Extraits de « Trésors que je voudrais partager »
Heber J. Grant
Je suis vraiment très heureux de me retrouver avec les saints en conférence générale. J'espère et je prie que la prière qui a été offerte soit entendue et exaucée, et que le Seigneur nous bénisse pendant cette session de notre conférence. ¶
Extraits de « Trésors que je voudrais partager »
J'ai un petit livre dans lequel j'ai consigné, de temps à autre, pendant de nombreuses années, des passages qui m'ont profondément impressionné. Le Noël dernier, j'ai écrit un petit mot à mes amis et je l'ai fait imprimer, et j'ai envoyé une très petite partie de ce livre de plusieurs centaines de pages à plus de 6 000 de mes amis — évêques de paroisses et autres — et j'ai décidé de lire ici aujourd'hui une partie de ce qui figurait dans mes vœux de Noël. Je souhaiterais que tout ce qui se trouve dans mes vœux puisse être lu par tous les saints des derniers jours. Comme les actes de notre conférence doivent être publiés, voilà mon excuse pour lire une partie de ce livre intitulé « Trésors que je voudrais partager », que j'ai distribué à Noël 1937. ¶
J. G. Holland, l'un des grands poètes de notre pays, naquit en 1819 et mourut en 1881. Voici deux strophes tirées de ses écrits : ¶
Dieu, donne-nous des hommes
Dieu, donne-nous des hommes. Une époque comme celle-ci exige ¶
Des esprits forts, de grands cœurs, une foi sincère et des mains prêtes à agir. Dieu, donne-nous des hommes. Des hommes que la soif des honneurs ne tue pas ! ¶
Des hommes que les dépouilles du pouvoir ne peuvent acheter ; Des hommes qui ont des convictions et une volonté ; ¶
Des hommes qui ont de l'honneur ; des hommes qui ne mentiront pas ; Des hommes qui peuvent se tenir devant un démagogue ¶
Et flétrir ses flatteries perfides sans ciller. ¶
De grands hommes, couronnés de soleil, qui vivent au-dessus du brouillard, ¶
Dans le devoir public comme dans la pensée privée. Car pendant que la populace, avec ses credo usés, ¶
Ses grandes professions de foi et ses petites actions, Se mêlent en une lutte égoïste — voici que la Liberté pleure ; ¶
L'injustice gouverne le pays et la Justice, qui attend, sommeille. ¶
— J. G. Holland (1819-1881). ¶
« Nicholas Murray Butler a calculé que l'argent dépensé pour la Grande Guerre aurait pu construire une maison de 2 500 dollars, y placer 1 000 dollars de mobilier, la mettre sur cinq acres de terre valant 100 dollars l'acre, et donner cela à chaque famille des États-Unis, du Canada, de l'Australie, de l'Angleterre, du pays de Galles, de l'Irlande, de l'Écosse, de la France, de la Belgique, de l'Allemagne et de la Russie ; aurait pu donner à chaque ville de 20 000 habitants ou plus, dans chacun de ces pays, une bibliothèque de cinq millions de dollars et une université de dix millions de dollars ; et aurait encore pu, avec ce qui restait, mettre de côté une somme qui, à 5 pour cent, aurait fourni un salaire annuel de 1 000 dollars à plus de 125 000 instituteurs et à un nombre égal d'infirmières. » ¶
La Constitution des États-Unis est un glorieux étendard ; elle est fondée sur la sagesse de Dieu. C'est une bannière céleste ; elle est, pour tous ceux qui jouissent des douceurs de la liberté, comme l'ombre rafraîchissante et les eaux vivifiantes d'un grand rocher dans une terre lasse et assoiffée. Elle est comme un grand arbre sous les branches duquel des hommes de tout climat peuvent être protégés des rayons brûlants du soleil. — Joseph Smith. ¶
L'âge
L'âge est une qualité de l'esprit : ¶
Si tu as laissé tes rêves derrière toi, ¶
Si l'espoir s'est refroidi, Si tu ne regardes plus vers l'avant, Si les feux de ton ambition sont éteints, ¶
Alors tu es vieux. ¶
Mais si de la vie tu prends le meilleur, Et si dans la vie tu gardes l'enthousiasme, ¶
Si tu gardes l'amour ; Peu importe le nombre des années qui passent, Peu importe la vitesse à laquelle volent les anniversaires, ¶
Tu n'es pas vieux. ¶
Le travail, une bénédiction
C'est le travail qui garde les gens jeunes. C'est l'oisiveté qui commence à les affaiblir dès qu'ils cessent de travailler. Le président Young menait une vie active et vigoureuse lorsqu'il mourut, mais une appendicite mit fin à sa vie. Son successeur, John Taylor, avait soixante-treize ans lorsqu'il fut fait président de l'Église. Le successeur de John Taylor, Wilford Woodruff, avait plus de quatre-vingts ans lorsqu'il devint président de l'Église, et selon certains, il aurait dû prendre sa retraite plus de vingt ans auparavant, et être alors entretenu avec l'argent de quelqu'un d'autre. Lorenzo Snow arriva à la présidence de cette Église aussi actif que n'importe quel jeune homme, et avec un jugement mûri, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et alors que l'Église se trouvait dans un profond marasme financier, dont il la sauva. Pendant ses trois années d'administration, jusqu'à ses quatre-vingt-huit ans, son esprit était aussi clair et aussi actif que celui de n'importe quel homme ayant jamais présidé cette Église. ¶
Joseph F. Smith, selon beaucoup de gens, avait déjà deux ans de plus que l'âge auquel il aurait dû prendre sa retraite lorsqu'il devint président de cette Église, et il en va de même pour moi. Le mois prochain, selon certains, cela fera vingt-deux ans que j'aurais dû prendre ma retraite et être entretenu avec l'argent de quelqu'un d'autre. ¶
Un incident concernant le président Penrose
Il n'y a rien de plus vrai que ceci : « L'âge est une qualité de l'esprit. » Alors que j'avais presque cinquante ans, frère Charles W. Penrose arriva à Liverpool pour prendre ma place comme président de la Mission européenne. La compagnie maritime avec laquelle nous faisions affaire depuis plus de cinquante ans nous envoya quatre billets pour le Shakespeare Theater. Frère Penrose avait travaillé aussi dur que moi ce jour-là. De plus, un grand groupe de missionnaires était venu avec lui, et beaucoup d'entre eux rentraient chez eux ; plus de cent émigrants partaient également pour l'Amérique. ¶
Je me tournai vers ma femme quand ces billets arrivèrent et lui dis : « Je n'irais pas au plus beau théâtre de la terre. Je suis fatigué, je vais me coucher pour dormir. Prends l'un des missionnaires pour te ramener, ainsi que deux de nos filles, et utilisez ces billets. » ¶
Frère Penrose prit alors la parole et dit : « Sœur Grant, laissez le vieil homme aller se coucher, c'est moi qui vous emmènerai au théâtre. » ¶
Il n'avait que (?) vingt-cinq ans de plus que moi. Il lui manquait quelques semaines pour avoir soixante-quinze ans, et il m'en manquait quelques-unes pour en avoir cinquante. ¶
Le lendemain matin, je l'emmenai voir la belle maison que le président Smith nous avait autorisés à acheter. Quelqu'un demanda à l'homme qui déménageait les meubles de deviner nos âges. Il m'estima à soixante-cinq ans, et frère Penrose à soixante. Je dis : « J'ai entendu dire qu'un homme n'était pas plus vieux qu'il ne se sentait », et il y a là une grande part de vérité, ne l'oubliez pas. « Je me sentais si vieux que je suis allé me coucher hier soir pour dormir, et ce vieux monsieur, de vingt-cinq ans mon aîné, a emmené ma femme et mes filles au théâtre. » ¶
Alors que j'étais en Écosse, quelques semaines à peine avant l'arrivée de frère Penrose, une brave vieille sœur me demanda : « Quel âge avez-vous, frère Grant ? » Je lui dis que si je vivais encore tant de semaines, j'aurais cinquante ans. Elle dit : « Ah, non, non, vous ne reverrez jamais vos soixante-cinq ans. » Le dimanche suivant, je pensai corriger ces trois « coups entre les deux yeux », aussi demandai-je au président de la branche de Birmingham, si je me souviens bien, lequel des deux il pensait être le plus âgé, frère Penrose ou moi. ¶
Il dit : « L'idée de poser une question aussi ridicule. Tout le monde peut voir que vous êtes bien plus âgé que frère Penrose. » ¶
Je frappai la table et dis : « Voilà qui est réglé. Plus jamais un vieil homme n'emmènera ma femme au théâtre. » Et cela ne s'est jamais reproduit. ¶
Oliver Goldsmith (« Le Village abandonné ») : ¶
Mal se porte le pays en proie à des maux qui se hâtent, Où les richesses s'accumulent, et les hommes déclinent : Princes et seigneurs peuvent fleurir, ou peuvent se faner ; Un souffle peut les faire, comme un souffle les a faits, Mais une paysannerie vaillante, orgueil de son pays, Une fois détruite, ne peut jamais être remplacée. ¶
Il fut un temps, avant que ne commencent les malheurs de l'Angleterre, Où chaque arpent de terre faisait vivre son homme, Pour qui un travail léger répandait sa provision salutaire, Ne donnant que ce que la vie exigeait, mais ne donnant pas davantage : Ses meilleurs compagnons, l'innocence et la santé ; Et sa meilleure richesse, l'ignorance de la fortune. ¶
Économie
Le débutant prudent et sans le sou travaille pour un salaire pendant quelque temps, économise un surplus avec lequel il achète de la terre ou des outils pour lui-même, puis travaille pour son propre compte pendant un autre temps, et finit par engager un autre débutant pour l'aider. C'est le système juste, généreux et prospère qui ouvre la voie à tous, donne l'espoir à tous, et par conséquent l'énergie et l'amélioration de la condition à tous. — Abraham Lincoln. ¶
Quand un homme comme Henry Ford commence avec quelques outils, et finit par employer 125 000 personnes qui en font vivre probablement un demi-million, il ne devrait pas être pénalisé pour l'œuvre merveilleuse qu'il a accomplie au bénéfice de l'humanité. ¶
Mon credo
Vivre aussi doucement que je le puis ; Être, où que ce soit, un homme ; Accepter ce qui vient, bien ou mal, Et m'attacher toujours à la foi et à l'honneur ; Faire de mon mieux, et laisser cela être La marque de mon esprit et de ma main ; Et alors, si l'échec devait venir à moi, Continuer à travailler et à espérer la victoire. ¶
N'avoir aucun lieu secret où Je me penche, à l'abri des regards, vers la honte ou le péché ; Être le même quand je suis seul Que lorsque chacun de mes actes est connu ; Vivre sans crainte, sans peur D'aucun pas que j'ai fait ; Être, sans prétention ni feinte, Exactement ce que les hommes pensent que je suis. ¶
Laisser derrière moi quelque œuvre simple ¶
Pour garder le souvenir que j'ai vécu ; Si je montre de l'inimitié envers quoi que ce soit, Être un adversaire honnête et généreux ; Jouer mon petit rôle, sans me plaindre Que de plus grands honneurs ne soient pas miens. Voici, je crois, tout ce dont j'ai besoin Pour ma philosophie et mon credo. ¶
— Edgar A. Guest. ¶
Vous ne réussirez jamais à me faire soutenir une mesure que je crois mauvaise, même si, en agissant ainsi, je pourrais accomplir ce que je crois être juste. — Abraham Lincoln. ¶
Et maintenant, il nous reste une dernière leçon à apprendre, le point culminant de toutes les autres ; à savoir, de faire une application personnelle à nous-mêmes de tout ce que nous savons. ¶
Il n'est pas nécessaire de lire la Parole de Sagesse à moins d'en faire l'application à votre vie. ¶
À moins de maîtriser cette leçon et d'agir en conséquence, les autres leçons sont pratiquement inutiles et ainsi privées de leur gloire essentielle. La seule fin vivante, le seul but de tout ce que nous vivons, de toute vérité qui nous est enseignée, est l'usage pratique que nous en faisons pour l'enrichissement de l'âme, l'harmonisation des pensées et des actions, l'exaltation de la vie. Ce n'est que lorsque nous FAISONS [et « faisons » est en majuscules et devrait de plus être souligné] « ce que nous SAVONS » [cela est aussi en majuscules] que cela revêt un éclat vital et devient divinement précieux. — William Algers. ¶
Je ne repasserai plus par ce chemin
Pendant plusieurs années avant sa mort, M. Daniel S. Ford, propriétaire, rédacteur et bâtisseur du Youth's Companion, en raison d'une santé délicate, accomplissait son travail et dirigeait son immense entreprise depuis une petite pièce de sa maison, dans l'un des beaux parcs de Boston. Lorsque des mains aimantes débarrassèrent son bureau simple mais pratique, on trouva, à une place bien en vue, très usé d'avoir été souvent manié, le poème suivant. Si le poète avait voulu décrire les paroles et les actes quotidiens de M. Ford, il n'aurait pu le faire en un langage plus approprié : ¶
Le pain qui apporte la force, je veux le donner, L'eau pure qui fait vivre celui qui a soif ; Je veux aider, jour après jour, celui qui défaille ; Je suis sûr que je ne repasserai plus par ce chemin. ¶
Je veux donner l'huile de la joie contre les larmes, ¶
La foi pour vaincre les doutes et les craintes qui se pressent. ¶
Puissé-je toujours donner la beauté à la place de la cendre ; ¶
Je suis sûr que je ne repasserai plus par ce chemin. ¶
Je veux donner aux autres l'espérance et la foi ; Et dans les cœurs en colère, je veux verser La réponse douce qui détourne la colère ; Je suis sûr que je ne repasserai plus par ce chemin. ¶
Je veux donner aux autres l'espérance et la foi, Je veux faire tout ce que dit le Maître ; ¶
Je veux vivre avec droiture jour après jour ; Je suis sûr que je ne repasserai plus par ce chemin. ¶
Ce n'est pas ce que nous donnons, mais ce que nous partageons, ¶
Car le don sans le donateur est vide ; ¶
Celui qui se donne lui-même avec son aumône en nourrit trois — ¶
Lui-même, son prochain affamé, et Moi. ¶
— James Russell Lowell. (Extrait de « La Vision de Sire Launfal ») ¶
Trois leçons
Il y a trois leçons que je voudrais écrire, ¶
Trois mots, comme d'une plume ardente, En traçant une lumière éternelle ¶
Sur le cœur des hommes. ¶
Aie la foi, bien que les nuages t'environnent, ¶
Et que la joie cache son visage avec dédain. Ôte les ténèbres de ton front : ¶
Il n'est point de nuit qui n'ait son matin. ¶
Aie l'espérance, où que soit poussée ta barque, ¶
Le calme dément la gaieté de la tempête, Sache ceci : Dieu gouverne les armées des cieux, ¶
Les habitants de la terre. ¶
Aie l'amour — non pas l'amour pour un seul, ¶
Mais appelle ton frère tout homme en tant qu'homme, Et répands, comme le soleil qui tourne, ¶
Tes charités sur tous. ¶
— Fredrick Schiller. ¶
J'ai répété ce poème dans presque tous les discours que j'ai prononcés lorsque j'étais président de la campagne de l'Emprunt de la Liberté de l'Utah, à l'époque où l'Amérique a levé six millions de dollars pendant la Grande Guerre, en une seule campagne ; et j'ai dit : « Le Kaiser d'Allemagne devrait lire ce poème de l'un de ses grands poètes — en particulier : "Dieu gouverne les armées des cieux, les habitants de la terre." » J'étais certain qu'il irait à sa défaite, car Dieu gouverne bel et bien le monde, et il n'était pas du côté du Kaiser. ¶
Cantiques préférés
Il y a des années, j'ai terriblement souffert d'insomnie. On m'a ordonné de quitter la ville dans les vingt-quatre heures, sous peine de devenir fou par manque de sommeil. Je suis allé en Californie maintes et maintes fois dans les premiers temps et j'ai pu y dormir trois ou quatre nuits de suite, douze heures d'affilée sans me réveiller. J'ai appris, en Angleterre, à faire une sieste après mon déjeuner. Presque chaque jour de ma vie maintenant, je dors une heure au milieu de la journée. Je n'ai eu que deux graves crises d'insomnie depuis mon retour d'Europe, il y a plus de trente ans. ¶
J'ai appris à chanter une chanson, ou deux, ou trois, ou quatre, ou cinq, jusqu'à dix, quand je me réveillais, puis à me lever et à faire quelques exercices physiques, à en faire quelques-uns au lit, et à essayer de me rendormir, et, n'y parvenant pas, à m'asseoir et à parler à un dictaphone pendant une heure, puis à me rendormir. Ce matin, je me suis réveillé à une heure et demie, j'ai fait des exercices pendant trois quarts d'heure et j'étais encore complètement éveillé. Alors j'ai chanté dix chansons. Je les ai chantées des centaines et des centaines de fois, et je ne les chante jamais sans penser à ce que le Seigneur a dit dans une révélation : ¶
Car mon âme met ses délices dans le chant du cœur ; oui, le chant des justes est une prière pour moi, et il sera exaucé par une bénédiction sur leur tête. ¶
Ainsi, en chantant, j'ai prié dix fois ce matin. Je pense que je ne saurais vous livrer aujourd'hui un sermon plus précieux qu'en vous lisant ces chants. ¶
Le temps est proche, l'heureux temps
Le temps est proche, l'heureux temps, Ce grand jour attendu et béni, Où d'innombrables milliers de notre race Demeureront avec le Christ et lui obéiront. ¶
Les prophéties doivent s'accomplir, Bien que la terre et l'enfer osent s'y opposer ; La pierre taillée dans la montagne, Bien qu'inaperçue, fait croître un royaume. ¶
L'image composite tombera bientôt — Airain, argent, fer, or et argile ; Et le règne effroyable de la superstition Cédera la place à la lumière et à la liberté. ¶
Dans une douce symphonie de louange, Juifs et Gentils s'uniront ; Et l'incrédulité, vaincue, Retournera à la nuit sans fin. ¶
De l'est à l'ouest, du nord au sud, Le royaume du Sauveur s'étendra, Et chaque homme, en tout lieu, Trouvera un frère et un ami. ¶
— Parley P. Pratt. ¶
Le président Wilford Woodruff demandait ce chant, que je vais maintenant répéter, au moins une fois par mois, dans les réunions de la Première Présidence et du Collège des Douze tenues au temple : c'était son chant préféré. ¶
Dieu se meut de façon mystérieuse
Dieu se meut de façon mystérieuse Pour accomplir ses merveilles ; Il plante ses pas dans la mer, Et chevauche sur la tempête. ¶
Au plus profond de mines insondables D'une habileté sans défaillance, Il amasse ses brillants desseins, Et accomplit sa souveraine volonté. ¶
Saints craintifs, prenez nouveau courage, Les nuages que vous redoutez tant ¶
Sont gros de miséricorde, et éclateront En bénédictions sur votre tête. ¶
Ne jugez pas le Seigneur d'après un sens faible, Mais fiez-vous à sa grâce ; Derrière une providence qui fronce les sourcils Il cache un visage souriant. ¶
Son dessein mûrira vite, Se déployant à chaque heure. Le bourgeon peut avoir un goût amer, Mais douce sera la fleur. ¶
L'incrédulité aveugle est sûre de se tromper, Et scrute ses œuvres en vain ; Dieu est son propre interprète, Et il rendra tout clair. ¶
— Cowper. ¶
Aucun homme n'eut une foi plus parfaite que Wilford Woodruff. Il reconnaissait la main de Dieu en toutes choses. ¶
Venez, reprenons à nouveau
Venez, reprenons à nouveau notre voyage, ¶
Tournons avec l'année, ¶
Et ne nous arrêtons jamais jusqu'à ce que le Maître paraisse. ¶
Sa volonté adorable, accomplissons-la avec joie, ¶
Et faisons fructifier nos talents, ¶
Par la patience de l'espérance et le labeur de l'amour. ¶
Notre vie comme un rêve, notre temps comme un ruisseau S'écoule rapidement, ¶
Et l'instant fugitif refuse de s'arrêter. La flèche s'est envolée, les instants sont passés, L'année du millénium ¶
S'avance vers notre regard, et l'éternité est ici. ¶
Ô que chacun, au jour de sa venue, puisse dire : « J'ai combattu jusqu'au bout, ¶
J'ai achevé l'œuvre que tu m'avais donnée à faire. » Ô que chacun, de son Seigneur, reçoive l'heureuse parole : « C'est bien, fidèlement accompli ; ¶
Entre dans ma joie et assieds-toi sur mon trône. » ¶
Venez, venez, saints
Venez, venez, saints, ne craignez ni peine ni labeur, ¶
Mais avec joie poursuivez votre chemin ; ¶
Bien que ce voyage puisse vous paraître dur, ¶
La grâce sera comme votre jour. ¶
Il vaut bien mieux pour nous de nous efforcer ¶
De chasser loin de nous nos soucis inutiles, ¶
Faites cela, et la joie fera gonfler vos cœurs — ¶
Tout va bien ! Tout va bien ! ¶
Pourquoi devrions-nous nous lamenter, ou penser que notre sort est dur ? Il n'en est rien ; tout est juste ! ¶
Pourquoi penserions-nous mériter une grande récompense, ¶
Si nous fuyons maintenant le combat ? ¶
Ceignez vos reins, prenez nouveau courage, ¶
Notre Dieu ne nous abandonnera jamais ; Et bientôt nous aurons ceci à raconter — Tout va bien ! Tout va bien ! ¶
Nous trouverons le lieu que Dieu a préparé pour nous, Loin, à l'Ouest ; ¶
Où personne ne viendra pour blesser ou effrayer ; ¶
Là, les saints seront bénis. ¶
Nous ferons résonner l'air de musique, ¶
Nous crierons des louanges à notre Dieu et Roi ; ¶
Par-dessus tout, nous dirons ces mots — ¶
Tout va bien ! Tout va bien ! ¶
Et si nous devions mourir avant la fin de notre voyage, ¶
Jour heureux ! Tout va bien ! ¶
Nous serons alors libérés de la peine et du chagrin aussi. ¶
Avec les justes, nous demeurerons. ¶
Mais si nos vies sont de nouveau épargnées ¶
Pour voir les saints obtenir leur repos, ¶
Oh, comme nous ferons enfler ce chœur — ¶
Tout va bien ! Tout va bien ! ¶
Un médecin m'a raconté que l'un de ses patients était venu le voir et lui avait vendu des titres qu'il possédait. Puis il avait donné sa maison à l'un des membres de sa famille, il avait donné d'autres choses à d'autres membres de sa famille, puis il avait pris sa retraite avec une pension pour que quelqu'un d'autre le fasse vivre. Le médecin dit que pendant les deux années où cet homme a touché une pension en ne faisant rien, il a vieilli d'au moins cinq ou six ans, et a dû le consulter, lui, son médecin, maintes et maintes fois, plus souvent qu'il ne l'avait jamais fait sur une période de même durée auparavant. Le travail — le labeur — voilà ce qui donne aux gens force et puissance, et l'oisiveté contribue à détruire leur vie. ¶
Si tu te sens porté à blâmer
Si tu te sens porté à blâmer Des défauts que tu vois chez les autres, ¶
Interroge ton propre cœur avant de t'y risquer. Pour voir s'il n'a pas, lui aussi, ses faiblesses. ¶
Ne brise pas les vœux d'amitié ; ¶
Efforce-toi plutôt de gagner un ami ; Bien des mots prononcés dans la colère ¶
Reviennent frapper celui qui les a dits. ¶
Ne va donc pas, par plaisir futile, ¶
Jouer avec la réputation d'autrui, Garde-la comme un trésor précieux, ¶
Sacrée comme ton propre bon nom. ¶
Ne te forme pas d'opinions à l'aveugle ; ¶
La hâte mène au trouble. Ceux dont nous pensions du mal ¶
Deviennent souvent nos plus chers amis. ¶
Ô mon Père
Ô mon Père, toi qui demeures Dans le lieu élevé et glorieux ! ¶
Quand retrouverai-je ta présence, Et reverrai-je ton visage ? ¶
Dans ta sainte demeure, ¶
Mon esprit a-t-il jadis résidé ; Dans ma première enfance primordiale, ¶
Ai-je été nourri près de toi ? ¶
Dans un dessein sage et glorieux, ¶
Tu m'as placé ici sur la terre, Et tu m'as caché le souvenir ¶
De mes amis et de ma naissance d'autrefois. Pourtant, bien des fois, quelque chose de secret ¶
Murmurait : « Tu es un étranger ici » ; Et je sentais que j'avais erré ¶
Loin d'une sphère plus élevée. ¶
J'avais appris à t'appeler Père, ¶
Par ton Esprit venu d'en haut ; Mais jusqu'à ce que la Clé de la Connaissance ¶
Fût rétablie, je n'en savais pas la raison. Dans les cieux, les parents sont-ils seuls ? ¶
Non ; cette pensée fait s'étonner la raison ! La vérité est raison, la vérité éternelle ¶
Me dit que j'ai là-haut une mère. ¶
Quand je quitterai cette fragile existence, ¶
Quand je déposerai ce corps mortel, Père, Mère, puissé-je vous retrouver ¶
Dans vos cours royales là-haut ? Alors, enfin, quand j'aurai achevé ¶
Tout ce que vous m'avez envoyé faire, Avec votre approbation à tous deux, ¶
Laissez-moi venir demeurer avec vous. ¶
— Eliza R. Snow. ¶
Je n'en ai lu que six sur les dix. Je vois que le temps s'envole, et j'en ai peut-être assez lu. L'un des chants que j'ai chantés ce matin était « Le drapeau sans tache », et l'un d'eux était ce long chant de sept strophes entières qui fut chanté par John Taylor dans la prison de Carthage au moment où le prophète fut martyrisé. L'un d'eux était le chant préféré de frère Francis M. Lyman, « Discipline tes sentiments, ô mon frère, forme ton âme ardente et impulsive », écrit par frère Charles W. Penrose après dix années de service missionnaire sans bourse ni sac. On l'avait accusé d'avoir pris le mobilier d'occasion de la maison de conférence de Londres et de l'avoir vendu pour l'aider à émigrer en Utah. Il leur avait pourtant laissé l'usage de ce mobilier pendant dix ans, et bien sûr les jeunes anciens venus de « l'Ouest sauvage et fruste » ne le manièrent pas très délicatement pendant tout ce temps. Il en eut le cœur brisé, rentra chez lui et écrivit ce merveilleux chant, « Discipline tes sentiments », pour sa propre consolation. ¶
(Les autres chants que le président a chantés, mais qu'il n'a pas répétés dans son discours, sont les suivants :) ¶
Un pauvre homme errant, chargé de peine
Un pauvre homme errant, chargé de peine, ¶
M'a souvent croisé sur mon chemin, Qui suppliait si humblement pour un secours ¶
Que je ne pouvais jamais lui répondre non. Je n'avais pas le pouvoir de lui demander son nom, ¶
Où il allait ni d'où il venait, ¶
Pourtant il y avait quelque chose dans son regard ¶
Qui gagnait mon amour, je ne savais pourquoi. ¶
Une fois, comme mon maigre repas était servi, ¶
Il entra, sans dire un mot, Mourant simplement de faim, ¶
Je lui donnai tout, il le bénit, le rompit. ¶
Et mangea, mais m'en redonna une part ; ¶
La mienne fut alors la part de l'ange ; Car pendant que je mangeais avec un ardent empressement, ¶
La croûte devenait manne à mon goût. ¶
Je l'aperçus près d'une source qui jaillissait, ¶
Claire, du rocher ; ses forces l'avaient abandonné, ¶
L'eau indifférente narguait sa soif, Il l'entendait, la voyait couler sans s'arrêter. ¶
Je courus et relevai celui qui souffrait ; ¶
Trois fois du ruisseau il vida ma coupe, La plongea et me la rendit débordante ; ¶
Je bus, et n'eus plus jamais soif. ¶
C'était la nuit ; les eaux débordaient ; soufflait ¶
Au loin un ouragan d'hiver ; J'entendis sa voix au-dehors et je courus ¶
Pour l'accueillir sous mon toit. ¶
Je réchauffai, vêtis et réconfortai mon hôte, ¶
Et l'étendis sur ma couche pour se reposer, Puis fis de la terre mon lit et il me sembla, ¶
En rêvant, être dans le jardin d'Éden. ¶
Dépouillé, blessé, battu presque à mort, ¶
Je le trouvai au bord de la grand-route ; Je ranimai son pouls, lui rendis le souffle, ¶
Ranimai son esprit et lui apportai ¶
Vin, huile, réconfort — il fut guéri ; ¶
Moi-même j'avais une blessure cachée, Mais dès cette heure j'en oubliai la douleur, ¶
Et la paix pansa mon cœur brisé. ¶
En prison, je le vis ensuite condamné ¶
À subir, au matin, le sort d'un traître ; J'endiguai le flot des langues mensongères, ¶
Et l'honorai au milieu de la honte et du mépris. ¶
Pour mettre à l'épreuve le zèle extrême de mon amitié, ¶
Il me demanda si je voulais mourir pour lui ; La chair était faible, mon sang se glaça, ¶
Mais l'esprit libre s'écria : « Je le veux ! » ¶
Alors, en un instant, sous mes yeux, ¶
L'étranger se dépouilla de son déguisement ; Je reconnus les marques dans ses mains, ¶
Le Sauveur se tenait devant mes yeux. ¶
Il parla, et prononça mon pauvre nom ; ¶
« Tu n'as pas eu honte de moi, Que ces actes soient ton mémorial, ¶
Ne crains rien, c'est à moi que tu les as faits. » ¶
— Montgomery. ¶
Président
Ô vous, hautes montagnes
Ô vous, hautes montagnes, où le ciel d'un bleu limpide ¶
S'arque au-dessus des vallées des hommes libres, Où soufflent les brises pures et coulent les clairs ruisseaux, ¶
Comme j'ai désiré fuir vers ton sein. Ô Sion ! chère Sion ! terre des hommes libres, ¶
Toi qui es maintenant mon propre foyer de montagne, vers toi Je suis venu — tous mes tendres espoirs sont centrés en toi. ¶
Bien que les grands et les sages méprisent toutes tes beautés, ¶
Pour les humbles et les purs tu es chère ; Bien que les orgueilleux puissent sourire et les méchants outrager, ¶
Nous aimons pourtant entendre ta bonne nouvelle. Ô Sion ! chère Sion ! foyer des hommes libres, ¶
Bien que tu aies été forcée de fuir vers tes chambres d'en haut, Nous partagerons pourtant avec toi la joie et le chagrin. ¶
Dans ta retraite de montagne, Dieu affermira tes pas ; ¶
Sur la nuque de tes ennemis tu marcheras ; Et leur argent et leur or, comme les prophètes l'ont prédit, ¶
Seront apportés pour orner ta belle tête. Ô Sion, chère Sion ! foyer des hommes libres, ¶
Bientôt tes tours resplendiront d'une splendeur divine Et ta gloire sera éternelle. ¶
Ici, nous élèverons nos voix, et nous chanterons ta louange, ¶
Sainte demeure des prophètes de Dieu ; Ta délivrance est proche, tes oppresseurs périront, ¶
Et les Gentils se courberont sous ta verge. Ô Sion ! chère Sion ! terre des hommes libres, ¶
Dans tes temples nous nous inclinerons, tous tes droits nous défendrons Et notre foyer sera à jamais avec toi. ¶
— Charles W. Penrose. ¶
Discipline tes sentiments, ô mon frère
Discipline tes sentiments, ô mon frère, Forme ton âme ardente et impulsive ; ¶
N'étouffe pas ses émotions, Mais laisse la voix de la sagesse les gouverner. ¶
Discipline tes sentiments, il y a une force ¶
Dans l'esprit calme et maître de lui-même ; La passion brise la tour de la raison, ¶
Aveugle la vision la plus claire. ¶
Discipline tes sentiments, ne prononce jamais ¶
De condamnation sur ami ou ennemi, Même si le flot des accusations ¶
Pouvait sembler couler comme un déluge de vérité. ¶
Écoute la défense avant de décider, ¶
Et un rayon de lumière pourra luire, Te montrant quelle souillure se cache ¶
Sous le ruisseau peu profond. ¶
Que le flacon âcre de l'affliction ¶
Éclate sur ta tête sans abri, ¶
Discipline tes sentiments face à l'épreuve, Et la moitié de son amertume aura disparu. ¶
Es-tu calomnié faussement, bassement ? ¶
Le monde commence-t-il à froncer les sourcils ? Mesure ta colère à l'aune de la sagesse. ¶
Réprime ta colère montante. ¶
Repose-toi sur cette assurance, ¶
Le temps est ami de l'innocence, Et l'endurance patiente et calme ¶
Gagne le respect et aide à la défense. ¶
Les esprits les plus nobles ont les sentiments les plus fins, Des cordes frémissantes qu'un souffle peut émouvoir, ¶
Et les douces révélations de l'Évangile Les accordent sur la clé de l'amour. ¶
Des cœurs façonnés avec tant de sensibilité ¶
Devraient être fortement fortifiés, Formés à la fermeté et enveloppés ¶
D'une calme tranquillité. ¶
Ne blesse pas volontairement autrui ; ¶
Vaincs la hâte par la force de la raison ; Discipline tes sentiments, sœur, frère, ¶
Forme-les sur le chemin du bien. ¶
— Charles W. Penrose. ¶
Le drapeau sans tache
Pendant des années et des années, j'ai flotté sur mon peuple, ¶
Sur la terre et la mer, sur les clochers et les tours des églises ; Première au combat, je règne fièrement, ¶
Triomphante maintenant sur toi, sans une seule tache. Ô, comme j'ai tremblé quand on m'a appelée à me tenir seule, ¶
Mais des cœurs vaillants m'ont soutenue pour flotter sur le pays. Ô mon Amérique ! Ô mon Amérique ! ¶
Fièrement je flotte sur toi, Douce terre de Liberté. ¶
Aucun drapeau sur terre n'insultera cette nation, La justice et le droit seront à jamais notre lien. ¶
Aucun credo ni secte ne régnera jamais ici. Tant que flottera la Bannière étoilée, sans une seule tache. ¶
Les étoiles qui furent souillées brillent à nouveau, L'Ange de la Paix a effacé la tache. ¶
La parole du Seigneur
En plus de chanter ces chants ce matin, j'ai récité, tirée de la 121e section de la Doctrine et Alliances, en commençant par les mots « Combien de temps des eaux qui coulent peuvent-elles rester impures », jusqu'à la fin de la section : ¶
Combien de temps des eaux qui coulent peuvent-elles rester impures ? Quel pouvoir arrêtera les cieux ? L'homme pourrait tout aussi bien étendre son bras chétif pour arrêter le Missouri dans son cours fixé ou le faire remonter à sa source qu'empêcher le Tout-Puissant de déverser la connaissance du haut des cieux sur la tête des saints des derniers jours. ¶
Voici, il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Et pourquoi ne sont-ils pas élus ? ¶
Parce que leur cœur se porte tellement vers les choses de ce monde et aspire tant aux honneurs des hommes, qu'ils n'apprennent pas cette grande leçon : ¶
que les droits de la prêtrise sont inséparablement liés aux pouvoirs du ciel et que les pouvoirs du ciel ne peuvent être maîtrisés ou utilisés que selon les principes de la justice. ¶
Il est vrai qu'ils peuvent nous être conférés, mais lorsque nous entreprenons de couvrir nos péchés ou d'assouvir notre orgueil, notre vaine ambition, ou d'exercer, avec quelque degré d'injustice que ce soit, une emprise, une domination ou une contrainte sur l'âme des enfants des hommes, voici, les cieux se retirent ; l'Esprit du Seigneur est attristé, et lorsqu'il est retiré, c'est la fin de la prêtrise ou de l'autorité de cet homme. ¶
Voici, avant qu'il s'en aperçoive, il est laissé à lui-même pour regimber contre les aiguillons, persécuter les saints et combattre Dieu. ¶
Nous avons appris par triste expérience qu'il est de la nature et des dispositions de presque tous les hommes de commencer à exercer une domination injuste aussitôt qu'ils reçoivent un peu d'autorité ou qu'ils croient en avoir. ¶
C'est pour cela que beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. ¶
Aucun pouvoir, aucune influence ne peuvent ou ne devraient être exercés en vertu de la prêtrise autrement que par la persuasion, par la longanimité, par la gentillesse et la douceur, et par l'amour sincère, ¶
par la bonté et la connaissance pure qui épanouiront considérablement l'âme sans hypocrisie et sans fausseté — ¶
réprimandant avec rigueur en temps opportun, sous l'inspiration du Saint-Esprit ; et faisant preuve ensuite d'un redoublement d'amour envers celui que tu as réprimandé, de peur qu'il ne te considère comme son ennemi ; ¶
afin qu'il sache que ta fidélité est plus forte que les liens de la mort. ¶
Que tes entrailles soient également remplies de charité envers tous les hommes et envers les frères en la foi, et que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu, et la doctrine de la prêtrise se distillera sur ton âme comme la rosée des cieux. ¶
Le Saint-Esprit sera ton compagnon constant et ton sceptre, un sceptre immuable de justice et de vérité ; et ta domination sera une domination éternelle et, sans moyens de contrainte, elle affluera vers toi pour toujours et à jamais. ¶
C'est l'une des révélations les plus merveilleuses que Dieu ait données à l'homme, et elle fut donnée au prophète alors qu'il était emprisonné à la prison de Liberty. ¶
Reconnaissant pour la connaissance
Combien je remercie le Seigneur d'avoir une connaissance durable et absolue qu'il vit, qu'il est mon Père, qu'il entend et exauce mes prières ! Combien je remercie le Seigneur — il m'est impossible d'exprimer pleinement ma gratitude — pour la connaissance que son Fils est mon Rédempteur et le vôtre ; que Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ ont visité le jeune Joseph Smith, et que Moroni a remis entre ses mains les plaques d'où fut traduit le Livre de Mormon ! Je remercie le Seigneur que, lorsque j'ai lu le Livre de Mormon, un témoignage soit venu dans mon âme qu'il est exactement ce qu'il prétend être. Je me suis épris de Néphi, et plus qu'aucun autre personnage, excepté mon Rédempteur, dans la Bible ou le Livre de Mormon, il a été mon étoile guide. ¶
L'oisiveté condamnée
Nous devrions avoir de l'ambition, nous devrions avoir le désir de travailler dans toute la mesure de nos capacités. Le travail plaît au Seigneur. « Le paresseux sera tenu en mémoire devant le Seigneur. » Je suis arrivé à mon bureau ce matin à 8 h 30, et j'y arrive généralement à 8 heures. En règle générale, je ne quitte pas le bureau avant 17 h 30 ou 18 heures, et à midi je vais à côté, à la cafétéria de la Lion House, où je prends un repas rapide. Une fois de temps en temps, quand je n'ai pas pu dormir aussi bien qu'à l'accoutumée, j'ai apporté à mon bureau jusqu'à huit cylindres de lettres. Travailler huit ou neuf heures par jour ne m'a jamais nui, et je ne crois pas que cela ait jamais nui à personne d'autre. Le Seigneur dit : « En vérité, je le dis, les hommes doivent œuvrer avec zèle à une bonne cause, faire beaucoup de choses de leur plein gré et produire beaucoup de justice. » ¶
Que le Seigneur nous bénisse en cette conférence. Je vous laisse mon témoignage durable que je sais, comme je sais que je vis, que Joseph Smith était un prophète du Dieu vrai et vivant, l'instrument entre les mains de Dieu pour rétablir de nouveau sur la terre le plan de vie et de salut — l'Évangile de Jésus-Christ. ¶
Que Dieu vous aide, mes chers frères et sœurs, chacun d'entre vous qui possède la même connaissance que moi, à vivre l'Évangile, à faire ce qui est juste, et alors nous sommes assurés de la récompense de la vie éternelle en sa présence. Telle est ma prière humble, et je la formule au nom de notre Rédempteur et Sauveur. Amen. ¶