Message de la Première Présidence
Première Présidence
Président J. Reuben Clark fils : C'est maintenant mon privilège et mon honneur de vous lire un message assez long de la Première Présidence de l'Église. ¶
En ces jours d'épreuve et de douleur, où Satan « cherche à détruire l'âme des hommes » (D. et A. 10:27), nous envoyons aux justes de partout nos salutations, avec nos prières pour leur bénédiction ; aux Saints de tous les pays et des îles de la mer, nous renouvelons nos témoignages et nous engageons notre service désintéressé, les exhortant à vivre dans l'obéissance à l'Évangile et aux commandements du Seigneur ; nous leur tendons la main d'une communion vraie et fidèle, avec un amour et une bénédiction profonds et permanents. ¶
Nos témoignages
Nous témoignons à tout le monde que Dieu vit, et qu'il règne toujours, que ses voies justes et sa vérité prévaudront finalement. ¶
Nous témoignons que Jésus est le Christ, le Fils unique du Père, les prémices de la résurrection, le Rédempteur du monde, et qu'« il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12) ¶
Nous déclarons solennellement qu'en ces derniers jours, Dieu a de nouveau parlé des cieux par l'intermédiaire de son prophète élu, Joseph Smith ; que le Seigneur a, par l'intermédiaire de ce même prophète, de nouveau révélé dans sa plénitude son Évangile — le plan de vie et de salut ; que par l'intermédiaire de ce prophète et de ses compagnons, il a rétabli sur la terre sa sainte Prêtrise, dont elle avait été retirée à cause de la méchanceté des hommes ; et que tous les droits, pouvoirs, clés et fonctions se rapportant à cette Prêtrise ainsi rétablie sont maintenant conférés à la direction choisie et inspirée de son Église — l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours — et exercés par elle, de même que cette Prêtrise a été exercée sur la terre depuis le commencement jusqu'à ce jour, chaque fois que son Église a été présente ou que son œuvre a eu sa place parmi les enfants des hommes. ¶
Nous rendons ces témoignages en toute gravité, devant Dieu et devant les hommes, conscients que nous sommes responsables devant Dieu de leur véracité. Nous exhortons tous les hommes à prêter l'oreille à ces témoignages et à mettre leur vie en harmonie avec l'Évangile du Christ, afin qu'au jour où « le Fils de l'homme viendra dans sa gloire avec tous les anges », ils puissent se tenir avec ceux qui seront à sa droite, à qui il dira : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. » (Matt. 25:31, 34) ¶
Nous parlerons maintenant d'abord de quelques questions pratiques vitales qui devraient occuper la première place dans l'esprit de tous les Saints des derniers jours. ¶
Message aux parents
Il devient de plus en plus clair qu'un très grand nombre de nos médecins et chirurgiens seront enrôlés par le gouvernement pour servir dans les forces armées. C'est une bonne chose, car nous voulons que nos soldats et nos marins reçoivent tous les soins qu'il est possible de leur donner. Mais cela laissera les civils avec une aide médicale réduite et probablement insuffisante. Dans certaines régions, il ne nous restera guère plus d'assistance qualifiée que n'en avaient nos pères pionniers. Pourtant, c'est notre devoir patriotique d'être aussi pleinement efficaces dans la production au pays que nos garçons le sont au combat sur le terrain. Ceux qui sont en première ligne ne peuvent pas être forts si ceux qui sont à l'arrière ne le sont pas aussi. Pour faire face à ce devoir patriotique et pour nous préparer à cette situation menaçante, nous exhortons tous les parents à veiller avec un soin zélé sur la santé de leurs enfants. Donnez-leur une nourriture simple, bonne et saine qui les nourrira et les fortifiera. Veillez à ce qu'ils soient vêtus chaudement. Préservez-les des intempéries. Faites en sorte qu'ils évitent les foules inutiles dans des salles exiguës, mal aérées et surchauffées. Veillez à ce qu'ils aient suffisamment de repos et de sommeil. Évitez les veillées tardives. Gardez-les à la maison le soir et restez à la maison pour profiter d'eux. Enseignez-leur à observer strictement la Parole de Sagesse, qui est la loi de santé de Dieu. Vous, parents, observez vous-mêmes ces règles, et gardez les autres commandements du Seigneur. Vous, évêques et présidents de pieu, dirigez d'abord votre peuple par l'exemple, et il suivra alors vos préceptes. Parents, préparez-vous, vous et vos enfants, pour les temps à venir. Vivez ainsi, jour après jour, afin de pouvoir demander avec confiance les bénédictions de santé dont le Seigneur revêt ceux qu'il se plaît à secourir lorsqu'ils vivent dans la droiture. ¶
Message à la jeunesse
À la jeunesse de l'Église, nous répétons tous les conseils qui précèdent, mais surtout nous vous supplions de vivre purs, car la vie impure ne mène, physiquement, qu'à la souffrance, à la misère et au malheur — et, spirituellement, c'est le chemin de la destruction. Combien est glorieuse et proche des anges la jeunesse qui est pure ; cette jeunesse connaît ici-bas une joie indicible et, dans l'au-delà, un bonheur éternel. La pureté sexuelle est le bien le plus précieux de la jeunesse ; elle est le fondement de toute droiture. Mieux vaut mourir pur que vivre impur. ¶
Des temps approchent où nous aurons besoin de toute la santé, de toute la force et de tout le pouvoir spirituel que nous pourrons obtenir pour supporter les afflictions qui viendront sur nous. ¶
Œuvre de bien-être
Nous renouvelons le conseil donné aux Saints depuis l'époque de Brigham Young jusqu'à aujourd'hui — soyez honnêtes, sincères, travailleurs, économes, prévoyants. Au jour de l'abondance, préparez-vous pour le jour de la disette. Le principe des vaches grasses et des vaches maigres s'applique aujourd'hui tout autant qu'à l'époque où, sur les rives du Nil, Joseph interpréta le rêve de Pharaon. Les autorités nous avertissent maintenant, et nous avertissent encore, que des jours de pénurie approchent. ¶
Nous renouvelons notre conseil et répétons nos instructions. Que chaque Saint des derniers jours qui possède un terrain y produise quelque denrée alimentaire précieuse et essentielle, puis la conserve ; ou, s'il ne peut produire une denrée essentielle, qu'il en produise une autre et l'échange contre une denrée essentielle ; que ceux qui n'ont pas de terrain à eux, mais qui connaissent l'agriculture et le jardinage, essaient d'en louer, seuls ou avec d'autres, et y produisent des denrées alimentaires qu'ils conserveront. Que ceux qui ont un terrain en produisent suffisamment en plus pour aider leurs frères moins fortunés. ¶
Le plan de bien-être doit être poursuivi avec une énergie redoublée afin que nous puissions prendre soin des pauvres méritants, nécessiteux et infortunés, car beaucoup d'entre nous qui nous croyons aujourd'hui à l'abri du besoin pourraient un jour faire partie de cette catégorie. ¶
Comme l'Église l'a toujours recommandé depuis notre arrivée dans les vallées, nous exhortons maintenant chaque chef de famille de l'Église à avoir d'avance une réserve d'un an de denrées alimentaires essentielles. Celle-ci devrait, autant que possible, être produite par chaque chef de famille et conservée par lui. Cette façon de faire non seulement soulagera de toute détresse imminente les foyers qui se seront ainsi approvisionnés, mais libérera d'autant les réserves nationales générales de denrées alimentaires à même lesquelles le public dans son ensemble doit être nourri. ¶
Le plus grand soin devrait être pris pour que les denrées ainsi produites et conservées par le chef de famille ne se gâtent pas, car ce serait du gaspillage, et le Seigneur voit le gaspillage d'un mauvais œil. Il a béni son peuple de récoltes abondantes ; les promesses pour cette année sont des plus encourageantes. Le Seigneur fait sa part ; il attend de nous que nous fassions la nôtre. ¶
Faux ismes politiques
Nous avertissons de nouveau notre peuple en Amérique de la menace sans cesse croissante qui pèse sur notre Constitution inspirée et sur les institutions libres établies sous son égide. Les mêmes doctrines et philosophies politiques qui ont apporté la guerre et la terreur dans d'autres parties du monde sont à l'œuvre parmi nous en Amérique. Leurs partisans cherchent à saper notre propre forme de gouvernement et à établir à sa place l'une des formes de dictature qui prospèrent aujourd'hui dans d'autres pays. Ces révolutionnaires emploient une technique aussi vieille que l'humanité — une sollicitude ardente mais fausse pour les infortunés, sur lesquels ils prennent ainsi l'ascendant, pour ensuite les asservir. ¶
Ils adaptent leurs approches au groupe particulier qu'ils cherchent à tromper. Parmi les Saints des derniers jours, ils présentent leur philosophie et leurs projets comme l'avènement de l'ordre uni. Le communisme et tous les autres ismes semblables n'ont absolument aucun rapport avec l'ordre uni. Ce ne sont que les grossières contrefaçons que Satan invente toujours du plan de l'Évangile. Le communisme avilit l'individu et fait de lui l'instrument asservi de l'État, vers lequel il doit se tourner pour sa subsistance et sa religion ; l'ordre uni exalte l'individu, lui laisse sa propriété, « selon sa famille, selon sa situation, ses besoins et ce qui lui est nécessaire » (D. et A. 51:3), et fournit un système par lequel il aide à prendre soin de ses frères moins fortunés ; l'ordre uni laisse chaque homme libre de choisir sa propre religion selon les directives de sa conscience. Le communisme détruit le libre arbitre que Dieu a donné à l'homme ; l'ordre uni le glorifie. Les Saints des derniers jours ne peuvent rester fidèles à leur foi tout en apportant aide, encouragement ou sympathie à l'une quelconque de ces fausses philosophies. Elles se révéleront des pièges pour leurs pieds. ¶
L'Évangile de l'amour
L'Évangile du Christ est un évangile d'amour et de paix, de patience et de longanimité, d'indulgence et de pardon, de bonté et de bonnes œuvres, de charité et d'amour fraternel. L'avidité, la cupidité, l'ambition vile, la soif de pouvoir et la domination injuste sur nos semblables ne peuvent avoir aucune place dans le cœur des Saints des derniers jours, ni dans celui des hommes craignant Dieu où qu'ils soient. Nous, membres de l'Église, devons mener la vie que prescrivent les paroles de cet ancien prophète-guerrier : ¶
Je ne cherche pas le pouvoir, mais je cherche à l'abattre. Je ne cherche pas les honneurs du monde, mais la gloire de mon Dieu, et la liberté et le bien-être de mon pays. (Alma 60:36) ¶
La haine doit être abolie
La haine ne peut avoir aucune place dans l'âme des justes. Nous devons suivre les commandements du Christ lui-même, qui définissent la vraie vie : ¶
Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent ; ¶
Afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. (Matt. 5:44-45) ¶
Ces principes doivent être inculqués dans le cœur de nos enfants, enseignés à notre jeunesse, donnés en instruction à nos hommes et femmes vigoureux, vécus dans les faits mêmes par les personnes âgées, mûries par l'expérience et la sagesse. Ce sont les principes que Dieu impose à tous ceux qui enseignent, quelle que soit leur position ou le lieu où ils se trouvent. Le Seigneur a déclaré que ceux qui n'enseignent pas à leurs « enfants la lumière et la vérité selon les commandements » seront affligés, que le Malin aura pouvoir sur eux (D. et A. 93:42), et que le péché sera sur leur tête (D. et A. 68:25). Malheur à ceux qui plantent la haine dans le cœur de la jeunesse et du peuple, car Dieu ne les tiendra pas pour innocents ; ils sèment le vent, et leurs victimes récolteront la tempête. La haine est née de Satan ; l'amour est le fruit de Dieu. Nous devons chasser la haine de notre cœur, chacun de nous, et ne plus jamais lui permettre d'y entrer. ¶
La mission de l'Église
Le Seigneur a établi son Église en ces derniers jours afin que les hommes puissent être appelés au repentir, au salut et à l'exaltation de leur âme. À maintes reprises, il a dit au prophète Joseph et à ceux qui étaient avec lui que « le champ blanchit déjà pour la moisson. » (D. et A. 4:4 ; 6:3 ; 11:3 ; 12:3 ; 14:3 ; 33:3, 7) À maintes reprises, il leur a commandé de ne prêcher que le repentir à cette génération (D. et A. 6:9 ; 11:9 ; 14:8), déclarant finalement : ¶
Et tu annonceras de bonnes nouvelles, oui, tu les publieras sur les montagnes, sur tous les lieux élevés et parmi tous les peuples qu'il te sera permis de voir. ¶
Et tu le feras en toute humilité, plaçant ta confiance en moi, n'insultant pas ceux qui t'insultent. ¶
Tu ne parleras pas de dogme, mais tu annonceras le repentir, la foi au Sauveur et la rémission des péchés par le baptême et par le feu, oui, par le Saint-Esprit. ¶
Voici, c'est là un grand commandement et le dernier que je te donnerai à ce sujet, car cela suffira pour ta conduite journalière jusqu'à la fin de ta vie. ¶
Et tu seras frappé de misère si tu ignores ces recommandations, oui, vous serez frappés de destruction, toi et tes biens. (D. et A. 19:29-33) ¶
Nous devons obéir à ces commandements afin que les hommes viennent à connaître Dieu et Jésus-Christ qu'il a envoyé, car « c'est la vie éternelle. » (Jean 17:3) C'est pour cette raison que l'Église a été organisée, que l'Évangile a de nouveau été révélé dans sa plénitude, que la Prêtrise de Dieu a de nouveau été rétablie, avec tous ses droits, pouvoirs, clés et fonctions. Telle est la mission de l'Église. La mission divine donnée aux apôtres d'autrefois (Matt. 28:18 et suiv. ; Marc 16:15 et suiv.) a été répétée en ce jour, afin que l'Évangile soit porté à toutes les nations (D. et A. 38:33), au Juif et au Gentil (D. et A. 18:26) ; qu'il soit annoncé avec joie (D. et A. 28:16) ; qu'il roule jusqu'aux extrémités de la terre (D. et A. 65:2) ; et qu'il soit prêché par nous à qui le royaume a été donné. (D. et A. 84:76) Aucun de nos actes ni de ceux de l'Église ne doit faire obstacle à ce mandat donné de Dieu. Le Seigneur nous tiendra responsables de cette haute mission et de ce devoir sacré, imposés par son commandement, lorsqu'il a dit : ¶
Et il n'y a rien qui offense autant Dieu ou allume autant sa colère que ceux qui ne confessent pas sa main en toutes choses et n'obéissent pas à ses commandements. (D. et A. 59:21) ¶
Nous ne serons dispensés de cette mission divine, individuellement et en tant qu'Église, que si un pouvoir hors de notre contrôle empêche notre obéissance aux commandements de Dieu ; ceux qui y feront obstacle devront alors en porter la peine. (D. et A. 124:49) Mais jusqu'à ce point d'empêchement, il est de notre devoir formel de poursuivre. ¶
L'envoi de missionnaires
C'est notre devoir, divinement imposé, de continuer à poursuivre notre œuvre missionnaire avec urgence et détermination. Nous devons continuer à appeler des missionnaires et à les envoyer prêcher l'Évangile, qui n'a jamais été plus nécessaire qu'aujourd'hui, qui est le seul remède aux maux tragiques qui affligent maintenant le monde, et qui seul peut ramener la paix et l'amour fraternel parmi les peuples de la terre. Nous devons continuer à appeler au travail missionnaire ceux qui semblent les mieux à même de l'accomplir en ces jours troublés et difficiles. Notre devoir, sous ce commandement divin, l'exige impérieusement. Nous n'appellerons sciemment personne dans le but de lui permettre d'échapper au service militaire, ni dans le but de gêner ou d'entraver ce service de quelque manière que ce soit, ni de mettre un obstacle sur le chemin du gouvernement. Ce seraient là des motifs indignes d'une vie missionnaire. Notre peuple a fourni, et nous nous attendons à ce qu'il continue de fournir, son plein quota à ces fins, mais nous ne voyons pas d'autre solution, jusqu'à ce que le gouvernement établisse de nouvelles règles, que de continuer à appeler au travail missionnaire les hommes les meilleurs et les plus efficaces, s'ils sont disponibles pour cela. ¶
Considérant que le désastre mondial, tant matériel que spirituel, a apporté à la nation et à l'Église des problèmes vitaux et difficiles — à la nation, à cause du besoin de main-d'œuvre pour les forces armées et les travaux de défense, et à l'Église, à cause du besoin impérieux qui en résulte pour nous d'employer dans notre travail missionnaire l'expérience, le témoignage et la foi que possèdent nos frères plus mûrs — nous avons demandé à nos évêques, présidents de branche et présidents de mission de limiter, jusqu'à nouvel ordre, leurs recommandations de frères pour le service missionnaire sur le terrain à ceux qui, le 23 mars 1942, étaient soixante-dix ou grands prêtres. De plus, en recommandant ces frères, on ne devrait choisir que ceux qui vivent et ont vécu dignement ; et parmi ceux-là, on ne devrait choisir que ceux qui n'ont pas reçu leur avis d'incorporation, qui ne sont pas susceptibles de le recevoir prochainement, et qui ont un désir réel de faire œuvre missionnaire. ¶
Prêcher l'Évangile sous l'ordination de la Prêtrise de Dieu est un grand privilège, dont ne doivent jouir que ceux qui sont pleinement qualifiés et qui vivent et ont vécu strictement les commandements et se sont acquittés de leurs devoirs envers l'Église. Chaque évêque examinera soigneusement toute personne qu'il envisage pour une mission, afin de s'assurer qu'elle remplit ces conditions. Aucune personne tiède ou indigne ne devrait être recommandée. L'évêque ne doit en aucune manière faire de favoritisme, évitant ainsi de donner, parmi les membres de sa paroisse, un motif légitime à cette pensée indigne et injuste, parfois exprimée par ceux dont les fils sont partis à l'armée, selon laquelle, parce que leurs fils sont partis à l'armée, le fils de tout autre parent devrait aussi partir à l'armée, et qu'aucun ne devrait être envoyé en mission. Ce sentiment repose sur des pensées qui ne s'accordent pas avec les enseignements de notre Père céleste. De plus, ceux qui partent en mission demeurent admissibles à la sélection pour le service militaire dès leur retour. Une mission n'exempte du service militaire que pour la durée de la mission. ¶
L'Église et l'État
L'Église est pour la séparation de l'Église et de l'État. L'Église n'a aucune fonction politique civile. De même que l'Église ne peut assumer les fonctions de l'État, l'État ne peut assumer les fonctions de l'Église. L'Église est responsable de l'œuvre du Seigneur et doit la poursuivre, dirigeant la conduite de ses membres, les uns envers les autres, en tant que disciples du Christ humble, sans oublier les humbles, les pauvres et les nécessiteux, et ceux qui sont dans la détresse, les conduisant tous à une vie de droiture et à une vie spirituelle qui les mènera au salut, à l'exaltation et à la progression éternelle en sagesse, en connaissance, en intelligence et en pouvoir. ¶
Aujourd'hui, plus que jamais dans l'histoire de l'Église, nous devons mettre en œuvre toute la force de la vie droite de notre peuple et toute l'influence de la puissance spirituelle et de la responsabilité de la sainte Prêtrise, pour combattre les forces du mal que Satan a déchaînées parmi les peuples de la terre. Nous sommes au milieu d'une lutte désespérée entre la Vérité et l'Erreur, et la Vérité prévaudra finalement. ¶
L'État est responsable du contrôle civil de ses citoyens ou sujets, de leur bien-être politique, et de la conduite des politiques intérieures et extérieures du corps politique. De ces politiques, de leur succès ou de leur échec, l'État seul est responsable, et c'est à lui d'en porter le fardeau. Toutes ces questions concernent et touchent directement les membres de l'Église parce qu'ils font partie du corps politique, et les membres doivent allégeance à leur souverain et lui rendent un service loyal lorsqu'ils y sont appelés. Mais l'Église elle-même, en tant que telle, n'a aucune responsabilité à l'égard de ces politiques, à l'égard desquelles elle ne peut rien faire de plus qu'exhorter ses membres à rendre pleinement à leur pays et aux institutions libres cette loyauté que réclame le patriotisme le plus élevé. ¶
Néanmoins, comme corollaire du principe même de la séparation de l'Église et de l'État, il existe une obligation qui incombe à tout citoyen ou sujet envers l'État. Cette obligation est exprimée dans cet article de foi qui déclare : ¶
Nous croyons que nous devons nous soumettre aux rois, aux présidents, aux gouverneurs et aux magistrats, et que nous devons respecter, honorer et défendre la loi. ¶
Depuis cent ans, l'Église est guidée par les principes suivants : ¶
Nous croyons que les gouvernements ont été institués par Dieu pour le bénéfice de l'homme et qu'il tient les hommes pour responsables de leurs actes vis-à-vis d'eux, tant pour la promulgation de lois que pour leur application pour le bien et la sécurité de la société. ¶
Nous croyons qu'aucun gouvernement ne peut vivre en paix si ne sont arrêtées et ne demeurent inviolées des lois qui garantissent à chacun la liberté de conscience, le droit à la propriété et la protection de la vie. ¶
Nous croyons que tout gouvernement a nécessairement besoin d'officiers civils et de magistrats pour faire appliquer ses lois, et que des hommes susceptibles d'administrer les lois avec équité et justice doivent être recherchés et soutenus par la voix du peuple, dans une république, ou par la volonté du souverain. ¶
Nous croyons que la religion est instituée par Dieu, et que les hommes sont responsables devant lui, et devant lui seul, de l'exercice de leur religion, à moins que leurs opinions religieuses ne les portent à empiéter sur les droits et les libertés d'autrui ; mais nous ne croyons pas que les lois humaines ont le droit de s'immiscer en prescrivant des règles de culte pour enchaîner la conscience des hommes, ni de dicter des formes de dévotion publique ou privée. Nous croyons que les magistrats civils doivent réprimer le crime, mais ne doivent jamais contraindre la conscience ; punir les délits, mais ne jamais supprimer la liberté de l'âme. ¶
Nous croyons que tous les hommes sont tenus de soutenir et de défendre les gouvernements respectifs des pays où ils résident, aussi longtemps qu'ils sont protégés dans leurs droits inhérents et inaliénables, par les lois de ces gouvernements, et que la sédition et la rébellion sont indignes de tout citoyen ainsi protégé et doivent être punies en conséquence ; et que tous les gouvernements ont le droit de décréter les lois qui, selon leur jugement, sont le plus susceptibles de garantir l'intérêt public tout en tenant pour sacrée la liberté de conscience. ¶
Nous croyons que chaque homme doit être honoré dans sa position, les gouvernants et les magistrats comme tels, ceux-ci étant mis là pour protéger les innocents et punir les coupables, et que tous les hommes sont tenus de faire preuve de respect et de déférence à l'égard des lois, car sans elles la paix et l'entente seraient supplantées par l'anarchie et la terreur, les lois humaines étant instituées dans le but exprès de régler nos intérêts individuels et nationaux d'homme à homme ; tandis que les lois divines ont été données du ciel pour prescrire les règles relatives aux affaires spirituelles, pour la foi et le culte, deux choses dont l'homme devra rendre compte à son Créateur... ¶
Nous croyons... que le meurtre, la trahison, le vol, le larcin, les attentats à l'ordre public, sous quelque forme que ce soit, doivent être punis selon leur gravité et leur tendance à favoriser le mal parmi les hommes, par les lois du gouvernement du pays où le délit a été commis.... (D. et A. 134:1-6, 8) ¶
L'appartenance à l'Église et le service militaire
Obéissant à ces principes, les membres de l'Église se sont toujours sentis tenus de défendre leur pays lorsqu'un appel aux armes était lancé ; à certaines occasions, l'Église s'est préparée à défendre ses propres membres. ¶
Aux jours de Nauvoo, la Légion de Nauvoo fut formée, en vue de la défense armée éventuelle des Saints contre la violence des émeutiers. Après notre expulsion de Nauvoo, le Bataillon mormon fut recruté par le gouvernement national pour servir dans la guerre contre le Mexique. Lorsque l'armée de Johnston fut envoyée en Utah en 1857, à la suite de présentations malveillantes et mensongères concernant les actes et l'attitude des officiers territoriaux et du peuple, nous préparâmes et employâmes des moyens de force pour empêcher l'entrée de l'armée dans les vallées. Durant les premières années en Utah, des forces furent levées et employées pour combattre les Indiens. Dans la guerre contre l'Espagne, des membres de l'Église servirent dans les forces armées des États-Unis, avec distinction et honneur. Dans la Grande Guerre, les Saints d'Amérique et des pays européens servirent loyalement leurs gouvernements respectifs, dans les deux camps du conflit. De même, dans la guerre actuelle, des hommes droits de l'Église, dans les deux camps, sont morts, certains avec un grand héroïsme, pour la cause de leur propre pays. En tout cela, notre peuple n'a fait que servir loyalement le pays dont il était citoyen ou sujet, selon les principes que nous avons déjà énoncés. Nous nous sommes sentis honorés que nos frères soient morts noblement pour leur pays ; l'Église a bénéficié de leur service et de leur sacrifice. ¶
Néanmoins, nous n'avons pas oublié que sur le Sinaï, Dieu a commandé : « Tu ne tueras pas » ; ni que, dans cette dispensation, le Seigneur a répété à maintes reprises ce commandement. Il a dit : ¶
Et maintenant, voici, je parle à l'Église. Tu ne tueras pas ; celui qui tue n'aura pas de pardon dans ce monde ni dans le monde à venir. ¶
De plus, je le dis, tu ne tueras pas ; mais celui qui tue mourra. (D. et A. 42:18-19 ; et voir 59:6) ¶
En une autre occasion, le Seigneur commanda que les meurtriers soient « livrés et traités selon les lois du pays ; car souvenez-vous qu'il n'y a pas de pardon pour lui. » (ibid. 79) De même, lorsqu'il s'agissait d'obtenir un terrain en Sion, le Seigneur dit : ¶
C'est pourquoi, le pays de Sion ne s'obtiendra que par achat ou par le sang, sinon il n'y aura pas d'héritage pour vous. ¶
Et si c'est par l'achat, voici, vous êtes bénis. ¶
Et si c'est par le sang, étant donné qu'il vous est interdit de verser le sang, voici, vos ennemis seront sur vous et vous serez flagellés de ville en ville, et de synagogue en synagogue, et il n'y en aura que peu qui resteront pour recevoir un héritage. (D. et A. 63:29-31) ¶
Mais tous ces commandements, depuis le Sinaï, s'adressent, dans leurs termes mêmes, aux individus en tant que membres de la société, tout comme aux membres de l'Église, car un homme ne doit pas en tuer un autre comme Caïn tua Abel ; ils s'adressent aussi à l'Église, comme dans le cas de l'acquisition d'un terrain en Sion, parce que l'Église du Christ ne doit pas faire la guerre, car le Seigneur est un Seigneur de paix. Il nous a dit, dans cette dispensation : ¶
C'est pourquoi, renoncez à la guerre, proclamez la paix.... (D. et A. 98:16) ¶
Ainsi, l'Église est et doit être contre la guerre. L'Église elle-même ne peut faire la guerre, à moins que et jusqu'à ce que le Seigneur émette de nouveaux commandements. Elle ne peut considérer la guerre comme un moyen juste de régler les différends internationaux ; ceux-ci devraient et pourraient être réglés — les nations étant d'accord — par la négociation et l'arrangement pacifiques. ¶
Mais les membres de l'Église sont citoyens ou sujets de souverainetés sur lesquelles l'Église n'a aucun contrôle. Le Seigneur lui-même nous a dit d'être « en faveur de cette loi qui est la loi constitutionnelle du pays » : ¶
Et maintenant, en vérité, je vous dis ceci au sujet des lois du pays : Ma volonté est que mon peuple veille à faire toutes ces choses que je lui commande. ¶
Et cette loi du pays, qui est constitutionnelle et qui soutient le principe de la liberté en préservant les droits et les garanties, appartient à toute l'humanité et se justifie devant moi. ¶
C'est pourquoi, moi, le Seigneur, je vous justifie, vous et vos frères de mon Église, lorsque vous êtes en faveur de cette loi qui est la loi constitutionnelle du pays. ¶
Et pour ce qui est de la loi de l'homme, tout ce qui est plus ou moins que cela vient du mal. (D. et A. 98:4-7) ¶
Bien que, dans ses termes, cette parole révélée se rapporte plus particulièrement à ce pays d'Amérique, les principes qu'elle énonce ont néanmoins une application universelle, et ils s'adressent spécifiquement à « toi » (Joseph Smith), « et [à] tes frères de mon Église ». Lorsque, par conséquent, la loi constitutionnelle, obéissant à ces principes, appelle les hommes de l'Église au service armé de tout pays auquel ils doivent allégeance, leur devoir civique le plus élevé exige qu'ils répondent à cet appel. Si, en obéissant à cet appel et à ceux qui les commandent, ils ôtent la vie à ceux qui combattent contre eux, cela ne fera pas d'eux des meurtriers, ni ne les soumettra à la peine que Dieu a prescrite pour ceux qui tuent, au-delà du principe qui sera mentionné sous peu. Car ce serait un Dieu cruel qui punirait ses enfants comme des pécheurs moraux pour des actes accomplis en tant qu'instruments innocents d'un souverain qu'il leur avait dit d'obéir et dont ils étaient impuissants à résister à la volonté. ¶
Dieu est à la barre
Le monde entier est au milieu d'une guerre qui semble être la pire de tous les temps. Cette Église est une Église mondiale. Ses membres dévoués se trouvent dans les deux camps. Ils sont les instruments innocents de la guerre de leurs souverainetés belligérantes. De chaque côté, ils croient combattre pour leur foyer, leur pays et leur liberté. De chaque côté, nos frères prient le même Dieu, au même nom, pour la victoire. Les deux camps ne peuvent avoir entièrement raison ; peut-être aucun n'est-il sans tort. Dieu réglera, en son temps et à sa manière souveraine, la justice et le droit du conflit, mais il ne tiendra pas les instruments innocents de la guerre, nos frères sous les armes, responsables du conflit. C'est une crise majeure dans la vie de l'humanité. Dieu est à la barre. ¶
Les justes souffrent avec les méchants
Mais il existe une loi éternelle qui régit la guerre et ceux qui s'y engagent. Elle fut donnée lorsque, Pierre ayant tranché l'oreille de Malchus, serviteur du souverain sacrificateur, Jésus le reprit en disant : ¶
Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. (Matt. 26:52) ¶
Le Sauveur posa ainsi un principe général auquel il n'apporta aucune limitation quant au temps, au lieu, à la cause ou aux personnes concernées. Il le répéta dans cette dispensation lorsqu'il dit au peuple que, s'il essayait d'obtenir le terrain de Sion par le sang, alors « voici, vos ennemis seront sur vous. » C'est une loi universelle, car la force engendre toujours la force ; c'est la loi de « œil pour œil, dent pour dent » (Ex. 21:24 ; Lév. 24:20) ; c'est la loi des injustes et des méchants, mais elle s'exerce aussi contre les justes qui peuvent s'y trouver mêlés. ¶
Mormon, relatant la guerre de vengeance des Néphites contre les Lamanites, énonça une autre grande loi : ¶
Mais voici, les jugements de Dieu viennent sur les méchants, et c'est par les méchants que les méchants sont punis ; car ce sont les méchants qui excitent le cœur des enfants des hommes à l'effusion du sang. (Mormon 4:5) ¶
Mais, nous le répétons, dans cette guerre des méchants, les justes souffrent aussi. Moroni, reprochant à tort à Pahoran d'être « assis sur son trône dans un état de stupeur insensible, pendant que ses ennemis répandaient l'œuvre de mort autour de lui, oui, pendant qu'ils assassinaient des milliers de ses frères », lui dit : ¶
Pensez-vous que, parce que tant de vos frères ont été tués, c'est à cause de leur méchanceté ? Je vous le dis, si vous avez pensé cela, vous avez pensé en vain ; car je vous dis qu'il y en a beaucoup qui sont tombés par l'épée ; et voici, c'est pour votre condamnation ; ¶
Car le Seigneur souffre que les justes soient tués, afin que sa justice et son jugement tombent sur les méchants ; c'est pourquoi vous ne devez pas penser que les justes sont perdus parce qu'ils sont tués ; mais voici, ils entrent dans le repos du Seigneur, leur Dieu. (Alma 60:7, 12-13) ¶
Dans cette terrible guerre qui fait rage actuellement, des milliers de nos jeunes gens droits, dans toutes les parties du monde et dans de nombreux pays, sont assujettis à un appel au service militaire de leur propre pays. Certains d'entre eux, en accomplissant ce service, ont déjà été rappelés dans leur foyer céleste ; d'autres seront presque certainement appelés à les suivre. Mais « voici », comme le dit Moroni, les justes parmi ceux qui servent et sont tués « entrent dans le repos du Seigneur, leur Dieu », et à leur sujet le Seigneur a dit que « ceux qui meurent en moi ne goûteront pas la mort, car elle leur sera douce. » (D. et A. 42:46) Leur salut et leur exaltation dans le monde à venir seront assurés. Le fait que, dans leur œuvre de destruction, ils frapperont leurs frères, ne leur sera pas imputé. Ce péché, comme le dit autrefois Moroni, retombe sur la condamnation de ceux qui « siègent à leur poste de pouvoir dans un état de stupeur insensible », ces dirigeants du monde qui, dans une frénésie de haine et de convoitise pour un pouvoir injuste et une domination sur leurs semblables, ont mis en mouvement des forces éternelles qu'ils ne comprennent pas et ne peuvent contrôler. Dieu, en son temps, prononcera sa sentence sur eux. ¶
À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. (Romains 12:19) ¶
Message aux hommes en service
À nos jeunes gens qui partent au service, quel que soit celui qu'ils servent ou l'endroit où ils servent, nous disons : vivez purement, gardez les commandements du Seigneur, priez-le constamment de vous préserver dans la vérité et la droiture, vivez comme vous priez, et alors, quoi qu'il vous arrive, le Seigneur sera avec vous et rien ne vous arrivera qui ne soit à l'honneur et à la gloire de Dieu et à votre salut et à votre exaltation. Il naîtra dans votre cœur, du fait de vivre la vie pure que vous demandez dans la prière, une joie qui dépassera votre capacité de l'exprimer ou de la comprendre. Le Seigneur sera toujours près de vous ; il vous consolera ; vous sentirez sa présence à l'heure de votre plus grande épreuve ; il vous gardera et vous protégera dans toute la mesure qui s'accorde avec son dessein tout sage. Alors, lorsque le conflit sera terminé et que vous rentrerez chez vous, ayant vécu la vie droite, combien grand sera votre bonheur — que vous soyez parmi les vainqueurs ou parmi les vaincus — d'avoir vécu comme le Seigneur l'a commandé. Vous reviendrez si disciplinés dans la droiture que, désormais, toutes les ruses et les stratagèmes de Satan vous laisseront intacts. Votre foi et votre témoignage seront d'une force à toute épreuve. On vous considérera et on vous révérera comme ayant traversé la fournaise ardente de l'épreuve et de la tentation et en étant sortis indemnes. Vos frères se tourneront vers vous pour obtenir conseil, soutien et direction. Vous serez les ancres auxquelles, dès lors, la jeunesse de Sion amarrera sa foi en l'homme. ¶
À vous, frères et sœurs qui constituez le corps de l'Église, nous envoyons de nouveau nos salutations et nos bénédictions. Nous sommes reconnaissants envers notre Père céleste pour votre loyauté, votre dévouement et votre droiture. Nous vous aimons et vous bénissons. Nous sommes reconnaissants de votre fidélité dans vos dîmes et vos offrandes, les plus importantes de toute l'histoire de l'Église au cours de la dernière année. ¶
Nous vous rappelons que, comme le Seigneur l'a dit à l'ancien Israël, il nous le dit aussi, comme principe éternel : ¶
Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. ¶
Pour vous je menacerai celui qui dévore, Et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, Et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, Dit l'Éternel des armées. ¶
Toutes les nations vous diront heureux, Car vous serez un pays de délices, Dit l'Éternel des armées. (Malachie 3:10-12) ¶
Nous rendons grâces et louanges à notre Père céleste pour le service désintéressé et droit des dirigeants des pieux, des paroisses, des auxiliaires, de la Prêtrise, des missionnaires, et de tout homme et de toute femme qui contribue à faire progresser la cause de la Vérité. Nous vous donnons à tous notre bénédiction et notre amour. Nous vous reconnaissons tous comme des compagnons de service du Seigneur. À nos frères des autorités générales — les douze et leurs assistants, le patriarche président par intérim, le Premier Conseil des soixante-dix et l'Épiscopat président — nous donnons notre amour et notre confiance. Nous les remercions, ainsi que notre Père céleste, pour leur soutien loyal, leur foi, leurs œuvres droites, qu'ils accomplissent en n'ayant en vue que la gloire de Dieu et le progrès de son œuvre, magnifiant ainsi dans la droiture leur appel. ¶
Nous exhortons tous les Saints à se souvenir du grand commandement que Jésus a donné : ¶
Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. ¶
C'est le premier et le plus grand commandement. ¶
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. ¶
De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. (Matt. 22:37-40) ¶
Et comme le roi Benjamin, le roi-prophète néphite, le dit à son peuple : ¶
... apprenez que lorsque vous êtes au service de vos semblables, vous êtes simplement au service de votre Dieu. (Mosiah 2:17) ¶
Puisse le Seigneur préserver les dirigeants et le corps de l'Église en santé et en force, augmenter notre foi et nos témoignages, nous doter tous d'une sagesse et d'une intelligence sans mesure, afin que nous vivions tous de telle sorte que, lorsque nous serons rappelés dans notre foyer céleste, nous puissions être sauvés et exaltés dans le royaume céleste. ¶
Notre Père céleste, entends-nous dans nos prières devant toi : que rien ne se dresse entre nous, toi et tes bénédictions ; accomplis promptement tes desseins ; chasse la haine de l'âme des hommes, afin que la paix et l'amour fraternel reviennent sur la terre et règnent dans le cœur de tes enfants, afin que les nations vivent de nouveau ensemble dans l'amitié. Veille tendrement sur tes enfants dans tous les pays ; bénis-y les malades et les affligés, prends soin de ceux qui sont dans la détresse ; aide-nous, nous qui sommes leurs frères porteurs de ta Prêtrise, à nourrir ceux qui ont faim, à vêtir ceux qui sont nus, à donner un abri à ceux qui n'ont pas de foyer ; console, notre Père céleste, de toute la douceur de ton Saint-Esprit, ceux qui pleurent, nous le prions humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶