Prière et obéissance
George F. Richards
Nous avons chanté cet après-midi ce bel hymne : « La prière est le désir sincère de l'âme. » Chez les Saints des derniers jours, la prière est une forme sacrée de culte. Nous sommes tous enseignés à observer des prières — en secret, des prières en famille, des prières dans notre culte public. La prière d'un homme honnête et fidèle a beaucoup d'effet auprès du Seigneur. Les prières de nombreux hommes et femmes fidèles, centrées sur le même objet et le même but, doivent avoir beaucoup plus d'effet encore auprès du Seigneur. ¶
NOMINATIONS INSPIRÉES ¶
J'ai prié avec ferveur pour que le président de l'Église soit inspiré du Seigneur dans le choix des hommes appelés à combler les postes vacants dans les conseils des autorités générales. Sans doute avez-vous prié, mes frères et sœurs, avec la même ferveur. Nos prières ont été exaucées et nos âmes se réjouissent des choix qui ont été faits. De tout mon cœur, je soutiens chacun de ces frères, et je remercie le Seigneur pour eux, tout comme je soutiens et remercie le Seigneur pour ceux qui étaient déjà membres de ces conseils, tous des hommes de Dieu, je le sais, dévoués à l'œuvre du Seigneur, et disposés à faire tout ce qui pourrait leur être demandé, reconnaissant toujours que ceux qui font ces nominations de temps à autre agissent en tant que représentants du Seigneur, ayant autorité pour parler et agir pour le Seigneur. ¶
En répondant à de tels appels au ministère, nous répondons à l'appel du Seigneur à nous engager dans son œuvre, et lorsque nous y sommes ainsi engagés, nous rendons le plus grand service qu'il soit possible à une personne de rendre à Dieu et à son prochain. ¶
RECONNAISSANT POUR LE RÉTABLISSEMENT DE SA SANTÉ ¶
Je me réjouis d'être ici aujourd'hui. Il y a six mois, j'avais une infirmité, une maladie, qui m'a empêché d'assister à la conférence générale. Les prières des Saints ont été offertes en ma faveur ; les bénédictions du Seigneur me sont venues et ont opéré ma guérison, de sorte que je suis maintenant en mesure de poursuivre mon travail. Je loue et remercie le Seigneur, et je remercie les Saints pour leur foi et leurs prières en ma faveur. ¶
Croyant avoir votre confiance, votre amour et votre foi, je désire dire quelque chose au sujet de cet Évangile que nous avons reçu, qui a plus de valeur que tout ce à quoi nous avons affaire. ¶
CE QU'EST L'ÉVANGILE ¶
Nous lisons dans les Écritures une définition de l'Évangile donnée par l'apôtre Paul aux Romains, où il dit : « Car je n'ai pas honte de l'Évangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut. » Pour développer un peu cette définition, nous pourrions dire que l'Évangile est le plan des Dieux, dans les conseils du ciel avant que le monde ne fût, pour l'existence de cette terre sur laquelle nous vivons et de l'homme sur la terre, pour la chute de l'homme, pour la rédemption de l'homme et son exaltation par le sang expiatoire de Jésus-Christ et l'obéissance aux lois et aux ordonnances de l'Évangile, et pour la glorification de la terre. Ce plan comprend aussi l'acceptation de certains principes, la réception de certaines ordonnances, l'observance des commandements du Seigneur, l'obéissance à ses lois, le service rendu à l'Église, le service rendu au Seigneur, le service rendu au prochain, le service public et le service privé, l'aide financière et la bénédiction spirituelle, et tout ce qui peut être fait pour le bien de l'humanité. ¶
LA LOI DOIT ÊTRE ENSEIGNÉE ¶
L'Évangile exige que l'on se préserve pur et sans tache des péchés du monde, et que l'on mène une vie semblable à celle de Dieu et du Christ. C'est la loi selon laquelle toute l'humanité sera jugée, et selon laquelle elle sera condamnée ou justifiée, selon son mérite. Les Écritures nous disent que jusqu'à la loi, le péché était dans le monde, mais que le péché n'est pas imputé là où il n'y a pas de loi. ¶
Nous lisons aussi dans le Livre de Mormon que là où aucune loi n'est donnée, il n'y a pas de condamnation. C'est pourquoi, en toute justice, la loi de l'Évangile doit être enseignée à tous les hommes. Nul ne peut être jugé selon cette loi tant qu'elle ne lui a pas été enseignée et comprise par lui. ¶
Il n'y a, comparativement, que peu de gens à qui l'Évangile a été enseigné dans sa plénitude et sa simplicité de manière à ce qu'ils puissent le recevoir en toute conscience — bien peu, parmi les millions et les millions d'enfants de notre Père qui ont vécu sur cette terre jusqu'à ce jour. ¶
IL FAUT NAÎTRE DE NOUVEAU ¶
Que va-t-il advenir de ceux qui n'ont pas souscrit à ¶
ces conditions ? Le Sauveur dit à Nicodème, un chef des Juifs : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Il dit aussi : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » L'expression « naître de nouveau », Nicodème ne pouvait la comprendre. Beaucoup de gens aujourd'hui ne comprennent pas cette « naissance », mais nous avons une explication dans la vision de Moïse contenue dans la Perle de Grand Prix, qui rend clair le sens de cette Écriture. Pour le bénéfice de ceux qui ne l'ont pas comprise, permettez-moi d'en lire quelques passages : ¶
C'est pourquoi, je vous donne le commandement d'enseigner libéralement ces choses à vos enfants, disant : ¶
Que c'est en raison de la transgression que se produit la chute, laquelle chute apporte la mort, et, étant donné que vous êtes nés dans le monde par l'eau, le sang et l'esprit, que j'ai faits, et qu'ainsi de la poussière est sortie une âme vivante, de même vous devez naître de nouveau d'eau et de l'Esprit, dans le royaume des cieux, et être purifiés par le sang, le sang de mon Fils unique, afin d'être sanctifiés de tout péché et de jouir des paroles de la vie éternelle dans ce monde et de la vie éternelle dans le monde à venir, la gloire immortelle ; ¶
Car par l'eau vous gardez le commandement ; par l'Esprit vous êtes justifiés, et par le sang vous êtes sanctifiés. ¶
LE SEUL MODE VÉRITABLE DE BAPTÊME ¶
« Naître de nouveau » signifie-t-il une aspersion d'eau ? Certainement pas. Permettez-moi de lire plus loin dans le livre de Moïse : ¶
Et il arriva que lorsque le Seigneur eut parlé avec Adam, notre père, Adam cria vers le Seigneur, et il fut enlevé par l'Esprit du Seigneur, emporté dans l'eau, immergé sous l'eau et sorti de l'eau. ¶
Et c'est ainsi qu'il fut baptisé, et l'Esprit du Seigneur descendit sur lui, et c'est ainsi qu'il naquit de l'Esprit, et il fut vivifié dans l'homme intérieur. ¶
Et il entendit une voix venue des cieux dire : Tu es baptisé de feu et du Saint-Esprit. C'est là le témoignage du Père et du Fils, dorénavant et à jamais. ¶
Voici décrit le mode de baptême qui a son origine avec Adam, le premier homme. Dieu n'a jamais autorisé aucun autre mode de baptême d'eau. Et le baptême d'eau n'est pas complet tant que la personne n'a pas été baptisée du feu, ou du Saint-Esprit, autrement dit, tant qu'elle n'a pas reçu l'imposition des mains pour la confirmation comme membre de l'Église du Christ et le don du Saint-Esprit, comme c'était l'ordre des choses dans l'Église primitive. ¶
PAR QUELQU'UN QUI DÉTIENT L'AUTORITÉ ¶
Je vais lire la 20e section de la Doctrine et Alliances, versets 73-74 : ¶
Celui qui est appelé par Dieu et détient de Jésus-Christ l'autorité de baptiser descendra dans l'eau avec la personne qui s'est présentée pour le baptême et dira, en appelant celle-ci par son nom : Ayant reçu l'autorité de Jésus-Christ, je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen. ¶
Alors il l'immergera dans l'eau et sortira de l'eau. ¶
Frères et sœurs, remarquez que la personne qui baptise doit être « appelée par Dieu » et détenir « l'autorité de Jésus-Christ » pour accomplir cette ordonnance sacrée ; car aucune autre autorisation n'est acceptée de Dieu. Remarquez aussi que l'officiant et le candidat au baptême doivent « descendre dans l'eau », ce qui, évidemment, ne prévoit ni ne justifie de baptiser dans une baignoire, le baptiseur se tenant à l'extérieur de celle-ci. ¶
Il n'y a, dans aucune des Écritures, anciennes ou modernes, de justification pour un autre mode de baptême ; et l'ordonnance doit être administrée par quelqu'un qui détient l'autorité. ¶
CONDITIONS PRESCRITES ¶
Dans la 20e section de la Doctrine et Alliances, nous avons la parole directe du Seigneur concernant ce principe du baptême, verset 71 : ¶
Nul ne peut être reçu dans l'Église du Christ s'il n'est arrivé à l'âge de responsabilité devant Dieu et n'est capable de se repentir. ¶
Cela signifie que le baptême n'est pas nécessaire pour les petits enfants qui ne sont pas capables de se repentir. Le Seigneur nous a informés par révélation que l'enfant normal âgé de huit ans doit être considéré comme responsable, et doit donc être baptisé. ¶
Le Seigneur a dit, concernant les conditions requises pour recevoir cette ordonnance, Doctrine et Alliances, section 20, verset 37 : ¶
De plus, à titre de commandement à l'Église, concernant la manière de baptiser : Tous ceux qui s'humilient devant Dieu, désirent être baptisés, se présentent le cœur brisé et l'esprit contrit, témoignent devant l'Église qu'ils se sont sincèrement repentis de tous leurs péchés et sont disposés à prendre sur eux le nom de Jésus-Christ, étant déterminés à le servir jusqu'à la fin, et montrent vraiment par leurs œuvres qu'ils ont reçu de l'Esprit du Christ pour la rémission de leurs péchés, ceux-là seront reçus par le baptême dans son Église. ¶
L'humanité tout entière doit souscrire à ces conditions. Il n'y a pas d'autres conditions prescrites par le Seigneur par lesquelles nous puissions obtenir l'entrée dans son royaume et obtenir le salut. Ces exigences sont très claires, simples et faciles à comprendre. ¶
Ce que nous pouvons lire dans la Perle de Grand Prix, et dans tous les autres livres canoniques de l'Église concernant ces principes et ces ordonnances, est une confirmation et une clarification des déclarations exposées dans la traduction du roi Jacques de la Bible — l'Ancien et le Nouveau Testament. ¶
« jugés comme les hommes quant à la chair » ¶
Maintenant, qu'allons-nous faire de ces multitudes qui ne sont pas entrées dans l'Église et le royaume de Dieu en recevant cette ordonnance sacrée et les autres ordonnances sacrées, tout aussi nécessaires à l'exaltation de l'homme que le sont le baptême et la confirmation, et que les hommes et les femmes doivent recevoir ? Ceux qui n'ont pas eu le ¶
privilège d'entendre l'Évangile dans cette vie auront le privilège de l'entendre dans l'au-delà. Autrement, ils ne pourraient être jugés selon la loi de l'Évangile. C'est pourquoi nous lisons dans les Écritures : ¶
Car l'Évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l'Esprit. ¶
Pierre dit : ¶
Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison. ¶
UNE ŒUVRE PAR PROCURATION ¶
Ainsi, la prédication de l'Évangile aux esprits dans le monde des esprits n'est pas une nouvelle doctrine ; c'est une doctrine biblique. Mais que vont-ils faire lorsque l'Évangile leur sera prêché et qu'ils se convertiront, si le baptême est nécessaire et qu'ils n'ont pas été baptisés ? Le Seigneur a fait cette provision, qu'une œuvre par procuration puisse être accomplie pour eux ; et il a placé directement la responsabilité sur les membres de cette Église, qui ont reçu ces ordonnances sacrées, d'officier pour leurs ancêtres décédés. ¶
Nous n'avons pas le droit d'entrer dans les lignées d'autres personnes pour faire le travail du temple sans leur permission. Nous pouvons recevoir ou donner de l'aide pour le travail du temple, que ce soit à titre gracieux ou rémunéré. Le président Wilford Woodruff a reçu l'aide gracieuse d'un certain nombre de Saints pour accomplir son travail du temple au temple de St. George. Le président Heber J. Grant a donné à l'Église un merveilleux exemple à cet égard, tant en se rendant lui-même au temple et en y emmenant sa famille pour faire l'œuvre des ordonnances, qu'en employant une aide supplémentaire afin de s'acquitter du devoir sacré qui lui incombe envers les siens. ¶
SAUVER NOS MORTS ¶
Le Seigneur a dit, par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, qu'il ne nous a imposé aucune responsabilité plus grande que celle de veiller sur nos ancêtres décédés. ¶
Il y a beaucoup de Saints fidèles qui sont sans emploi. Pourquoi ne pas dépenser une partie de nos moyens à les payer pour qu'ils nous aident à accomplir notre travail du temple, et par là être une bénédiction à la fois pour les vivants et pour les morts ? ¶
Je désire ici lancer un appel aux Saints des derniers jours pour qu'ils n'oublient pas cette responsabilité. Nous devrions nous réveiller, aller de l'avant et accomplir notre devoir. Dieu l'attend de nous. Sauver les morts est tout aussi important que de prêcher l'Évangile à l'étranger et d'amener les vivants dans le bercail. ¶
Au temple, nous sommes prêts à recevoir les Saints, qui peuvent venir presque à toute heure du jour — du petit matin jusque tard le soir, selon les quelques heures dont ils disposent, et leur travail en dehors du temple ne devrait certainement pas leur prendre tout leur temps. ¶
Venez au temple ; rachetez vos morts ; et soyez bénis. Que Dieu vous aide, ainsi que moi, à cette fin, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶
À la demande du président Grant, l'assemblée se leva et chanta l'hymne « Ô dis, qu'est-ce que la vérité ? » ¶