Pulpit

Des enseignements scripturaires pertinents aujourd'hui

George Albert Smith

Conférence générale d'avril 1937·Session de l'après-midi du premier jour·1937-04-04

J'ai pleinement joui des belles réunions de cette conférence générale. Je témoigne que nous avons écouté des serviteurs du Seigneur nous donner des instructions. Ils étaient inspirés par celui qui est l'Auteur de notre être. Des conseils désintéressés nous ont été offerts par ceux que le Seigneur a appelés à enseigner.

Les conditions dans le monde à l'heure actuelle constituent pour moi un problème, en raison de la diversité des intérêts qui semblent être à l'œuvre partout. L'égoïsme, la jalousie et la haine se sont emparés de la famille humaine à un degré remarquable, et la guerre est dans l'air.

Aidé par de sages conseils

Lorsque j'étais enfant, j'éprouvais une grande satisfaction à entendre ceux qui s'adressaient à nous dans cet édifice. Dans ma jeunesse, j'avais l'habitude de venir assez régulièrement aux services du dimanche après-midi tenus ici, et d'écouter le grand chœur et l'orgue, ainsi que les instructions des serviteurs du Seigneur. La plupart de ces hommes ont achevé leur œuvre et sont passés de l'autre côté, mais de leurs sages conseils j'ai reçu beaucoup de choses qui m'ont aidé, dans ma vie, à choisir la meilleure part et à obtenir le bonheur dans la compagnie des enfants de notre Père.

J'ai appris, étant jeune, à révérer ceux qui ont été appelés à nous diriger dans cette Église, et j'ai continué à le faire.

Il y a six mois seulement, notre bien-aimé frère Alonzo A. Hinckley était assis ici avec nous. Nous ne savions pas alors qu'il allait nous quitter si tôt. Un à un, les hommes vaillants qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour nous encourager, nous élever et nous bénir sont rappelés à leur récompense. D'autres sont suscités pour prendre leur place, disposés à poursuivre l'œuvre, et bien que les responsabilités soient grandes et les fardeaux lourds, des hommes et des femmes aussi excellents que le monde en ait jamais connus ont accepté l'appel à servir dans cette Église, et beaucoup aujourd'hui servent avec désintéressement pour le bien des enfants de notre Père.

Des enseignements scripturaires pertinents aujourd'hui

Le président Clark a fait référence aux paroles de Jacob dans le Livre de Mormon. Je me sens porté à répéter une partie de ce qu'il nous a lu :

Et maintenant, mes frères bien-aimés, moi, Jacob, selon la responsabilité que j'ai vis-à-vis de Dieu de magnifier mon ministère avec sérieux, et afin de débarrasser mes vêtements de vos péchés, je monte aujourd'hui dans le temple afin de vous annoncer la parole de Dieu.

Je recommande, lorsque vous rentrerez chez vous, de lire le deuxième chapitre de Jacob, en entier, car il est plein d'excellents conseils, et si Jacob avait parlé aujourd'hui, cela n'aurait pas pu être plus approprié. Il comprenait la responsabilité de sa position de dirigeant parmi le peuple et avait le courage de le conseiller.

Nous vivons à une époque où nous devons choisir par nous-mêmes, comme le fit un homme des temps anciens. Lisez ce que ce prophète dit à Israël dans le vingt-quatrième chapitre de Josué. Lisez-le en entier. C'est pour nous aujourd'hui un excellent conseil. En avertissant le peuple, Josué dit : « Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, * * * moi et ma maison, nous servirons l'Éternel. »

Le but des conférences

Lorsque je regarde les visages de cette grande assemblée d'hommes et de femmes merveilleux, et que j'écoute les voix harmonieuses de ces fils et filles du Dieu vivant, et que je me rends compte que nous sommes tous ici dans la maison du Seigneur pour adorer et pour être instruits, non seulement par l'homme, mais par

l'inspiration de notre Père céleste, qui est l'Auteur de notre être, mon âme est ranimée.

Si nous sommes venus dans un esprit de repentir et d'humilité, nous avons le droit de recevoir l'instruction nécessaire à notre développement. Si nous sommes venus adorer avec, dans le cœur, la prière : « Père céleste, enseigne-nous », nous avons droit à la promesse qu'il a faite : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. »

Nous sommes ici, non pas deux ou trois, mais une grande multitude, privilégiée comme le sont peu des enfants de notre Père dans le monde. Nous vivons non seulement au jour où il a parlé, mais nous avons la possibilité d'écouter la voix d'hommes qui reçoivent son inspiration lorsqu'ils nous enseignent. Si donc nous nous égarons dans des sentiers détournés et interdits, nous ne pourrons en blâmer personne d'autre que nous-mêmes, car si nous sommes enseignables, si nous sommes humbles, si nous sommes disposés à faire ce que le Seigneur voudrait que nous fassions, nous avons l'information à portée de main, non seulement dans les archives qui nous ont été transmises par ceux qui ont donné leur vie afin que nous ayons la vérité, mais nous avons aussi le privilège d'écouter la voix des oracles vivants, aussi désintéressés et fidèles que ceux que nous révérons à cause des écrits qu'ils nous ont laissés.

L'adversaire ne dort pas. Il en trompe beaucoup et les conduit au péché. Il a été fait mention du fait que, dans notre propre communauté, il y a ceux qui ne savent pas apprécier leurs privilèges. Certains enseignent une fausse doctrine ; et certains cherchent à persuader des hommes et des femmes de violer les commandements de notre Père céleste. Il y a ceux qui prétendent être inspirés et qui prendraient la direction du peuple, s'ils en avaient la permission. Bien entendu, ils ne sont pas capables de diriger et vivent eux-mêmes de manière inconvenante, et l'adversaire se sert d'eux comme d'instruments par lesquels d'autres peuvent être trompés.

Le chemin de la sécurité

Il n'y a pour moi, à notre époque, qu'un seul chemin de sécurité, c'est de suivre ceux que le Seigneur a désignés pour diriger. Je peux avoir mes propres idées et opinions, je peux ériger mon propre jugement en matière de choses, mais je sais que lorsque mon jugement entre en conflit avec les enseignements de ceux que le Seigneur nous a donnés pour indiquer la voie, je dois changer de cap. Si je désire le salut, je suivrai les dirigeants que notre Père céleste nous a donnés, tant qu'il les soutient.

Si les membres de cette Église qui trouvent à redire aux dirigeants de l'Église et critiquent ceux qui donnent leur vie même pour nous bénir et nous être utiles voulaient seulement s'arrêter assez longtemps pour demander avec ferveur : « Lequel de ces instructeurs est-il sûr de suivre ? », ils n'auraient aucune difficulté à trouver la juste voie et soutiendraient ceux que le Seigneur soutient.

Nous vivons à une époque où nous avons besoin d'humilité, où nous avons besoin de charité, où nous avons besoin de patience, et nous vivons à un moment où chaque homme et chaque femme a le privilège de faire un grand bien en donnant de justes exemples.

Je me sens triste parfois lorsque j'entends les choses méchantes qui se disent, non seulement au sujet des gens de notre Église, mais aussi des gens du monde. Les choses méchantes ne sont généralement pas dites sous l'inspiration du Seigneur. L'Esprit du Seigneur est un esprit de bonté ; c'est un esprit de patience ; c'est un esprit de charité, d'amour, de tolérance et de longanimité ; et il n'y a personne parmi nous qui n'ait besoin de toutes ces vertus qui résultent de la possession de l'Esprit de notre Père céleste.

De la bonté envers ceux qui s'égarent

Il y en a qui commettront des erreurs. Il y en a parmi nous aujourd'hui qui se sont égarés, mais ce sont les enfants de notre Seigneur, et il les aime. Il vous a donné, ainsi qu'à moi, le droit d'aller vers eux avec bonté et amour, avec patience et avec le désir de bénir, en cherchant à les détourner des erreurs qu'ils commettent. Ce n'est pas mon privilège de juger certains de ceux qui ont commis des erreurs et qui continuent d'en commettre, à moins d'y être appelé en raison de l'autorité qui pourrait m'être conférée. Mais c'est mon privilège, si je les vois faire ce qui est mal, de chercher, d'une manière ou d'une autre, si possible, à les ramener sur le sentier qui mène à la vie éternelle dans le royaume céleste.

La Présidence de l'Église nous a conseillés aujourd'hui. Ils sont les représentants de notre Père céleste, non seulement pour ce peuple, mais ils le représentent pour tous les peuples de la terre. Nous ferions bien de magnifier et d'honorer ces hommes qu'il a placés à notre tête. Ce sont des hommes avec des faiblesses humaines, ils commettront des erreurs, mais si nous sommes aussi charitables envers les erreurs qu'ils commettent que nous le sommes envers nos propres échecs et erreurs, nous verrons leurs vertus comme nous voyons les nôtres.

La critique méchante ne convient pas aux Saints des derniers jours

Je me tiens ici pour vous supplier, mes frères et sœurs, de ne pas laisser passer par vos lèvres des paroles de critique ou de méchanceté au sujet de ceux que le Seigneur a appelés à nous diriger. Ne vous trouvez pas dans la compagnie de ceux qui voudraient les rabaisser ou affaiblir leur influence parmi les enfants des hommes. Si vous le faites, je peux vous dire que vous vous trouverez au pouvoir de l'adversaire. Il vous poussera à vous éloigner autant que possible du sentier de la vérité, et si vous ne vous repentez pas, vous pourriez découvrir, lorsqu'il sera trop tard, que vous avez perdu la « perle de grand prix ». À cause de votre égoïsme et de votre aveuglement, vous vous serez laissé égarer, et vos bien-aimés qui ont donné leur vie même afin que vous puissiez jouir des bénédictions de l'Évangile de Jésus-Christ seront dans l'affliction de l'autre côté du voile, à cause de votre faiblesse et de votre folie.

Vous savez que nous sommes tous liés les uns aux autres par la grande œuvre qui s'accomplit dans les temples de notre Père, où des familles qui n'avaient pas été unies auparavant sont réunies par le pouvoir de la sainte Prêtrise. Le Seigneur a voulu que chacun de ses fils et de ses filles ait l'occasion d'être béni, non seulement ici sur la terre, mais aussi de jouir de bénédictions éternelles.

Pensez à la dévotion et à la fidélité de ceux qui, jour après jour, entrent dans ces temples et officient pour ceux qui sont passés de l'autre côté, et sachez que ceux qui sont de l'autre côté se soucient tout autant de nous. Ils prient pour nous et pour notre succès. Ils intercèdent, à leur manière, pour leurs descendants, pour leur postérité qui vit sur la terre, dont beaucoup, faute de sagesse, ont été amenés à combattre l'Église et le Royaume de Dieu et à s'opposer à ceux qui en sont les dirigeants.

L'influence du foyer

Frères et sœurs, je vous supplie, lorsque vous rentrerez chez vous, de veiller à ce que vos enfants soient correctement instruits. Il y a quelques jours à peine, j'ai vu une lettre d'un homme qui avait probablement vécu la moitié de sa vie. Écrivant à son père, il disait : « Ta considération pour tes bien-aimés, l'enseignement que tu m'as donné, les exemples que tu m'as montrés ont été pour moi une inspiration à faire ce que le Seigneur voudrait que je fasse. J'ai senti qu'en suivant tes traces je serais en sécurité. » C'était là un père sage, un père béni, qui a su planter dans l'esprit de son fils une telle confiance. Le fils a beaucoup vécu dans le monde, mais à cause de la conduite de son père — du moins en a-t-il rendu crédit à son père dans sa lettre — à cause de l'exemple donné dans son foyer, il est aujourd'hui l'un des piliers de cette Église. Il peut vivre dans le monde et garder les commandements du Seigneur. Son désir de bien faire fut inspiré par le foyer dans lequel il a vécu. Il n'a pas découvert l'égoïsme dans son foyer, mais le désintéressement. Ses parents n'étaient pas soucieux d'obtenir tout ce qu'ils pouvaient et de le garder égoïstement pour eux-mêmes, mais ils allaient à la recherche de ceux qui avaient besoin d'eux, les encourageant et les bénissant. Tous les discours du monde n'auraient pas pu mettre dans le cœur de cet homme ce qu'il possède aujourd'hui, mais c'est l'exemple donné par ses parents, par ceux qui vivaient dans le foyer où il a vécu.

Je ne doute pas qu'il y ait des centaines d'hommes et de femmes, des milliers peut-être, dans les communautés où nous vivons et dans le monde, qui diraient la même chose des enseignements de leurs pères et de leurs mères. Mais je crains qu'il y en ait parmi nous qui soient influencés par les coutumes du monde et obsédés par l'idée qu'il nous faut suivre la foule, sans égard à ce qu'elle croit ou fait. Dans ce cas, notre exemple ne sera pas une bénédiction, mais pourrait détruire le bonheur de nos enfants.

Permettez-moi d'attirer votre attention sur le chapitre 8 du premier livre de Néphi, dans le Livre de Mormon, où le Seigneur montra à Léhi, dans un songe ou une vision, la condition du peuple du monde et les influences qui existaient et existeraient parmi lui. Un petit nombre rechercherait la justice, mais la multitude rechercherait le plaisir et l'injustice. Il vit une barre de fer le long d'un chemin que l'on pouvait suivre et qui conduirait ceux qui s'y tenaient vers un lieu de sécurité et de bonheur. Ceux qui se tenaient à la barre de fer — et ils étaient minoritaires — trouvèrent l'arbre de vie. La majorité entra dans un grand édifice spacieux qui fut montré à Léhi comme la demeure de ceux qui ne comprenaient pas ou ne voulaient pas recevoir la vérité.

Ils ne parvinrent pas à obtenir un héritage de gloire céleste. Léhi désirait que sa famille se tienne à la barre et le rejoigne à l'arbre de vie, mais il lui fut montré qu'il y avait, dans sa propre maison, ceux qui ne le feraient pas. Vivons-nous de telle sorte que ceux qui suivent notre exemple trouveront l'arbre de vie ?

La sécurité dans la pratique de l'Évangile

Dieu a parlé. L'Évangile de Jésus-Christ, notre Seigneur, est sur la terre, avec puissance et autorité. Nous vivons dans le soir de la plénitude des temps. Le monde sera bientôt dévasté par la guerre et le carnage, par la peste et toutes les afflictions que le Seigneur a promises à moins que l'on ne se repente ; mais il a indiqué que l'on ne se repentira pas, et l'affliction doit venir.

Vous, mes frères et sœurs, avez été appelés hors du monde. L'occasion vous a été offerte de comprendre ce que nous pouvons attendre et ce que nous recevrons si nous sommes fidèles et travaillons avec bonté et amour. Sous la direction des meilleurs hommes et des meilleures femmes qui aient jamais vécu sur la terre, les fils et les filles de Sion avancent, et si nous suivons les conseils que le Seigneur a donnés, notre chemin sera un chemin de bonheur. Ce sera un chemin, peut-être pas toujours d'aisance et de confort, mais qui, à la fin, aboutira en la présence de notre Père céleste, et la gloire, l'immortalité et la vie éternelle seront notre partage.

Est-ce que cela en vaut la peine ? Allons-nous fermer les yeux et, par insouciance et indifférence, suivre la foule, ou allons-nous nous tenir à la barre de fer, regardant en avant et vers le haut, résolus à mériter la meilleure part, et recevoir, à la fin, l'accueil de notre Père : Bien, mon bon et fidèle fils, ma bonne et fidèle fille ; entre dans ton repos ?

Je suis reconnaissant de mon appartenance à cette Église et je remercie pour toutes les bénédictions qui sont miennes. J'apprécie les frères avec qui je m'associe, et je vous remercie, mes frères et sœurs, avec qui je me trouve dans l'Église, pour votre belle camaraderie et pour la merveilleuse bonté que vous manifestez pendant que nous œuvrons parmi vous.

Mettez de l'ordre dans vos foyers

Je prie que vous ayez la sagesse de mettre dès aujourd'hui de l'ordre dans vos propres foyers, sans tarder. Mettez-y de l'ordre pendant qu'il en est encore temps. Réunissez vos familles autour de vous, et si vous avez manqué, par le passé, à leur donner une compréhension du but de la vie et une connaissance de l'Évangile de notre Seigneur, faites-le maintenant, car je vous le dis en tant que serviteur du Seigneur, ils en ont besoin maintenant et ils en auront besoin dorénavant.

Je prie que le Seigneur nous aide, qu'il nous donne la patience et l'amour de notre prochain, afin que nous soyons dignes du haut appel qui nous est échu en tant que ses serviteurs, détenteurs de sa sainte Prêtrise, ou en tant que ses filles, bénies d'une connaissance que les femmes du monde ne possèdent pas. Que nous soyons dignes de sa faveur continuelle et que nous nous aimions les uns les autres, comme il nous l'a commandé, je le prie humblement, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursGeorge Albert Smith, « Des enseignements scripturaires pertinents aujourd'hui », Conférence générale d'avril 1937, Session de l'après-midi du premier jour (1937-04-04). Pulpit Vault, 1937-04-george-albert-smith-scripture-teachings-appropriate-today. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).