Le foyer, facteur important d'un gouvernement stable
David O. McKay
Alors que je me tiens devant vous cet après-midi, mes frères et sœurs, mon cœur est vraiment humble. Cette grande conférence elle-même, avec tout ce qu'elle représente, me fait ressentir cela. Les messages élevés et émouvants en sermons et en chants, les sessions bondées, la réunion de prêtrise largement fréquentée hier soir, le fait même que, de ce terrain du Tabernacle, aient rayonné ce matin des messages qui ont touché le cœur de centaines de milliers de nos concitoyens — ces éléments remarquables, et d'autres encore, se combinent tous pour accroître en mon âme la conscience de la portée mondiale de la mission de l'Église de Jésus-Christ. Je ressens donc, plus vivement que jamais, le besoin d'inspiration et de direction divines pour tous ceux qui portent des responsabilités, afin que chacun de nous puisse s'acquitter de son devoir de manière acceptable. ¶
LE FOYER, FACTEUR IMPORTANT D'UN GOUVERNEMENT STABLE ¶
J'ai été particulièrement heureux du message du président Clark ce matin concernant les fondements de notre gouvernement. Dans le même esprit, je désire attirer l'attention sur le fait que le foyer américain uni et bien ordonné est l'un des plus grands facteurs contribuant à la préservation de la Constitution des États-Unis. Il a été justement dit que « c'est des foyers d'Amérique que viendront les futurs citoyens d'Amérique, et ce n'est que si ces foyers sont ce qu'ils devraient être que cette nation sera ce qu'elle devrait être. » De l'importance du foyer et des dangers qui menacent le caractère sacré du mariage, je me sens poussé à dire quelques mots cet après-midi. ¶
LE MARIAGE, UNE INSTITUTION DIVINE ¶
La conception élevée du mariage que défend cette Église est exprimée avec force en cinq mots que l'on trouve dans la 49e section de la Doctrine et Alliances : « le mariage est institué par Dieu. » Cette révélation fut donnée en 1831, alors que Joseph Smith n'avait que vingt-cinq ans. Si l'on considère les circonstances dans lesquelles elle fut donnée, on y trouve un exemple de plus, parmi des centaines d'autres, corroborant le fait qu'il était inspiré du Seigneur. « Sentinelles de Sion, je compte sur vous » fut un message donné en chant à l'ouverture de cette session. Devant vous qui êtes sentinelles de Sion — officiers présidents dans les pieux, les paroisses, les collèges et les organisations auxiliaires — c'est votre devoir et le mien de défendre la noble conception du mariage telle qu'elle est donnée dans cette révélation, et de nous prémunir contre les dangers qui menacent d'abaisser la norme du mariage. ¶
INSPIRATION DES IDÉAUX ÉLEVÉS ¶
[texte illisible dans la source] sont ceux qui sont orientés vers des idéaux élevés. En vérité, aucun idéal plus élevé touchant le mariage ne peut être chéri par les jeunes gens que de le considérer comme une institution divine. Dans l'esprit des jeunes, une telle norme est pour eux une protection durant les fréquentations, une influence toujours présente les incitant à s'abstenir de tout ce qui pourrait les empêcher d'aller au temple pour y voir leur amour consacré dans une union durable et éternelle. Elle les conduira à rechercher la direction divine dans le choix de leur compagne ou compagnon, choix judicieux duquel dépend en grande partie le bonheur de leur vie ici-bas et dans l'au-delà. « Les joies du foyer, » dit Pestalozzi, « sont ce que la terre offre de plus délicieux, et la joie des parents en leurs enfants est la joie la plus sainte de l'humanité. Elle rend leur cœur pur et bon ; elle les élève vers leur Père céleste. » De telles joies sont à la portée de la plupart des hommes et des femmes si les idéaux élevés du mariage et du foyer sont convenablement cultivés et chéris. ¶
DANGERS ENVAHISSANTS ¶
Et pourtant, si je ne me trompe pas sur les signes des temps, le caractère sacré de l'alliance du mariage est dangereusement menacé. Certains se demandent si la vie de famille est permanente en tant qu'organisation sociale. Ils affirment que les liens du mariage seront, et devraient être, seulement temporaires, que les enfants naîtront non pas dans des familles, mais dans la vie de l'État. Récemment, lors d'un voyage dans l'est, j'ai observé avec consternation un nombre croissant de « Gretna Greens », ces endroits où la cérémonie de mariage peut être célébrée à toute heure du jour ou de la nuit, sans arrangement préalable. La licence est délivrée et la cérémonie célébrée pendant que le couple attend ; je connais déjà au moins deux couples qui ont été pris au piège de telles tentations, et les deux cas se sont terminés par la déception et le chagrin. Dans certains cas, ces endroits ne sont rien de plus que des occasions d'immoralité légalisée. Oh, comme ils sont loin du véritable idéal ! Dans la mesure où cela est en notre pouvoir, nous devons mettre en garde les jeunes couples contre les mariages secrets et précipités. ¶
Il est également essentiel de contrecarrer les influences insidieuses de la littérature imprimée qui parle de la « faillite du mariage », qui prône les mariages à l'essai, et qui met sur le même plan les « relations extraconjugales » et les « amitiés extraconjugales ». ¶
J'ai peu besoin de m'étendre sur le mal croissant du divorce et sur les foyers brisés qui en résultent. Vous savez qu'il est presque aussi facile d'obtenir un divorce que de se marier. Aujourd'hui, un mariage sur cinq aux États-Unis se termine par un divorce ou une annulation. L'un des officiers de police de Salt Lake a récemment signalé que quatre-vingt-six pour cent des cas de délinquance proviennent de tels foyers brisés. L'Amérique semble dériver vers un niveau bas en ce qui concerne la loi de la famille et du foyer, avec pour résultat que le péché et le crime augmentent dans une mesure alarmante parmi la jeunesse de notre beau pays. ¶
Je mentionne ces choses non pas dans un esprit de pessimisme, ni comme un crieur de calamité imminente, mais avec le désir d'attirer l'attention sur la nécessité de maintenir la norme élevée du mariage énoncée dans les révélations du Seigneur. ¶
LA RESPONSABILITÉ DE LA PARENTALITÉ ¶
D'une importance égale à la conception élevée de l'alliance du mariage est l'enseignement de l'Église concernant la responsabilité de la parentalité : ¶
Et de plus, s'il y a des parents qui ont des enfants en Sion, ou dans l'un de ses pieux organisés, qui ne leur enseignent pas à comprendre la doctrine du repentir, de la foi au Christ, le Fils du Dieu vivant, du baptême et du don du Saint-Esprit par l'imposition des mains, à l'âge de huit ans, le péché sera sur la tête des parents. (D. & A. 69:25.) ¶
La parentalité, et particulièrement la maternité, devrait être considérée comme une obligation sacrée. Il y a quelque chose au plus profond de l'âme humaine qui se révolte contre la négligence parentale. Récemment, un incident s'est produit dans l'un des pays d'Europe qui illustre comment le sens de l'humanité est blessé lorsqu'une mère, par égoïsme et par volonté délibérée, manque de prendre soin de ses enfants. Lorsque j'ai lu que la peine capitale avait été infligée à une telle femme, j'ai pensé que l'État était presque barbare, mais en réalité ce n'était pas l'exécution de la loi qui était si terrible, mais la femme elle-même qui, par une négligence cruelle envers ses enfants, avait commis le crime contre l'humanité. Combien profondément enracinée est cette condamnation de l'âme envers celle qui sacrifie un enfant pour sa propre complaisance, ou même pour sauver sa propre vie, cela est exposé de manière saisissante par Robert Browning dans son idylle dramatique décrivant une mère qui dut subir la peine extrême pour avoir vécu assez longtemps pour raconter l'histoire de la mort de ses enfants. ¶
Une mère porte un enfant : la perfection s'accomplit Déjà dans une telle naissance. Apte à répéter Le miracle de la vie — elle-même naquit si bien Un modèle de la femme, que Dieu juge bon de lui confier La sainte tâche de donner la vie à son tour. ¶
Direz-vous donc que la main de Dieu, chargée du flambeau de la vie, Allumé pour éclairer le monde, consciente des étincelles qui brûlent, Pourrait le laisser tomber ? En vérité, sa chair piquée d'une flammèche — La mère laisse tomber l'enfant ! Parmi quelles choses monstrueuses Doit-elle être classée ? ¶
La renarde, tenaillée par la faim, tuera le mâle félon Qui ose attaquer son petit ; le castor, exposé au feu, Mourra sans un gémissement ; nulle douleur ne suffit à arracher Ses petits de là où ils se cachent — son sein sanctuaire. Qu'y a-t-il donc ici ? Réponds-moi, toi qui es morte, je le crois, Debout devant le tribunal de Dieu, il t'ordonne de répondre maintenant ! ¶
C'est une présentation dramatique, mais elle illustre ce que Dieu a implanté au plus profond de chaque cœur humain : que les parents ne peuvent, impunément, se dérober à la responsabilité de protéger l'enfance et la vie de famille. Il semble y avoir une tendance croissante à transférer cette responsabilité à des influences extérieures telles que l'école et l'église. Aussi importantes que soient ces influences extérieures, elles ne pourront jamais remplacer l'influence de la mère et du père — une formation constante, une vigilance constante, la compagnie, le fait d'être les sentinelles de nos propres enfants, sont nécessaires pour préserver l'intégrité de nos foyers. ¶
On ne saurait trop souligner que la véritable source de sécurité de notre nation réside dans le foyer bien ordonné et correctement dirigé. Le caractère de l'enfant se forme en grande partie durant les douze premières années de sa vie. On estime que, durant cette période, l'enfant passe seize fois plus d'heures d'éveil au foyer qu'à l'école, et plus de cent fois plus d'heures au foyer qu'à l'église. Chaque enfant est, dans une large mesure, ce qu'il est en raison de l'influence constante de son environnement familial et de la formation soigneuse ou négligente de ses parents. ¶
« Apprenez à l'enfant le respect de soi », dit Luther Burbank, le grand magicien des plantes. « Formez-le au respect de soi, tout comme vous formez une plante à de meilleures façons de croître. Un homme qui se respecte n'est jamais un profiteur. Surtout, gardez à l'esprit la répétition, l'usage d'une influence encore et encore, en y persévérant sans relâche. C'est ce qui fixe les caractères chez les plantes, la répétition constante d'une influence, jusqu'à ce qu'enfin elle soit irrévocablement fixée et ne change plus. Vous ne pouvez pas vous permettre de vous décourager. Vous avez affaire à quelque chose de bien plus précieux qu'une plante — l'âme précieuse d'un enfant. » ¶
TROIS CHOSES AUXQUELLES TOUT ENFANT A DROIT ¶
Il y a trois choses fondamentales auxquelles tout enfant a droit. Premièrement, un nom respecté ; deuxièmement, un sentiment de sécurité ; troisièmement, des possibilités de développement. ¶
La famille donne à l'enfant son nom et sa position dans la communauté. Un enfant veut que sa famille soit aussi bonne que celles de ses amis. Il veut pouvoir montrer son père avec fierté et ressentir une inspiration chaque fois qu'il regarde sa mère. C'est le devoir d'une mère de vivre de telle sorte que ses enfants associent à elle tout ce qui est beau, doux et pur. Et les pères, même les plus pauvres d'entre nous sur le plan financier, peuvent mener leur vie de manière à pouvoir dire à leurs fils, dans les mots d'un poète : ¶
Je n'ai nulle richesse à vous laisser, et nulle renommée. Ceci doit être votre héritage : mon nom . . . (par souci de brièveté, non lu [lors du discours], mais ajouté ici) J'ai tâché de rendre mon nom synonyme, dans tous les esprits, des choses qui comptent le plus ; De la force de faire le bien, même si nul ne me voyait ; du cran d'affronter le désastre avec le sourire ; De la loyauté envers ceux qui ont des droits sur moi ; de la justice, égale envers l'ennemi et l'ami ; De l'honneur, de la vérité, de l'intégrité, de la droiture dans les affaires — « Ma parole est mon engagement. » ¶
Maintenant, comme j'arrive à la fin, je ne sais que trop bien que j'ai échoué dans des efforts où j'avais grandement désiré réussir ; trop souvent j'ai vu mes rêves, si brillants en leur formation, ne se révéler que de vaines imaginations, en effet. Mais ceci, je le crois : quand j'aurai parcouru le chemin tortueux de la vie, et accompli le grand dessein de la vie, — quand j'aurai dépassé la louange ou le blâme de la vie — on dira de moi : « C'était un homme. » Et c'est pourquoi je ne ressens aucune honte lorsque je vous lègue, mon fils, mon nom. ¶
SENTIMENT DE SÉCURITÉ ¶
En ce qui concerne le sentiment de sécurité, tout enfant a droit à la nourriture, au logement et au vêtement, et il devrait ressentir dans son foyer une protection sûre et confortable contre le monde extérieur. « Il a besoin de parents heureux dans leur entente mutuelle, qui œuvrent avec espoir à la réalisation d'un idéal de vie, qui aiment leurs enfants d'un amour sincère et désintéressé. » En ce qui concerne la sécurité économique, le rapport de la Conférence de la Maison-Blanche sur la santé et la protection de l'enfance déclare : ¶
Fondamental à l'existence même de la famille est son statut économique — sa capacité à fournir un revenu adéquat et à le dépenser sagement. Un revenu de base devrait être à la portée de chaque famille, afin d'assurer le niveau minimal de survie et de sécurité. C'est un problème économique de portée nationale. Une nation qui accorde de l'importance à son développement futur prendra des mesures pour que ce revenu de base au moins soit accessible à tout son peuple. Ce n'est qu'alors que nous pourrons exiger de toutes les familles l'observance de ces méthodes de soins de l'enfance dont dépendent la santé et la protection de l'enfant. ¶
Dans cet aspect de la vie familiale, l'Église peut rendre un excellent service. Aucune autre organisation au monde n'est aussi bien préparée à connaître la condition physique et économique de chaque personne que ne l'est l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. C'est maintenant le moment opportun pour l'Église de démontrer son efficacité, non seulement à connaître les besoins des indigents, mais aussi à y pourvoir. ¶
EN COMPLÉMENT DU FOYER ¶
Dans l'éducation des enfants, il faut toujours garder à l'esprit que « le comportement s'attrape, il ne s'enseigne pas ». L'exemple est plus puissant que le précepte. Les parents ont le devoir d'être ce qu'ils voudraient que leurs enfants deviennent en matière de courtoisie, de sincérité, de tempérance et de courage à faire le bien en tout temps. ¶
S'il est vrai que « nous n'avons besoin ni de puissance ni de splendeur, ni de vaste hall ni de dôme seigneurial ; le bien, le vrai, la tendresse — voilà ce qui constitue la richesse du foyer », il reste néanmoins qu'il existe certains besoins matériels et culturels indispensables à une vie de famille réussie. Durant la crise actuelle, pour éviter la dislocation des foyers, ces besoins matériels doivent être pourvus par la collectivité, que ce soit par l'Église ou par l'État. C'est là que l'organisation complète de l'Église devrait fonctionner le plus adéquatement. Les besoins matériels autant que spirituels de chaque famille de l'Église devraient non seulement être connus, comme je l'ai déjà dit, mais pourvus par l'épiscopat de la paroisse, soit directement, soit indirectement. D'une manière supérieure et efficace, l'Église peut aussi, et le fait, pourvoir aux besoins culturels tels que l'éducation, les relations sociales, la musique, etc. Ceux-ci peuvent être obtenus par chaque enfant, chaque jeune, chaque personne de l'Église qui voudra se prévaloir des occasions offertes. Je me demande si les parents, en général, font tout ce qu'ils peuvent pour veiller à ce que leurs garçons et leurs filles soient membres des collèges et des organisations auxiliaires, organisés dans le but exprès de compléter le foyer dans la formation de la jeunesse. Cinquante mille hommes et femmes offrent gratuitement leurs services pour donner une instruction sociale et morale, et par-dessus tout une instruction religieuse, à nos garçons et à nos filles, gratuitement. C'est notre devoir de coopérer avec eux pour la protection de nos propres enfants. ¶
Avec la divinité de notre alliance de mariage, et la responsabilité de la parentalité toujours présentes à l'esprit, avec le mariage au temple comme idéal pour tout couple digne dans l'Église, nous associons aux fréquentations et au mariage les idéaux les plus sublimes qui influencent les relations humaines. ¶
ÉNUMÈRE DES SAUVEGARDES ¶
Afin que la jeunesse puisse connaître, dans l'anticipation comme dans la réalisation, toute la joie que l'on peut trouver dans une vie de famille agréable et bénie du ciel, eux et nous devrions être guidés par les sauvegardes suivantes : ¶
Premièrement, remplacer la tendance actuelle à une conception médiocre du mariage par l'idéal élevé que Dieu lui a donné. Choisissez votre conjoint non pas uniquement pour l'attirance physique, mais pour une compagnie agréable et spirituelle. ¶
Deuxièmement, enseignons aux jeunes des deux sexes le caractère sacré des idéaux du mariage, afin qu'ils comprennent que le mariage comporte des obligations et n'est pas un arrangement que l'on peut résilier à volonté. À cet égard, c'est le devoir des parents de donner l'exemple au foyer, afin que les enfants puissent voir et assimiler, pour ainsi dire, le caractère sacré de la famille et la responsabilité qui s'y rattache. ¶
Troisièmement, instruire les jeunes filles dans les arts fondamentaux de la tenue du foyer, afin que, lorsque viendront les responsabilités de l'état d'épouse, elles soient libérées des difficultés et des perplexités qui découlent de l'ignorance et de l'inexpérience. ¶
Quatrièmement, que le mariage soit célébré, autant que possible, au lieu de résidence, ce qui réduira les maux qui suivent les mariages précipités et fugitifs. Pour les membres de l'Église, le temple devrait être le lieu choisi où cette obligation sacrée est assumée. ¶
Cinquièmement, cultiver l'esprit de la vraie religion dès le tout début de la vie de famille. ¶
Sixièmement, enseigner aux jeunes que le fondement d'un mariage heureux est posé avant que la mariée et le marié ne s'agenouillent à l'autel. Gardez pure la source de la vie, et le ruisseau coulera plus vraisemblablement sans souillure. ¶
L'ÉDIFICATION DU FOYER, UNE PRIORITÉ ¶
Voulez-vous une nation forte et virile ? Gardez vos foyers purs. Voulez-vous réduire la délinquance et le crime ? Diminuez le nombre des foyers brisés. Il est temps que les peuples civilisés comprennent que la prévention est plus profitable que le châtiment, et que le foyer est l'incubateur soit d'enfants de haut caractère, soit de criminels. L'édification du foyer devrait donc être le but primordial des parents et de la nation. Dans « Le foyer, sauveur de la civilisation », nous lisons : ¶
Lorsqu'un homme place les affaires ou le plaisir au-dessus de son foyer, il commence à cet instant même sa descente vers la ruine de l'âme. La perte de fortune n'est rien comparée à la perte du foyer. Lorsque le cercle mondain devient plus attrayant pour un homme que son foyer, il est temps pour lui de confesser, dans une honte amère, qu'il n'a pas su se hisser à la hauteur de la plus grande occasion de sa vie et qu'il a échoué à l'épreuve ultime de la vraie virilité. Nul autre succès ne peut compenser un échec au foyer. C'est la seule chose sur terre aux possibilités illimitées. La plus pauvre cabane où l'amour règne au sein d'une famille unie a plus de valeur, aux yeux de Dieu et de l'humanité future, que la plus riche banque de la terre. Dans un tel foyer, Dieu peut accomplir des miracles, et il en accomplira. Le plus grand miracle que le roi Hérode ait jamais vu fut Jean-Baptiste. Le foyer religieux, bien que pauvre, produisit Jean-Baptiste. Le miracle le plus éblouissant de toute l'histoire est Jésus de Nazareth. Son éducation fut celle d'un foyer religieux uni. Des cœurs purs dans un foyer pur se trouvent toujours à portée de voix du ciel. Dans un tel foyer, il existe toujours une clé que l'on peut utiliser pour ouvrir les réservoirs de l'infini et faire naître une Pentecôte. Le grand et bon Dieu qui a créé ce monde a ordonné l'homme et la femme pour le foyer, et il veille à ce que, même s'ils parcourent le monde entier, ils ne trouvent nulle part ailleurs qu'au foyer les plus douces joies de la vie. En obéissance à la loi de Dieu pour la vie humaine, chacun devrait faire de l'édification d'un foyer idéal sa plus haute ambition. Faites du foyer votre passion, car quiconque bâtit de tout son cœur un foyer aimant ne pourra jamais manquer le ciel. ¶
LE MARIAGE ORDONNÉ DE DIEU ¶
En vérité, je vous dis que quiconque interdit de se marier n'est pas mandaté par Dieu, car le mariage est institué par Dieu pour l'homme. C'est pourquoi, il est conforme à la loi qu'il ait une femme, et les deux deviendront une seule chair, et tout cela afin que la terre réponde au but de sa création. ¶
Je répète : « Il est conforme à la loi qu'il ait une femme », et que l'harmonie, l'unité et une confiance bénie règnent dans le foyer. J'insiste sur cette partie de la révélation afin que vous, sentinelles de la prêtrise, veilliez à ce qu'un groupe d'hommes et de femmes égarés, se cachant aujourd'hui derrière une prétention hypocrite de posséder une connaissance supérieure au sujet de l'alliance du mariage, n'entraînent pas de jeunes hommes et de jeunes femmes innocents dans des alliances illégitimes et impies. ¶
Que Dieu nous guide et nous inspire afin que nous préservions intact le véritable foyer des saints des derniers jours, c'est ma prière au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶