Quelques-uns des privilèges de la citoyenneté
John H. Taylor
Je suis très heureux, frères, d'avoir l'occasion d'être présent à cette conférence et de vous adresser la parole pendant quelques minutes. Comme cela a été dit, nous avons récemment perdu deux des membres de notre conseil, des hommes qui étaient de grands missionnaires, des hommes qui avaient un bon jugement et une bonne inspiration. Je suis certain qu'ils nous manqueront ; nos relations avec eux ont été longues et satisfaisantes. Les hommes qui ont été intimement associés dans une cause commune deviennent très proches les uns des autres. De telles séparations arrivent à nous tous, mais grâce aux bénédictions du Seigneur, d'autres bons hommes nous sont donnés pour poursuivre l'œuvre. Nous sommes reconnaissants d'avoir deux aussi bons hommes que frère Young et frère Hunter associés à nous au sein du Premier Conseil des soixante-dix. Je suis tout à fait certain que nous les aimerons et j'espère qu'ils nous aimeront, et qu'avec les bénédictions et les inspirations de notre Père céleste, nous pourrons, en tant que conseil, être utiles à sa grande œuvre missionnaire. ¶
Quelques-uns des privilèges de la citoyenneté
Il y a quelque temps, j'étais dans un tribunal où un certain nombre de personnes étaient examinées quant à leurs qualifications pour devenir citoyens de ce grand pays qui est le nôtre. Le juge posa à l'un des hommes cette question : « Que pouvez-vous recevoir en tant que citoyen de ce pays que vous ne pouvez recevoir sans être citoyen ? » En tant qu'étranger, un homme pouvait résider dans notre pays, pouvait se déplacer librement d'un lieu à l'autre, pouvait bénéficier des avantages de nos écoles, pouvait avoir la protection de la police pour lui-même, sa famille et son entreprise, sans égard au fait qu'il n'était pas citoyen. Mais malgré tous ces privilèges, il restait toujours un étranger, n'ayant aucune part au sentiment, à l'enthousiasme et à l'amour du pays qui nous appartiennent en tant que citoyens. Une chose de la plus haute importance dont il ne pouvait jouir était le droit de ¶
suffrage -- le droit de voter et de participer au gouvernement, à ses lois et à ses règlements. Il ne pouvait sortir représenter ou parler officiellement au nom du pays ou des officiers qui pourraient être élus. Il lui manquait donc l'une des grandes choses que nous apprécions tant. ¶
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Les bénédictions par l'appartenance à l'Église
On nous demande souvent : « Qu'y a-t-il dans votre Église que je ne puisse recevoir sans en devenir membre ? » Eh bien, en tant que non-membre de l'Église, il pourrait obtenir toutes les bénédictions et toutes les récompenses liées à l'obéissance à certaines lois. Il pourrait être pur et recevoir de notre Père céleste toutes les bénédictions que nous recevons parce que nous sommes purs. Il pourrait recevoir les bénédictions qui viennent à celui qui est honnête, qui est un bon voisin, qui est disposé à se conformer aux obligations de son pays. Il pourrait participer avec nous aux bénédictions de la Parole de Sagesse et pourrait avoir pour lui-même cette santé, cette force et cette vitalité qui peuvent venir à celui qui obéit aux règles se rapportant à cette loi. ¶
Il peut avoir toutes les bénédictions qui viennent du respect des dix commandements. En vivant en harmonie avec l'esprit du Sermon sur la montagne, il peut recevoir toutes les bénédictions promises par le Sauveur. ¶
Voilà ce qu'il en est de l'Église et du royaume du Seigneur. Elle donne des récompenses à ceux qui les méritent. Il est dit dans les Doctrine et Alliances que sur chaque loi est attachée une bénédiction ; et tous les hommes, pourvu qu'ils puissent se conformer aux lois et aux règlements, recevront les bénédictions promises. Mais comme dans le cas de la citoyenneté, il y a certaines choses qui ne peuvent tout simplement pas venir à un homme sans qu'il devienne membre de l'Église et du royaume de notre Père céleste. ¶
La prêtrise de Dieu en est une. Cette prêtrise ne peut venir que de Dieu lui-même ou de ceux qui sont délégués pour détenir la prêtrise et la donner à quelqu'un d'autre. Vous vous souvenez du cas de l'homme boiteux, assis devant le temple. Lorsque Pierre et Jean s'approchèrent, il demanda l'aumône. Pierre lui dit : ¶
... Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. (Actes 3:6.) ¶
Aucun homme n'a l'autorité de parler au nom du Seigneur à moins de détenir la prêtrise de Dieu. ¶
Vous vous souvenez de l'occasion où les sept fils de Scéva, essayant de faire ce que Paul avait fait, dirent à un homme affligé : « ... Je vous conjure par Jésus que Paul prêche », et l'esprit répondit : « Je connais Jésus et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ? » (Actes 19:13, 15.) Dieu a toujours limité le pouvoir et le droit de parler en son nom aux hommes qui détiennent sa Sainte Prêtrise. Grâce à cette prêtrise, nous avons un certain nombre de ¶
bénédictions que nul autre ne peut avoir. D'autres peuvent les souhaiter ; ils peuvent les désirer, mais le seul moyen de les avoir est de devenir membres de son Église. ¶
L'une des bénédictions de l'appartenance à l'Église est que les hommes et les femmes, lorsqu'ils entrent dans le saint mariage, peuvent être scellés pour le temps et l'éternité et non seulement s'avoir l'un l'autre, mais aussi avoir leurs enfants. Ce n'est que dans les temples du Seigneur que cette œuvre peut être accomplie. Une autre bénédiction de l'appartenance à l'Église est la direction constante d'hommes qui parlent, agissent et sont appelés de Dieu pour présider l'Église. Nous ne sommes jamais laissés sans direction ni sans aide pour faire face aux problèmes changeants de la vie. ¶
En tant que membres de l'Église, nous avons le privilège et l'occasion de faire l'œuvre missionnaire. Les hommes et les femmes peuvent sortir au nom du Seigneur selon l'appel qu'ils reçoivent. Les hommes ont le droit d'agir au nom du Seigneur, et lorsqu'ils enseignent, ils enseignent la doctrine correcte. Lorsqu'ils accomplissent certaines ordonnances, ils les accomplissent selon les lois et les règlements de notre Père céleste, et elles sont accomplies correctement, et lorsque ces choses sont accomplies, hommes et femmes sont véritablement membres de l'Église et du royaume de notre Père céleste. ¶
L'œuvre missionnaire dans les pieux
En passant, je voudrais dire un mot au sujet de nos missionnaires. C'est entre les mains des frères qui se sont réunis aujourd'hui que repose la responsabilité de la quantité d'œuvre missionnaire qui sera accomplie dans l'Église. Vous, hommes, êtes les dirigeants de nos pieux et de nos paroisses, et c'est par vos recommandations que des membres sont appelés à devenir missionnaires. Lorsque nous avons une paroisse ou un pieu qui croit pleinement en la grande œuvre que Dieu nous a donnée à accomplir en tant qu'Église, nous constatons que nous avons un grand corps missionnaire d'hommes et de femmes prêchant l'Évangile. Là où les hommes qui président ne sont pas pleinement enthousiastes ou convertis à la cause missionnaire, nous avons des pieux et des paroisses où peu de choses sont accomplies dans le domaine missionnaire. Il est bien vrai, frères, que toute la prêtrise du Seigneur peut être employée à prêcher l'Évangile. Ceux qui détiennent la Prêtrise d'Aaron peuvent être autorisés et envoyés prêcher l'Évangile, si nécessaire, et les femmes peuvent être appelées à sortir prêcher l'Évangile ; mais à ceux qui détiennent l'appel particulier de soixante-dix a été donnée l'obligation de prêcher et d'enseigner l'Évangile. Nous espérons, frères, que vous, les dirigeants qui avez cette grande responsabilité entre vos mains, verrez à ce que nos soixante-dix aient l'occasion de magnifier leur appel en prêchant l'Évangile de Jésus-Christ, de sorte que, si nécessaire, ils puissent être libérés d'autres tâches afin de prêcher l'Évangile, que ce soit dans le monde ou dans les missions de vos pieux. Je suis tout à fait certain que si nous pouvions obtenir les soixante-dix nécessaires à l'œuvre missionnaire, nous pourrions amener à l'Église des hommes et des femmes qui, présentement, errent çà et là et ne peuvent comprendre l'Évangile de Jésus-Christ parce qu'il n'y a ni prédicateur ni instructeur. ¶
La compréhension accrue par l'étude
Par l'appartenance à l'Église, nous avons le droit de mieux comprendre l'œuvre du Seigneur. Grâce aux choses supplémentaires qui nous sont venues par voie de révélation, au lieu de n'avoir que la Bible, nous avons en plus la Perle de Grand Prix, le Livre de Mormon et les Doctrine et Alliances. Ces livres nous permettent de comprendre ce que Dieu attend de nous ici sur la terre, afin que nous puissions marcher avec plus de droiture et de sincérité que nous ne le pourrions sans le témoignage et les preuves supplémentaires que nous apportent ces grandes révélations du Seigneur. De plus, grâce à notre foi et à notre appartenance à l'Église, nous avons le privilège de comprendre des doctrines qui ne sont généralement pas comprises par le monde, telles que la préexistence, le salut pour les morts et la résurrection avec ses trois gloires. Notre compréhension s'accroît, et nous puisons de la force dans les nombreuses choses que le Seigneur nous a révélées pour notre consolation, pour notre bénédiction et pour notre encouragement. ¶
Que le Seigneur nous bénisse et nous aide à donner de la valeur à notre appartenance à l'Église et à notre citoyenneté dans le grand royaume du Seigneur, afin que nous n'utilisions pas seulement les choses qu'il nous est facile de comprendre et d'employer, mais que nous scrutions profondément les voies du Seigneur et que nous fassions usage de tous les principes et de toutes les doctrines, et vivions selon toutes les normes de l'Église, je le prie, au nom de Jésus. Amen. ¶