L'obéissance apporte des bénédictions
George Albert Smith
Du Collège des douze apôtres ¶
Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui. Il y a quelques semaines, alors que j'étais alité à l'hôpital, ne sachant pas exactement quand je pourrais en sortir, j'attendais avec impatience l'occasion que je pourrais avoir de me retrouver de nouveau avec vous, frères et sœurs. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier ceux qui m'ont envoyé des fleurs et des messages d'encouragement. Je n'ai pas d'autre moyen d'atteindre beaucoup d'entre vous, mais je vous remercie de tout mon cœur pour votre bonté. ¶
Encouragement pour les femmes à se joindre à la Société de secours
Cette conférence est habituellement précédée par la conférence de notre Société de secours nationale des femmes, une organisation dont je suis fier et pour laquelle je suis reconnaissant. Elles nous donnent un bel exemple par leur assiduité et leur programme. Je me demande parfois si certaines des femmes de l'Église apprécient vraiment cette merveilleuse organisation, la première société pour femmes au monde qui ait perduré. Je suggère aujourd'hui que vous, les hommes, encouragiez vos femmes et vos filles à en devenir membres. C'est le département que le Seigneur a spécialement prévu dans l'Église pour les femmes. Je pense qu'il serait bon de surprendre la Société de secours en aidant à porter son effectif à 100 000, oui, et même à en faire 200 000 pendant que nous y sommes. Je suis certain qu'il serait une réelle bénédiction pour toutes les épouses d'assister aux réunions de la Société de secours dans les paroisses et les branches où elles vivent. ¶
La démonstration de la Prêtrise d'Aaron
L'autre soir, j'ai vu ici, sur l'estrade, un groupe de vos garçons de la Prêtrise d'Aaron. Je pense que ce fut une démonstration merveilleuse, et je me demande si l'on a jamais entendu un plus beau chant que celui qu'ils nous ont offert. C'était ravissant. Je tiens à féliciter l'Épiscopat président pour l'excellent travail qu'il accomplit dans la supervision de la Prêtrise d'Aaron. Aidons-les tous dans les paroisses et les pieux où nous vivons. ¶
L'Évangile de Jésus-Christ absorbe toute vérité
Hier soir, cette maison était remplie d'hommes détenteurs de la prêtrise. Ils se tenaient debout tout autour de la galerie et assis dans les allées. Je pourrais mentionner d'autres groupes destinés tous à développer le caractère. N'est-il pas merveilleux d'appartenir à une Église qui absorbe tout ce qui est digne d'éloges ? Toute bonne chose fait partie de l'Évangile de Jésus-Christ. C'est son Église à lui. Il a dirigé son organisation ; il lui a donné son nom. Nous la désignons parfois négligemment comme notre Église, mais elle n'est pas la nôtre. Je suis reconnaissant d'avoir le privilège de voir mon nom inscrit sur les registres comme membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. ¶
Lorsque nous allons et venons dans le monde, d'autres dirigeants d'Église pensent que nous essayons de leur enlever leurs membres pour grossir nos effectifs. Ce n'est pas ce que nous essayons de faire. Nous essayons d'ajouter quelque chose à ce qu'ils possèdent déjà. Ils n'ont rien d'important pour l'exaltation dans le royaume céleste qui ne fasse partie de l'Évangile de Jésus-Christ. Toutes les Églises réunies n'ont pas plus de vertus, de lois et de règlements établis par le Seigneur que cette petite Église. Tout ce qu'elles ont de désirable, nous l'avons, et en plus, nous avons l'autorité divine. Nous sommes une petite organisation, mais si nous accomplissons notre devoir, nous serons le levain qui fera lever toute la pâte. ¶
Nous avons eu un temps merveilleux jusqu'à ce matin, et nous sommes maintenant rappelés au fait que, tandis que nous sommes ici dans le confort, outre-mer, peut-être à cette heure même, des millions d'hommes s'affrontent sur le champ de bataille, se détruisant les uns les autres, et que dans de nombreuses villes, des vies sont anéanties par milliers. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas adopté les enseignements chrétiens donnés par notre Seigneur. Voilà pourquoi. Il ne pourrait y avoir aucune guerre si les nations dites chrétiennes vivaient réellement selon les enseignements que Jésus de Nazareth leur a donnés. Nous devrions certainement être reconnaissants ce matin d'avoir été autorisés à recevoir l'Évangile et à jouir des bénédictions qui résultent du fait de l'honorer. ¶
Je ne doute pas qu'il y en ait ici qui furent aveuglés et eurent de la difficulté à comprendre l'Évangile, mais lorsque la lumière est venue, combien cela dut être beau. Quelle satisfaction de comprendre que tout ce qui est désirable dans le monde entier peut être la part des membres de l'Église de Jésus-Christ. ¶
Nos missionnaires et nos soldats ont besoin d'encouragement
Je pense ce matin à nos représentants sur le champ de mission, dispersés à travers les diverses régions de ce pays et dans certains pays étrangers. Priez pour eux, frères et sœurs. Ils ont besoin de l'aide du Seigneur, et ils ont besoin de notre foi et de nos prières. Écrivez-leur et encouragez-les, afin que, lorsqu'ils reçoivent une lettre de chez eux, ils sachent qu'on se souvient d'eux en tout temps. ¶
Il a été fait mention de nos hommes qui sont entrés dans l'armée des États-Unis. Ils ont besoin de notre encouragement, et j'espère que ceux d'entre nous qui connaissent l'un de ces hommes trouveront le temps, de temps à autre, de leur envoyer quelques lignes et de leur inspirer la détermination de vivre selon les idéaux de leurs ancêtres et de l'Église qu'ils représentent, car ces hommes qui sont partis de Sion représentent réellement l'Église. ¶
Le Chœur du Tabernacle reçoit des éloges
Ce matin, nous avons apprécié ce merveilleux Chœur du Tabernacle. Vous rendez-vous compte de ce qu'il accomplit ? Je me demande si vous savez combien de gens apprécient les membres du Chœur. Ces chanteurs intéressent les gens à l'Évangile de Jésus-Christ d'une manière qu'aucun d'entre nous ne pourrait égaler, car ils disposent des ressources du grand orgue et de la combinaison de leurs voix harmonieuses, inspirées par le désir de bénir l'humanité. ¶
Il y a quelque temps, j'ai reçu une demande d'un brave homme catholique du nord de la Californie, qui avait été blessé pendant la Grande Guerre. Il disait : « Je voudrais que le Chœur du Tabernacle chante quelque chose pour moi un certain dimanche. » Il expliquait qu'il devait passer le lendemain sur la table d'opération pour se faire amputer la jambe, et qu'il désirait que le Chœur du Tabernacle chante pour lui. Il mentionna le chant qu'il désirait entendre. J'ai téléphoné au chef du Chœur et lui ai demandé si c'était possible. Il m'a dit : « Non, le programme est déjà préparé, mais dites à ce brave homme que, s'il écoute, nous chanterons quelque chose qui lui fera plaisir. » ¶
Je lui ai écrit qu'ils allaient chanter et que ce serait quelque chose qui lui plairait. Il demanda au personnel de l'hôpital s'il pouvait avoir le privilège d'apporter une radio dans sa chambre, mais on lui répondit que les radios n'étaient pas autorisées dans cet hôpital. Il fut grandement déçu. Il fit alors venir le directeur et finit par le convaincre qu'il avait droit à une radio. Il lui dit qu'il allait perdre sa jambe, qu'il était un ancien soldat dans un hôpital du gouvernement, et que la radio ne dérangerait personne d'autre. Il obtint ainsi la permission d'avoir la radio dans sa chambre. Il fit alors venir les siens, qui vivaient à soixante ou soixante-dix miles au nord. Ils vinrent s'asseoir autour de son lit et apprécièrent la musique. Pendant que ce grand chœur chantait, il écoutait avec une véritable satisfaction, si bien que, le lendemain matin, quand le médecin l'examina, il lui dit : « Il n'est pas nécessaire de vous amener en salle d'opération, mon brave, votre jambe va guérir. Nous ne l'amputerons pas. » ¶
Quelques jours plus tard, mon ami m'écrivit et me dit : « Je me demande si d'autres personnes penseraient comme moi », laissant entendre qu'il avait été guéri en entendant les cantiques de louange que le Seigneur aime entendre. ¶
Je veux dire à ce Chœur du Tabernacle que ce n'est là qu'une des nombreuses bénédictions que nous pourrions leur attribuer si nous en avions le temps, car d'autres ont été portées à ma connaissance. ¶
L'obéissance aux commandements apporte des bénédictions
Combien nous sommes bénis dans cette Église ! Nous avons ces belles fleurs sur l'estrade et pouvons jouir du confort de cet édifice pendant qu'il neige dehors. Ici, nous sommes nourris du pain de vie et il nous est promis toute bénédiction que nous pouvons désirer si nous sommes fidèles, mais nous ne recevrons et ne jouirons de ces bénédictions que si nous gardons les commandements de notre Père céleste. Il nous a dit en toute clarté que le monde serait dans la détresse, qu'il y aurait la guerre d'un bout à l'autre du monde, que les méchants tueraient les méchants, et que la paix serait ôtée de la terre. Et il a dit aussi que le seul lieu où il y aurait la sécurité serait en Sion. Ferons-nous de cet endroit Sion ? La garderons-nous pour qu'elle soit Sion, car Sion signifie les cœurs purs ? ¶
Quand je regarde les visages de vous, braves gens, ici présents, quand je me mêle à vous dans vos foyers, dans les paroisses et les pieux de l'Église, je me demande si nous apprécions vraiment les occasions qui sont les nôtres de donner l'exemple au monde, afin qu'il désire lui aussi connaître ce que le Seigneur nous a donné. Puis, en voyant certains frères et sœurs un peu négligents dans leur attitude envers leurs bénédictions, je me demande s'ils se rendent compte que ces bénédictions peuvent être perdues. ¶
L'Évangile de Jésus-Christ ne peut être pour nous un bienfait et une bénédiction que si nous gardons les commandements du Seigneur. Nous ne pouvons pas vivre comme le monde et espérer avoir la faveur de notre Père céleste. Nous devons vivre comme le Seigneur indique que nous devrions vivre. Il est vrai qu'il a dit que si nous gardons ses commandements, si nous sommes dignes de ses bénédictions, il nous exaltera ; et lorsque viendra l'épreuve finale, où Satan et ses suppôts s'efforceront par tous les moyens de détruire le monde, le Seigneur dit : « Je descendrai du ciel pour la préservation de mon peuple. » ¶
Allons-nous être dignes de cette préservation ? Car seuls ceux qui en sont dignes seront préservés. Et après tout ce qu'il nous a donné — et il nous a accordé tout ce qu'il a donné à quiconque a jamais vécu sur la terre qui ait de la valeur — il a dit qu'à moins de garder ses commandements, nous perdrons nos bénédictions, et les calamités qui sévissent déjà sur la terre et qui se répandent de jour en jour nous atteindront. ¶
Frères et sœurs, combien nous devrions être reconnaissants de recevoir de telles informations, de savoir que Dieu s'intéresse à nous et qu'il nous a préparé un moyen d'assurer notre sécurité, non seulement ici, mais aussi pour notre exaltation éternelle. Combien nous devrions être reconnaissants d'être considérés dignes d'avoir nos noms inscrits sur les registres de son Église comme membres en règle. Combien nous serions embarrassés, si en nous examinant, nous découvrions que nos noms n'y figurent pas et que nous n'avons pas droit aux bénédictions de la vie éternelle dans le royaume céleste. ¶
Le Seigneur nous a dit très clairement que toutes nos bénédictions sont subordonnées à l'obéissance à ses lois, et ses lois sont si claires. La foi, le repentir, le baptême, l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit sont les premiers principes. Puis il offre d'autres choses, y compris l'œuvre du temple, le salut pour les morts et l'œuvre missionnaire dans le monde entier. Dans nos grandes universités, nous recevons une formation merveilleuse, mais je veux dire que, sans la formation de l'Évangile de Jésus-Christ, ceux qui sortent diplômés des grandes universités du monde seront déçus de ne pas avoir mérité une place dans le royaume céleste. ¶
Un bon exemple est attendu des membres de l'Église
C'est l'Église du Seigneur. C'est son monde. Il l'a préparé pour nous et nous a donné l'occasion d'y demeurer dans les circonstances les plus favorables qu'ait connues aucun peuple ayant jamais vécu sur la terre. Lui en sommes-nous reconnaissants ? Manifestons-nous, par notre conduite quotidienne, dans nos relations avec nos semblables, que nous l'apprécions vraiment ? ¶
Le Seigneur a dit : « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. » Y pensons-nous ? Vous rendez-vous compte que chaque âme dans le monde lui est précieuse, et que nous détenons la clé qui peut être tournée pour ouvrir la porte de la vie et du salut à des millions d'enfants de Dieu qui ne comprennent pas ? En sommes-nous reconnaissants ? Si nous le sommes, alors mettons de l'ordre dans nos propres foyers. Les maris et les femmes devraient vivre ensemble dans la paix et le bonheur. L'homme qui devrait être le plus cher au monde pour l'épouse est son mari, et la femme qui devrait être la plus précieuse au monde pour le mari est son épouse, et rien d'autre que la mort ne devrait les séparer. ¶
Soyons des exemples de droiture pour nos enfants, ayons nos prières de famille et demandons la bénédiction sur la nourriture. Que nos enfants voient que, maris et femmes, nous sommes affectueux l'un envers l'autre. Tant qu'il en est encore temps, saisissez l'occasion, en tant que maris et femmes, de vous bénir mutuellement par votre amour, votre bonté et votre serviabilité en toutes choses. Saisissez l'occasion, tant qu'il en est encore temps, d'enseigner à vos fils et à vos filles comment vivre pour être heureux. Le Seigneur a dit que c'est notre devoir de le faire, et que si nous manquons de leur enseigner l'Évangile — la foi, le repentir, le baptême et l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit à l'âge de huit ans — le péché retombera sur nos têtes. Ne soyons pas trouvés coupables à cet égard. Que nos foyers soient des sanctuaires de paix, d'espérance et d'amour. Où que nous allions, rayonnons d'une lumière qui attirera les autres et leur donnera le désir de savoir ce qu'est réellement l'Évangile de Jésus-Christ. ¶
Alors que je me tiens ici ce matin et que je prends conscience des bénédictions qui me sont venues par la foi et le dévouement de mes ancêtres, de mon père, de mes grands-pères, de mes arrière-grands-pères et de leurs épouses, tous membres de l'Église, est-il étonnant que j'éprouve de la fierté pour mes ancêtres ? Oh, combien nous sommes fiers de pouvoir remonter jusqu'à ces grands hommes et ces grandes femmes qui ont vécu et gardé les commandements de Dieu et qui ont donné l'exemple dans le monde. Combien nous sommes heureux de dire : « Ceux-là étaient mes ancêtres. » Il y a une autre pensée qui devrait nous habiter, c'est que, lorsque nous les rejoindrons au ciel, si cela nous est permis, seront-ils fiers de nous ? Ils ne seront fiers de nous que si nous avons gardé les commandements de Dieu et si nous avons été dignes de l'exaltation dans le royaume céleste. ¶
Or, mes frères, la tempête est là — non pas la tempête de neige — mais la tempête de la malice, de la haine, des sentiments désagréables et de l'amertume dans le cœur des enfants des hommes. N'y prenons pas part ; quel qu'ait pu être le groupe auquel nous avons appartenu par le passé, entrons dans le sanctuaire de la maison du Seigneur et accordons-nous à l'esprit qui y est toujours présent lorsqu'il s'y trouve. Alors, lorsque nous en sortirons, nous pourrons résister aux tentations qui menacent parfois de nous détruire, et de détruire à leur tour nos familles. ¶
Témoignage et bénédiction
Je sais que Dieu vit ; je sais que Jésus est le Christ ; je sais que Joseph Smith fut un prophète du Dieu vivant ; je sais que cette Église fut organisée par lui pour la bénédiction de toute l'humanité, pour ceux qui seraient dignes de l'accepter ou qui se prépareraient à l'accepter. Nous ne devons pas hésiter à partager avec notre voisin non mormon les vérités de l'Évangile de Jésus-Christ si nous nous en sommes rendus capables. Si nous emmagasinons dans notre esprit la connaissance de ce que cela signifie, et que, selon l'occasion, nous laissons tomber les paroles d'encouragement et d'aide dont ils ont besoin, elles nous béniront à jamais. ¶
Il y a des gens qui vivent dans cette ville et ailleurs, qui ne sont pas membres de l'Église, et qui écoutent probablement ce programme ce matin. Ils ne se sont pas encore joints à l'Église, mais ils savent qu'il émane de cette maison quelque chose de réconfortant et d'élevant lorsque nous y tenons nos services, et certains d'entre eux m'ont dit : « C'est un privilège béni pour nous de pouvoir rester chez nous et d'écouter à la radio le programme que vous avez là-bas, au Tabernacle. » ¶
Maintenant, frères et sœurs, que la paix soit avec vous. Que Dieu vous bénisse. Que chacun de nous, ici, ce matin, renouvelle sa détermination à être digne de son appartenance à cette Église, et décide que, dans la mesure du possible, nous ferons ce que le Seigneur voudrait que nous fassions pour bénir ses autres enfants, car, dans la mesure où nous le faisons à ces autres enfants qui sont les siens, il a dit que nous le faisons à lui. ¶
Pensez à ce que cela signifiera si, au lieu d'avoir été égoïstes en cherchant à ne sauver que notre petite famille, nous pouvons compter par dizaines et par centaines les hommes et les femmes que nous avons amenés à accepter l'Évangile de notre Seigneur. Alors, nous nous sentirons vraiment bénis et jouirons de leur amour et de leur reconnaissance pour toujours. ¶
Je prie que nous vivions de telle sorte que celui qui connaît toutes choses nous accueille et dise : « C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » ¶
Que cet accueil glorieux puisse être pour nous et pour tous ceux que nous pourrons influencer dans le monde, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶
Pendant la période de 10 h 30 à 11 h 00, heure normale des Rocheuses, l'émission hebdomadaire habituelle de musique chorale et d'orgue et de brèves paroles, diffusée à l'échelle nationale, fut présentée dans le cadre des travaux de la Conférence générale. Ce programme fut présenté par le Chœur et l'orgue du Tabernacle, et diffusé grâce à la courtoisie et aux installations du réseau transcontinental de la Columbia Broadcasting System, dans l'ensemble des États-Unis et du Canada, ainsi que par transmission à ondes courtes vers de nombreux pays étrangers. L'émission provenait de la station de radio KSL, à Salt Lake City, et, à l'exclusion des annonces habituelles d'introduction et de clôture, fut la suivante : ¶
Annonceur, Richard L. Evans : Avec le passage d'une autre semaine de vie, nous nous arrêtons, selon la coutume de nombreuses années, pour vous accueillir de nouveau au sein de ces murs sacrés, à l'ombre des collines éternelles de l'Ouest. C'est la 638e diffusion nationale de cette émission traditionnelle depuis Temple Square, entendue chaque semaine à cette heure grâce aux installations du réseau Columbia et de ses stations affiliées. ¶
L'assistance qui remplit le Tabernacle ce matin est venue se rassembler ici de nombreux pays. ¶
Nous commençons par l'un des vigoureux cantiques du rétablissement, de William W. Phelps, tel qu'arrangé par le chef de chœur — « Now Let Us Rejoice in the Day of Salvation ». ¶
« Now Let us Rejoice, » de Wm. W. Phelps, arrangé par Cornwall — Chœur ¶
« Nocturne » de Grieg — Orgue ¶
Annonceur, Richard L. Evans : Tandis que se poursuit cette heure traditionnelle depuis Temple Square, nous nous tournons vers les œuvres de Franz Joseph Haydn, pour présenter, tiré de « The Passion », le chœur connu sous le nom d'« Agneau de Dieu ». Il débute par des paroles de saint Luc qui comptent parmi les plus inoubliables de toute l'Écriture — « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. » (Luc 23:34) ¶
« Lamb of God », tiré de « The Passion », de Haydn — Chœur ¶
Annonceur, Richard L. Evans : Il semble que soit venu habiter parmi nous l'esprit d'évasion. Peut-être a-t-il toujours été présent, mais la tension de notre époque le rend plus apparent. Nous semblons vouloir fuir la réalité ; retarder le jour du règlement de comptes ; préférer le plaisir présent au bonheur futur ; échapper aux conséquences de nos propres erreurs. Il en est qui cherchent à s'échapper en empruntant plutôt que de faire face aux exigences d'une économie saine. Il en est qui préféreraient hypothéquer l'avenir plutôt que de restreindre leurs appétits. Il en est qui voudraient échapper à la vérité, parce que l'accepter ne convient pas à leur manière de penser ou de vivre. Il en est qui comptent lourdement sur la miséricorde et les occasions du moment, plutôt que sur la justice et le règlement de comptes certain de l'avenir. Certains sont devenus insolvables, matériellement et spirituellement — en faillite, tant pour les choses de ce monde que pour celles du royaume à venir — et, plutôt que d'affronter les faits, d'en payer le prix et de recommencer sur des fondations humbles mais solides, ils préfèrent continuer à vivre à crédit, toujours sous l'ombre de conséquences inévitables, mais sans jamais regarder les choses bien en face. Il y aurait sans doute moins d'esprit d'évasion si nous pouvions nous amener à réaliser qu'il n'existe pas de report permanent. Le châtiment ne peut être devancé pour toujours. Les jugements des hommes peuvent être lents, mais ils sont certains, et plus certains encore sont les jugements de Dieu. Nul n'a jamais pu tricher indéfiniment en quoi que ce soit. Nul n'a jamais pu reporter indéfiniment l'heure des comptes — même s'il a pu quitter cette vie avant d'affronter les faits — car il est écrit dans les Écritures : ¶
Car, en vérité, la voix du Seigneur s'adresse à tous les hommes, et il n'en est aucun qui puisse s'y dérober ; et il n'est pas d'œil qui ne verra, pas d'oreille qui n'entendra, pas de cœur qui ne sera pénétré. Et les rebelles seront transpercés d'un grand chagrin, car leurs iniquités seront publiées sur les toits, et leurs actions secrètes seront révélées. (D. et A. 1:2-3) ¶
Et puisqu'il n'existe aucun moyen d'échapper à jamais, à tous ceux qui cherchent une voie facile il faudrait dire : affrontez les problèmes à mesure qu'ils se présentent ; payez-en le prix, quel qu'il soit ; faites la paix ; mettez de l'ordre dans votre maison, et bâtissez sur des fondations sûres pour cet avenir où aucune erreur n'a encore été commise. ¶
« High on the Mountain Top » d'Ebenezer Beesley — Orgue ¶
Annonceur, Richard L. Evans : Pour le cantique qui vient de se terminer, nous sommes redevables à Ebenezer Beesley — « High on the Mountain Top a Banner is Unfurled », tel qu'arrangé par l'organiste. ¶
« To Thee O Lord » de Kalinnokoff — Chœur ¶
Annonceur, Richard L. Evans : Nous terminons maintenant, depuis Temple Square, par un chœur tiré de « Elijah » de Mendelssohn, associant un texte scripturaire d'Ésaïe et des Psaumes — « Alors ta lumière poindra comme la lumière du matin — Seigneur, notre Créateur, combien ton nom est excellent parmi toutes les nations ! Tu remplis les cieux de ta gloire ! » ¶
« And then shall your Light Break Forth » de Mendelssohn ¶
Chœur ¶
Le Chœur du Tabernacle était dirigé par J. Spencer Cornwall. Alexander Schreiner était à l'orgue. ¶
Le Chœur et l'assemblée se joignirent pour chanter le cantique « O Say, What Is Truth? », de Jaques. ¶