tabac, comme cela a été rapporté de manière autorisée. ¶
Je viens de dire que la science, l'expérience et la révélation s'accordent à dire que l'alcool et le tabac ne sont pas bons pour l'homme. Permettez-moi de préciser un peu. ¶
Effets nuisibles du tabac ¶
Concernant l'usage du tabac, il affecte de manière nuisible le cœur et le système circulatoire, les poumons et le système respiratoire, le cerveau et les facultés mentales, le système nerveux, les reins et les organes d'élimination, le système musculaire, etc., affaiblissant ainsi le corps, de sorte qu'il résiste moins bien aux maladies de diverses sortes. Il est récemment paru un nouveau livre sur le tabac et ses effets, écrit par le Dr Frank Leighton Wood, intitulé What You Should Know About Tobacco (Ce que vous devriez savoir sur le tabac). Le Dr Irving Fisher, de l'Université Yale, en a rédigé la préface, dans laquelle il déclare : ¶
« Le problème du tabac a retenu mon attention pendant des années, tant sous son aspect économique qu'hygiénique. En tant que trésorier du Comité pour l'étude scientifique du problème du tabac et président du Conseil de référence hygiénique de l'Institut de prolongation de la vie, qui a peut-être contribué plus que toute autre agence à résoudre le problème fondamental du tabac, j'ai eu des occasions rares de me familiariser avec ce problème aux multiples facettes... Les preuves existent désormais, suffisantes pour démontrer que nul fumeur ne peut atteindre le meilleur de ce dont il ou elle est capable, qu'il s'agisse d'une course à pied, d'un combat de boxe, d'une partie de golf, de la marche sur corde raide, d'un tir de précision, du bombardement du Reich, de l'écriture, de la parole, du chant, du théâtre, de l'exécution au violon, au piano ou à la machine à écrire, de l'atteinte de la santé, de la force, de l'endurance, de la puissance de travail, de la beauté, du charme, ou de toute autre excellence à laquelle les hommes et les femmes attachent leur cœur. Les boxeurs et les acrobates le savent. Il est temps que ceux qui ambitionnent de réussir dans toutes les autres voies l'apprennent aussi. » ¶
Concernant l'effet sur le système musculaire, je donne cette illustration, tirée de l'édition de 1938 de l'ouvrage de référence How to Live, par Fisher et Emerson : ¶
« Il y a quelques années, le Dr W. P. Lombard, professeur de physiologie à l'Université du Michigan, mena une série d'observations dans le but de déterminer l'influence du tabagisme sur le travail musculaire. Il rapporta : « Le compte rendu de ces observations successives montre que l'effet d'un seul cigare de force moyenne fut de réduire le travail dont le sujet était capable de soixante-quinze pieds-livres à quinze pieds-livres, le nombre de fois où le poids pouvait être soulevé étant réduit de quatre-vingt-six à douze — plus de quatre-vingts pour cent. Ces chiffres montrent à quel point le tabac réduit gravement la force et l'endurance ! » ¶
Dans son livre, après avoir souligné de nombreux effets délétères de l'usage du tabac, le Dr Wood écrit : ¶
« Il y a un aspect de l'habitude du tabac qui, pour certains, est plus important que son effet sur la vie elle-même. Un grand nombre de gens, y compris de nombreux médecins, sont tout à fait indifférents à leur santé ou à la possibilité de mourir prématurément. Confrontés aux faits concernant les effets du tabac ou d'autres drogues qui créent une accoutumance sur le raccourcissement de la vie, ils peuvent les accepter mais, dans un esprit de bravade, ajouter qu'ils préféreraient vivre leurs cinquante ans plutôt que d'en exister cent. En disant cela, ils supposent que le fumeur mène une vie plus heureuse, plus satisfaite et plus utile que le non-fumeur. Mais est-ce le cas ? Dans les chapitres suivants, nous montrerons qu'en moyenne, non seulement le fumeur meurt bien plus jeune que le non-fumeur, mais qu'il est aussi plus souvent affligé de maladies douloureuses et invalidantes de longue durée, et qu'en plus de cela, il connaît diverses petites afflictions, telles que des toux gênantes, l'enrouement, une irritation de la gorge, des brûlures d'estomac, un souffle court, et bien d'autres symptômes ou maladies désagréables propres à ceux qui consomment le tabac sous quelque forme que ce soit. Nous montrerons qu'il ne peut exceller dans les sports, comme la plupart des gens le savent déjà ; qu'il sera désavantagé dans l'acquisition d'une éducation, et que, pour cette raison, il pourra également être désavantagé dans la satisfaction de ses autres aspirations dans la vie. Nous montrerons que même son caractère peut en être défavorablement affecté... Nous montrerons que les filles et les garçons, les hommes et les femmes qui commencent à fumer avec l'intention avouée de fumer modérément et de renoncer à cette habitude lorsqu'ils constateront qu'elle devient nuisible pour eux, fument presque toujours à un excès considérable et renoncent rarement à l'habitude. Nul ne peut donner le meilleur de lui-même s'il use du tabac, pas plus que le boxeur, le coureur, ou le joueur de balle ne le peuvent, car l'usage de cette drogue entrave l'irrigation sanguine, non seulement des muscles du cœur, mais de tout organe et de toute partie du corps, y compris le cerveau, le foie, l'estomac et les organes reproducteurs, comme nous le montrerons. » ¶
L'usage du tabac raccourcit la vie. Ce fait fut démontré de manière satisfaisante à tout le monde scientifique lors de la parution d'un rapport du Dr Raymond Pearl, de l'Université Johns Hopkins, publié dans la revue Science, le 4 mars 1938. Le Dr Pearl et ses collaborateurs établirent des tables de vie complètes sur 6 813 hommes blancs âgés de trente à soixante-dix ans. Il divisa ce groupe en trois — 2 095 non-consommateurs de tabac ; 2 814 fumeurs modérés ; 1 905 gros fumeurs. Il découvrit qu'entre trente et soixante-dix ans, le gros fumeur mourait, en moyenne, dix ans plus jeune que les non-fumeurs ; que les fumeurs modérés mouraient également, en moyenne, de un à cinq ans plus tôt. Et comme je l'ai déjà cité, les fumeurs sont moins exempts de maux corporels que les non-fumeurs. Je le répète donc, il est établi que les fumeurs meurent plus tôt que les non-fumeurs. ¶
Permettez-moi de citer quelques mots du regretté Dr A. L. Warner, qui consacra une longue vie à l'étude des effets néfastes du tabac sur l'esprit, le corps et le caractère, et qui était largement connu pour ses écrits sur le sujet. Il écrivit : ¶
« Une grande majorité des jeunes hommes des États-Unis ont fait usage du tabac. Nous élevons une race de dégénérés du tabac. Les enfants héritent du besoin de narcotique de leurs ancêtres consommateurs de tabac, ce qui, en grandissant, les rend faciles à rendre dépendants du tabac, de l'alcool et d'autres drogues. La criminalité juvénile, le vice et la dégénérescence augmentent régulièrement avec l'usage croissant du tabac. L'âge moyen de la criminalité aux États-Unis est descendu, en seize ans, de vingt-huit à dix-neuf ans. » ¶
Chose extrêmement regrettable, les jeunes femmes se sont mises à fumer ces dernières années, et cette habitude se répand rapidement parmi elles. D'un article écrit par Alonzo L. Baker, rédacteur associé du magazine Good Health, intitulé « Should Women Smoke? » (Les femmes devraient-elles fumer ?), je tire quelques citations : ¶
« Voici deux faits que toute fille et toute femme d'Amérique devrait garder à l'esprit : ¶
Le tabac nuit physiquement plus aux femmes qu'aux hommes. ¶
Le tabac fait plus de dommages à la race par les mères que par les pères. » ¶
Nommant certains effets néfastes, il poursuit : ¶
« Une question vitale est l'effet du tabac pendant la grossesse. Ces deux faits sont indiscutables : (1) la nicotine est l'une des rares substances qui traverse le placenta jusqu'au fœtus ; (2) la nicotine passe à l'enfant dans le lait maternel. Vu la virulence du poison qu'est la nicotine, un dommage à la fois pour l'enfant à naître et pour l'enfant nourri au sein est inévitable lorsqu'il est nicotinisé avant et après la naissance... L'habitude de fumer ne s'est répandue chez les femmes, ces dernières années, qu'en Amérique. Des rapports préliminaires... établis jusqu'ici indiquent que le nombre de mortinaissances et d'enfants prématurés nés de mères fumeuses habituelles est nettement plus élevé que pour les mères qui s'abstiennent du tabac... Un juste motif d'alarme est le nombre rapidement croissant de jeunes filles qui prennent l'habitude du tabac avant d'avoir atteint la maturité physique. Fumer, pour des jeunes filles pendant leurs années d'adolescence, n'est rien de moins qu'une tragédie, car ce sont là les années où la nicotine fait le plus grand tort aux systèmes nerveux et glandulaire en pleine croissance du corps féminin. » ¶
Le Dr D. H. Kress, un autre objecteur bien connu au tabagisme, écrivit à ce sujet précis : ¶
« Que l'homme et la femme soient tous deux dépendants de l'inhalation de fumée est destructeur de tout ce qui est bon. Les enfants nés d'un tel couple auraient mieux fait de ne jamais naître... tout ce qui est nuisible à l'enfant après sa naissance lui est également nuisible avant sa naissance, lorsque la mère enceinte s'y adonne. » ¶
Le chirurgien général des États-Unis, Hugh S. Cummings, écrivit un jour : ¶
« Lorsque les femmes contracteront généralement l'habitude de fumer (comme elles le font actuellement), la nation tout entière en souffrira. La vigueur physique de la nation tout entière en sera abaissée. C'est l'une des influences les plus néfastes de la vie américaine d'aujourd'hui. Cette habitude nuit plus à une femme qu'à un homme. » ¶
Le président Charles W. Eliot, de l'Université Harvard, s'adressant un jour à sa classe de première année sur le sujet du tabac, donna le conseil suivant : ¶
« Mes chers étudiants de première année, je veux que vous vous souveniez que le tabac, sous quelque forme que ce soit, détruit le cerveau, et vous n'en avez pas à revendre. » ¶
L'alcool, un fléau ¶
Le temps ne me permettra pas d'en dire beaucoup sur l'alcool. Il est peut-être inutile de le faire, puisque les effets de la boisson sont plus ou moins largement connus. Cependant, je sollicite votre indulgence pendant que je donne deux ou trois citations d'observateurs avisés. Le Journal of the American Medical Association a déclaré : ¶
« L'alcool est un poison de manière inhérente, absolue, essentielle ; en une goutte ou en un gallon, en toute quantité et à chaque quantité, c'est un poison. De toute évidence, la quantité n'en modifie pas la constitution chimique. » ¶
Et de la plume éloquente du regretté et perspicace Robert G. Ingersoll, qui savait décrire l'alcool dans tous ses effets infernaux sur l'humanité, je donne ce qui suit : ¶
« L'alcool est le sang du joueur, l'inspiration du cambrioleur, le stimulant du bandit de grand chemin, et le soutien de l'incendiaire de minuit. Il suggère le mensonge et favorise le menteur, excuse le voleur, et estime le blasphémateur. Il viole l'engagement, révère la fraude, change l'amour en haine, méprise la vertu et l'innocence. Il incite le père à massacrer sa progéniture sans défense, et l'enfant à aiguiser la hache parricide. ¶
L'alcool consume les hommes, dévore les femmes, détruit la vie, maudit Dieu, et méprise le ciel. Il suborne les témoins, nourrit la perversité, souille le box du jury, et tache l'hermine judiciaire. Il corrompt les électeurs, invalide les votes, corrompt les élections, pollue nos institutions, met en danger le gouvernement, avilit le citoyen, abaisse la législature, déshonore l'homme d'État, et désarme le patriote. Il apporte la honte, non l'honneur ; la terreur, non la sécurité ; le désespoir, non l'espoir ; la misère, non le bonheur ; et, avec la malveillance d'un démon, contemple calmement l'effroyable désolation, et, se délectant du ravage, empoisonne la félicité, détruit la paix et ruine la morale, efface l'honneur national, maudit le monde, et rit de la ruine qu'il a causée. Il fait cela et plus encore. Il assassine l'âme ; il est la somme de toute infamie, le père de tout crime, la mère de toutes les abominations, le meilleur ami du diable, et le pire ennemi de Dieu. » ¶
Et de la voix inspirée de l'Église — celle de la Première Présidence — voici ce qui fut dit il y a trois ans, à cette même conférence : ¶
« La boisson apporte la cruauté dans le foyer ; elle marche bras dessus, bras dessous avec la pauvreté ; ses compagnons sont la maladie et le fléau ; elle met la chasteté en fuite ; elle ne connaît ni l'honnêteté ni le franc-jeu ; elle est totalement étrangère à la vérité ; elle noie la conscience, elle est le garde du corps du mal ; elle maudit tous ceux qui la touchent. ¶
La boisson a apporté plus de malheur et de misère, brisé plus de cœurs, ruiné plus de foyers, commis plus de crimes, rempli plus de cercueils que toutes les guerres que le monde ait subies. » ¶
Oui, conformément à la volonté divine, l'Église s'oppose absolument et continuellement à l'usage du tabac et à la consommation de toutes sortes de boissons alcoolisées. Elle appelle avec persistance ses membres et tous les autres à s'abstenir de l'usage de ces poisons destructeurs du corps, de l'esprit et de l'âme. Que le Seigneur nous donne à tous le désir et la force de le faire, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶