L'ordre uni et la Constitution
J. Reuben Clark Jr.
FRÈRES : Depuis une semaine, j'essaie de vous épargner cette expérience, mais frère McKay, si bon, si doux et si miséricordieux, est resté parfaitement inflexible. Je me tiens donc devant vous, non pour prêcher, mais pour m'entretenir avec vous. ¶
Il existe, parmi notre peuple, beaucoup de malentendus au sujet de l'ordre uni. ¶
Je n'ai jamais pu croire que l'ordre uni signifiait ce que certains ont pensé qu'il signifiait ; aussi, ces derniers mois, ai-je consacré passablement de temps à lire les révélations qui s'y rapportent, ainsi que notre histoire, tout en accordant quelque attention à une dissertation qui a été écrite au sujet de l'Ordre. ¶
Il existe un sentiment grandissant — je crains qu'il ne soit grandissant — selon lequel le communisme et l'ordre uni seraient à peu près la même chose, le communisme n'étant, pour ainsi dire, que le précurseur d'un rétablissement de l'ordre uni. On m'informe que d'anciens évêques, et même des évêques, qui appartiennent à des organisations communistes, prêchent cette doctrine. J'ai donc pensé que si je vous disais ce soir quelques mots sur la manière dont j'interprète les révélations imprimées à ce sujet dans les Doctrine et Alliances (s'il existe d'autres révélations sur l'Ordre, je n'en connais pas), cela pourrait vous être utile. Je recommande à vous, mes frères, de lire quelques-unes des sections des Doctrine et Alliances qui traitent de cette question, en commençant par les sections 42 et 51. (Voir aussi les sections 70, 78, 82, 83, 85, 90, 92, 96 et 104.) Si vous parcourez ces sections, je suis certain que vous trouverez mon explication de l'ordre uni substantiellement exacte. ¶
Déviations précoces Je dirai pour commencer que, dans la pratique, les frères du Missouri se sont écartés, dans leurs tentatives de mettre en place l'ordre uni, des principes énoncés dans les révélations. Cela est également vrai des organisations mises en place ici, en Utah, après que les saints furent arrivés dans les vallées. Pour autant que j'aie pu le constater, un seul document a été conservé qui prétend être un instrument juridique utilisé pour la mise en place de l'ordre uni, et ce document n'est pas daté. On dit qu'il a été trouvé parmi les papiers de l'évêque Partridge. C'était un document de « prêt-bail ». Vous avez peut-être déjà entendu cette expression. En vertu de cet instrument, l'Église loua à Titus Billings une certaine quantité de biens immobiliers et lui prêta une certaine quantité de biens personnels. Cet instrument n'est pas conforme au principe énoncé dans les révélations concernant l'ordre uni. ¶
Le principe fondamental de toutes les révélations sur l'ordre uni est que tout ce que nous possédons appartient au Seigneur ; par conséquent, le Seigneur peut nous demander la totalité, ou n'importe quelle partie, des biens que nous possédons, parce qu'ils lui appartiennent. C'est là, je le répète, le principe fondamental. (D. & A. 104:14-17, 54-57) ¶
Voici l'un des points sur lesquels certains frères s'égarent : il est fait continuellement référence, dans les révélations, à l'égalité entre les frères, mais je pense que vous ne trouverez qu'un seul endroit où cette égalité soit vraiment décrite, bien qu'il y soit fait allusion dans d'autres révélations. Cette révélation (D. & A. 51:3) affirme que chaque homme doit être « égal selon sa famille, selon sa situation, ses besoins et ce qui lui est nécessaire ». (Voir aussi D. & A. 82:17 ; 78:5-6.) De toute évidence, il ne s'agit pas d'une égalité « au niveau plat ». C'est une « égalité » qui variera tout autant que peuvent varier la situation, la famille, les besoins et les nécessités de l'homme. ¶
Consécration En second lieu, sous l'ordre uni, chaque homme était appelé à consacrer à l'Église tous les biens qu'il possédait ; les biens immobiliers devaient être transférés à l'Église, si je comprends bien les révélations, par ce que nous appellerions un acte de pleine propriété. Ainsi, les biens de l'homme devenaient absolument la propriété de l'Église. (D. & A. 42:30 ; 72:15) L'évêque restituait alors au donateur, par le même type d'acte, c'est-à-dire en pleine propriété, et lui transférait également par un instrument équivalent, en ce qui concernait les biens personnels, la quantité de biens immobiliers et personnels qui, pris ensemble, seraient nécessaires à l'individu pour son entretien et celui de sa famille, « selon sa famille, selon sa situation, ses besoins et ce qui lui est nécessaire ». L'homme conservait cela comme sa propre propriété. (D. & A. 42:32 ; 51:4-6 ; 83:3) ¶
Autrement dit, la propriété privée des biens était fondamentale dans l'ordre uni ; chaque homme possédait ses propres biens, dont il pouvait tirer ce qui était nécessaire à son entretien et à celui de sa famille. Rien, dans les révélations, n'indique que ces biens n'étaient pas librement aliénables à la volonté du propriétaire. Il n'était nullement envisagé que l'Église possède tout, ni que nous devenions, dans l'Église, en ce qui concerne nos biens et le reste, le même genre d'automate, de mannequin, que le communisme fait de l'individu, l'État se plaçant à la tête à la place de l'Église. ¶
Or, la partie des biens d'un homme qui ne lui était pas restituée, s'il possédait plus qu'il n'en fallait selon cette règle d'« égalité » déjà énoncée, devenait la propriété commune de l'Église, et cette propriété commune était utilisée pour l'entretien des pauvres de l'Église. On en parle, dans les révélations, comme du « reste » des biens. (D. & A. 42:34-36) ¶
Portions de terre En outre, il était prévu, bien que cela ne se soit apparemment pas très bien réalisé, que les pauvres venant en Sion — et par Sion, j'entends ici le Missouri — les pauvres venant en Sion devaient recevoir une « portion » de terre, laquelle devait être soit achetée au gouvernement (et il était prévu d'acheter au gouvernement de vastes étendues), soit achetée à des particuliers, soit reçue en consécration de membres de l'Église. Le montant de cette « portion » devait être tel qu'il rendrait l'homme égal aux autres, selon sa situation, sa famille, ses besoins et ses nécessités. ¶
La terre que vous receviez de l'évêque par acte, qu'elle fît partie de la terre que vous-même aviez cédée par acte à l'Église, ou qu'elle vous parvînt en don pur et simple de l'Église comme il vient d'être indiqué, ainsi que les biens personnels que vous receviez, étaient tous ensemble parfois appelés une « part » (D. & A. 51:4-6), parfois une « intendance » (D. & A. 104:11-12), et parfois un « héritage ». (D. & A. 83:3) ¶
Comme il vient d'être indiqué, il existait d'autres sortes d'héritages et d'intendances que la terre ou de simples biens personnels ; par exemple, le prophète et d'autres reçurent une intendance qui consistait dans les révélations et les commandements (D. & A. 70:1-4) ; d'autres reçurent une intendance portant sur l'imprimerie (D. & A. 104:29-30) ; une autre intendance était un établissement commercial. (D. & A. 104:39-42) ¶
Surplus Je répète que tout ce qu'un intendant réalisait, en sus de ce qui était nécessaire pour maintenir sa famille selon le niveau prévu comme déjà indiqué, provenant de la portion qui lui était allouée, était remis par l'intendant à l'évêque, et ce montant de surplus, ajouté aux restes dont j'ai déjà parlé, allait dans un entrepôt de l'évêque (D. & A. 51:13 et les citations ci-dessus), et les matériaux de l'entrepôt devaient servir à créer des portions, comme indiqué plus haut, pour subvenir aux besoins des pauvres (D. & A. 78:3), des veuves et des orphelins (D. & A. 83:6), et des anciens de l'Église engagés dans le ministère, qui devaient payer pour ce qu'ils recevaient s'ils le pouvaient, mais sinon, leurs travaux fidèles devaient répondre de leur dette envers l'évêque. (D. & A. 72:11 et suivants) ¶
Autres institutions Or, avec le temps, à mesure que le système se développait, le Seigneur créa deux autres institutions en plus de l'entrepôt : l'une était appelée le Trésor sacré, dans lequel étaient déposés « les revenus des choses sacrées dans le trésor, dans des buts sacrés et saints ». Bien que cela ne soit pas clair, il semblerait que ce trésor devait recevoir les surplus provenant de la publication des révélations, du Livre de Mormon, de la Perle de Grand Prix et d'autres choses semblables, dont l'intendance avait été confiée à Joseph et à d'autres. (D. & A. 104.) Le Seigneur prévit également la création d'un « Autre Trésor », dans lequel allaient les revenus généraux qui parvenaient à l'Église, tels que les dons en argent et les revenus provenant de l'amélioration des intendances, par opposition aux restes des consécrations originelles et aux surplus provenant de l'exploitation de leurs intendances. (D. & A. 72:11 et suivants) ¶
Le résumé qui précède constitue les grandes lignes, telles qu'elles ressortent des révélations, de la loi de l'ordre uni que le Seigneur a appelée « ma loi ». (D. & A. 44:6 ; 51:15) Il y a, dans les révélations, des passages qui, sortis de leur contexte et sans avoir à l'esprit l'ensemble du système, pourraient sembler incompatibles avec certaines des choses que j'ai exposées, mais tous ces passages s'accordent dès lors que l'on considère l'ensemble du programme tel qu'il est contenu dans toutes les révélations. ¶
La propriété privée, fondement du système Le principe fondamental de ce système était la propriété privée des biens. Chaque homme possédait sa portion, ou son héritage, ou son intendance, avec un titre absolu, qu'il pouvait aliéner, hypothéquer, ou traiter autrement comme lui appartenant. L'Église ne possédait pas tous les biens, et la vie sous l'ordre uni n'était pas une vie communautaire, comme le prophète Joseph lui-même l'a dit (History of the Church, volume III, p. 28). L'ordre uni est un système individualiste, et non un système communautaire. ¶
Le plan de bien-être et l'ordre uni Nous avons tous dit que le plan de bien-être n'est pas l'ordre uni et n'était pas destiné à l'être. Cependant, je voudrais vous suggérer que peut-être, après tout, lorsque le plan de bien-être sera pleinement en application — ce qui n'est pas encore le cas — nous ne serons pas si loin de la mise en œuvre des grands principes fondamentaux de l'ordre uni. ¶
En premier lieu, je le répète encore, l'ordre uni reconnaissait et était fondé sur le principe de la propriété privée des biens ; tout ce qu'un homme possédait et dont il vivait sous l'ordre uni lui appartenait en propre. De toute évidence, le principe fondamental de notre système actuel est la propriété privée des biens. ¶
En second lieu, au lieu des restes et des surplus qui étaient accumulés et constitués sous l'ordre uni, nous avons aujourd'hui nos offrandes de jeûne, nos dons de bien-être et notre dîme, qui peuvent tous être consacrés au soin des pauvres, ainsi qu'à la poursuite des activités et des affaires de l'Église. Après tout, l'ordre uni était conçu, avant tout, pour édifier un système dans lequel il n'y aurait pas de pauvres dans le dénuement absolu, et c'est également le but du plan de bien-être. ¶
À cet égard, il convient de noter qu'il ressort clairement de ces révélations antérieures, ainsi que de notre histoire, que le Seigneur a dû, très tôt, avertir le peuple de la méchanceté de l'oisiveté et de la méchanceté de la cupidité, car les frères qui possédaient ne donnaient pas comme il convenait, et ceux qui ne possédaient rien avaient manifestement l'intention de vivre sans travailler, sur les choses qu'ils devaient recevoir de ceux qui possédaient des biens. (D. & A. 56:16-20) ¶
Entrepôts et projets En outre, nous avions, sous l'ordre uni, un entrepôt de l'évêque dans lequel étaient rassemblés les matériaux destinés à pourvoir aux besoins des pauvres. Nous avons, sous le plan de bien-être, un entrepôt de l'évêque, utilisé dans le même but. ¶
Comme je l'ai déjà indiqué, les biens excédentaires qui revenaient à l'Église en vertu de la loi de consécration, sous l'ordre uni, devenaient la « propriété commune » de l'Église (D. & A. 82:18) et étaient gérés, sous l'ordre uni, au bénéfice des pauvres. Nous avons maintenant, sous le plan de bien-être, dans toute l'Église, des projets agricoles de paroisse. Dans certains cas, les terres appartiennent aux paroisses ; dans d'autres, elles sont louées par les paroisses ou prêtées par des particuliers. Ces terres sont cultivées au bénéfice des pauvres, par les pauvres, là où l'on peut amener les pauvres à les travailler. Nous avons, à la place des deux trésors, le « Trésor sacré » et l'« Autre Trésor », les fonds généraux de l'Église. ¶
Vous voyez donc, frères, que dans un grand nombre de ses éléments essentiels, nous avons, tel que le plan de bien-être s'est maintenant développé, les grandes lignes essentielles de l'ordre uni. En outre, si l'on tient compte de l'aide qui est apportée de temps à autre, et dans diverses paroisses, pour aider des gens à s'établir dans le commerce ou dans l'agriculture, nous avons un plan qui n'est pas essentiellement différent de celui de l'ordre uni, lorsque les pauvres recevaient des portions du fonds commun. ¶
Or, frères, l'Église a réalisé d'immenses progrès dans le plan de bien-être. Nous devrons en réaliser encore de plus grands. Comme le disait ce matin le message de la Première Présidence, les représentants du gouvernement nous annoncent que nous allons connaître ce que nous appelions autrefois des « temps difficiles ». Si le plan de bien-être est pleinement opérationnel, nous serons en mesure de subvenir aux besoins de tout Saint des derniers jours indigent, où qu'il se trouve. ¶
Or, frères, j'aimerais dire encore autre chose, à nouveau à titre de conseil. On m'accusera, ce faisant, de parler politique, et peut-être puis-je dire à ce sujet que je ne lis pas les lettres anonymes. Lorsqu'elles arrivent, je les jette simplement à la corbeille. Je ne lis des lettres injurieuses signées qui me sont envoyées que le strict nécessaire pour savoir qu'elles sont injurieuses, et elles suivent alors le même chemin. Il est donc inutile pour quiconque d'essayer d'évacuer ainsi un sentiment personnel. ¶
Vous et moi avons entendu dire toute notre vie que le moment pourrait venir où la Constitution ne tiendrait plus qu'à un fil. Je ne sais pas si c'est un fil ou une petite corde à laquelle elle tient aujourd'hui, mais je sais que la question de savoir si elle vivra ou mourra est désormais en jeu. ¶
Je vous ai déjà dit, frères, que pour moi la Constitution fait partie de ma religion. À sa place, elle en fait tout autant partie que n'importe quel autre élément. Elle fait partie de ma religion parce que c'est l'une de ces institutions que Dieu a établies pour ses propres desseins, et, comme l'a dit aujourd'hui l'un des frères, établie afin que cette Église puisse être fondée, car sous aucun autre gouvernement au monde l'Église n'aurait pu être établie comme elle l'a été sous ce gouvernement. ¶
Je pense pouvoir affirmer sans risque que ma communion avec vous dans l'Église dépend du fait que j'accepte ou non les révélations et les principes que Dieu a révélés. Si je ne suis pas disposé à le faire, alors je n'ai pas droit à cette communion. Quiconque n'accepte pas les révélations et les principes que Dieu a révélés se trouve exactement dans la même situation. ¶
Dans la 101e section des Doctrine et Alliances, qui contient une révélation reçue par le prophète en 1833, alors que la persécution dans le Missouri était à son comble, le Seigneur dit aux frères qu'ils devaient en appeler à l'aide. Puis il ajouta ces versets, que je veux vous lire : selon les lois et la constitution du peuple, dont j'ai permis l'établissement, et qui doivent être maintenues pour les droits et la protection de toute chair, selon des principes justes et saints, afin que tout homme puisse agir en doctrine et en principe, en ce qui se rapporte à l'avenir, selon le libre arbitre moral que je lui ai donné, afin que, le jour du jugement, chacun soit responsable de ses propres péchés. ¶
C'est pourquoi, il n'est pas juste qu'un homme soit asservi à un autre. ¶
C'est dans ce but que j'ai établi la Constitution de ce pays, par la main des sages que j'ai suscités dans ce but même, et que j'ai racheté le pays par l'effusion du sang. (D. & A. 101:77-80) ¶
Influence dans les Amériques Je suppose que vous le savez tous, frères, mais je vous le rappellerai : la Constitution des États-Unis est la loi fondamentale pour toutes les Amériques, ou Sion, telle qu'elle a été définie par le Seigneur. ¶
Vous, frères du Canada, savez que votre grand Acte de l'Amérique du Nord britannique repose, dans ses principes fondamentaux, sur notre Constitution, et vous savez que, dans les tribunaux du Canada, les décisions de notre Cour suprême et de nos tribunaux fédéraux en général ont autant de poids que les décisions des tribunaux d'Angleterre, et même davantage, lorsqu'il s'agit de questions de droit constitutionnel et d'interprétation constitutionnelle. ¶
Vous, frères, savez aussi que, depuis le Rio Grande jusqu'au cap Horn, il n'existe aucun gouvernement constitutionnel qui ne soit fondé, avant tout, sur notre propre Constitution. Au Mexique, le parti révolutionnaire qui, il y a plus d'un siècle et quart, se souleva contre le roi d'Espagne et établit une république, copia presque mot pour mot, et pratiquement du jour au lendemain, notre Constitution, et se l'appropria. Ni le Mexique ni les autres pays du Sud n'interprètent leurs Constitutions comme nous interprétons la nôtre. Ils ont des critères et des règles d'interprétation différents, car leur système fondamental est le droit civil, tandis que le nôtre est la common law. Mais les grands éléments essentiels de ce document, la Constitution des États-Unis, que Dieu lui-même a inspirée, constituent la loi de Sion, les Amériques. ¶
La loi de Sion Ainsi, frères, je désire que vous compreniez que lorsque nous commençons à altérer la Constitution, nous commençons à altérer la loi de Sion que Dieu lui-même a établie, et nul ne peut se jouer impunément de la parole de Dieu. ¶
Aujourd'hui, pour ma part, je ne me soucie aucunement d'une étiquette de parti politique. En ce qui me concerne, je veux savoir ce que défend l'homme. Je veux savoir s'il croit en la Constitution ; s'il croit en ses institutions libres ; s'il croit en ses libertés. Je veux savoir s'il croit en la Déclaration des droits. Je veux savoir s'il croit en la séparation du pouvoir souverain en trois grandes branches : le législatif, le judiciaire, l'exécutif. Je veux savoir s'il croit en l'indépendance mutuelle de ces branches, l'une par rapport à l'autre. Lorsque j'aurai découvert ces choses, alors je saurai qui doit recevoir mon soutien, et peu m'importe l'étiquette de son parti, car, frères, si nous devons vivre en tant qu'Église, progresser, et avoir le droit d'adorer comme nous le faisons ici aujourd'hui, nous devons avoir les grandes garanties établies par notre Constitution. Il n'existe aucun autre moyen d'obtenir ces garanties. Vous pouvez observer les systèmes du monde entier où les principes de notre Constitution ne dominent pas et ne sont pas en vigueur, et vous y trouverez la dictature, la tyrannie, l'oppression et, en dernière analyse, l'esclavage. ¶
Allégeance J'en ai assez dit. Je crois que vous comprenez ce que j'ai dit. Aujourd'hui, notre devoir transcende l'allégeance à un parti ; notre devoir aujourd'hui est l'allégeance à la Constitution telle qu'elle nous a été donnée par le Seigneur. Tout fonctionnaire fédéral prête serment de soutenir cette Constitution ainsi donnée. Voici la différence entre nous et certains de ceux qui sont au sud de chez nous : là-bas, leur fidélité va à des individus ; ici, notre fidélité et notre allégeance vont à la Constitution et aux principes qu'elle incarne, et non à des individus. ¶
Que Dieu nous donne la sagesse et nous permette, en ces temps de troubles et de luttes, de voir clairement notre chemin, afin que nous puissions contribuer à soutenir la Constitution, à défendre nos institutions libres, nos droits civils, notre liberté de parole, de la presse, de religion et de conscience. Si nous restons unis, nous sauverons la Constitution, comme cela a été prévu, et si nous ne restons pas unis, nous ne pourrons pas accomplir cette grande tâche. ¶
Que Dieu nous accorde d'être fidèles, telle est ma prière, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶