Un moment pour une prière fervente
Marvin O. Ashton
Je ne connais personne que je préférerais suivre qu'Oscar Kirkham. J'ai fait remarquer à l'évêque Wirthlin, assis à côté de moi ce soir, dès que j'ai senti un peu de détente parcourir l'auditoire il y a quelques instants : « Il y a une ambiance différente ce soir. Nous ne sommes pas sous une telle pression quand nous ne sommes pas “à l'antenne”. » ¶
On a beaucoup parlé de la prière aujourd'hui, y compris dans les dernières remarques de frère Kirkham. Je ne me suis jamais vanté de la quantité de prières que je fais, mais s'il y a un moment où je prie, et où je prie avec ferveur, c'est pendant la conférence -- et vous savez pourquoi. ¶
Je pensais que le président McKay avait quelque inspiration lorsqu'il annonçait l'orateur, puis disait qui allait suivre. Pour ma part, s'il voulait dire qui était le troisième sur la liste, je dirais qu'il avait encore plus d'inspiration. Je ne sais pas si quelqu'un a eu le courage de le lui dire, mais je le lui dis maintenant. ¶
Un moment pour une prière fervente
Lorsqu'on regarde par sa fenêtre le monde d'aujourd'hui, on voit des choses à critiquer, et si vous le permettez, des personnes à critiquer comme jamais auparavant. Il ne faut pas beaucoup d'intelligence pour dire ce qui ne va pas dans le monde, ici, là et partout. Frère Kirkham vous a donné quatre règles de bonne conduite dans la vie. J'aimerais vous en donner deux qui, j'en suis sûr, s'ajusteront parfaitement à ses sages conseils. Premièrement, c'est maintenant le moment de dire nos prières avec ferveur ; deuxièmement, c'est maintenant le moment de réfléchir par nous-mêmes. Je dis cela avec toute la ferveur dont je suis capable. ¶
Ce soir, en vous parlant, j'aimerais me sentir parfaitement libre. Je vais parler comme j'aimerais parler, et j'ai confiance que je serai compris. Ce sera une gentillesse de votre part, vous qui êtes ici, de prendre ce que je dis dans l'esprit où c'est donné. J'ai confiance que ce que je dis sera tempéré par un bon jugement, afin que je ne sois pas embarrassé, ni que j'embarrasse les bons frères que j'aime. ¶
Une pensée « cagneuse » ¶
Quelqu'un qui a défendu très fervemment la Parole de Sagesse -- et je dis bien défendu -- a fait cette remarque l'autre jour. Je vais vous donner ses mots exacts : « Je me demande si ce ne serait pas une bonne chose maintenant de relâcher un peu la Parole de Sagesse et de prêcher l'honnêteté. » ¶
Alors ne vous emballez pas ; restons-en à la Parole de Sagesse. Lorsque je parcours l'Église de pieu en pieu, s'il y a une chose pour laquelle j'enlève ma veste et pour laquelle je me bats sans pitié, c'est bien la Parole de Sagesse. Je ne dirai pas qu'il faille la relâcher, mais cette observation relative à l'intégrité à l'ancienne me reste en tête ! ¶
Je suppose qu'il n'y a jamais eu de moment où nous avons donné plus d'attention à notre alimentation. Nous voulons qu'elle soit équilibrée. Nous voulons qu'elle ait les bonnes calories. Je suppose qu'il est très important que notre alimentation soit bien équilibrée, que dans ce que nous mangeons se trouvent les différents éléments nécessaires aux différents besoins du corps, pour l'énergie, la chaleur et les tissus. Si une personne n'a pas une alimentation adéquate, elle peut mourir de sous-alimentation partielle, ou de ce qu'on appelle aujourd'hui la malnutrition. Une personne peut se bourrer de pommes de terre, mais si c'était sa seule alimentation, elle serait bientôt en mauvais état. ¶
Je me souviens, en Écosse, du temps où j'étais en mission, m'être tenu au coin d'une rue un jour et avoir vu une de leurs écoles publiques se vider pour la récréation de midi. J'ai vu bien des petits enfants boitiller dans les rues, leurs petites jambes si arquées qu'un cochon de belle taille aurait pu passer tout droit entre elles sans toucher ni l'une ni l'autre. Quel était le problème ? La sous-alimentation partielle. Thé et biscuits, biscuits et thé ! Notre pensée, parce qu'elle n'est pas correctement équilibrée, souffre-t-elle parfois de la même façon ? En bon français -- notre pensée est-elle cagneuse ? Ou pour être plus franc, certains d'entre nous montent-ils sur le cheval de la dîme et le chevauchent-ils jusqu'à l'épuisement ? Certains d'entre nous montent-ils sur le coursier de la généalogie et le chevauchent-ils jusqu'à ce que sa langue pende ? Certains d'entre nous chevauchent-ils le poney de l'entraide jusqu'à ce qu'il soit couvert d'écume ? Certains d'entre nous ne pensent-ils qu'à la Parole de Sagesse, ou à la prière, oubliant les autres choses nécessaires pour faire un véritable citoyen et, si vous le permettez, un véritable Saint des derniers jours ? Brigham Young disait, à l'époque des guerres indiennes : « Frères, faites vos prières, mais gardez votre poudre sèche ! » Un cochon de belle taille pourrait-il passer à travers notre pensée sans toucher ni l'une ni l'autre de nos jambes ? En d'autres termes, filtrons-nous les moucherons tout en avalant les chameaux ? Pensons-nous cagneux ? ¶
S'il y a une chose que le Seigneur a tenue pour importante dans nos vies, c'est que nous soyons honnêtes. Rien dans l'histoire n'a reçu un châtiment plus grand que le manque d'honnêteté. Pour illustrer cela : l'histoire d'Ananias et de Saphira. Les biens étaient mis en commun. Lorsqu'un membre de l'Église vendait sa propriété, il remettait tout l'argent à ce fonds ou à ce grenier commun. Ananias et Saphira s'entendirent pour avoir la réputation de tout donner, tout en ayant le plaisir de garder une partie de l'argent. Confronté à Pierre, Ananias, en posant son argent sur le comptoir, affirma à Pierre que c'était bien tout. Eh bien, l'histoire fut brève. En guise de réprimande venue des cieux, on l'emporta mort. Une heure ou deux plus tard, Saphira, ignorant ce qui s'était passé, mentit tout aussi bien que son mari. On l'emporta morte elle aussi. Eh bien, voilà toute une leçon. La pensée d'Ananias et de Saphira n'était pas équilibrée. Ils étaient incohérents. En d'autres termes, ces braves gens pensaient cagneux. ¶
Notre attitude envers les personnes âgées
Il n'y a probablement rien qui illustre mieux ce que j'essaie de souligner que les efforts auxquels se livrent les gens de nos jours pour figurer sur les listes d'assistance. Or, je sais que je marche en terrain dangereux, surtout si j'aborde le domaine des pensions de vieillesse. Je vais observer très attentivement et surveiller chaque pas que je fais. Une civilisation se juge à son attitude envers les personnes âgées. Puisse-t-on ne jamais dire de moi que je n'ai pas eu d'égards pour les vieillards. Après tout, vous savez, nous serons tous vieux un jour, ou nous mourrons en essayant ! ¶
Ce que nous réservons aux personnes âgées pourra un jour nous être réservé à nous-mêmes. Nous devrions nous soucier au plus haut point de nos pères et de nos mères, de nos grands-pères et de nos grands-mères. Je pense souvent à cette histoire d'un vieux livre de lecture, celle du grand-père qui mangeait seul dans un coin sombre de la cuisine pendant que le reste de la famille prenait la meilleure nourriture à une table bien garnie. On vit le jeune fils, âgé de quatre ou cinq ans, occupé à tailler des planches. Le père du garçon, intrigué, demanda : « Johnnie, que fais-tu ? » La réponse vint rapidement : « Papa, je te fais une auge, pour que ce soit tout prêt quand je serai un homme ! » ¶
Malhonnêteté en matière de pensions
Lorsque notre législature a adopté la pension de vieillesse, elle voulait faire œuvre de bonté et était probablement justifiée dans son action, mais le point que j'essaie de souligner, c'est la tromperie à laquelle certains de nos membres s'abaissent, même ceux qui ont dépassé soixante-cinq ans, et d'ailleurs avant même d'avoir soixante-cinq ans ! -- pour obtenir cet argent gratuit. Certains d'entre eux sont carrément malhonnêtes. Pour le dire clairement, ils sont éligibles à l'adhésion au « club d'Ananias et de Saphira ». Permettez-moi d'illustrer ce que je veux dire : ¶
Il y a quelque temps, lors d'une enquête, nous avons trouvé sept personnes exerçant des responsabilités plutôt sacrées dans l'Église, rémunérées, qui touchaient aussi des pensions de vieillesse en plus du salaire mentionné. Elles cachaient les faits à ceux qui auraient dû les connaître. Il y a quelque temps, nous avons découvert un homme travaillant pour nous à notre bureau, recevant de nous un salaire et une pension de vieillesse en même temps, et pourtant ce frère, je suis désolé de le dire, avait le culot d'aller à sa réunion de collège le dimanche matin en prétendant être un saint ! Il y a quelque temps, en visitant l'une des conférences de pieu, j'ai trouvé des gens touchant des pensions de vieillesse qui avaient cédé leur propriété à leur fils ou à leurs fils afin d'être éligibles à la pension de vieillesse, et l'année dernière, leur ferme avait produit pour 10 000 dollars de pommes ! Je demande à ces gens, dont la pensée, j'en suis sûr, souffre de malnutrition, quelle sorte de Dieu au ciel ils pensent adorer, qui pourrait regarder cela d'en haut et sourire ? Il y a des années, quand j'étais enfant, je me souviens que mon père allait toujours au marché acheter son foin à la charretée. C'est ainsi qu'on vendait le foin, en vrac. Si un fermier n'avait pas assez de scrupules pour ajouter de l'eau au foin avant de le vendre, il pouvait s'en tirer. Un fermier de ce genre fut entendu criant dans la cour : « John, mets encore une douzaine de seaux d'eau sur le foin et rentre pour la prière. » Ce pauvre bougre ne pensait pas droit. Pas plus que les membres de notre Église qui s'inscrivent sur ces listes d'assistance sous de faux prétextes ! Bobby Burns, le poète écossais, l'a fort bien exprimé : « L'homme à l'esprit indépendant regarde tout cela et en rit. » ¶
« La constance, tu es un joyau ! » Oui, mes amis, tandis que nos missionnaires sont de par le monde à essayer d'amener des âmes honnêtes dans l'Église, certains d'entre nous, chez nous, ont ce genre de pensée. Tandis qu'ils apportent un bon seau de lait, nous, chez nous, nous le renversons ! Que pensent les autres de nous, lorsque nous sommes si incohérents ? ¶
L'honnêteté recommandée
Il n'y a pas si longtemps, je me suis rendu dans un pieu composé de six paroisses, où nous avons trouvé cent cinquante familles à l'assistance, alors même qu'il s'agissait d'une région plutôt agricole dont l'activité était renforcée par les industries de guerre -- les pêches à 3 dollars le boisseau, les autres récoltes en proportion -- voilà l'état que nous avons trouvé. Il nous semble que souvent, on ne se soucie guère de savoir d'où vient l'argent, ni combien de temps le gouvernement peut supporter une telle pression. La seule chose qui les intéresse, c'est eux-mêmes, ou en d'autres termes : « Le gouvernement peut bien aller au diable, mais moi, je vais obtenir ma part ! » Est-ce cela qui a bâti l'Amérique ? Est-ce là le tempérament qui a tué les serpents et fait fleurir le désert comme une rose ? ¶
C'est souvent une question de degré -- jusqu'où devrions-nous aller dans ces choses. Soyons, en tant que membres de l'Église, justes les uns envers les autres -- pour employer une expression familière -- ne nous renvoyons pas la balle ! Affrontons la vérité, dût-elle nous coûter la vie ! Le problème ne vient pas seulement des autres, il vient aussi de nous-mêmes. Soyons francs et diagnostiquons notre propre cas, et nous nous porterons mieux, et bien plus vite, qu'en éludant la vérité. Il y a quelque temps, en visitant un pieu, j'ai eu l'occasion de lire les rapports indiquant la quantité d'alcool fort consommée dans ce pieu. Un membre de la présidence de pieu fut indigné par ces chiffres et répliqua à peu près ceci : « Nous aimerions que frère Ashton comprenne que la seule raison pour laquelle on consomme tant d'alcool dans notre pieu, c'est que nous avons tant de chasseurs qui viennent de Salt Lake. » Frères et sœurs, ne nous leurrons pas nous-mêmes. Si le soulier nous va, portons-le. ¶
Parfois, nous sommes comme un cheval qui n'est pas dressé au mors : quand on tire la rêne de gauche, le cheval fonce tête baissée à gauche, et quand on tire la rêne de droite, il fonce tête baissée à droite. Une fois, j'avais une petite jument qui nous a renversés dans le fossé parce qu'elle n'était pas dressée au mors. Et le triste, c'est que des hommes qui occupent des fonctions publiques et qui devraient mieux savoir encouragent même ce maniement imprudent de la vérité. Quand nous découvrons quel genre de gaillards ils sont, si nous leur faisions simplement nos adieux, nous serions sages. ¶
Si vous pensez que j'essaie de parler politique ce soir, vous vous trompez lourdement. J'ai déjà assez de comptes à rendre sans cela. J'ai trouvé frère Bennion très courageux aujourd'hui. Je ne serais pas aussi courageux que lui, mais il s'en est bien tiré. Je ne parle pas politique. Je n'ai pas dit qu'un démocrate était honnête et qu'un républicain ne l'était pas, ni le contraire. Je vais rester complètement en dehors de cela. Ce que j'essaie de faire, c'est de parler d'honnêteté. Le triste, c'est que ces gens en fonction, que ce soit maintenant, il y a deux ans, ou dans quatre ans, ou quel que soit le moment, prétendent être nos amis, et oublient totalement ce qu'est l'honnêteté. Quand vous trouvez un gaillard de ce genre, faites-lui vos adieux, mais faites-le aussi vite que possible. ¶
Illustrations à propos
Il y a des années, un entrepreneur m'a raconté une histoire, dans ce sens, que je n'oublierai jamais. Elle pourrait bien s'appliquer ici. Les biens d'un éleveur consistaient en grande partie en ses moutons. Le vieux monsieur avait trois fils, dont l'un était censé être l'un de ces garçons qui n'étaient pas très vifs d'esprit. Le fermier mourut, et il fallut alors partager le domaine qui, comme on l'a dit, consistait surtout en moutons. Les deux fils aînés s'entendirent entre eux. Ils respecteraient les volontés de leur père avant sa mort, mais ils voulaient tout de même très nettement avoir la meilleure part du marché et unirent leurs intérêts contre leur jeune frère simple d'esprit. Comme les moutons devaient être partagés, ils pensèrent faire trois enclos, mettant dans chaque enclos un tiers des moutons. Or, ce garçonnet que l'on croyait peu intelligent avait un mouton de compagnie qui, comme l'agneau de Marie, avait une toison blanche comme neige, et partout où le garçon allait, cet agneau était sûr d'y aller aussi. Il l'aimait très tendrement. Il y tenait tant qu'il l'avait orné d'un ruban bleu. Il le caressait et le cajolait. Les deux fils aînés pensèrent alors tirer profit de l'amour du garçon pour l'animal. Ils procédèrent en conséquence. Dans l'enclos central de ces trois enclos qu'ils avaient construits pour le partage des moutons, ils mirent toutes les vieilles bêtes édentées, tous les avortons et tous les moutons miteux. Bien sûr, ils veillèrent à ce que le nombre soit le même dans chaque enclos, mais dans cet enclos des rebuts, ils mirent l'agneau de compagnie avec son ruban bleu autour du cou. Il ne faut pas beaucoup de raisonnement pour suivre la philosophie d'un si merveilleux partage des biens du père. Ils dirent alors à leur frère simple d'esprit : « Willie, tu peux choisir. » Willie fit exactement ce qu'ils pensaient -- il fila tout droit vers l'enclos où bêlait l'orgueil de son cœur -- son agneau de compagnie. Il ouvrit la barrière, s'y précipita, mit ses bras autour de son agneau et dit à peu près ceci : « Mon cher petit agneau, nous sommes amis depuis longtemps. Je t'ai appelé et tu es venu, et à cause de mon affection pour toi, je t'ai mis un ruban bleu autour du cou. Je n'ai aimé personne du troupeau comme je t'ai aimé, mais, ajouta-t-il, mon cher, quand tu te retrouves avec une bande comme celle-là, c'est ici que nous devons nous dire adieu. » Oui, si nous disions adieu à certains de ces gaillards que l'on prend pour nos favoris, nous ferions de ceci une meilleure Amérique ! ¶
Certains de nos citoyens s'accrochent à tout ce qu'ils peuvent obtenir, comme des sangsues ! Ce n'est pas une question de « que dois-je donner à mon pays », mais de « combien puis-je le saigner ? » « L'autre en profite, moi aussi je vais avoir ma part ! » ¶
Enseignons l'honnêteté à nos enfants ! ¶
Lorsque Abraham Lincoln trouva ce livre abîmé dans la fente des rondins, il n'avait pas besoin de courir chez le propriétaire pour dire : « Je vais compenser cela en fendant des rails », mais il l'a fait ! Lorsqu'il constata un manque de thé, il n'avait pas besoin de marcher cinq ou dix milles pour réparer les choses, pour être pardonné, mais il l'a fait. Quand il avait neuf ou dix ans, sa mère mit ses bras autour de lui et lui dit : « Abe, laisse cela tranquille » -- le whisky. Lorsqu'il fut élu président des États-Unis, il aurait pu avoir du champagne, mais il posa sur la table une grande cruche d'eau -- l'ale d'Adam -- comme pour dire : « Si cela ne vous plaît pas, tant pis. » En d'autres termes, les graines semées par l'enseignement de sa mère portèrent de bons fruits. ¶
Enseigner les enfants tôt dans la vie
Commençons tôt. L'œuf du python a l'air aussi innocent qu'un œuf de poule, mais il en sort le reptile qui grandit jusqu'à la taille de votre jambe et pend du premier arbre pour étrangler sa victime, que ce soit un homme ou une bête. Écrasons l'œuf de la malhonnêteté avant qu'il n'éclose ! ¶
Maintenant, je veux dire ceci en terminant. L'évêque Richards a été très franc aujourd'hui en disant ce que font certains de nos jeunes. Il me revient de plusieurs côtés que parfois les jeunes pensent que tant qu'ils ne boivent ni thé ni café, ni ne fument, ils peuvent se permettre n'importe quoi. Certains des jeunes soldats disent que certains d'entre eux ne feront pas certaines de ces choses, mais « nous pouvons obtenir ce que nous voulons ». C'est une mauvaise situation. Suis-je trop franc ? Je vais dire ce que j'ai déjà dit : je ne veux pas que mes enfants boivent du thé ni du café, mais je préférerais qu'ils prennent un bain trois fois par jour dans le café et qu'ils le lapent en y nageant, plutôt que de mentir ! Je le répète, le Seigneur s'est exprimé très nettement sur ce sujet. L'occasion que j'ai mentionnée : il était favorable à des doubles funérailles dans la famille d'Ananias. On ne peut pas faire grand-chose avec un menteur. Le Seigneur ne veut pas de lui, et si j'étais le diable, je n'en voudrais pas non plus, car j'aurais peur d'être moi-même trompé. ¶
Puisse le Seigneur nous aider à être cohérents. Puisse-t-il nous aider à bien réfléchir. Souvenons-nous qu'« un homme honnête est l'œuvre la plus noble de Dieu ». Les paroles de conclusion du message du président Grant lors de cette conférence nous suppliaient de réfléchir sainement. Que le Seigneur nous aide à être cohérents dans notre façon de penser, je le demande au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶