Vitalité dans l'Église du Christ
Melvin J. Ballard
Cette Église a eu un passé intéressant. Elle aura un avenir plus intéressant encore. Elle a toujours eu des objectifs remarquables, qui ont retenu l'attention de l'Église tandis que nous avancions, pas à pas, dans le déploiement du plan et du dessein du Seigneur pour l'établissement de cette œuvre glorieuse qui est la sienne, afin qu'elle triomphe dans les derniers jours. Nous nous glorifions de ces réalisations du passé. Nous avons des raisons d'être reconnaissants envers le Seigneur pour la fidélité et le dévouement de nos pères et de nos mères. Nous avons traversé des jours d'épreuve et de lutte, de migration et d'immigration ; la traversée des plaines ; et l'œuvre de colonisation. Nous avons traversé des jours d'incompréhension où la voix de la calomnie et de la médisance a eu son heure. Nous avons connu les liens, l'emprisonnement et même le martyre. Mais un jour nouveau s'est levé pour l'Église, un jour de compréhension et un jour de démonstration. Ce jour vient à une époque où le monde a besoin précisément de ce que l'Église entreprend d'accomplir pour lui servir d'exemple. Il vient à une époque où le christianisme traverse sa lutte la plus sérieuse, du moins à notre époque moderne, en raison de la difficulté qu'ont les Églises à conserver leurs membres, alors que nous avons appris, lors de cette Conférence, que des nations entières se sont détournées du christianisme. D'aucuns ont dit que le monde a attendu dix-neuf cents ¶
ans que le christianisme atteigne le zénith de sa puissance, pour finalement le trouver incapable de sauver le monde de sa plus grande catastrophe, d'où une tendance à chercher autre chose. ¶
La triste condition de l'Espagne ¶
Je vous confesse que c'est un triste spectacle de voir ce qui se passe en Espagne aujourd'hui. L'Espagne fut, pendant près de mille ans, le plus puissant soutien de l'Église catholique romaine pour son maintien, et c'est par la force et la puissance des soldats espagnols que cette Église put s'établir dans presque toute l'Amérique latine ; et voir cette grande nation se retourner contre cette Église, crucifier des prêtres sur des croix au sein même de leurs propres édifices sacrés, chasser du pays prêtres et religieuses, et piller le trésor. Ces hommes, descendants de nombreuses générations de ce genre de christianisme, se livrent à l'une des guerres les plus cruelles qui aient jamais été menées entre un peuple pour s'entredétruire. Si tels sont les fruits de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ, il n'est pas étonnant que le monde perde la foi. ¶
VITALITÉ DANS L'ÉGLISE DU CHRIST ¶
Nombreux sont aujourd'hui ceux qui reconnaissent la justesse de ce que le Seigneur a dit au prophète Joseph Smith il y a plus de cent ans, au sujet du genre de christianisme qui existait alors dans le monde. « Ils avaient une forme de piété, mais ils en niaient la puissance. » Notre Église, je le dis, retient l'attention du monde, lorsque le monde veut bien l'écouter, et se soucie bien davantage de la démonstration concrète que de toute proclamation de théories. Car, après tout, on ne peut jamais juger de la valeur d'un plan avant de le voir réellement à l'œuvre dans la vie de ceux qui y croient. ¶
Cette Église a survécu à toute cette opposition et se tient aujourd'hui à l'apogée de son progrès, devançant les autres Églises pour ce qui est de son pourcentage de croissance et d'accroissement, manifestant une vitalité qu'aucune autre Église n'a égalée, autant que je sache. Aucune autre Église dans ce pays ne s'est engagée dans la construction d'édifices comme l'a fait cette Église ces dernières années. Elle attire l'attention des peuples du monde. Mais il y a ici quelque chose de vital, quelque chose qui retient les hommes dans les moments d'épreuve, les soutient face aux émeutes, les soutient dans leurs pèlerinages à travers les plaines, les garde loyaux en toutes circonstances, et qui, aujourd'hui, au jour de la prospérité, peut encore retenir ses membres. ¶
Mon âme se réjouit donc de la grande entreprise que l'Église s'est fixée : démontrer que le plan de notre Père céleste est capable de rencontrer et de résoudre les problèmes économiques des pauvres et des infortunés par l'application vigoureuse des principes que le Seigneur a révélés à l'Église dès le commencement. ¶
Quand je pense aux difficultés qu'il y a, dans le monde, à unir les peuples en une fraternité, je me rends compte que nous sommes arrivés à une époque où nous sommes aussi éloignés de la fraternité que le monde l'ait jamais été depuis longtemps, parce que chaque nation ne pense qu'à elle-même et qu'au sein de chaque nation se trouvent des groupes ¶
affiliés pour des intérêts égoïstes. Combien il était difficile, au temps du Christ, d'unir le Juif et le Gentil, et pourtant ce fut la prière, l'une des dernières prières du Maître, lorsqu'il pria pour que tous, ses disciples, « soient un comme toi, Père, tu es en moi et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous pour que le monde croie que tu m'as envoyé ». ¶
LA FRATERNITÉ DANS L'ÉGLISE ¶
C'était le plan et le dessein du Christ et de son Église de faire des hommes des frères, quelle que soit leur nationalité, de les unir en une fraternité et une confrérie. Je me réjouis de voir ce qui s'est produit dans cette Église : le rassemblement des peuples de toutes les nations, tel que les anciens prophètes les ont vus venir — un d'une ville et deux d'une famille, et de chaque nation — vers « la montagne de la maison de l'Éternel », pour y être unis en une fraternité telle qu'on n'en a jamais vu dans l'histoire de ce monde auparavant, parmi les peuples d'Europe et d'Amérique, sauf au temps des Néphites, où eux aussi connurent une fraternité pendant une longue période. Mais nous voici réunis dans cette maison, Anglais, Irlandais, Danois, Écossais, toutes les nationalités, en une fraternité. Je suis certain que c'est là le dessein de l'Église du Christ : créer une telle fraternité. ¶
Je lis dans la Doctrine et Alliances ces paroles, tirées de l'une des révélations, la section 38, versets 24 à 27 : ¶
Et que chacun estime son frère comme lui-même et pratique la vertu et la sainteté devant moi. ¶
Et je vous le dis encore, que chacun estime son frère comme lui-même. ¶
Car qui d'entre vous, ayant douze fils, et ne faisant pas d'acception de personnes entre eux, s'ils le servent docilement, s'il dit à l'un : Revêts-toi de robes et assieds-toi ici, et à l'autre : Revêts-toi de haillons et assieds-toi là, pourra contempler ses fils et dire : Je suis juste ? ¶
Voici, je vous ai donné cela comme parabole, et c'est ainsi que je suis. Je vous dis : Soyez un ; et si vous n'êtes pas un, vous n'êtes pas de moi. ¶
Remercions le Seigneur d'avancer vers ce tableau glorieux où la fraternité est mise en valeur. La révélation du Seigneur n'indique pas qu'il ait pris le parti des riches ou celui des pauvres, et il est certainement opposé à l'égoïsme, aux distinctions de classe et aux groupes qui ne s'intéressent qu'à eux-mêmes. Permettez-moi de vous lire, tirée de la cinquante-sixième section, ce que le Seigneur a à dire à propos de ces deux groupes : ¶
Malheur à vous, riches, qui ne voulez pas donner de vos biens aux pauvres, car votre richesse vous corrompra l'âme ; et voici comment vous vous lamenterez le jour du châtiment, du jugement et de l'indignation : la moisson est passée, l'été est fini, et mon âme n'est pas sauvée ! ¶
Mais d'autre part : ¶
Malheur à vous, pauvres dont le cœur n'est pas brisé, dont l'esprit n'est pas contrit, dont le ventre n'est pas satisfait, dont les mains ne s'arrêtent pas de se saisir des biens des autres, dont les yeux sont remplis de cupidité et qui ne voulez pas travailler de vos mains ! ¶
Mais bénis sont les pauvres qui ont le cœur pur, ¶
Je suis certain qu'en parfaite harmonie avec cette révélation je pourrais ajouter : « et bénis soient aussi les riches qui ont le cœur pur, dont le cœur est brisé, dont l'esprit est contrit, car ils verront le royaume de Dieu venir avec puissance et une grande gloire pour leur grande délivrance. » ¶
OBLIGATION DES RICHES ET DES PAUVRES ¶
Cela indique une obligation mutuelle entre ces deux groupes, les riches et les pauvres. Alors que le Seigneur a pourvu en abondance aux besoins de ses fils et de ses filles lorsqu'il a créé la terre, il savait néanmoins que certains seraient plus économes, plus prévoyants et plus sages dans l'accumulation des biens de ce monde, et que d'autres seraient insouciants et indifférents et tomberaient bientôt dans le besoin. Il semble y avoir quelque chose d'essentiel dans le plan du Seigneur pour préserver la vie humaine, à savoir que même si certains sont insouciants, peu économes et peu prévoyants, ils auront eux aussi nourriture, abri et vêtement. ¶
Vous trouverez ce qui suit consigné dans le Livre de Mormon, Mosiah, chapitre quatre, versets dix-sept à dix-neuf. ¶
Peut-être diras-tu : L'homme s'est attiré sa misère ; c'est pourquoi je retiendrai ma main, et ne lui donnerai pas de ma nourriture, ni ne lui accorderai de mes biens pour qu'il ne souffre pas, car ses châtiments sont justes — ¶
Mais je te dis, ô homme, quiconque fait cela a grand sujet de se repentir ; et s'il ne se repent pas de ce qu'il a fait, il périra à jamais et n'aura pas de part dans le royaume de Dieu. ¶
Car voici, ne sommes-nous pas tous mendiants ? Ne dépendons-nous pas tous du même Être, Dieu, pour tous les biens que nous avons, à la fois pour la nourriture et le vêtement, et pour l'or, et pour l'argent, et pour toutes les richesses de toutes sortes que nous avons ? ¶
Cela s'accorde avec une autre écriture qui dit qu'il vaut bien mieux nourrir neuf indignes que de laisser un seul souffrir de la faim et du besoin. ¶
Le Seigneur a donc établi un plan par lequel ceux qui possèdent peuvent venir en aide à ceux qui n'ont pas. Dans la 104e section de la Doctrine et Alliances, que nous avons souvent citée l'an dernier en vous rendant visite dans les pieux de Sion, nous lisons : ¶
C'est pourquoi, si quelqu'un prend de l'abondance que j'ai faite et ne donne pas sa part, selon la loi de mon Évangile, aux pauvres et aux nécessiteux, il lèvera avec les méchants les yeux en enfer, en proie aux tourments. ¶
La disposition du Seigneur n'est pas de prendre à un semblable, contre son gré, ce qu'il possède, mais c'est de tout son cœur et dans un esprit d'amour pour son frère qu'il donne ses dîmes et ses offrandes, afin qu'il y ait suffisamment pour prendre soin des infortunés, des nécessiteux et de ceux qui sont dans la détresse. ¶
LA LOYAUTÉ APPORTERA LE SUCCÈS ¶
La manière dont l'Église a répondu aux appels qui ont été lancés a rempli mon cœur de joie. C'est merveilleux ce qui a été accompli. Pourtant, nous n'y avons pas tous participé, et nous pouvons aller plus loin ¶
que nous ne sommes allés. Je suis certain que si nous nous engageons résolument à atteindre un minimum d'un dollar par personne au titre des offrandes de jeûne, il est possible pour chaque pieu et chaque paroisse d'y parvenir. Ne le considérez toutefois pas comme un montant maximum. C'est la norme pour les familles les plus pauvres de l'Église, un dollar par personne. Elle devrait s'élever à partir de là selon le niveau de vie des membres de l'Église. Oh, si tout homme dans cette Église payait honnêtement sa dîme ; que pourrions-nous accomplir ! Remercions le Seigneur d'avoir des hommes loyaux qui le font. Que Dieu touche le cœur de ceux qui n'ont pas encore la vision de comprendre combien il est important pour eux d'apporter leur contribution, établissant ainsi leur droit et leur titre à un héritage éternel dans le royaume de Dieu, payant leur loyer au Seigneur, leur dette honnête envers lui, et fournissant les moyens suffisants pour prendre soin des infortunés et des nécessiteux, et pour soutenir les grands mouvements de l'Église. ¶
Nous devons garder les yeux fixés sur ces grands objectifs. Comme les frères l'ont dit, l'Église n'a jamais entrepris rien de plus important que la tentative de résoudre ce grand problème. Nous avons maintenant des intérêts égoïstes à combattre. Je suis certain qu'il existe dans le monde un esprit qui opposerait groupe à groupe, classe à classe, mais il ne doit pas trouver sa place dans cette Église. ¶
CONSEIL AUX PAUVRES ¶
Vous, pauvres frères, que devez-vous faire ? Vous devez apporter votre contribution. Vous ne devez pas devenir cupides, ni vous remplir de plaintes, ni, comme le Seigneur l'a dit, avoir les yeux pleins de cupidité et refuser de travailler ; vous vous tiendriez alors condamnés devant le Seigneur au même titre que les riches qui ne veulent pas vous porter secours, si vous manifestez cet esprit d'égoïsme, de convoitise et de paresse. Vous devez apporter votre contribution afin que vous aussi puissiez acquérir cet esprit de fraternité et ne pas nourrir dans votre cœur de haine envers ceux qui sont aisés. L'esprit qui sévit dans notre pays ne doit pas trouver son chemin dans le cœur des Saints des derniers jours et les remplir d'un tel venin envers la richesse et envers les grands intérêts qu'ils se livrent aux pratiques illicites si communes ailleurs. Les Saints des derniers jours doivent se distinguer comme des hommes qui obéissent à la loi, l'honorent et la respectent. Je suis certain qu'en ce qui concerne les masses du peuple, le monde n'a jamais connu de telles bénédictions et de tels avantages. Permettez-moi d'attirer votre attention sur le fait que, pour les masses, nous sommes tous dans une condition plus favorable que le monde n'en a jamais connu. Il est vrai qu'à cette époque de science et d'invention, la richesse peut s'accumuler aujourd'hui plus vite que jamais dans l'histoire de ce monde. À l'origine, elle était acquise par l'asservissement du travail humain, et le profit allait au maître et au seigneur qui dirigeait son peuple dans un état de semi-esclavage. Nous n'avons plus, dans le monde industriel, l'esclavage des hommes, mais des machines qui prennent la place des hommes et permettent d'accumuler la richesse, je le dis, plus vite qu'à n'importe quelle période de l'histoire du monde ; mais ne nous sentons pas, parce que nous ne sommes pas tous devenus millionnaires, comme un groupe discrédité auquel on refuserait un traitement équitable. ¶
BÉNÉDICTIONS COMMUNÉMENT REÇUES ¶
Je me souviens qu'étant enfant, il y avait à Logan trois hommes qui possédaient un cabriolet, un attelage et un homme pour conduire l'ensemble, et lorsqu'ils sortaient, nous les regardions d'un œil presque envieux, souhaitant pouvoir nous aussi afficher une telle joie et une telle satisfaction en nous déplaçant comme ces frères favorisés. Quand je me rends aujourd'hui dans la vallée de Cache, je constate que quatre-vingt-dix pour cent de tous les fermiers et frères de cette vallée possèdent une automobile qui coûte plus cher que cet attelage et ce cabriolet. C'est là la bénédiction qui est venue au commun des gens, alors qu'autrefois seuls les riches la connaissaient. ¶
En 1900, pas une famille sur cent ne possédait un cheval et une carriole. Aujourd'hui, trois sur quatre ont une automobile. Une famille sur treize avait le téléphone. Aujourd'hui, une famille sur deux a le téléphone, et cela ne fait que trente-sept ans. La plomberie moderne et le chauffage central étaient des luxes. Moins de cinq cent mille foyers avaient l'électricité en 1900. La radio et la réfrigération électrique étaient inconnues. Aujourd'hui, vingt et un millions de foyers sont raccordés à l'électricité. Sept millions de familles possèdent un réfrigérateur électrique ; vingt-deux millions ont la radio ; des bénédictions dont les rois eux-mêmes ne savaient rien. Nous participons donc tous des plus grandes bénédictions qui sont venues, et si nous ne sommes pas devenus riches, indépendants et prêts à mener la belle vie, nous jouissons néanmoins de bénédictions au-delà de tout ce qu'aucune génération n'a jamais connu. ¶
Alors, frères et sœurs, que l'esprit qui animait nos pères, celui qui les poussait au sacrifice, nous inspire aussi à secourir notre frère et notre sœur. ¶
UN ÉPISODE DU JOURNAL DE MON PÈRE ¶
Je lisais récemment le journal de mon père, et l'un des premiers épisodes qui y est rapporté est sa réponse à un appel du président Young. Mon père était évêque dans la vallée de Cache lorsqu'un appel fut lancé pour des volontaires afin de descendre jusqu'au fleuve Missouri. Cinq cent quatre-vingts âmes étaient bloquées, incapables de rejoindre les vallées des montagnes, et il fallait bien que quelqu'un aille les aider. Mon père écrit : « Je n'ai pas eu le cœur d'appeler les six hommes attribués à ma paroisse sans répondre moi-même le premier. » Il devint donc le premier volontaire ; il laissa sa ferme aux soins de ses frères, prit ses deux attelages de bœufs, descendit jusqu'au fleuve Missouri, aida à ramener les cinq cent quatre-vingts, et paya lui-même ses frais ; il ne reçut jamais un dollar pour cela, bien qu'il lui ait fallu six mois pour l'accomplir. La joie qu'il eut d'avoir fait quelque chose pour certains de ses frères et sœurs infortunés fut sa récompense suffisante. De ces cinq cent quatre-vingts, d'innombrables milliers de descendants sont venus posséder leur propre foyer, vivre dans ces vallées et jouir des bienfaits de ce merveilleux pays et des privilèges de l'Église. Que cet esprit, donc, demeure dans le cœur de tous nos frères et sœurs aujourd'hui, l'esprit de fraternité. ¶
LES TROUBLES DES NATIONS DU MONDE ¶
Mes frères et sœurs, je suis également très désireux que les Saints des derniers jours ne se distinguent pas seulement par cet esprit de ¶
fraternité, par l'amour que nous portons à nos frères, mais que nous les aimions suffisamment pour les sauver de l'humiliation, du chagrin et de la détresse qui les attendent si nous ne les aidons pas à résoudre leurs problèmes économiques. Je suis également désireux que nous nous distinguions en une époque où le monde entier semble se déchaîner dans un esprit de changement. Lorsque la guerre prit fin, beaucoup d'entre nous se réjouirent de voir nation après nation abandonner les formes de gouvernement monarchiques pour établir des démocraties, et nous pensions que c'était véritablement le commencement de l'âge d'or pour le monde. Puis nous découvrîmes avec tristesse qu'il manquait beaucoup pour préparer à la démocratie des nations qui avaient été pendant des siècles sous des rois et des monarchies. Elles ne purent supporter l'épreuve de la pauvreté et de la détresse, et, tirant profit de la détresse des peuples, des dirigeants se levèrent qui renversèrent ces démocraties et établirent des dictatures qui n'apporteront pas la paix à ce monde, ni ne libéreront ces peuples, mais les asserviront, et jamais elles ne progresseront selon le plan, que ce soit du communisme ou du fascisme, qui dépouille les hommes de leurs libertés, de leurs biens et de leurs droits politiques. ¶
La destinée de l'Amérique ¶
Mes frères et sœurs, à mesure que nous les voyons ainsi abandonner ces démocraties, toute l'attention du monde se porte sur la grande démocratie du monde, l'Amérique. Tiendra-t-elle ; survivra-t-elle ? Oui, parce que le Seigneur Dieu du ciel l'a établie. Je ne crains pas les ennemis extérieurs. Tous les périls qui menacent ce pays viendront de l'intérieur. Jamais ne surviendra de désastre ni de détresse qui détruise l'Amérique de l'extérieur, si les peuples de ce pays se rallient aux principes établis par nos pères et maintiennent la stabilité de la Constitution et de la loi, ainsi que l'ordre établi dans ce pays, où nos pères convinrent, il y a longtemps, que la volonté de la majorité exprimée dans les lois serait obéie par la minorité. ¶
Que Dieu nous aide, en tant que Saints des derniers jours, à nous trouver encore fermes à ces principes, soutenant loyalement la loi, l'ordre et la grande démocratie établis ici, afin qu'elle vive pour la bénédiction de toute chair, comme le Seigneur l'a décrété ; car après des jours de chagrin, d'épreuve et de dictatures, le monde sera préparé, peu à peu, aux fruits et aux bénédictions de la démocratie qui survivra en Amérique. ¶
LE ROYAUME DE DIEU DOIT ÊTRE ÉTABLI ¶
Oui, je conviens qu'il y a des temps troublés, des jours de chagrin et de détresse qui attendent le monde, et que le diable est dans le monde, s'efforçant de conserver son pouvoir ; pourtant, le Seigneur Dieu du ciel a établi son royaume, et il est dans le monde avec lui, et il triomphera et sera victorieux. Que le Seigneur nous aide à adhérer à ces glorieux principes, et nous accomplirons les prophéties d'autrefois où il est déclaré que les extrémités du monde, l'est et l'ouest, le nord et le sud, diront : « Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob ; et il nous enseignera ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. » ¶
Sion, lève-toi et resplendis. Ton jour est venu. ¶
Que Dieu nous aide à prouver à un monde incertain et sceptique à l'égard de l'Évangile de Jésus-Christ que, dans le véritable Évangile, rétabli avec sa puissance et son autorité, il y a une vigueur et une force suffisantes pour rencontrer et résoudre les problèmes humains, et allons glorieusement vers notre destinée, telle que le Seigneur l'a indiquée, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶