Rapport de la Mission des Pays-Bas
Frank I. Kooyman
C'est certainement une source d'inspiration, mes frères et sœurs, que d'être ici avec vous en conférence, et de jouir du merveilleux esprit qui y règne. J'ai été rempli de joie ce matin en entendant le président Grant annoncer ¶
que Frère Alonzo A. Hinckley, qui a œuvré il y a de nombreuses années en Hollande où j'ai présidé pendant les quatre dernières années et demie, avait été choisi comme l'un des Douze. C'est Alonzo A. Hinckley qui m'a conduit dans l'eau et m'a baptisé. Je l'ai toujours considéré comme un véritable serviteur de Dieu. Lorsque j'étais en sa présence, je comprenais pourquoi les gens témoignaient au sujet du prophète Joseph, du président Brigham Young et d'autres, que peu importe combien ces hommes étaient calomniés, si l'on pouvait seulement se trouver en leur présence, sentir quels hommes ils étaient, tout mauvais sentiment s'évanouissait. J'ai la place la plus tendre dans mon cœur pour Frère Alonzo A. Hinckley, et je remercie mon Père céleste pour la joie que son service m'a apportée. Je sais que sa nomination vient par inspiration. ¶
J'ai beaucoup apprécié mes travaux en Hollande. Ce fut un plaisir de m'efforcer de suivre les instructions qui nous furent données par le président John A. Widtsoe, qui était responsable de la Mission européenne durant mon séjour là-bas. Quelle joie ce fut d'enseigner, en particulier à nos jeunes gens, par le travail de nos organisations auxiliaires. Le peuple en général ne semblait pas très impressionné par notre enseignement, pas très intéressé, aussi avons-nous commencé à travailler avec nos jeunes gens, pour les amener à une action uniforme avec tous les groupes de chez nous. ¶
Quelle inspiration ce fut de recevoir nos jeunes hommes, nos jeunes anciens, et de les former à travailler avec notre peuple local là-bas, de les voir se développer et prendre en main l'œuvre, et de les entendre chanter les cantiques de Sion avec le même esprit qu'ici. ¶
Et, à ce propos, que diraient nos dirigeants de l'A. A. M. s'ils se trouvaient là-bas et assistaient à une réunion de nos jeunes gens, une réunion inspirante, lorsque celui qui dirige l'assemblée se penche et demande : « Que suggérez-vous que nous chantions ? » ¶
Ils pourraient dire : « Chantons "Carry On" (Poursuis ta route). » ¶
« Eh bien, nous ne l'avons pas dans notre langue. » ¶
« "True to the Faith" (Fidèle à la foi), alors. » ¶
« Nous ne l'avons pas. » ¶
« "Put your Shoulder to the Wheel" (Mets l'épaule à la roue). » ¶
« Oh non, nous ne l'avons pas encore traduit non plus. » ¶
Telle était la situation. Alors, si le Seigneur vous avait béni d'un peu de capacité à traduire, vous essayiez de mettre ces cantiques dans l'autre langue. « Fermes comme les montagnes qui nous entourent » — que sait le Hollandais des montagnes ? Rien du tout. « Et nous entendons le désert chanter » — ils n'ont jamais vu de désert. Ainsi, bien sûr, nous avons eu nos difficultés, mais tout de même, avec l'aide du Seigneur, nous avons pu traduire ces cantiques, et maintenant les saints les chantent. ¶
Nos jeunes gens entrent dans leur dixième année de travail Mutuel, et ils ressentent ce même esprit, ce même frisson que nous ressentons en chantant « Carry On », en chantant « True to the Faith », et « Put your Shoulder to the Wheel ». ¶
Je remercie mon Père céleste de mon contact avec cette grande œuvre des derniers jours, de mon contact avec des hommes comme Alonzo A. Hinckley et tous nos dirigeants — le président Heber J. Grant présidait la Mission ¶
européenne lorsque j'accomplissais ma première mission. Oh, je remercie mon Père céleste de m'être tenu à côté de cet homme comme interprète et d'avoir ressenti la puissance de Dieu, car je ne pouvais pas parler anglais à cette époque. J'étais alors en train d'étudier la langue, et au début je ne pouvais me souvenir de la moitié de ce que disait le président Grant. Puis, quelque temps après, lorsque cette belle inspiration, cette puissance de Dieu, descendit sur nous deux, la parole de Dieu était là, une interprétation qui ne pouvait être meilleure. Grâce en soit rendue à notre Père céleste ! ¶
Je remercie le Seigneur pour l'occasion que j'ai eue de travailler dans le champ de la mission, pour l'occasion que j'ai maintenant de travailler parmi le peuple chez nous, de rendre témoignage que Dieu a parlé, que ses serviteurs sont de nouveau sur la terre, que nous avons sa prêtrise, que nous avons une Église vivante. ¶
Que le Seigneur nous aide à réaliser nos possibilités, à vivre de telle sorte que sa puissance et son influence puissent se faire sentir par nous, je le prie humblement, au nom du Seigneur Jésus. Amen. ¶