Gratitude pour les bénédictions
George Albert Smith
J'essaie tout juste de rassembler mes pensées après avoir écouté ce remarquable rapport sur la situation financière de l'Église. Je suis aussi quelque peu amusé, car il y a seulement quelques jours, l'un de nos concitoyens ici à Salt Lake City a confié à un ami que l'Église était considérablement endettée. ¶
Gratitude pour les bénédictions
Je suis reconnaissant envers notre Père céleste, ce matin, du privilège d'être ici lors de cette session d'ouverture de notre conférence générale. J'ai été inspiré par l'occasion que j'ai eue de serrer la main à un grand nombre de mes frères. C'est toujours une joie pour moi de vous voir venir ici, de toutes les régions de l'Église, pour attendre sur le Seigneur et participer aux activités des conférences qui se tiennent de temps à autre. ¶
En regardant vos visages aujourd'hui, je me rends compte que nous avons ici un très bel échantillon représentatif de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et je ne sais pas où l'on pourrait aller dans le monde pour être témoin d'un plus bel ensemble d'hommes réunis dans le culte que celui que nous avons ici aujourd'hui. Je suis reconnaissant que le président Grant ait pu être parmi nous. C'est pour moi un émerveillement de voir comment sa vie a été préservée. Trois fois, à ma connaissance, ceux qui lui sont proches ont désespéré de sa vie, et il a été guéri par le pouvoir du Seigneur. Ce jour est la preuve de ce qui peut arriver à quelqu'un qui mène une vie juste. Il a toujours été actif et travailleur, et pourtant, aujourd'hui, à quatre-vingt-sept ans, il vient à nous pour assister à une partie de la conférence, bien que ses forces limitées exigent qu'il retourne chez lui se reposer avant de pouvoir revenir. ¶
J'espère bénéficier de votre foi et de vos prières, afin d'être conduit à dire quelque chose d'utile, quelque chose qui puisse nous faire sentir que c'est un privilège d'être identifié à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Lorsque nous prenons conscience de la situation à laquelle les peuples du monde sont confrontés partout, lorsque nous nous arrêtons assez longtemps pour considérer que le monde est dans un état critique, que la destruction des vies et des biens se poursuit et s'accroît de jour en jour, nous pouvons être reconnaissants d'avoir profité de nos ancêtres, qui ont entendu le cri : « Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. » ¶
Quand je songe que notre peuple a été, dans la plupart des cas, rassemblé d'une région prospère et belle du monde, et transplanté par le pouvoir de Dieu, et par nul autre pouvoir, pour vivre dans ces vallées montagneuses à une époque où on les jugeait impropres à l'habitation de l'homme civilisé, et que je vois ensuite ce que le Seigneur a fait pour nous, je m'émerveille. ¶
J'ai eu le privilège de voyager dans de nombreuses régions du monde ; ce fut une grande joie pour moi de côtoyer des hommes et des femmes de nombreuses nations, des personnes excellentes et merveilleuses, tous fils et filles de notre Père céleste, mais lorsque je reviens dans les vallées des montagnes et que je participe aux influences que j'y trouve, mon cœur déborde de gratitude d'appartenir à cette Église qui porte le nom du Rédempteur de l'humanité, nom qu'il lui a lui-même donné. ¶
La terre préparée pour rendre les hommes heureux
Il semblerait, à observer l'état du monde, que les hommes en général aient perdu toute compréhension du but de la vie. Une grande majorité des peuples du monde ignore pourquoi nous sommes ici ; mais le Seigneur, dès le commencement, à partir de nos premiers parents placés sur la terre, a commencé à enseigner à ses enfants le but de la vie, et leur a donné des règles de conduite qui, si elles avaient été observées, auraient enrichi leur vie, leur auraient apporté le bonheur dans la condition mortelle et la jouissance de la vie éternelle dans le royaume céleste. ¶
Lorsque le Seigneur a commencé à peupler cette terre — et il l'a préparée pour les gens qui y vivent — il a pourvu à tout ce qui est nécessaire pour nous rendre heureux. Vous ne pouvez penser à rien dont nous ayons besoin qui ne soit pourvu. Au fil des années, des siècles, de nouvelles possibilités de développement, de raffinement, de culture et de bonheur ont été découvertes dans presque toutes les régions du monde. ¶
Lorsque les enfants d'Israël sortaient de la servitude, où ils avaient été emmenés afin qu'une œuvre grande et merveilleuse puisse s'accomplir, ils se dirigeaient vers la Terre promise, et en chemin, le Seigneur parla face à face à Moïse, leur chef, et lui donna une merveilleuse règle de conduite, les dix commandements. ¶
J'aimerais vous en lire, à tout le moins, une partie, et attirer l'attention sur le fait que, depuis le commencement des temps, en ce qui concerne cette terre, dès qu'elle a été peuplée, notre Père céleste a conseillé à ses enfants ce qu'ils devaient faire afin d'être heureux. Il ne leur a jamais conseillé de faire quoi que ce soit qui les rendrait malheureux. Il a offert la récompense du bonheur éternel à ceux qui vivront dans la condition mortelle selon ses conseils et ses avis. ¶
Lorsque les enfants d'Israël étaient dans le désert, ils désobéirent aux commandements du Seigneur. Il ne fallut pas longtemps avant qu'ils ne fassent des choses qui lui déplaisaient. Néanmoins, ils étaient conduits tout le jour par une colonne de nuée, et la nuit, leur position était indiquée par une colonne de feu. Une nuée le jour, et une colonne de feu la nuit ! Et ils furent nourris de manne, ou « nourriture des anges », pour les préserver pendant qu'ils traversaient le désert. ¶
Des commandements donnés pour le bien de l'humanité
Pendant qu'ils étaient là, afin qu'il n'y ait de leur part aucune erreur possible sur ce qui les rendrait heureux, le Seigneur leur donna ces commandements. Je tiens à le souligner ; je tiens à dire que le seul chemin du bonheur est le sentier de la droiture. Il n'y en a pas d'autre. Nous les appelons des commandements, bien que je les aie toujours considérés comme les conseils affectueux d'un Père céleste bienveillant qui, connaissant toutes choses, a indiqué le chemin afin que ses enfants puissent être heureux. ¶
Or, il dit : Tu ne prendras pas le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain ; car l'Éternel ne laissera pas impuni celui qui prendra son nom en vain. ¶
J'espère que les membres de cette Église comprennent que le blasphème est déplaisant aux yeux de notre Père céleste, et qu'une perte de bénédictions s'ensuit chaque fois que nous ne sommes pas à la hauteur de ce qu'il nous indique. ¶
Lisons de nouveau. ¶
Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier. Tu travailleras six jours et tu feras tout ton ouvrage : Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes : Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. ¶
Voilà, c'est le conseil de votre Père et du mien. C'est le conseil du Père de nos esprits, donné à nos ancêtres il y a des milliers d'années, donné avec l'espoir qu'ils écouteraient, du moins un grand nombre d'entre eux, son sage conseil ; et s'ils avaient observé ce commandement, honoré le jour du sabbat et l'avaient sanctifié à travers les âges, la situation dans le monde aujourd'hui serait entièrement différente. ¶
Il n'y eut, du temps de Moïse, aucun bonheur digne de ce nom qui résultât de la violation du jour du sabbat, et je tiens à vous dire qu'il n'y a pas de bonheur pour nous aujourd'hui lorsque nous violons le jour du sabbat. ¶
Honore ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. ¶
« Honore ton père et ta mère — » vous, hommes ici présents, êtes pour la plupart des pères, et vous savez ce que signifie avoir un enfant qui vous respecte et vous honore dans votre rôle de chef de famille. Notre Père céleste est tout aussi satisfait de nous lorsque nous l'honorons. ¶
« Tu ne tueras pas. » Pensez à la détresse qui règne aujourd'hui dans le monde à la suite de la violation de ce conseil de notre Père céleste. Des millions de gens y sont mêlés, et bien des millions d'autres sont amenés à souffrir à la suite de la destruction de vies humaines en violation du commandement : « Tu ne tueras pas. » ¶
« Tu ne commettras pas d'adultère. » L'une des plus grandes détresses de notre monde aujourd'hui est la maladie qui afflige la famille humaine à la suite de l'immoralité. Rien ne détruit autant le respect de soi d'un homme que de se maltraiter lui-même et de souiller son corps en devenant immoral. Notre Père céleste ne nous a pas placés dans une situation où nous ne pouvions rien faire pour nous-mêmes. Il nous a donné notre libre arbitre en toutes choses, et pour l'observance de son conseil, il nous a fait une promesse, et cette promesse était le bonheur. ¶
« Tu ne déroberas pas. » Songez seulement au vol, à la malhonnêteté qui existent aujourd'hui dans le monde — prendre ce qui appartient à un prochain sans sa permission. Nous comprenons qu'aux seuls États-Unis, il existe des bandes organisées de maraudeurs et de voleurs se comptant par centaines de milliers, estimant pouvoir agir exactement comme bon leur semble. Ce qui est remarquable, c'est que l'homme qui vole ne retire jamais aucun bonheur de son larcin. Il perd son propre respect de lui-même, il perd le respect de ses voisins, et il s'attire le déplaisir de notre Père céleste, qui rend possible, pour nous tous, de vivre sans voler, si nous le voulons. ¶
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. ¶
Pensez à la douleur et à la détresse qui règnent dans le monde à la suite des hommes et des femmes qui médisent de leurs prochains, témoignant de choses, ou évoquant des choses qui ne sont pas vraies, tout en laissant entendre qu'elles le sont. Mais ils n'en retirent jamais aucun bonheur. Vous n'avez jamais vu de votre vie un médisant qui fût heureux. Il est tout aussi malheureux et misérable que le diable en tout temps — et bien sûr, il est en la compagnie de Satan lorsqu'il médit de ses prochains. ¶
C'est là l'une des transgressions que le Seigneur signale tout particulièrement, et nous devrions être très prudents. Si nous affirmons quoi que ce soit, cela devrait être la vérité. Nous ne devrions jamais témoigner de quelque chose qui soit faux. Et si nous sommes toujours véridiques, notre Père céleste nous a assuré le bonheur. ¶
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. ¶
Certaines personnes ne sont jamais satisfaites de ce qu'elles possèdent elles-mêmes, mais elles désirent ce que quelqu'un d'autre possède, et si elles ne peuvent l'obtenir autrement, elles l'obtiendront par des moyens malhonnêtes. Mais cela n'aboutit jamais au bonheur. ¶
Je tiens à dire en passant, mes frères, que si nous voulons être heureux, et je pense que nous voulons tous être heureux, nous devons conformer notre vie aux sages conseils de notre Père céleste, qui a donné ces dix commandements à l'Israël ancien, et ils s'imposent tout autant à l'Israël des derniers jours. ¶
Une loi donnée aux Saints des derniers jours
Puis il nous a donné un autre commandement qui a une grande influence sur le bonheur de notre vie. J'aimerais m'y référer brièvement. ¶
Le monde n'est pas responsable devant le Seigneur de ce que je m'apprête à vous lire, mais nous, nous le sommes, car il nous l'a donné en plus de tous les autres commandements qui nous ont été donnés dans l'Ancien et le Nouveau Testament — « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », et tous les autres conseils inspirés destinés à rendre les hommes heureux — en plus desquels il nous a donné, de nos jours, une autre loi appelée la Parole de Sagesse. C'est une loi simple, mais je n'ai jamais connu personne qui fût heureux pour l'avoir violée. ¶
Le Seigneur dit que nous ne devrions pas consommer de boissons chaudes ou fortes. Il nous dit que le tabac ne nous est pas bon. Il nous en déconseille l'usage, et nous dit que nous devrions consommer des céréales pour notre alimentation, allant même jusqu'à nous indiquer quel genre de céréale nous convient le mieux. Il nous dit que certaines choses sont meilleures que d'autres. Il nous dit de ne consommer de la viande qu'avec modération, et il nous accorde le privilège d'avoir toutes les herbes et tous les fruits salutaires comme partie de notre alimentation, nous promettant, par l'usage de ces choses, le bonheur. ¶
Il nous met en garde contre l'usage des boissons fortes et du tabac. L'an dernier, cet État où nous vivons a violé ce commandement de Dieu à hauteur de plus de 22 000 000 de dollars. Et pourtant, nombre d'entre nous appartenons à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. ¶
Je tiens à dire que pas un centime de ces 22 000 000 de dollars, dépensés pour ces choses que notre Père céleste a dites ne pas nous être bonnes, n'a produit le moindre bonheur. Au contraire, cela a produit de la misère et de la douleur, et le plus regrettable, c'est que cela ne s'applique pas seulement à nous dans la condition mortelle, mais signifiera également, dans bien des cas, de la douleur à travers les âges de l'éternité. ¶
Ainsi, mes frères, comme nous sommes bénis si nous vivons sous les influences sous lesquelles Dieu a voulu que nous vivions. Si nous gardons ses commandements, nous progressons, et le développement s'ensuit assurément. Mais si nous négligeons de suivre son conseil, si nous refusons d'accepter ses avis, alors nous serons dans la même situation que le reste du monde, qui sera bientôt, pourrais-je dire, « mûr pour la destruction », à moins qu'il ne se repente ; et à moins que nous ne nous repentions des torts que nous commettons, certains d'entre nous éprouveront beaucoup de remords en analysant la situation et en nous examinant nous-mêmes, pour découvrir que nous nous justifions parce que nous sommes semblables au monde. ¶
Or, lorsque le Sauveur était sur la terre au méridien des temps, il enseigna à ses disciples ce qu'ils devaient faire, les exhorta à des œuvres de droiture, et traça le chemin qui les conduirait en sa présence dans le royaume céleste — non seulement il conseilla ses enfants dans l'Ancien Monde, mais il vint dans cet hémisphère occidental et enseigna les mêmes choses au peuple d'ici. Pourquoi ? Parce qu'il voulait qu'ils soient heureux ; il voulait qu'ils mettent à profit leur temps sur la terre et ne le gaspillent pas. Il descendit du ciel, et ils le virent descendre du ciel. Il leur donna des conseils et des avis qui sont contenus dans le Livre de Mormon, dont certains se trouvent également dans l'Ancien et le Nouveau Testament. ¶
Il a révélé la Parole de Sagesse de nos jours, avec la promesse de la santé, du bonheur et d'une longue vie si nous l'observons. Or, frères, nous ne pouvons blâmer notre Père céleste si nous ne sommes pas heureux. Nous n'avons personne d'autre à blâmer que nous-mêmes. ¶
Je puis vous dire que si nous avons l'esprit du Seigneur brûlant dans notre âme, nous ne pouvons être malheureux. Nous lisons dans le livre de Job : « Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'Esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui donne l'intelligence. » Si nous gardons les commandements de Dieu, nous avons droit à cette inspiration, et si nous vivons comme les fils de Dieu doivent vivre, nous aurons cette inspiration, et personne ne peut l'empêcher, et il en résultera notre propre développement physique, mental et moral dans la condition mortelle, ainsi qu'un développement continu à travers les âges de l'éternité. ¶
L'observance des lois de Dieu apporte la sécurité
C'est pourquoi je demande aujourd'hui que nous nous examinions nous-mêmes. Mettons de l'ordre dans nos propres foyers. Observons-nous les enseignements de notre Père céleste, ou érigeons-nous notre propre jugement en disant : « Nous ferons comme bon nous semble » ? Il me semble que le monde peut agir ainsi sans trop de reproches ; mais je ne comprends pas comment nous, qui avons reçu tant de bénédictions, pouvons en faire autant. Je ne vois pas comment nous pourrions être satisfaits de nous-mêmes si, lorsque nous commettons une erreur, nous ne la corrigeons pas aussitôt que possible. Je suis certain que la plupart d'entre nous commettront des erreurs, mais nous n'avons pas besoin de continuer à les commettre. Je me souviens que mon propre père me disait, quand j'étais enfant : « Mon fils, tu iras dans le monde, et de temps à autre tu te cogneras l'orteil et tu tomberas ; mais, pour l'amour du ciel, ne te cogne pas l'orteil deux fois au même endroit. » ¶
J'y ai souvent repensé. Lorsque j'ai commis une erreur et que je m'en suis rendu compte, j'ai essayé de l'éviter à l'avenir. Dans la mesure où j'ai réussi à le faire, j'ai connu le bonheur. Je puis vous dire que tout le malheur que j'ai connu dans ce monde a été le résultat d'un manquement à suivre le conseil de notre Père céleste et à le vivre — tout entier. Il ne s'agissait peut-être pas de ma propre transgression ; il pouvait s'agir des transgressions de certains autres que j'aime, mais le malheur a toujours suivi la violation du conseil de notre Père céleste. ¶
Vous, frères, vous détenez la prêtrise. C'est pourquoi vous êtes ici. Vous êtes ici parce que vous avez reçu un don particulier de notre Père céleste. Vous êtes ici parce que les mains des serviteurs de Dieu ont été posées sur votre tête et que vous avez reçu un appel divin et une possibilité, et qu'en plus de cela, on vous a donné tous les conseils que quiconque, dans le monde entier, ait jamais reçus pour être heureux. Notre Père céleste nous aime, et il aime notre vie lorsqu'elle est conforme à ses enseignements. ¶
Aujourd'hui, au milieu de la confusion qui règne dans le monde, ne suivons pas l'adversaire, qui voudrait nous entraîner sur des sentiers détournés. Plaçons plutôt nos pas sur la grande route qui mène au bonheur et au royaume céleste, non pas seulement à l'occasion, mais chaque jour et à chaque heure, car si nous restons du côté du Seigneur, si nous demeurons sous l'influence de notre Père céleste, l'adversaire ne pourra même pas nous tenter. Mais si nous pénétrons sur le territoire du diable, où dominent la boisson, le tabac, les orgies, l'immoralité, le mensonge et le vol, nous serons malheureux, et ce malheur augmentera au fil des ans, à moins que nous ne nous repentions de nos péchés et que nous ne nous tournions vers le Seigneur. ¶
J'ai parcouru le monde sur environ un million de milles au cours de mon ministère. J'ai été dans de nombreux pays et sous de nombreux climats, et j'ai rencontré beaucoup de gens. Je n'ai jamais connu personne qui ait eu un véritable bonheur dans sa vie, si ce n'est dans la mesure où il gardait les commandements de Dieu autant qu'il le pouvait. ¶
Or, nous voulons être heureux. Nous voulons que nos foyers soient heureux. Si tel est le cas, qu'ils soient la demeure de la prière, des actions de grâces et de la gratitude. Demandez une bénédiction sur la nourriture lorsque vous la prenez. Pères, soyez bons envers vos femmes et vos enfants, et enfants, soyez bons envers votre mère et votre père. « Aimez-vous les uns les autres. » « Honore ton père et ta mère. » ¶
Je me sens très reconnaissant que le Seigneur m'ait rendu capable de comprendre certaines de ces choses. Je suis reconnaissant que l'inspiration du Tout-Puissant se soit suffisamment emparée de moi pour que j'aie une compréhension de ces choses, et il vous a donné la même possibilité, et vous en avez joui. ¶
Aujourd'hui, dans cette conférence et dans les réunions qui suivront, nous sommes ici pour attendre sur le Seigneur. Nous avons accès à tous les conseils consignés dans les Écritures ; et il nous rassemble ensuite et nous conseille, sous l'influence de son Esprit, de faire ce qui est juste. Lorsque nous faisons ce qu'il veut que nous fassions, nous ne nuirons jamais à âme qui vive. Nous leur serons toujours utiles, et nous enrichirons leur vie autant que la nôtre. ¶
Un témoignage
Je sais que Dieu vit ; je sais que Jésus est le Christ ; je sais que Joseph Smith est un prophète du Dieu vivant, et je suis reconnaissant d'avoir vécu à une époque du monde où ces choses ont été révélées aux enfants des hommes. Je suis reconnaissant envers mes ancêtres d'avoir accepté l'Évangile et d'avoir rendu possible que je puisse jouir de ses bénédictions si je le veux. ¶
Que le Seigneur ajoute sa bénédiction, que nous continuions à être fidèles, que nous nous aimions les uns les autres, nous souvenant de ceux qui ont été nos compagnons autrefois, qui ont été fidèles et qui sont passés de l'autre côté, c'est ce que je prie humblement. En me tenant ici, je pense aux hommes qui ont prêché l'Évangile de Jésus-Christ depuis cette chaire, et qui sont depuis longtemps passés à leur récompense, et je réalise que, dans un avenir pas si lointain, chacun d'entre nous qui sommes ici devra faire face à son propre bilan, quel qu'il soit. Avec ce sentiment et cette assurance, mettons de l'ordre dans nos propres foyers et dans notre propre vie, et soyons riches de la compagnie de l'esprit de Dieu, car le seul chemin du bonheur est le sentier de la droiture, qui aboutira finalement au royaume céleste, en la présence de notre Père céleste, avec les hommes et les femmes justes qui ont vécu sur la terre depuis le commencement. Je vous rends ce témoignage, au nom de Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. ¶