Expériences missionnaires
Sylvester Q. Cannon
C'est pour moi une source de joie, mes frères et sœurs, d'être avec vous à cette conférence, de participer aux exercices et de m'imprégner de l'esprit des réunions que nous avons tenues. Je souscris aux remarques qui ont été faites ainsi qu'aux témoignages et aux instructions qui ont été donnés. ¶
Je ressens le caractère sacré de l'important appel qui m'est venu au cours des six derniers mois. Vous pouvez vous rendre compte que cet appel a été aussi inattendu pour moi que pour vous. Il était bien loin de mes pensées. Une grande partie de ma vie, en ce qui concerne l'œuvre de l'Église, a été consacrée aux affaires pratiques et temporelles de l'Église ; et c'est là un grand changement que de me consacrer principalement à l'avancement spirituel et à celui de l'Évangile, et, plus directement, à la prédication de l'Évangile. ¶
Expériences missionnaires
J'ai passé cinq ans de ma vie à prêcher l'Évangile à l'étranger, et je peux vous dire que ce furent parmi les années les plus heureuses de ma vie. J'ai été envoyé en mission pour la première fois il y a environ trente-neuf ans, et environ un an et demi après mon arrivée là-bas, alors que je présidais la mission Pays-Bas-Belgique, j'ai eu le plaisir et le privilège de rencontrer le président Francis M. Lyman, de la mission européenne, ainsi que bon nombre des missionnaires de la mission que j'étais alors appelé à présider. À cette époque, le président Lyman nous invita à nous engager de nouveau envers l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, non seulement pendant notre mission, mais durant toute notre vie, à demeurer fidèles à l'Évangile et actifs à son service tout au long de notre vie. Cet engagement était, à bien des égards, tout à fait remarquable, et je l'ai pris au sérieux. J'ai fait cette promesse et je me suis efforcé de vivre conformément à cette alliance et de donner le meilleur de moi-même depuis lors jusqu'à aujourd'hui. Au cours des trente-neuf années écoulées depuis lors, j'ai eu des responsabilités dans la présidence de pieu pendant vingt et un ans et dans l'Épiscopat président pendant treize ans. Pendant tout ce temps, j'ai été heureux de donner le meilleur de moi-même pour faire avancer les intérêts de cette Église et pour chercher à promouvoir le bien-être de tout le peuple de l'Église. ¶
Témoignage de la vérité
Je soutiens mes frères de la Première Présidence, du Collège des douze, du Premier Conseil des soixante-dix, de l'Épiscopat président, toutes les présidences de pieu, les épiscopats de paroisse, les présidents de mission, et tous les membres de l'Église. J'ai un grand amour pour vous tous. Je me rends compte que cette œuvre est la plus grande cause au monde. C'est la vérité, elle subsistera et accomplira son dessein, qui est d'établir la justice et la vérité sur la terre, et de préparer le règne de paix qui doit venir. ¶
J'ai une grande joie en ces choses. Mon témoignage s'est accru de jour en jour et d'année en année. J'ai vu de nombreuses preuves des bénédictions du Seigneur sur moi et sur le peuple de cette Église. J'ai reçu de nombreuses réponses à la prière. J'ai vu des manifestations du pouvoir de la Prêtrise. Je sais que cette œuvre est divine. Je vous témoigne que l'Évangile a été rétabli par la révélation de notre Père éternel et de son Fils bien-aimé, Jésus-Christ, à Joseph Smith, suivie d'autres révélations divines, et par le rétablissement de la Sainte Prêtrise à Joseph Smith et à Oliver Cowdery. Je sais que cette autorité divine de diriger toute l'œuvre de l'Église, d'accomplir toutes les ordonnances de l'Évangile et de conduire l'Église dans la justice, a été donnée à des hommes sur la terre, et que les hommes qui ont été appelés à présider cette Église depuis le commencement ont été et sont les oints du Seigneur. ¶
J'ai eu le plaisir de connaître cinq des sept hommes qui ont présidé l'Église. Tout jeune garçon, j'ai connu le président Taylor. J'ai eu le plaisir de le connaître et de le voir dans la maison de mon père, et de recevoir de lui une bénédiction, car je n'étais pas très fort ni vigoureux. J'ai connu chacun d'eux comme des hommes inspirés, remplis du pouvoir et de la capacité qui viennent de l'ordination des hommes à la direction de cette Église. Je soutiens le président Grant de tout mon cœur, comme je soutiens tous mes frères. Je désire être un avec eux pour faire progresser tous les intérêts de cette œuvre. J'y mets tout mon cœur et je désire être actif et fidèle, et me qualifier dans toute la mesure du possible pour la responsabilité qui m'est venue. ¶
Visite en Europe pour examiner les problèmes de construction
Comme vous le savez, je viens de rentrer, avec sœur Cannon, d'un voyage d'environ neuf semaines à l'étranger, au cours duquel nous avons visité les dix missions d'Europe. J'ai été appelé, sur instruction de la Première Présidence, à examiner l'état des bâtiments dans les diverses missions, ainsi que les problèmes de construction, et j'ai donc consacré la majeure partie de mon temps à ce travail. Il existe des problèmes de construction difficiles mais importants qui exigent une solution rapide. J'ai constaté qu'il existe environ trente-trois bâtiments de branche appartenant à l'Église en Europe. Ils se trouvent dans des états d'entretien et d'adaptation très variables. Aucun d'entre eux, je puis le dire, n'a été conçu ou construit selon la procédure normalisée que nous avons adoptée ces dernières années dans le travail du bureau de l'Épiscopat président pour les paroisses et les pieux. La moitié des bâtiments de branche en Europe se trouvent en Grande-Bretagne. Outre les bâtiments de branche en Europe, il y a quatre bâtiments appartenant à l'Église qui servent de bureaux et de résidences de mission dans diverses missions. ¶
Nécessité d'une politique de construction uniforme
Des demandes de bâtiments supplémentaires sont présentées. Afin d'éviter des dépenses inutiles et d'obtenir les meilleurs résultats au moindre coût, il faut établir une politique uniforme, précise et supervisée pour l'édification des bâtiments sur les champs de mission, politique qui peut différer quelque peu de celle appliquée dans les paroisses et les pieux, mais qui exigera néanmoins beaucoup de soin, de planification et un budget approprié, afin que les constructions entreprises procurent les résultats les plus efficaces et restent dans les limites des fonds dont l'Église dispose à cette fin. ¶
Dépenses efficaces des dîmes
Je me rends compte, comme vous, qu'une grande partie des fonds de l'Église provient des dîmes. Les membres fidèles de l'Église qui paient leur dîme se rendent compte que non seulement ils observent le commandement du Seigneur à cet égard et jouissent des bénédictions qui découlent de ce commandement, qui est un commandement assorti d'une promesse, mais ils se rendent aussi compte que, dans toutes les divisions et tous les services de l'Église, les dépenses effectuées à partir des dîmes sont gérées avec exactitude, économie et efficacité. Ils apprécient le fait que des bâtiments bien conçus et appropriés soient érigés dans les diverses paroisses au moindre coût et avec un maximum d'économie, conformément aux conditions requises. Naturellement, afin de répondre à toutes les exigences imposées à l'Église, dans chaque service, dans le cadre de sa croissance constante, il faut la plus grande efficacité et la plus grande économie possibles pour favoriser le plus grand bien-être. Il devrait toujours y avoir, chez ceux qui président les diverses paroisses, pieux et missions, la disposition et le sentiment d'être disposés à accepter les conseils, les suggestions et les plans de ceux qui en ont la responsabilité, dans l'accomplissement de l'œuvre à faire dans toutes ces diverses divisions, et à éviter tout coût excessif ou inutile. ¶
Je suis certain que l'on peut accomplir un travail considérable dans les diverses missions d'Europe, ainsi que dans les missions des États-Unis et d'autres parties du monde, ce qui nous permettra, grâce à une planification et une supervision appropriées, d'obtenir de meilleurs résultats que par le passé, et de maintenir tous les bâtiments de manière à ce qu'ils fassent honneur à l'Église et soient un sujet de fierté pour elle. ¶
Missionnaires, dirigeants et membres fidèles
Nous avons eu le plaisir de rencontrer les présidents de mission et certains des missionnaires dans toutes les diverses missions. J'ai assisté à une vingtaine de réunions publiques à l'étranger, et j'ai également eu l'occasion de conseiller les présidents de mission et certains des missionnaires dans certaines des missions. Je désire vous dire qu'ils sont heureux et que, à de très rares exceptions près, ils jouissent d'une parfaite santé, pleins de foi et de courage, et qu'ils s'en vont accomplir leurs devoirs et leurs responsabilités. Dans mon expérience missionnaire, j'ai constaté qu'en général, les missionnaires qui dépensent le moins d'argent et acceptent l'hospitalité simple du peuple accomplissent le plus de travail, développent la plus grande foi et obtiennent les meilleurs résultats. Cela est en harmonie avec la parole du Seigneur : « Voici, je vous envoie mettre le monde à l'épreuve, et l'ouvrier est digne de son salaire. [...] Et celui qui vous nourrit, vous vêt ou vous donne de l'argent ne perdra en aucune façon sa récompense. » (D. & A. 84:79, 90.) ¶
J'ai également eu la joie de trouver, parmi les membres de l'Église — les frères locaux qui détiennent la Prêtrise — une appréciation de leur responsabilité, une volonté de travailler avec humilité, foi et dévotion, et de s'établir dans les devoirs, les travaux et les responsabilités de la Prêtrise. Cela est vrai dans beaucoup des branches des diverses missions. ¶
À Berlin, j'ai eu le plaisir de visiter trois réunions de branche un dimanche soir, et de participer à ce bel esprit. Il y avait là des hommes qui avaient été appelés à une présidence de district — des hommes du pays qui se sont établis dans l'Église — et ce sont des hommes d'une qualité remarquable et droite. ¶
En Belgique, dont le président Ursenbach a parlé, où mes premiers travaux missionnaires ont commencé il y a trente-neuf ans, en 1899, ils disposent aujourd'hui de trois maisons de réunion agréables et adaptées ; ils ont une présidence de district et la présidence de chaque branche composée d'hommes du pays, qui se montrent tous à la hauteur de belle façon. J'ai été très heureux de constater la valeur et la qualité de ces hommes qui accomplissent l'œuvre. Ils s'acquittent de leur responsabilité de façon splendide. ¶
Conditions générales en Europe
Les conditions, bien sûr, comme vous le savez, sont variables en Europe. Dans certaines nations règne une paix parfaite. Le peuple vaque à ses affaires avec satisfaction. D'une manière générale, les conditions agricoles, industrielles et économiques sont plutôt favorables. Bien qu'il y ait, bien sûr, un chômage considérable dans la plupart des nations, on y trouve néanmoins des moyens de venir en aide aux chômeurs. L'assistance est généralement assurée entièrement par les autorités gouvernementales. ¶
La Hollande et le Danemark exportent largement des produits alimentaires et laitiers. La Tchécoslovaquie possède une industrie manufacturière variée. Les Tchèques sont appelés les « Yankees de l'Europe ». La Belgique possède probablement la plus grande variété et l'étendue la plus vaste de manufactures de tous les pays d'Europe. La Suisse a réalisé de remarquables progrès dans le domaine hydroélectrique. ¶
En Suède en particulier, je puis dire que les conditions paraissent très satisfaisantes et prospères, du point de vue économique. Le pays se développe largement sur le plan hydroélectrique, grâce aux vastes installations dont il dispose. Tous les chemins de fer fonctionnent à l'électricité. Ils possèdent une grande ressource dans la belle qualité du fer que l'on trouve dans ce pays. L'acier inoxydable y est fabriqué en grande quantité. Ils ont développé, avec un très grand succès, des coopératives tant de producteurs que de consommateurs, qui profitent à l'ensemble de la population. Leur système monétaire dirigé a contribué à stabiliser les prix. ¶
En Allemagne, le peuple est activement engagé, sous la direction du gouvernement allemand, dans diverses activités. Bien sûr, un grand travail est accompli dans les camps de service. Tous sont occupés et actifs. ¶
Deux influences majeures à l'œuvre
En visitant l'Europe et en réfléchissant aux conditions qui y règnent et ailleurs, je me rappelle qu'il existe deux influences majeures à l'œuvre dans le monde des hommes. Ce sont les influences du bien et du mal. Elles sont diamétralement opposées par leur nature. L'une se caractérise, au plus haut degré, par la droiture, la justice, le désintéressement, la bonté, l'amour et la paix. L'autre se manifeste par la cupidité, l'égoïsme, la haine, la discorde et la soif du pouvoir. La première est personnifiée par le Seigneur Jésus-Christ, la seconde par l'adversaire de l'humanité. Dans les conditions actuelles de l'humanité, cette dernière influence est la plus manifeste. Comme le Seigneur l'a déclaré par révélation : « Satan est de tous côtés dans le pays et il s'en va tromper les nations. » (D. & A. 52:14.) Lorsque Jésus achevait son ministère terrestre, il dit : « Je ne parlerai plus beaucoup avec vous ; car le prince du monde vient. Il n'a rien en moi. » (Jean 14:30.) Ces deux influences se manifestent dans les conditions qui prévalent dans le gouvernement, l'industrie, les affaires et la religion. ¶
Tentations du Sauveur
Vous vous souvenez des tentations que le Sauveur a subies de la part de l'adversaire, après qu'il eut été baptisé et eut reçu le don du Saint-Esprit, après qu'il eut jeûné dans le désert. ¶
Après avoir jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il eut faim. ¶
Le tentateur, s'étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. ¶
Jésus répondit : Il est écrit : L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. ¶
Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, ¶
et lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. ¶
Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. ¶
Et vient alors la dernière tentation, et je pense qu'elle est probablement la plus grande, celle qui vient à l'humanité dans une large mesure aujourd'hui et à travers les âges, comme elle vint au Sauveur : ¶
Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, ¶
et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores. ¶
Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. ¶
Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus et le servirent. ¶
Tentations de l'humanité
Il me semble que ces mêmes tentations sont placées devant l'humanité aujourd'hui ; et pour beaucoup, elles sont trop séduisantes pour qu'on y résiste. Ce sont essentiellement les tentations des appétits, de l'orgueil et de la vanité, et de la soif du pouvoir. Lorsque les hommes et les femmes se laissent influencer par leurs désirs charnels, ils peuvent difficilement surmonter l'influence du mal. Pourtant, chaque être humain possède en lui le pouvoir de marcher dans la droiture, s'il veut bien prêter attention à l'influence droite qui est en lui. Toute l'humanité porte en elle une étincelle de divinité. Il nous est dit que « l'Esprit donne la lumière à tout homme qui vient au monde ». De plus, « par lui, à travers lui et en lui, les mondes sont et furent créés, et les habitants en sont des fils et des filles engendrés pour Dieu ». Il est important de pouvoir discerner le bien du mal, et le juste de l'injuste. L'observance des principes de l'Évangile permet aux Saints des derniers jours de jouir de l'Esprit de vérité, qui sert de guide vers la droiture. ¶
Caractéristiques humaines
Or, on a fait remarquer ici qu'un tiers des armées du ciel se rebella contre le Seigneur et se rangea du côté de l'adversaire, dans l'état préexistant ; mais les deux tiers restants furent soit vaillants dans la cause de la vérité, en ces temps préexistants, soit neutres. Du moins ne se rebellèrent-ils pas, et ainsi, tous sont héritiers de cette existence terrestre. Chacun de nous hérite de quelque chose des caractéristiques de ses parents terrestres. En même temps, nous héritons de quelque chose des attributs divins. Nous avons en nous la possibilité de choisir ce que nous ferons, quelles qualités nous développerons — les qualités positives, splendides et belles de la droiture, de la justice, de l'amour et de la bonté, ou les qualités négatives et dégradantes de la cupidité et de la soif du pouvoir. Nous devrions apprendre à discerner et à choisir ces qualités les meilleures. En tant que Saints des derniers jours, nous avons l'occasion d'illustrer ces principes élevés par l'obéissance à l'Évangile. Nous devrions donc surmonter la cupidité, l'égoïsme ou l'esprit de domination, et donner ainsi l'exemple à nos semblables. Nous pouvons alors déployer tous nos efforts pour promouvoir ces mêmes principes à travers le monde, et ainsi œuvrer pour la paix et l'unité entre les hommes et les nations. ¶
Quelle influence prévaudra
Laquelle de ces influences triomphera sur la terre ? Sera-ce l'esprit de justice et de persuasion, ou l'esprit de domination et de force ? Eh bien, pour le moment c'est ce dernier, mais finalement, le premier prévaudra. Il nous est dit, dans une révélation donnée par le Seigneur en 1831 : « L'heure où la paix sera enlevée de la terre et où le diable aura pouvoir sur ses possessions n'est pas encore arrivée, mais elle est proche. [...] Le Seigneur aura, lui aussi, pouvoir sur ses saints et régnera au milieu d'eux. » Ainsi, la guerre est constamment dans l'air. Bien qu'il y ait des millions de personnes en Europe, aux États-Unis et ailleurs dans le monde qui nourrissent dans leur cœur un désir de paix, et qui illustrent, du moins dans une certaine mesure, les qualités de droiture et de justice, il y en a pourtant qui dominent et instaurent des dictatures telles que nous en voyons aujourd'hui dans certaines nations d'Europe. ¶
Bien que le peuple allemand, dans son ensemble, soit un peuple très estimable qui aime la paix, il existe néanmoins des influences qui l'incitent à promouvoir la guerre et la discorde. Le peuple tchécoslovaque, pour autant que j'aie pu l'observer, est un peuple qui aime la paix ; mais il est plein de courage et possède une certaine fierté de race qui, dans sa situation, le porte à être prêt à se défendre, si nécessaire, même en cas de guerre. ¶
Notre privilège en tant que Saints des derniers jours
Quel est notre privilège en tant que Saints des derniers jours ? D'abord, d'illustrer dans notre vie la droiture, la justice, l'amour et la considération envers tous les hommes. Ensuite, de mettre en pratique cette instruction que le Sauveur donna à ses apôtres : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » En outre, d'encourager nos semblables partout à vivre en conformité avec ces principes, favorisant ainsi la paix, la bonne volonté et la prospérité. Enfin, de rechercher constamment la lumière et l'influence du Saint-Esprit, qui conduit à une parfaite unité. ¶
Or, en tant qu'hommes détenteurs de la Sainte Prêtrise, il est de notre responsabilité d'harmoniser notre vie et nos actes avec ces instructions, mentionnées hier matin par le président Grant, selon lesquelles « aucun pouvoir, aucune influence ne peuvent ou ne devraient être exercés en vertu de la Prêtrise autrement que par la persuasion, par la longanimité, par la gentillesse et la douceur, et par l'amour sincère ; par la bonté et la connaissance pure qui épanouiront considérablement l'âme sans hypocrisie et sans fausseté. [...] Que tes entrailles soient également remplies de charité envers tous les hommes et envers les frères en la foi, et que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu, et la doctrine de la prêtrise se distillera sur ton âme comme la rosée des cieux. » ¶
Que le Seigneur nous aide à marcher humblement, à agir avec justice et à aimer la miséricorde, je le prie, au nom du Seigneur Jésus-Christ, Amen. ¶