Pulpit

Héritage pionnier et devoir moderne

Melvin J. Ballard

Conférence générale d'octobre 1935·Session du matin du deuxième jour·1935-10-05

Je me réjouis, mes frères et sœurs, de ce glorieux privilège de me réunir avec vous en cette grande conférence de l'Église. J'ai été inspiré par ce qui a été dit et je désire sincèrement continuer dans ce même esprit merveilleux qui a caractérisé les paroles des frères jusqu'à ce moment.

CHANGEMENTS RAPIDES CONSTATÉS

En raison de certaines impressions que j'ai reçues lors de visites dans quelques-unes des missions au cours de la dernière saison depuis notre dernière conférence, et ayant eu le grand privilège d'être présent à la dédicace du monument sur la colline de Cumorah, et en raison de certaines conversations que j'ai eues avec des messieurs distingués qui avaient parcouru de nombreux kilomètres pour venir à cette dédicace et qui s'enquéraient sincèrement de l'Église, j'ai senti que les changements qui se produisent sont si rapides que nous pouvons difficilement les apprécier, étant si proches d'eux, et alors peut-être ne comprenons-nous pas pleinement le sens et la portée de ces changements.

J'ai été amené à apprécier l'œuvre de nos ancêtres, qui ont dompté ce désert et l'ont fait fleurir comme la rose, et qui se sont distingués et ont gagné un grand honneur et un grand crédit auprès du monde, partout où l'on a étudié les réalisations des pionniers.

LA VIE COMMUNAUTAIRE CHEZ LES MORMONS

J'ai lu dans un livre récemment publié par M. Warren H. Wilson, qui traite de la vie communautaire rurale en Amérique, l'introduction suivante du professeur Thomas Nixon Carver de l'Université Harvard, l'un des économistes les plus éminents du monde. Parlant des éléments qui ont favorisé une vie communautaire rurale idéale, M. Carver déclare :

Les éléments d'une culture permanente du sol se trouvent en grand nombre chez les mormons, les presbytériens écossais-irlandais et les Allemands de Pennsylvanie.

Les meilleurs fermiers du pays sont les mormons, les presbytériens écossais et les Allemands de Pennsylvanie.

Puis M. Wilson dit dans son livre :

Les mormons représentent cette organisation, ces fermiers remarquables de l'Amérique, au plus haut degré. Il n'existe peut-être nulle part ailleurs dans tout le pays un groupe de fermiers unis aussi grand ou aussi puissant.

Ils ont transformé la force de la religion en une puissance créatrice de communauté, et depuis le plus haut jusqu'au plus bas de leurs officiers d'Église, le peuple mormon est attaché à l'agriculture comme mode de vie.

Les mormons sont organisés par une idée et par le pouvoir de la direction. Ils ont recruté leur population par des prédicateurs et des missionnaires. Cette nouvelle population est aussitôt tissée dans le tissu de la communauté ; elle est mariée à la communauté.

L'organisation sur laquelle repose la communauté mormone s'incarne aussitôt dans une société avec ses propres modes de sentiment et de pensée religieux, familiaux et moraux.

Les mormons sont consolidés à la fois par l'organisation formelle et par une préférence instinctive pour les leurs, dans une multitude d'habitudes coopératives, par lesquelles ils bâtissent leurs communautés et luttent les uns avec les autres contre leurs adversaires économiques et religieux. Il ne suffit pas de dire que c'est de l'esprit de clan ; c'est un mélange de parenté et de préférences religieuses. Cela constitue la forme la plus forte de coopération agricole que l'on trouve aux États-Unis.

BÂTIR UNE CIVILISATION AVANCÉE

De cette chaire même, j'ai entendu, comme certains d'entre vous, ce même monsieur distingué, M. Carver, dire, après avoir passé deux étés dans l'Utah à l'Utah State Agricultural College, que « la philosophie de vie qui anime l'Église mormone est la chose la plus constructive que j'aie vue dans la vie américaine ». Il ne voit qu'« une église qui embrasse tout l'État et qui a une valeur pratique considérable pour ses adhérents, tant elle est bien organisée, tant elle est le centre de tout le plaisir communautaire, et tant elle s'efforce d'établir le ciel sur la terre ».

Et il a poursuivi : « Je n'ai jamais trouvé d'habitudes personnelles plus saines et plus salutaires que chez les mormons. Je ne me suis jamais mêlé à des gens qui montraient moins de signes de dissipation. Je n'ai jamais étudié de groupes de gens qui semblaient mieux nourris et en meilleure santé. Je n'ai jamais connu de gens qui prenaient plus de soin à instruire leurs enfants.

« Cela donne un indice du succès des mormons comme colonisateurs et bâtisseurs de nation. »

Il a dit en outre que s'il devait chercher dans le monde entier quelqu'un en train de bâtir une civilisation avancée, il viendrait l'apprendre ici, dans l'Utah, auprès des mormons.

UN JOUR NOUVEAU EXIGE UNE DÉMONSTRATION SUPPLÉMENTAIRE

Maintenant, cette période est révolue. Nous avons dompté le désert. Nous nous sommes distingués, du moins nos pères l'ont fait, en accomplissant cette chose remarquable et exceptionnelle. Comme l'a dit le président Theodore Roosevelt depuis cette chaire même : « Ce n'est pas tant ce que vous, mormons, avez fait, que l'endroit où vous l'avez fait, qui vous a distingués. » Mais cette génération ne peut pas vivre sur les honneurs du passé. Nous devons apporter notre propre contribution.

Et maintenant, il me semble que nous sommes entrés dans un jour nouveau, le jour où il faut bâtir sur ce fondement, un jour de démonstration, et je crois que cela est en pleine harmonie avec le programme du Seigneur. Permettez-moi de vous lire, tirée de la 45e section du Livre de Doctrine et Alliances, cette injonction que le Seigneur a donnée à son Église :

Et c'est ainsi que j'ai envoyé mon alliance éternelle dans le monde, pour qu'elle soit une lumière pour le monde et une bannière pour mon peuple, pour que les Gentils la recherchent et pour qu'elle soit une messagère devant ma face, pour préparer le chemin devant moi.

Et dans la 115e section du Livre de Doctrine et Alliances, donnée en avril 1838, le Seigneur, entre autres choses, a dit :

En vérité, je vous le dis à tous [s'adressant à l'Église] : Levez-vous, brillez, afin que votre lumière soit une bannière pour les nations.

L'ÉGLISE, UNE BANNIÈRE POUR LES NATIONS

Et dans la 103e section, dans une révélation donnée en l'une des heures sombres de l'Église, à la suite de ces jours d'expulsion du comté de Jackson, au Missouri, en février 1834, le Seigneur a dit :

Mais en vérité, je vous dis que j'ai lancé un décret que mon peuple réalisera, s'il écoute dès cet instant les instructions que moi, le Seigneur, leur Dieu, je vais leur donner.

Voici, ils vont commencer, dès cet instant, car je l'ai décrété, à vaincre mes ennemis.

Et, [voici les conditions de cette merveilleuse promesse] en veillant à observer toutes les paroles que moi, le Seigneur, leur Dieu, je leur dirai, ils ne cesseront jamais de vaincre, jusqu'à ce que les royaumes du monde soient soumis sous mes pieds, et que la terre soit donnée aux saints pour qu'ils la possèdent pour toujours et à jamais.

Mais s'ils ne gardent pas mes commandements et ne veillent pas à écouter toutes mes paroles, les royaumes du monde les vaincront.

Car ils ont été placés pour être une lumière pour le monde et pour être sauveurs d'hommes.

Je suis donc impressionné par le fait que nous devrions être conscients d'une responsabilité nouvelle, ou du moins élargie, non seulement la responsabilité d'adhérer à ce mode de vie mormon exposé hier par tous les frères comme différent du mode de vie que les hommes suivent ordinairement dans le monde, à cause des bienfaits et des bénédictions personnels qui en résultent certainement pour l'individu, mais il y a aussi une autre raison pour laquelle nous devrions vivre ce mode de vie mormon. C'est pour le bien du monde. C'est pour le bien du Seigneur. Il nous a établis pour être une lumière — nous n'y avons pas aspiré — mais par une désignation divine, nous sommes établis pour être la lumière du monde et pour élever ici des normes pour les nations, afin que les promesses d'autrefois puissent un jour s'accomplir, quand les hommes diront :

« Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob ; il nous enseignera ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. » Car c'est là le but de cette Église, devenir une bannière pour les nations.

LE BESOIN MONDIAL DU MORMONISME

Il me semble bien, dans ces nouvelles occasions qui s'offrent à nous, que le Seigneur a œuvré à faire tomber les préjugés du passé. Oh, comme je me réjouis que ceux qui ont combattu contre nous, que les puissances du mal qui ont déployé toutes les forces avec lesquelles elles ont réussi à détruire toute autre dispensation de l'Évangile, aient complètement échoué, et que nos pères, qui ont su se tenir comme des enclumes battues sous tout le feu qui a été lancé contre eux, aient survécu et donné la preuve qu'ils étaient dans la faveur de Dieu, car ils ont réussi.

Et maintenant arrive, je le dis, une nouvelle occasion, le jour de la démonstration, alors que le monde perd rapidement sa foi. Quand je pense à une grande nation comme la Russie se détournant entièrement du christianisme, et à la grande nation de l'Allemagne, qui a peut-être plus contribué que toute autre nation au monde à l'établissement de la liberté religieuse et à l'établissement du protestantisme, se détournant du christianisme, et que certains essaient d'introduire une religion, à certains égards païenne, et que d'autres nations sont influencées par le même esprit — je découvre dans le monde un besoin de mormonisme, et il devient évident que les hommes commencent à le réaliser plus que jamais auparavant.

QU'EST-CE QUI NE VA PAS CHEZ LE CHRISTIANISME ?

Dans un livre récemment publié, intitulé « Why Wars Must Cease », Mme Carrie Chapman Catt, l'une des grandes pionnières américaines du mouvement féminin mondial, dit :

La menace des hostilités défie l'art d'État chrétien qui, jusqu'ici, s'est trouvé impuissant à empêcher la guerre.

Les guerres n'ont pas diminué après l'avènement de l'ère chrétienne ; au contraire, elles sont devenues plus terribles, chacune plus sanglante et plus destructrice que la précédente.

Le fait le plus frappant à propos de la Grande Guerre, c'est qu'elle fut une guerre chrétienne. Des nations chrétiennes l'ont commencée, des nations chrétiennes l'ont menée des deux côtés, et l'ont poursuivie jusqu'à la fin amère.

Elle demande :

Qu'est-ce qui ne va pas chez le christianisme ? Nous avons attendu dix-neuf cents ans que le christianisme atteigne le sommet de sa puissance, en richesse et en nombre de membres, et nous l'avons alors trouvé totalement impuissant à sauver le monde de l'une de ses plus grandes catastrophes, la guerre.

LA PUISSANCE DE LA PIÉTÉ FAIT DÉFAUT

Et la guerre naît de l'esprit des hommes, de l'esprit de cupidité, de l'esprit d'égoïsme et de haine, tout ce que l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ pourrait éliminer du cœur des hommes.

En cette heure même, dans une puissante nation chrétienne, où se trouve le siège de la plus grande confession chrétienne du monde, les membres de cette église, n'écoutant pas les appels de leur propre dirigeant en faveur de la paix, mènent l'une des guerres les plus injustes qui aient jamais été déclenchées contre un peuple pauvre et sans défense, et tout cela pour satisfaire les vaines ambitions de ceux dont le cœur est rempli, non de l'esprit du Maître, l'esprit d'amour, mais de cupidité et de haine.

Que signifie tout cela ? Cela proclame que ce que le Seigneur Jésus-Christ a dit à Joseph Smith il y a plus de cent ans est vrai : que ces institutions bâties en son nom ont une forme de piété mais qu'elles en manquent la puissance.

Je ne condamne pas mes frères des autres églises chrétiennes. Parmi eux, je trouve beaucoup d'hommes nobles et grands, dont le cœur est tourné vers le bien, mais qui luttent vainement pour accomplir ce que leur cœur désire. Pour moi, ils se trouvent dans des institutions qui ont la forme mais non la puissance qui était dans l'Église du Christ telle qu'il l'a originellement instituée, et je n'ai donc aucun esprit de critique envers eux.

DÉMONSTRATEURS POUR DIEU

Ce dont je me réjouis, c'est qu'avec le jour nouveau qui vient, les œuvres de ce peuple, parlant avec une force puissante, attireront l'attention des penseurs du monde sur le fait qu'il y a ici quelque chose de plus qu'une théorie, car il y a des gens prêts à suivre des théories en Russie, en Allemagne et ailleurs ; mais voici un plan préconisé par cette Église qui répondrait à tous les problèmes humains et les résoudrait, si seulement les Saints des derniers jours et le monde y souscrivaient, le plan du Seigneur pour le bonheur humain et l'élimination de la guerre et de la détresse, et il y a cent ans de démonstration pratique derrière notre théorie. Cela fonctionne.

Je vois donc une nouvelle raison pour laquelle chaque Saint des derniers jours devrait se conformer à la Parole de Sagesse. Voulez-vous produire une nation d'hommes et de femmes physiquement parfaits en cette époque où le monde est troublé, et où demain sera encore plus gravement troublé par les

effets pénibles du mépris du plan de vie du Seigneur ? Voulez-vous vous distinguer ? Vous n'y parviendrez jamais en vivant comme le monde vit. Vous êtes des démonstrateurs pour Dieu et vous devez sauver le monde de sa perte totale de foi en Jésus-Christ comme Rédempteur et Sauveur de l'humanité.

LA SOLUTION AUX PROBLÈMES DU MONDE DANS LE PLAN DE L'ÉGLISE

Voulons-nous sauver le monde de ses troubles et de ses détresses économiques ? Voici le plan du Seigneur, ce principe du jeûne que le Seigneur nous a donné, que nous nous abstenions de nourriture une fois par mois. Oh, quel splendide exercice pour obtenir la maîtrise spirituelle sur les désirs physiques des hommes et pour apporter notre contribution ! Si chaque Saint des derniers jours s'était conformé à cette loi du Seigneur, complétée par la loi de la dîme, cette loi parfaite, cette loi juste — juste envers le riche comme envers le pauvre — nous aurions été le seul peuple des États-Unis à ne pas avoir dépendu de l'assistance publique.

Ne vous imaginez pas que les problèmes du monde vont être résolus par les combinaisons des hommes. Ils seront résolus, et résolus de façon permanente, non par une classe remplie de haine envers une autre, mais par l'amour et la fraternité, où chaque homme apporte sa contribution, riche et pauvre également, pour le bien commun de l'humanité, ce qui ne se trouve que dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

NOUS SERONS DIFFÉRENTS

Quand ce temps viendra — et il est déjà là — nous aurons besoin de la force du pionnier, de la force de nous conformer à nos normes morales, de maintenir le mode de vie mormon, d'entrer dans un mariage qui nous unit dans l'amour, la communion fraternelle et l'union pour le temps et pour toute l'éternité, et d'avoir des enfants, cet héritage du Seigneur, pour bénir ce mariage. Alors nous serons différents de ce monde qui dérive rapidement vers le divorce, vers des mariages sans enfants, et nous attirerons l'attention du monde.

Si vous voulez vous distinguer, gardez les commandements de Dieu et vous trouverez des bénédictions personnelles, et nous donnerons une leçon, en élevant haut les normes qui attireront ailleurs de bons hommes et de bonnes femmes, et ils viendront apprendre nos voies et marcher dans nos sentiers.

Le Seigneur nous a aussi enjoint la responsabilité d'être les gardiens de nos frères, d'être des hommes et des femmes unis dans l'amour. Il m'est inspirant de penser à cette démonstration, des hommes et des femmes de toutes les parties du monde amenés dans cette Église, amalgamés en un seul peuple dans le grand creuset de la glorieuse Amérique, avec de l'amour existant dans le cœur de ces hommes et de ces femmes de toutes les nations. Si le même esprit qui est dans vos cœurs était dans le cœur du peuple de toutes les nations de la terre, il ne pourrait y avoir aucune guerre. Il n'y aurait pas besoin de parlements pour réduire les armements. La paix viendrait aux hommes.

Cette démonstration, je le dis, est l'une des choses exceptionnelles qui attirent et attireront l'attention des hommes partout.

Je sens donc qu'un intérêt nouveau devrait s'éveiller dans le cœur de chaque Saint des derniers jours envers le monde, et qu'en adhérant à ces normes de vie, comme le Seigneur nous l'a enjoint, nous pouvons résoudre les problèmes pour nous-mêmes et être prêts à en faire la démonstration devant le monde. Je crains que le monde ne se tourne vers nous bien avant que certains d'entre nous ne soient prêts.

NOTRE RESPONSABILITÉ ET NOTRE DESTINÉE

Oh, je vous en prie, mes frères et sœurs qui vivez de l'assistance publique, sortez-en aussitôt que vous le pourrez. Si vous ne le faites pas, vous en serez rejetés et ce sera un triste jour quand ce moment viendra. Sortez-en et remettez-vous sur pied. Unissons-nous tous, riches et pauvres également, pour montrer au monde que le christianisme a été pesé dans la balance et trouvé trop léger, car il n'est pas revêtu de la puissance de Dieu qui était autrefois dans l'Église du Christ, qu'une grande apostasie a balayé la terre, et que les hommes ont une forme de piété mais qu'ils en manquent la puissance. Il est de notre responsabilité de montrer à un monde douteux et sceptique qu'il y a de la puissance, qu'il y a de la force, qu'il y a de la capacité dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour accomplir toutes les attentes du Maître et pour établir ici un peuple qui sera la lumière du monde, le sel de la terre.

Que Dieu nous aide à garder les yeux fixés sur notre destinée. Que Dieu nous donne la force de faire face à la situation, de vaincre, de maîtriser et de surmonter la chair, et de souscrire à ces normes de vie, pour la grande joie qui sera celle de ceux qui y participent, et alors, le jour où, des extrémités de la terre, les gens viendront apprendre nos voies, nous n'aurons pas honte qu'ils s'approchent de nous, nous regardent et apprennent nos voies. Il sera plus difficile de nous vaincre nous-mêmes que de dompter le désert.

Que Dieu nous aide et nous prépare à accomplir en notre temps, aussi glorieusement que nos pères l'ont fait en leur temps, la tâche qui est maintenant la nôtre, je le prie, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursMelvin J. Ballard, « Héritage pionnier et devoir moderne », Conférence générale d'octobre 1935, Session du matin du deuxième jour (1935-10-05). Pulpit Vault, 1935-10-ballard-pioneer-heritage-and-modern-duty. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).