Reconnaissant du soutien des membres
Heber J. Grant
Je pense qu'une grande erreur a été commise en annonçant qu'il y a 10 000 personnes ici ; je suis sûr que le nombre est plus proche de 12 500, si ce n'est 15 000. Cet édifice contient confortablement 8 000 personnes, et beaucoup d'entre vous ne sont pas très à l'aise en ce moment. ¶
Frère Richard Evans m'a donné un sujet. Je n'avais pas entièrement arrêté mon idée sur ce dont je parlerais ici aujourd'hui. J'ai marqué une demi-douzaine de passages dans les Doctrine et Alliances, et j'ai pensé à trois ou quatre poèmes que j'ai répétés ce matin avant de quitter la maison, et aussi avant de me lever. Je tire ce qui suit de la présentation qu'a utilisée frère Evans : ¶
Ne t'irrite pas contre les méchants, n'envie pas ceux qui font le mal. ¶
Car ils sont fauchés aussi vite que l'herbe, et ils se flétrissent comme le gazon vert. ¶
Confie-toi en l'Éternel et pratique le bien ; aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture. ¶
Mieux vaut le peu du juste que l'abondance de nombreux méchants. ¶
Je reçois régulièrement un certain nombre de lettres anonymes. Je reçois toutes sortes de conseils sur ce que je devrais faire, même sous la signature de Saints des derniers jours. ¶
Reconnaissant du soutien des membres
Je suis très reconnaissant de savoir, alors que j'entre dans la quatre-vingt-unième année de ma vie, que les Saints des derniers jours sont derrière moi. Je crois et reconnais ici aujourd'hui que la santé remarquable et splendide dont je jouis est due principalement à la foi et aux prières des Saints des derniers jours, et au fait que Dieu entend et exauce ces prières. ¶
Depuis notre dernière rencontre, j'ai célébré mon quatre-vingtième anniversaire, et depuis ce temps j'ai mis autant d'heures de travail, sinon plus, que la moyenne des années passées, et cela sans fatigue et sans ressentir le moindre mal du fait du travail que j'ai accompli. Je désire exprimer ici aux Saints des derniers jours, du Canada au nord jusqu'au Mexique au sud, et dans les îles de la mer et nos missions dans le monde entier, ma sincère et profonde gratitude et mes remerciements pour les nombreuses et merveilleuses lettres de félicitations que j'ai reçues pour mon quatre-vingtième anniversaire. ¶
Je suis véritablement reconnaissant envers tous ceux qui ont bien voulu contribuer des articles ¶
au numéro de novembre de l'Improvement Era. Je suis particulièrement reconnaissant envers frère Richard L. Evans pour la grande quantité de travail, d'étude et de recherche qu'il y a consacrée, et pour le travail qu'il a accompli en demandant aux gens de contribuer des articles pour ce numéro de l'Improvement Era. ¶
Il agit avec la pleine approbation des autres
Je veux que les bonnes gens sachent que je ne perds ni temps ni sommeil à réfléchir ou à planifier à cause des lettres anonymes que je reçois et des conseils que je reçois d'un grand nombre de bons Saints des derniers jours, de Saints des derniers jours de premier ordre, de payeurs de dîme intégraux, qui pensent que je commets une erreur. Je veux que vous, bonnes gens ici assemblées, et tous les membres de l'Église, sachiez que je ne ferai rien sans avoir l'approbation de mes conseillers et du Collège des douze apôtres. Je veux que vous sachiez que, depuis le jour où je suis devenu président du pieu de Tooele, en 1880, j'ai désiré connaître la pensée et la volonté du Seigneur. Dans l'humilité et la prière, je l'ai recherchée, et je me suis engagé, à Tooele, à donner le meilleur de moi-même pour l'avancement de l'œuvre du Seigneur dans ce pieu de Sion, et j'ai tenu cet engagement. J'ai fait le même engagement au peuple assemblé dans cet édifice lorsque je suis devenu pour la première fois président de l'Église, il y a plus de dix-huit ans, et je me réjouis d'avoir tenu cet engagement. Je n'ai qu'un seul désir, c'est l'avancement de l'œuvre de Dieu et le salut individuel de ceux qui ont reçu le témoignage du Saint-Esprit. Ma prière constante est que mes idées et mes désirs soient subordonnés aux désirs de Dieu. Je désire seulement que la volonté de notre Père céleste soit accomplie dans toutes les œuvres des Saints des derniers jours. ¶
L'Église donne l'exemple au monde
Je suis reconnaissant de la loyauté des Saints des derniers jours. Je crois qu'il n'existe nul autre endroit au monde où l'on puisse rassembler un auditoire de ce genre — en fait, j'en suis certain — dans lequel, presque sans exception, chacun possède un témoignage durable et la connaissance que Dieu vit, que Jésus est le Christ, le Sauveur du monde, et qu'en vérité Joseph Smith fut un prophète du Dieu vrai et vivant. Le prophète Joseph Smith alla volontairement au martyre pour la cause, et déclara qu'il allait comme un agneau à l'abattoir, mais qu'il avait une conscience irréprochable devant Dieu et devant tous les hommes, et qu'on dirait encore de lui qu'il avait été assassiné de sang-froid. Je crois que ce fait est reconnu aujourd'hui dans le monde entier. ¶
Pour moi, l'une des plus grandes de toutes les grandes preuves qu'il fut un prophète de Dieu se manifeste dans les merveilleuses révélations qui furent données au peuple avant que l'Église ne fût organisée. Révélation après révélation dit que le champ était déjà blanc pour la moisson, et que ceux qui y mettraient la faucille moissonneraient. Il est merveilleux de contempler la manière dont cet hymne que nous avons chanté ici aujourd'hui, ¶
« Dieu agit de façon mystérieuse », s'est accompli dans l'histoire des Saints des derniers jours. Ce fut l'hymne favori de feu le président Wilford Woodruff. Il l'aimait. Nous le chantions, j'en suis sûr, parfois deux fois par mois lors de nos réunions hebdomadaires au Temple, et il se passait bien rarement un mois sans que frère Woodruff ne le demande. Il croyait en cette œuvre de tout son cœur et de toute son âme, et il travailla de toute la puissance que Dieu lui donna pour son avancement. Cet hymne est une inspiration. ¶
Les hymnes, une aide pour s'endormir
Ce matin, j'ai répété dix hymnes en restant couché, essayant de m'endormir. Parfois, je m'endors avant d'avoir pu répéter tous les couplets de « Un pauvre homme, voyageur de douleur » — sept longs couplets. En général, je m'endors au moment où j'ai répété quatre couplets ; mais ce matin, j'ai essayé de m'endormir en répétant dix prières de premier ordre au Seigneur. Le chant des justes, nous dit-on, est une prière au Seigneur, et je me réjouis de prier le Seigneur par ces chants, matin après matin, et je le fais ainsi, j'en suis sûr, depuis trente longues années. J'ai appris qu'en répétant des hymnes, en faisant quelques exercices, puis en m'asseyant pour parler à un dictaphone, mon esprit devient assez calme pour que je puisse m'endormir. Après avoir essayé pendant environ deux heures et demie de m'endormir ce matin, j'y suis finalement parvenu. ¶
À propos, une autre chose que je répète généralement presque chaque matin en restant éveillé au lit est une révélation donnée au prophète Joseph Smith, après, veuillez vous en souvenir, qu'une cour martiale composée de toutes les forces de l'État du Missouri l'eut jugé et condamné à être fusillé le lendemain matin, si je me souviens bien, à neuf heures. Mais il dit à ses amis qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter, que Dieu lui avait dit que son heure n'était pas venue. À mon sens, l'une des plus grandes de toutes les révélations qu'il reçut lui fut donnée alors qu'il était couché sur le sol de pierre de la prison de Liberty. ¶
Citations d'une révélation mémorable
Je cite cette révélation : ¶
Combien de temps des eaux qui coulent peuvent-elles rester impures ? Quel pouvoir arrêtera les cieux ? L'homme pourrait tout aussi bien étendre son bras chétif pour arrêter le Missouri dans son cours fixé ou le faire remonter à sa source qu'empêcher le Tout-Puissant de déverser la connaissance du haut des cieux sur la tête des saints des derniers jours. ¶
Voici, il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Et pourquoi ne sont-ils pas élus ? ¶
Parce que leur cœur se porte tellement vers les choses de ce monde et aspire tant aux honneurs des hommes, qu'ils n'apprennent pas cette grande leçon : ¶
Que les droits de la prêtrise sont inséparablement liés aux pouvoirs du ciel et que les pouvoirs du ciel ne peuvent être maîtrisés ou utilisés que selon les principes de la justice. ¶
Il est vrai qu'ils peuvent nous être conférés, mais lorsque nous entreprenons de couvrir nos péchés ou d'assouvir notre orgueil, notre vaine ambition, ou d'exercer, avec quelque degré d'injustice que ce soit, une emprise, une domination ou une contrainte sur l'âme des enfants des hommes, voici, les cieux se retirent ; l'Esprit du Seigneur est attristé, et lorsqu'il est retiré, c'est la fin de la prêtrise ou de l'autorité de cet homme. ¶
Voici, avant qu'il s'en aperçoive, il est laissé à lui-même pour regimber contre les aiguillons, persécuter les saints et combattre Dieu. ¶
Nous avons appris par triste expérience qu'il est de la nature et des dispositions de presque tous les hommes de commencer à exercer une domination injuste aussitôt qu'ils reçoivent un peu d'autorité ou qu'ils croient en avoir. ¶
C'est pour cela que beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. ¶
Or, retenez ceci : ¶
Aucun pouvoir, aucune influence ne peuvent ou ne devraient être exercés en vertu de la prêtrise autrement que par la persuasion, par la longanimité, par la gentillesse et la douceur, et par l'amour sincère ; ¶
Par la bonté et la connaissance pure qui épanouiront considérablement l'âme sans hypocrisie et sans fausseté — ¶
Réprimandant avec rigueur en temps opportun, sous l'inspiration du Saint-Esprit ; et faisant preuve ensuite d'un redoublement d'amour envers celui que tu as réprimandé, de peur qu'il ne te considère comme son ennemi ; ¶
Afin qu'il sache que ta fidélité est plus forte que les liens de la mort. ¶
Que tes entrailles soient également remplies de charité envers tous les hommes et envers les frères en la foi, et que la vertu orne sans cesse tes pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu, et la doctrine de la prêtrise se distillera sur ton âme comme la rosée des cieux. ¶
Le Saint-Esprit sera ton compagnon constant, et ton sceptre, un sceptre immuable de justice et de vérité ; et ta domination sera une domination éternelle, et sans moyens de contrainte, elle affluera vers toi pour toujours et à jamais. ¶
Que la vertu orne les pensées
Quelle merveilleuse révélation ! Quelle parole admirable de Dieu à nous, par son prophète ! Combien je voudrais que la Prêtrise soit toujours exercée avec amour. Combien je voudrais que la vertu orne sans cesse nos pensées. Combien je voudrais qu'aucun homme détenant la Prêtrise du Dieu vivant ne soit jamais coupable de laisser tomber de ses lèvres des paroles qu'il ne pourrait répéter en présence de sa mère. Il serait alors, dans une très large mesure, sur ce chemin étroit et resserré qui mène à la vie éternelle. ¶
Il y a bien peu de choses au monde qui soient plus démoralisantes que ce que l'on appelle les histoires « scabreuses ». Il n'y a rien au monde qui ait la même valeur que l'amour de Dieu et le désir de faire les choses que nous savons plaire à Dieu. ¶
L'usage d'alcool, une violation de l'Évangile
Laissez-moi vous dire, Saints des derniers jours, que tout homme ou toute femme se disant Saint des derniers jours qui garde de l'alcool dans sa maison ne vit pas l'Évangile de Jésus-Christ. Nous savons qu'il y a des jeunes filles — de bonnes, d'excellentes, de vraies et vertueuses jeunes filles — qui ont perdu leur vertu à cause de l'alcool présent dans des foyers de Saints des derniers jours. Elles perdent leurs sens, s'enivrent, deviennent hébétées, puis perdent leur vertu ; et je sais de quoi je parle. ¶
L'ivrognerie depuis l'abrogation de la prohibition
Avec l'aide du Seigneur, au mieux de mes capacités, j'ai averti ce peuple de ne pas voter pour l'abrogation du dix-huitième amendement. Je les ai mis en garde contre les mensonges qui circulaient, selon lesquels il y avait plus d'ivrognerie et plus de consommation d'alcool qu'il n'y en avait eu lorsque nous avions la prohibition. Des millions de dollars, j'en suis sûr, furent dépensés pour faire abroger le dix-huitième amendement. J'ai vu des dizaines et des dizaines d'ivrognes depuis son abrogation, et j'ai vu des femmes entrer dans des restaurants, s'asseoir et boire des choses que nous, Saints des derniers jours, savons qu'elles ne devraient pas boire. Je n'ai jamais vu un homme ivre en Idaho durant toutes les fois où je m'y suis rendu pour assister à des conférences pendant que nous avions la prohibition, mais lors du deuxième voyage que j'y ai fait après l'abrogation de la prohibition, je suis monté dans un autobus à Pocatello, et il y avait deux hommes ivres dans l'autobus, allant de Pocatello à Idaho Falls. J'ai attendu quinze minutes, si je me souviens bien, à Idaho Falls, tôt le matin, vers six heures, et j'ai vu trois autres ivrognes avant l'arrivée de la voiture qui devait m'emmener à Rexburg. Nous en voyons maintenant de tous côtés. L'argent qui est dépensé en Utah pour l'alcool suffirait à prendre soin de ceux qui ont besoin d'aide, s'il était utilisé à cette fin. ¶
La critique révèle un manquement à observer la loi
Le Seigneur Dieu Tout-Puissant nous a donné une révélation, et il est rare qu'une conférence passe sans que quelqu'un ne se charge de nous dire : « De grâce, ne parlez pas de la Parole de Sagesse. Nous l'entendons tellement que nous en sommes las et fatigués. » Laissez-moi vous dire une chose : aucun mortel qui est Saint des derniers jours et qui observe la Parole de Sagesse n'est jamais las et fatigué de l'entendre. Quand un homme quitte une réunion et dit (je l'ai entendu dans l'obscurité) : « Ne peuvent-ils trouver autre chose à dire que la Parole de Sagesse ; j'en suis las et fatigué » — bien sûr qu'il l'est, car il est plein de ces choses que la Parole de Sagesse lui dit de laisser de côté. Dans le langage populaire de la ville, il ne pourrait pas se trahir plus clairement qu'en disant qu'il est las et fatigué de la Parole de Sagesse. Je remercie Dieu presque chaque jour de ma vie pour la Parole de Sagesse. ¶
Je n'avais jamais pensé parler de la Parole de Sagesse dans mes remarques d'aujourd'hui, jusqu'à maintenant, mais la voici : ¶
Parole de Sagesse au profit du conseil des grands prêtres assemblés à Kirtland, de l'Église et aussi des saints de Sion — ¶
Nous sommes ici, à Sion. ¶
Pour être envoyée avec salutations ; non par commandement ou par contrainte — ¶
Certains disent : « Elle n'est pas donnée par commandement ou par contrainte, et je peux donc en prendre juste une petite gorgée. » Mais que dit-elle ? ¶
« La volonté de Dieu » à mettre en relief
Non par commandement ou par contrainte, mais par révélation et parole de sagesse, montrant l'ordre et la volonté de Dieu — ¶
La volonté de Dieu ! Écrivez-le, soulignez-le trois fois, et si quelqu'un ici ne l'observe pas, qu'il se mette à genoux et prie Dieu de tout son cœur de l'aider à l'observer à l'avenir, afin que son exemple puisse peut-être sauver quelque femme pure, innocente et douce, de la perte de sa vertu. ¶
Montrant l'ordre et la volonté de Dieu dans le salut temporel de tous les saints dans les derniers jours — ¶
L'argent qui est dépensé pour le thé, le café, le tabac et l'alcool suffirait à prendre soin de tous les pauvres du monde ; cela sauverait le monde, financièrement. ¶
Donnée comme principe accompagné d'une promesse. ¶
Pour qui est-elle adaptée ? ¶
Adaptée à la capacité des faibles et des plus faibles de tous les saints, qui sont ou peuvent être appelés saints. ¶
Voici, en vérité, ainsi vous dit le Seigneur : en conséquence des mauvaises intentions et des desseins qui existent et existeront dans les derniers jours dans le cœur des conspirateurs, je vous ai avertis et je vous préviens en vous donnant par révélation cette parole de sagesse. ¶
Salaire élevé versé à un dirigeant
« Mauvaises intentions et desseins. » J'ai lu qu'un million de dollars par an en salaire est versé au président d'une compagnie de tabac. Si je me souviens bien, un peu plus de 140 milliards de cigarettes furent consommées l'an dernier, et les intérêts du tabac projettent maintenant d'en faire 200 milliards dans les deux prochaines années. Qu'est-ce qu'un milliard, en parlant de dollars ? La grande compagnie d'assurance New York Life fit faire, durant la Grande Guerre, un calcul par ses actuaires, et ils annoncèrent qu'un milliard de dollars équivalait à un dollar par minute, pour chaque minute écoulée depuis la naissance du Sauveur jusqu'à la Grande Guerre ; et nous avons couvert notre part de la campagne des six milliards de dollars du Liberty Loan en Utah, et j'étais président du comité du Liberty Loan. Un peu plus de 140 milliards de cigarettes furent fumées aux États-Unis d'Amérique en une année — l'équivalent de 140 par minute, pour chaque minute écoulée depuis la naissance du Sauveur jusqu'à la Grande Guerre — et maintenant ils veulent en faire 200 milliards. ¶
Évitez d'avoir du vin dans vos foyers
Lorsque quelqu'un parmi vous boit du vin ou des boissons fortes, voici, ce n'est pas bien ni convenable aux yeux de votre Père. ¶
En parlant de vin, il se trouve que nous savons que, dans un foyer de Saints des derniers jours, du vin fait de nos propres raisins a enivré certaines personnes. Le vin est à peu près ce qu'il y a de meilleur au monde pour enivrer les gens. Le vin fait maison est tout aussi mauvais aujourd'hui que l'autre sorte, si on le garde assez longtemps. N'en ayez pas chez vous, et ainsi vos enfants ne pourront pas en boire. Je le répète une fois de plus : aucun véritable Saint des derniers jours n'aura rien de ce genre dans son foyer pour que les jeunes en boivent. Il se trouve que nous connaissons des cas — je voudrais pouvoir vous les raconter tous — qui vous briseraient le cœur. Peut-être que ces choses pourraient toucher de près l'enfant de quelqu'un ¶
si nous n'apprenons pas à étudier la parole et la volonté de Dieu, et à essayer de la garder. ¶
L'alcool et le tabac, à d'autres fins
Et de plus, les boissons fortes ne sont pas pour le ventre, mais pour vous laver le corps. ¶
Et de plus, le tabac n'est ni pour le corps, ni pour le ventre, et n'est pas bon pour l'homme, mais c'est une herbe pour les contusions et le bétail malade, dont il faut user avec sagesse et savoir-faire. ¶
Nous arrêtons les gens s'ils mettent le feu à des maisons, mais nous ne les arrêtons pas s'ils brûlent des millions et des millions de dollars en tabac, détruisant ainsi leur vitalité. ¶
Et de plus, les boissons brûlantes ne sont ni pour le corps, ni pour le ventre. ¶
Et de plus, en vérité, je vous le dis, toutes les herbes salutaires ont été prévues par Dieu pour la constitution, la nature et l'usage de l'homme, ¶
Chaque herbe en sa saison et chaque fruit en sa saison ; tous ceux-ci doivent être utilisés avec prudence et actions de grâces. ¶
Oui, moi, le Seigneur, j'ai aussi prévu la chair des bêtes et des oiseaux du ciel pour l'usage de l'homme avec actions de grâces ; toutefois, il faut en user avec économie. ¶
Et il m'est agréable que l'on n'en use qu'en période d'hiver, ou de froid, ou de famine. ¶
La Parole de Sagesse, les prières et la santé
Je pense qu'une autre raison pour laquelle je jouis d'une force splendide pour un vieil homme, c'est que, durant les années où nous avons eu une cafétéria à l'Hôtel Utah, je n'ai commandé de la viande, quelle qu'elle soit, pas plus d'une douzaine de fois. Lors de ces occasions spéciales que j'ai mentionnées, j'ai peut-être eu une petite côtelette d'agneau tendre. J'ai tâché de vivre la Parole de Sagesse, et c'est, à mon avis, l'une des raisons de ma bonne santé ; une autre, pour laquelle je remercie le Seigneur, ce sont les prières des saints qui ont été offertes et exaucées en ma faveur. ¶
Tout grain est prévu pour l'usage de l'homme et des bêtes, pour être le soutien de la vie, non seulement pour l'homme, mais pour les bêtes des champs, les oiseaux du ciel, et tous les animaux sauvages qui courent ou rampent sur la terre ; ¶
Et Dieu a fait ceux-ci pour l'usage de l'homme, seulement en temps de famine et de faim excessive. ¶
Tout grain est bon pour la nourriture de l'homme, de même que le fruit de la vigne ; ce qui donne des fruits, soit dans le sol, soit au-dessus du sol ; ¶
Néanmoins, le blé pour l'homme, le maïs pour le bœuf, l'avoine pour le cheval, le seigle pour la volaille et les pourceaux et pour toutes les bêtes des champs, et l'orge pour tous les animaux utiles, et pour des boissons légères, de même que d'autres grains. ¶
Des bénédictions résultent de l'observance des commandements
Et tous les saints qui se souviennent de garder et de pratiquer ces paroles, marchant dans l'obéissance aux commandements, recevront la santé en leur nombril et de la moelle pour leurs os. ¶
Et ils trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés. ¶
Et par-dessus tout, ils réussiront financièrement. L'une des principales ¶
choses — non, ce n'est pas la chose principale — la chose principale, c'est qu'ils grandiront dans l'amour de Dieu ; ils grandiront dans le témoignage de la mission divine du prophète Joseph Smith ; ils grandiront en capacité et en force pour donner l'exemple à leurs enfants, afin qu'ils aient ces enfants pour l'éternité, au lieu de donner peut-être des exemples qui amèneraient leurs enfants à s'éloigner de la foi. Je me souviens des fils et des filles de quelques-uns de mes plus proches et de mes plus chers et meilleurs amis, qui ont commencé par une petite cigarette ; puis, comme cela n'était pas assez fort, ils ont pris un cigare fort ou une pipe ; avec le temps, ils se sont mis à boire du whisky ; et finalement, ils ont été excommuniés de l'Église pour avoir perdu leur vertu sous l'influence de l'alcool. ¶
Et ils trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des trésors cachés ; ¶
Et ils courront et ne se fatigueront pas, et ils marcheront et ne faibliront pas. ¶
50 000 exemplaires d'une brochure distribués
Nous avons publié et distribué 50 000 exemplaires d'une brochure contenant les propos de Creed Haymond, Paul Kimball et Joseph J. Cannon, démontrant par l'aviron et par des courses à pied l'accomplissement de cette promesse. ¶
Et moi, le Seigneur, je leur fais la promesse que l'ange destructeur passera à côté d'eux, comme pour les enfants d'Israël, et ne les frappera pas. ¶
Les dirigeants de l'Église bénis
Voulez-vous vivre longtemps ? Moi, oui. J'aimerais rester ici au moins vingt années de plus, et j'aimerais travailler chaque jour pendant ces vingt années ; et j'espère bien y parvenir, si je vis comme je le devrais. Le Seigneur a été très bon envers les hommes qui se sont tenus à la tête de cette Église. ¶
Vous êtes-vous déjà arrêtés à réfléchir au fait que Brigham Young était un homme d'une grande force physique lorsqu'il fut rappelé ? Je suis sûr qu'il avait une appendicite, et nous ne connaissions rien à l'appendicite à cette époque-là. Vous êtes-vous déjà arrêtés à réfléchir au fait que John Taylor avait un peu plus de 70 ans lorsqu'il accéda à la présidence de cette Église ? Vous êtes-vous déjà arrêtés à réfléchir au fait que Wilford Woodruff avait plus de 80 ans lorsqu'il accéda à la présidence de cette Église, et qu'il nous a donné dix longues années d'un travail splendide ? Lorenzo Snow accéda à la tête de cette Église à l'âge de 85 ans, et en trois ans il accomplit pour l'Église quelques-unes des choses les plus remarquables et les plus merveilleuses qui aient jamais été accomplies. Le président Joseph F. Smith avait dépassé, selon certains, l'âge de la retraite, et aurait dû toucher une pension depuis deux ans, au moment où il accéda à la présidence de l'Église. Il avait 62 ans, et il vécut jusqu'à 80 ans, donnant à cette Église 18 années d'une direction vigoureuse, forte et énergique. J'ai accédé à la présidence de cette Église à l'âge de 62 ans, et voilà que tout le monde me dit que j'ai l'air plus jeune, plus fort et en meilleure forme qu'il y a 18 ans. Souvenons-nous d'un poème que j'ai répété, ¶
d'abord à San Francisco, puis plus tard à New York, à Detroit et en bien d'autres endroits : ¶
L'âge est une qualité de l'esprit ; ¶
Si tu as laissé tes rêves derrière toi, ¶
Si l'espoir s'est refroidi ; Si tu ne regardes plus vers l'avant, Si le feu de tes ambitions s'est éteint — ¶
Alors tu es vieux. ¶
Mais si de la vie tu prends le meilleur, Et si dans la vie tu gardes l'enthousiasme, ¶
Si tu retiens l'amour ; Peu importe comment les années passent, Peu importe comment les anniversaires s'envolent — ¶
Tu n'es pas vieux. ¶
Expériences en Europe
Je peux le prouver. Je me suis rendu en Écosse, lorsque je présidais la Mission européenne, et une vieille dame m'a demandé mon âge, et je lui ai dit que si je vivais tant de semaines, j'aurais 50 ans. Elle dit : « Oh, non, non ; non, non, président Grant ; vous ne reverrez jamais vos 65 ans. » ¶
Frère Charles W. Penrose arriva à Liverpool pour prendre ma place comme président de la Mission européenne, et il amena avec lui un grand nombre d'anciens, 25 ou 30, et nous avions à peu près le même nombre de missionnaires qui rentraient chez eux ce jour-là même. En ce temps-là, nous avions l'habitude d'envoyer 100 à 150 émigrants en Amérique en une seule fois. Ils pouvaient venir ici, se rendre en Idaho et ailleurs, prendre possession d'un lot de terrain à 1,25 dollar l'acre et avoir une belle ferme qui, par la suite, valait 100 dollars l'acre ou plus. Mais tout cela est arrêté maintenant. Nous avions un groupe qui partait pour l'Amérique ce jour-là même, et nous étions très occupés. ¶
Le soir, la compagnie maritime avec laquelle nous faisions affaire depuis de nombreuses années nous envoya quatre billets pour le théâtre Shakespeare. Lorsque sir Henry Irving, ou Ellen Terry, ou quelque autre grand acteur s'y produisait, ils nous envoyaient des billets. Ils faisaient cela deux ou trois fois par an, et même plus souvent. Je me tournai vers ma femme et lui dis : « Je n'irais pas au plus beau théâtre du monde entier. Je suis fatigué. Je vais me coucher pour me reposer et dormir. Prends un missionnaire pour te ramener du théâtre, ainsi qu'un couple de nos filles, et utilisez ces billets. » ¶
Frère Penrose prit la parole et dit : « Sœur Grant, laisse le vieil homme aller se coucher ; je t'emmènerai au théâtre. » (Rires.) ¶
Je venais d'acheter, avec l'approbation du président Joseph F. Smith, une très belle maison, bien meilleure que tout ce que nous avions eu pendant que j'étais là-bas. Il vint en Angleterre. Je lui dis ce que je voulais faire, et je l'emmenai visiter les lieux. Dès qu'il y entra, il dit : « Achète-la vite, Heber, avant qu'ils ne changent d'avis. » Je lui avais écrit pour le supplier de me laisser rentrer chez moi, disant que j'avais quelque chose à lui dire, et j'avais le sentiment de ne pas pouvoir le faire par courrier. Je craignais de ne pas pouvoir obtenir ce que je voulais. Et voilà qu'il se trouvait sur l'océan au moment où j'écrivis cette lettre. Il dit que je devrais non seulement acheter la maison, mais aussi acquérir en même temps tous les meubles que je pourrais. ¶
Nous étions si occupés ce jour-là, avec 100 émigrants ou plus, 25 nouveaux missionnaires ou plus, et 25 anciens ou plus rentrant chez eux, que je n'eus même pas l'occasion de montrer à frère Penrose sa nouvelle maison, bien qu'il nous suffît de monter quelques marches et de franchir un mur pour nous trouver dans le jardin de la nouvelle maison. Immédiatement après le petit déjeuner, le lendemain, je l'y emmenai, et quelqu'un demanda à l'homme qui déménageait ses meubles de deviner notre âge. Il nous examina attentivement et dit : « Je dirais que M. Grant a 65 ans, et que M. Penrose en a 60. » ¶
Je dis : « J'ai entendu dire qu'un homme n'a que l'âge qu'il se sent avoir, et une femme que l'âge qu'elle paraît avoir. Je me sentais si vieux que je suis allé me coucher hier soir parce que j'étais fatigué, et ce vieil homme ici présent, qui a 25 ans de plus que moi — ainsi, vous ne vous êtes trompé que de 30 ans — a emmené ma femme et mes filles au théâtre. » ¶
Le dimanche suivant, je pensai faire rectifier cela. Je n'avais guère apprécié ces trois compliments. Alors que j'étais à Birmingham, je demandai au président de la branche lequel de nous deux, à son avis, était le plus âgé, frère Penrose ou moi-même — m'attendant à obtenir la bonne réponse — et il dit : « Quelle idée de poser une question aussi ridicule ; n'importe qui peut voir que vous êtes bien plus âgé que frère Penrose. » (Rires) ¶
Je frappai la table et dis : « Voilà qui règle la question ; plus jamais un vieil homme n'emmènera ma femme au théâtre », et il ne l'a plus jamais fait. (Rires.) ¶
Il tient compte de l'avertissement de limiter la durée de ses propos
J'aimerais beaucoup occuper les vingt minutes restantes, mais je crois fermement que, lorsqu'on engage un homme pour accomplir un certain travail, et qu'il sait comment le faire alors que vous ne le savez pas, il est sage de le laisser faire. Or, j'ai un très cher ami qui est mon médecin, George W. Middleton, et il me dit que des discours de 40 ou 45 minutes devraient être ma limite, et il ne me reste que deux minutes. ¶
Bénédictions et exhortations
Que le Seigneur vous bénisse et vous aide à garder ses commandements, et à donner l'exemple de l'honnêteté, de l'intégrité et du dévouement ; et à être disposés à prendre soin de vous-mêmes, et à ne pas demander à quelqu'un d'autre de le faire — si vous avez la force de le faire vous-mêmes. Et par-dessus tout, qu'il vous aide à vivre de telle sorte qu'il n'y ait rien dans votre foyer pour lequel vous ne puissiez vous agenouiller et remercier Dieu de sa présence, et que vous ne fassiez ni ne disiez rien qui déplaise au Seigneur. Je ne m'attends pas à ce qu'aucun d'entre vous demande à Dieu de le bénir pour avoir gardé du vin ou fait du vin à la maison et l'avoir laissé vieillir et devenir assez fort pour enivrer vos enfants ; mais si vous ne pouvez demander à Dieu de vous aider dans ce que vous faites, repentez-vous et vivez de telle sorte que vous le puissiez. Avec l'aide du Seigneur, je ne ferai jamais une chose pour laquelle je ne puisse me mettre à genoux et supplier Dieu de m'aider à l'accomplir, et je ne demande à aucun homme plus que ce que je suis disposé à faire moi-même. ¶
Que Dieu vous bénisse tous, telle est mon humble prière, et je la formule au nom de notre Rédempteur, Amen. ¶
Le Chœur et l'assemblée se joignirent pour chanter l'hymne « Pour la force des collines ». ¶