Pulpit

Expressions de gratitude

George F. Richards

1945 October General Conference·Friday Morning Session·1945-10-05

Je me sens très humble en entreprenant de m'adresser à cette grande congrégation, mais j'ai l'assurance, par votre vote, que vous êtes mes amis. Si j'ai des ennemis, je ne les connais pas. Si j'ai fait quoi que ce soit pour nuire à quelqu'un, j'en suis très désolé. Si quelqu'un a fait quoi que ce soit pour tenter de me nuire, je lui pardonne volontiers et je prie que Dieu le bénisse. Si l'un de nous a fait quelque tort, j'espère que nous le découvrirons et que nous nous en repentirons, et que nous recevrons cet Esprit du Seigneur, le Saint-Esprit, qui apporte la paix à nos âmes, quoi qu'il puisse se passer autour de nous.

Expressions de gratitude

Depuis trente-neuf ans et demi, frères et sœurs, vous m'avez soutenu comme membre du Conseil des Douze dans vos conférences générales semestrielles et annuelles, et dans vos conférences trimestrielles de pieu. Je vous en suis reconnaissant, bien entendu. On m'a témoigné une grande bonté, et aujourd'hui même vous avez exprimé votre volonté de continuer à me soutenir comme membre du Conseil et comme président du Conseil des douze apôtres. Je vous en suis grandement reconnaissant.

Je suis reconnaissant, avec vous, pour l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ, pour son rétablissement sur la terre en ces derniers jours, pour l'appartenance à l'Église et pour les bénédictions que nous avons reçues sous l'Évangile. Tout ce que notre Père céleste a à donner nous est offert, pourvu seulement que nous soyons fidèles comme nous nous y sommes engagés par alliance lorsque nous sommes entrés dans les eaux du baptême dans cette Église.

La dîme, une épreuve de fidélité

J'avais pensé que je pourrais avoir le privilège de parler à cette conférence, et j'avais pensé aborder un sujet très important touchant à l'Évangile de Jésus-Christ, sujet cher au cœur des saints des derniers jours fidèles. Je fais allusion à la loi de la dîme, qui est la loi de revenu de l'Église. Lorsqu'un membre de l'Église paie une dîme complète, il a la satisfaction de savoir qu'il est dans la faveur du Seigneur. C'est pour nous une occasion, frères et sœurs, de montrer au Seigneur que nous sommes disposés à faire des sacrifices pour l'accomplissement de ses puissants desseins sur la terre, le salut des âmes des enfants des hommes, car les dîmes de l'Église sont un moyen puissant d'atteindre ce but. Ceux d'entre nous qui ont payé leur dîme intégralement ont fait pleinement leur part dans tout ce qui a été accompli grâce à l'usage de la dîme de l'Église. La dîme est une épreuve de la foi des

Premier jour

membres de l'Église. Il est vraiment heureux, celui dont la foi l'a soutenu dans l'accomplissement de l'obligation de la dîme. Il y a de grandes bénédictions attachées à l'observance fidèle de cette loi, et de sérieuses conséquences attachées au fait de négliger de payer la dîme.

La parole du Seigneur

Car je suis l'Éternel, je ne change pas ; Et vous, enfants de Jacob, vous n'avez pas été consumés.

Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, Vous ne les avez pas observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l'Éternel des armées. Et vous dites : En quoi devons-nous revenir ?

Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, Et vous dites : En quoi t'avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes.

Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, La nation tout entière !

Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance.

Pour vous je menacerai celui qui dévore, Et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, Et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, Dit l'Éternel des armées.

Toutes les nations vous diront heureux, Car vous serez un pays de délices, Dit l'Éternel des armées. (Malachie 3:6-12.)

Moi, le Seigneur, j'ai déployé les cieux et bâti la terre, mon œuvre, et tout ce qui s'y trouve est à moi.

Et j'ai l'intention de pourvoir aux besoins de mes saints, car tout est à moi.

Mais il faut que cela se fasse à ma façon, et voici, telle est la façon que moi, le Seigneur, j'ai décrétée pour pourvoir aux besoins de mes saints : les pauvres seront élevés en ce que les riches seront abaissés.

Car la terre est pleine, et il y a assez, et même en réserve ; oui, j'ai tout préparé et j'ai donné aux enfants des hommes d'agir par eux-mêmes.

C'est pourquoi, si quelqu'un prend de l'abondance que j'ai faite et ne donne pas sa part, selon la loi de mon Évangile, aux pauvres et aux nécessiteux, il lèvera avec les méchants les yeux en enfer, en proie aux tourments. (D. et A. 104:14-18.)

La loi de la dîme est aussi ancienne, aussi juste et aussi vraie que toutes les autres lois de Dieu. Elle nous est venue par révélation dans le cadre du rétablissement de l'Évangile, et en accomplissement des prophéties des saintes Écritures.

Et afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. (Actes 3:20-21.)

Une loi juste

C'est le propre plan de Dieu pour la répartition des responsabilités financières de son Église. Elle n'exige rien qui soit déraisonnable, injuste ou impossible, et il ne peut donc y avoir aucune justification à ne pas s'y conformer. La loi de la dîme dans l'Église est considérée comme d'une importance telle, comme épreuve de la foi, qu'un membre qui ne croit pas en elle et ne la pratique pas comme loi divine n'est pas jugé digne de recevoir la prêtrise et les bénédictions du temple, ni d'occuper une charge de présidence dans aucune des organisations.

L'édification du royaume de Dieu est une cause commune à laquelle nous, saints des derniers jours, sommes engagés. Chaque personne qui espère un héritage éternel devrait être disposée à faire sa part selon ses moyens. C'est tout ce que le Seigneur nous a demandé en nous donnant la loi de la dîme. Un bon membre de toute organisation à laquelle il peut appartenir supportera volontiers sa juste part des dépenses de son entretien. Nous n'aimerions pas être connus autrement que comme de bons membres de l'Église à laquelle nous appartenons.

À ce propos, il ne serait pas mauvais de nous rappeler l'expérience d'Ananias et de sa femme Saphira, autrefois, et de ne retenir aucune portion de notre dîme envers le Seigneur. Si le fait de le faire devait nous faire perdre notre foi et notre position dans l'Église, ce serait plus grave que ce qui advint à Ananias et Saphira pour une offense semblable. Dans bien des cas, le désir d'acquérir des richesses va à l'encontre du paiement de la dîme.

Le Seigneur comprenait cette propension chez l'homme et il en avertit :

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données en plus. (Matt. 6:33.)

Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les mites et la rouille détruisent et où les voleurs percent et dérobent ;

mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les mites et la rouille ne détruisent pas et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. (Matt. 6:19-21.)

Le Seigneur exige notre affection tout entière, notre cœur tout entier.

... Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. (Matt. 22:37.)

Citations de nombreuses sources

Citant « Gems of Thought » de George W. Brown, le révérend docteur John Wesley Duncan dit :

Si la dîme n'est pas une obligation actuelle, si elle n'est pas en vigueur, alors nous répondons que les Écritures n'ont aucun sens dans leur enseignement à ce sujet ; et de plus, si ce n'est pas le plan de Dieu pour financer son royaume, il n'a pas de plan.

Le révérend E. M. Runyon dit :

L'homme qui, religieusement, verse la dîme de son revenu, est un homme doublement converti. La dîme le détourne de la convoitise, qui, dans l'Écriture, est classée aux côtés du vol, de l'adultère et de l'ivrognerie, par son pouvoir d'éloigner un homme de Dieu. (p. 12.)

John H. Holliday dit :

L'un des enseignements les plus clairs de la parole de Dieu est l'obligation de l'intendance. Elle est enjointe à l'homme, encore et encore, comme un devoir en toutes circonstances. Nous devons donner non seulement nos biens, mais notre temps et nos talents. Dieu réclame tout. Ce sont ses dons envers nous. Ce qu'il nous confie doit servir à son royaume et à sa gloire. Avec ces commandements vont des promesses de riches récompenses, reçues par ceux qui obéissent, comme des myriades ici-bas et là-haut peuvent en témoigner. Le don systématique qu'exige la dîme est plein de bénédictions. Il donne à chacun la capacité d'avoir toujours quelque chose pour un objet digne d'intérêt. Il coupe les racines de l'égoïsme. Il nourrit les vertus de l'amour fraternel et de l'entraide. Il réalise le privilège d'être un collaborateur de Dieu, et il crée chez le donateur cette joie qui fait que Dieu l'aime. Comme il est merveilleux que nous puissions nous attirer l'affection du grand Dieu d'une manière aussi simple. Comme il serait méchant et insensé de ne pas le faire. (p. 23.)

Harry Whitcomb dit :

Alors que la dîme comblerait un besoin ressenti depuis longtemps, et financerait abondamment toutes les grandes entreprises de l'Église, ce n'est pas pour cela que nous devrions payer la dîme. La raison pour laquelle nous devons la payer, c'est que la parole de Dieu la commande clairement.... Dieu aurait pu annuler la loi de la dîme par la parole de celui qui vint « non pour abolir la loi, mais pour l'accomplir », mais au lieu de cela, Jésus mit un accent formidable, et un poids incalculable d'obligation, sur l'ancienne loi, lorsqu'il dit que les hommes devaient payer la dîme. Comme ce puissant « devoir » sorti des lèvres de Jésus devrait retentir à nos oreilles, dans nos cœurs et dans nos consciences. (p. 56.)

Je cite le Deseret News du 23 septembre 1915 :

La convention d'État des baptistes conclut ce soir ses sessions annuelles, après une réunion mémorable et agréable, avec une assistance qui a satisfait les responsables. L'un des points forts d'aujourd'hui fut un discours du révérend docteur L. S. Bowerman, pasteur de l'Église baptiste Immanuel de cette ville, sur « La dîme, base minimale du don ». Il préconisa vivement le système de la dîme à dix pour cent, tel qu'il est pratiqué dans l'Église mormone, remarquant, incidemment : « Nous devrions être aussi pleinement religieux que les mormons. » « Depuis l'époque d'Abraham, mille ans avant la naissance de Moïse, dit le docteur Bowerman, le système de la dîme fut inauguré, et il précéda ainsi la loi mosaïque. »

L'orateur retraça l'histoire du système de la dîme à travers l'Ancien Testament, et en montra la confirmation dans le Nouveau Testament, concluant son discours en montrant les promesses de Dieu à l'individu et à la nation qui payaient leur dîme à son service et pour sa cause, promesses selon lesquelles ils prospéreraient à la fin, non seulement dans les biens de ce monde, mais aussi en recevant des bénédictions spirituelles. Le discours du docteur Bowerman fut très bien reçu et fut considéré comme l'un des discours les plus savants de la convention.

Le révérend A. N. Fisher, de Pasadena, en Californie, déclara que :

Bien que l'Église méthodiste n'ait pas adopté le système de la dîme pour financer son soutien, ce plan a été sanctionné lors de la convention nationale des méthodistes récemment tenue à Indianapolis. M. Fisher a dit que ce système était juste et efficace, dans la mesure où l'église qui l'emploie actuellement (l'Église des saints des derniers jours) se trouve dans une situation financière des plus satisfaisantes. Ce plan, a-t-il déclaré, a plu aux 3 700 délégués de la convention. Il s'agissait, a-t-il précisé, du rassemblement le plus représentatif jamais tenu dans l'intérêt de l'Église méthodiste.

Les enseignements des derniers jours quant à la dîme

L'Église du Christ est destinée à bénir le monde entier en le réformant. Elle finira par corriger tous les grands maux de la société et élèvera l'humanité à un niveau supérieur, physiquement, moralement et spirituellement. C'est une cause digne à laquelle se consacrer, et pour laquelle dépenser nos moyens et nos talents. C'est le plus grand mouvement de réforme de notre époque. Il est appelé à réussir, car il est fondé sur des principes véritables révélés de nouveau depuis le ciel. Ceux qui aident à son établissement et à sa croissance partageront assurément le bonheur et la satisfaction, ainsi que l'honneur et la gloire d'une œuvre aussi puissante.

Les pauvres reçoivent de l'aide grâce aux dîmes, et refuser la dîme contrecarre cette part du plan de Dieu.

Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. (Jacques 4:17.)

Mais celui qui ne fait rien tant qu'on ne le lui a pas commandé et qui reçoit un commandement le cœur indécis et le garde avec paresse, celui-là est damné.

Qui serais-je, moi qui ai fait l'homme, dit le Seigneur, si je tenais pour innocent celui qui n'obéit pas à mes commandements ? (D. et A. 58:29-30.)

Voici, le temps qui nous sépare de la venue du Fils de l'Homme s'appelle aujourd'hui, et en vérité, c'est un jour de sacrifice, et un jour où mon peuple doit être dîmé, car celui qui est dîmé ne sera pas brûlé à sa venue. (D. et A. 64:23.)

Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume ; Le jour qui vient les embrasera, Dit l'Éternel des armées, Il ne leur laissera ni racine ni rameau.

Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice, Et la guérison sera sous ses ailes ; Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d'une étable. (Malachie 4:1-2.)

Le président Joseph F. Smith a dit :

Il y a d'autres livres qui non seulement notent ce qui a été payé, mais qui montrent aussi ce qui aurait dû l'être. (Temple Historical Record, p. 47.)

Notre compte de dîme est-il équilibré ?

Le président Heber J. Grant a fait cette déclaration :

Je désire la démission de tout homme présidant sur le peuple qui ne croit pas en la loi de la dîme.

Celui qui reçoit ma loi et l'accomplit, celui-là est mon disciple. Celui qui dit qu'il la reçoit et ne l'accomplit pas, celui-là n'est pas mon disciple et sera chassé de parmi vous. (D. et A. 41:5.)

Et je vous donne le commandement... afin de vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. (D. et A. 98:11.)

Soyez diligents à garder tous mes commandements, de peur que des jugements ne s'abattent sur vous, que la foi ne vous manque et que vos ennemis ne triomphent de vous. (D. et A. 136:42.)

Que le Seigneur vous bénisse, mes frères et sœurs, et nous tous, de la foi de payer notre dîme honnêtement, de donner nos offrandes généreusement, et de maintenir notre intégrité envers la vérité et d'aider à poursuivre l'œuvre jusqu'à la fin, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursGeorge F. Richards, « Expressions de gratitude », 1945 October General Conference, Friday Morning Session (1945-10-05). Pulpit Vault, 1945-10-george-f-richards-expressions-of-gratitude. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).