Conversion authentique et normes de l'Évangile
Richard R. Lyman
UNE ÉMOUVANTE ÉMISSION NATIONALE ¶
Je ne sais pas si j'ai jamais joui d'une heure plus riche, ni si mes émotions ont jamais été plus profondément remuées par une conviction religieuse que pendant l'heure de notre émission nationale de ce matin. Ce fut une introduction efficace à une grande session de conférence, et un hommage remarquable au professeur Anthony C. Lund, directeur de la chorale, à Frank Asper, notre organiste, ainsi qu'aux membres dévoués, désintéressés et efficaces de cette grande chorale du Tabernacle. ¶
J'ai souvent pensé, et j'ai dit plusieurs fois, que la musique est une part aussi importante du culte religieux que la prédication. Nos cœurs se sont sûrement ouverts ce matin durant cette heure de musique peu commune et ces paroles calmes mais impressionnantes de notre annonceur radio, Richard Evans. Nos âmes furent ainsi préparées à recevoir les messages émouvants qui suivirent, du président Clark et du président Ivins, et du président Rowan de la Mission du Texas. ¶
Je veux adresser quelques mots au président Grant : j'avais dix ans et lui vingt-quatre lorsque, assis dans la galerie de la petite maison de réunion de Tooele, je l'ai entendu prononcer ce discours de sept minutes et demie dont il a parlé hier. Lui, jeune homme imberbe, nous fut envoyé pour être le président de notre pieu. Joueur de baseball remarquable, il était alors le héros des garçons, et il a été depuis le héros de la jeunesse de l'Église. Je lui ai dit ce matin : « Je ne sais pas si c'est tant ce que vous dites, président Grant, que ce que vous faites, qui nous stimule et nous remplit de la détermination d'essayer plus fort. » Que, à ce moment si chargé, au milieu de cette grande conférence, il soit venu à notre réunion d'Amélioration mutuelle ce matin avant huit heures (la réunion commençait à huit heures) n'est qu'un exemple de la manière discrète mais efficace qu'il a de nous montrer, par ses actes, à quel point il s'intéresse intensément à l'avancement, au bien-être et au progrès des jeunes gens de l'Église. ¶
L'ŒUVRE DE L'A.M.I. ¶
L'œuvre accomplie par les Associations d'amélioration mutuelle devient de plus en plus efficace et populaire à mesure que le temps passe. J'ai été impressionné par la confiance en nos jeunes gens, par la confiance dans les moniteurs de l'École du Dimanche, telle qu'exprimée par frère McKay hier. Et j'ai déjà dit : ¶
Président Grant, je serai heureux d'emprunter une voiture et de fournir l'essence si vous voulez bien m'accompagner à l'une de nos conférences de pieu. Je veux que vous regardiez les visages des multitudes de jeunes gens qui se rassemblent le dimanche soir, et que vous voyiez quels progrès grands et rapides font les jeunes gens, quelles vies pures, actives et satisfaisantes ils mènent. ¶
J'étais au pieu de Hyrum il y a une semaine, où la réunion d'Amélioration mutuelle tenue le dimanche soir fut un festival musical. La maison de réunion de la paroisse ¶
était comble, avec 822 garçons et filles. Deux chorales s'avancèrent, une chorale de garçons et une chorale de filles, puis une chorale mixte. Mon âme en fut remuée. ¶
À cette conférence, on m'a remis un message sous forme d'une photographie du président Cardon, du pieu de Cache. Sans doute nombre d'entre vous l'ont-ils vue dans le Deseret News. Pensez donc — un record mondial battu là-bas ! Et alors certains demandent si nous accomplissons une œuvre efficace auprès de nos jeunes gens. Quatre-vingt-seize pour cent de tous les garçons en âge d'être scouts dans le pieu de Cache sont scouts, inscrits et actifs. Que Dieu bénisse les évêques, la présidence de pieu, le grand conseil, et tous ceux qui, dans ce pieu, s'intéressent ainsi intensément au bien-être, au salut, à l'éducation et à la formation de nos jeunes gens. ¶
Bien que le scoutisme ait été adopté comme partie de notre programme d'A.M.I. et de prêtrise avant l'administration du président Grant, notre œuvre des Hommes M et des Gleaner Girls a toute commencé depuis qu'il est devenu président, et avec son soutien et ses encouragements, elle s'est répandue à travers l'Église comme un feu de prairie, et nous avons pour résultat ces milliers et ces milliers de jeunes gens de dix-sept à vingt-trois ans qui vivent selon les normes et les idéaux de l'Église. ¶
Plus tard, nos Vanguard et nos Junior Girls, avec des milliers d'autres, âgés de 15 et 16 ans, se sont intensément intéressés à l'activité de l'Église. Puis vinrent nos classes de Seniors — ceux entre vingt-trois et trente-cinq ans. Et là encore, nous avons amené des milliers d'autres dans une intense activité d'A.M.I. ¶
Un exemple de l'efficacité de notre œuvre est le grand festival musical qui fut annoncé lors de notre réunion de ce matin. Trois mille chanteurs venus de toute l'Église, durant notre Conférence de juin, doivent s'exercer vendredi et samedi sous la direction de Noble Cain, célèbre chef de Chicago, et sous sa direction le festival sera présenté le samedi soir et la chorale chantera le dimanche. Toute l'Église est remuée par cet événement musical national remarquable. Nous nous attendons à ce que la diffusion nationale procure la même satisfaction générale que notre programme d'il y a deux ans. ¶
Vous avez eu hier un léger avant-goût du régal qui vient. Pensez donc, la chorale du pieu de Liberty à elle seule, qui a chanté pour nous ici hier, a rempli tous ces sièges de chorale — près de 500 maintenant, je crois comprendre — et ce n'était là qu'un seul pieu. Nous en avons cent quatre autres. Quand, de tous ceux-là, soit cent cinq au total, nous réunirons ici dans ce Tabernacle leurs chanteurs les plus remarquables, nous devrons faire ce que nous avons fait il y a deux ans, c'est-à-dire demander aux évêques de garder leurs gens dans les paroisses, car il n'y aura pas de place pour eux, même dans ce vaste Tabernacle. ¶
Ainsi je dis au président Grant, en guise d'encouragement, qu'il était notre héros au commencement, il est encore notre héros. Il a montré l'intensité de son intérêt pour notre œuvre lorsqu'il est venu ce matin à notre ¶
réunion matinale d'Amélioration mutuelle. Président Grant, nous sommes plus de cent mille. Nous nous tenons fermement derrière vous ! ¶
Maintenant, quelques mots pour le reste d'entre vous et pour ceux qui nous écoutent. ¶
SOMMES-NOUS VÉRITABLEMENT CONVERTIS ¶
Il y a maintenant plus de cent ans que cette Église de Jésus-Christ fut organisée en ces derniers jours par le prophète Joseph Smith. Je me demande à quel point, avec quel degré d'exactitude, les actes, la conduite et la vie des membres de notre Église correspondent aux normes élevées, aux principes et aux idéaux de cette Église, l'Église du Maître. Faisons-nous, véritablement, consciencieusement et fidèlement, la volonté et exécutons-nous les désirs, les instructions et les souhaits de notre Père qui est aux cieux ? ¶
Je vais entreprendre d'attirer votre attention sur quelques-unes des normes de l'Église, dans l'espoir que chacun de nous, pour lui-même, procède à un examen et découvre si oui ou non notre vie et notre conduite satisfont à ces normes et à ces exigences. Si ce n'est pas le cas, peut-être serons-nous incités à essayer davantage d'être meilleurs et de mieux agir, surtout si nous avons une profonde conviction et la compréhension que « la hache est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu ». (Matthieu 3:10 ; Luc 3:9.) ¶
NOUS JUGER NOUS-MÊMES ¶
Et comment pouvons-nous être capables de nous juger nous-mêmes, de discerner si nos actes et notre conduite, notre sentiment de culpabilité, apporteront dans notre âme tristesse et regret, oui, un sentiment d'angoisse et de remords ? À ce sujet, saint Jean dit dans le livre de l'Apocalypse : ¶
Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. (Apocalypse 20:12-13.) ¶
Ainsi, il est clairement dit que nous serons jugés selon nos œuvres, selon nos accomplissements, selon ce que nous faisons et non pas entièrement ou principalement selon ce que nous disons. À ce sujet important, Jésus, le Fils de Dieu lui-même, a dit : ¶
Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. (Matthieu 7:21.) ¶
FAIRE LA VOLONTÉ DU PÈRE ¶
C'est ce que nous faisons, c'est ce que nous sommes, ce sont nos accomplissements réels qui compteront le plus. En pensant à ces choses, je ne puis m'empêcher de me demander s'il est possible que, même ici dans notre propre Église, il y en ait qui s'approchent réellement du Seigneur des lèvres, mais dont le cœur, les actions et la conduite sont loin de lui. Ce ne sont pas seulement les paroles qui comptent, ce ne sont pas seulement les propos de la langue, car, pour paraphraser légèrement ces paroles impressionnantes du Sauveur, ce ne sont pas tous ¶
ceux qui disent Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté du Père qui est dans les cieux. (Matthieu 7:21.) ¶
Avec ces remarques préliminaires à l'esprit, appliquons-nous maintenant, au terme de cent ans d'activité de notre Église, quelques épreuves pratiques et découvrons si, oui ou non, nous sommes réellement croyants dans l'Évangile de Jésus-Christ, si nous sommes véritablement convertis, et si nous vivons réellement selon les enseignements et les normes de l'Évangile. En cette occasion, je me propose de soumettre à votre considération seulement trois de nos nombreuses normes et enseignements de l'Église. Je le fais dans l'espoir qu'en les appliquant à notre propre vie et à notre propre conduite, certains d'entre nous, se découvrant peut-être ne pas être à la hauteur d'une ou de plusieurs de ces trois normes, résoudront de lutter un peu plus fort et d'améliorer leur vie et leur conduite. ¶
SOMMES-NOUS HONNÊTES ¶
Notre 13e article de foi commence par ces mots : « Nous croyons qu'il faut être honnête. » Mesurés à cette première norme, dont je désire parler, combien de ceux qui nous connaissent, membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, combien de ceux qui connaissent et qui sont familiers avec nos actes et notre conduite ont la conviction sincère que nous sommes « absolument honnêtes », que nous vivons en stricte et étroite conformité avec cette exigence importante, cet enseignement fondamental de l'Église ? ¶
On a dit d'Abraham Lincoln, par Morse, l'historien, que « son trait principal, toute sa vie durant, fut l'honnêteté sous toutes ses formes et en toutes choses ; non seulement l'honnêteté ordinaire, matérielle, dans les affaires, mais l'honnêteté dans le langage, dans le but, dans la pensée ; l'honnêteté de l'esprit, de sorte qu'il ne put jamais pratiquer même la plus tentante de toutes les tromperies, une tromperie envers lui-même. Cette honnêteté omniprésente fut le trait de son identité, qui demeura avec lui du début à la fin, alors que d'autres traits semblaient changer, apparaître ou disparaître, déconcertant l'observateur de sa carrière. Pendant tout ce temps, l'honnêteté universelle était là. » (American Statesmen, vol. XXV, p. 20 — Morse.) ¶
Durant tous ses jours, dès son enfance dans la cabane du Kentucky, jusqu'à la fin de sa vie à la Maison-Blanche, Abraham Lincoln était connu de ses intimes sous le nom de « Honest Abe ». Mais aussi honnête que fut Lincoln, j'ai dit à maintes reprises, en public et en privé, qu'il n'était pas plus franc, pas plus honnête, et pas plus consciencieux dans sa vie et dans ses relations avec ses semblables que ne l'est notre propre président Heber J. Grant. Comme Lincoln, la qualité remarquable et immuable du président Grant, celle dont, dans sa vie et sa conduite, il ne s'écarte jamais, est l'honnêteté absolue. ¶
Cette honnêteté absolue en parole, en acte, en pensée, a été aussi le trait remarquable de la vie de chaque président de l'Église. Ces hommes ont vécu et se sont conduits de telle sorte qu'ils n'avaient rien à cacher. Leur vie était comme le contenu d'un livre ouvert. De tels hommes disent ce qu'ils pensent et pensent ce qu'ils disent. Leur trait remarquable est la fiabilité. ¶
Êtes-vous, vous qui écoutez ma voix, honnêtes comme Lincoln l'était ? Êtes-vous honnêtes comme le président Grant l'est, et comme d'autres présidents de l'Église l'ont été, honnêtes ? Ou sommes-nous, certains d'entre nous, même des membres de l' ¶
Église, enclins parfois, et dans certaines circonstances inhabituelles, à dire de nos lèvres ce que nous ne ressentons ni ne croyons ni ne savons, au plus profond de notre cœur, être la vérité ? En d'autres termes, sommes-nous honnêtes, absolument ? ¶
Y A-T-IL DES VOLEURS PARMI NOUS ¶
Pensez-vous, par exemple, que si l'on procédait à un examen minutieux, nous pourrions trouver parmi nous des gens qui ont volé quelqu'un ? Rappelez-vous qu'il a été dit d'une nation entière : « Vous m'avez trompé. » Et lorsque le peuple de cette nation s'écria : « En quoi t'avons-nous trompé ? », la réponse vint promptement : « Dans les dîmes et les offrandes. » (Malachie 3:8-9.) ¶
CE QUE NOUS DEVONS À L'ÉGLISE ET AU SEIGNEUR ¶
Parmi vous, bonnes gens qui composez cette multitude à qui je m'adresse dans ce Tabernacle historique, et parmi ceux qui entendent mes paroles à la radio, y en a-t-il qui n'ont pas réglé pleinement leurs comptes avec le Seigneur ? Y en a-t-il qui n'ont pas payé leur dû à l'Église ? Si c'est le cas, croyons-nous sincèrement, au fond de notre cœur, en l'honnêteté, honnêtes dans nos relations avec nos semblables, honnêtes envers nous-mêmes et honnêtes envers le Seigneur ? Et si nous le croyons, le pratiquons-nous réellement, vivons-nous réellement selon cette croyance ? Sommes-nous pratiquement, sérieusement et ardemment religieux ? Sommes-nous véritablement convertis ? Avons-nous réellement montré des fruits de repentance et de vie juste ? Avons-nous nourri les affamés et vêtu ceux qui sont nus ? Avons-nous visité les orphelins et les veuves dans leur affliction ? Notre cœur s'est-il ému de sympathie envers les chômeurs, ou, lorsque les affamés ont demandé du pain, leur avons-nous, avec dureté de cœur, simplement remis une pierre ? ¶
VRAI CULTE ¶
Prenons-nous la sainte-cène du Seigneur régulièrement chaque semaine, et la prenons-nous dignement ? C'est la deuxième norme dont je désire parler. C'est un enseignement de l'Église et une pratique des fidèles, comme le disent les Écritures, d'aimer le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée. (Matthieu 22:37.) Nous devons avoir foi en notre Père céleste et le vénérer ; on nous instruit de nous rendre à nos divers lieux de culte le dimanche et d'y prendre la sainte-cène — le pain et l'eau — en mémoire du corps brisé et du sang versé du Maître. Y en a-t-il ici aujourd'hui, et parmi ceux qui, à portée de ma voix, sont généralement considérés comme de bons membres de l'Église, qui ne profitent pas de l'occasion de se rendre régulièrement chaque dimanche à leur paroisse respective et d'y jouir, la tête inclinée et le cœur en prière, d'un véritable culte durant la réunion de sainte-cène ? ¶
En ces jours de dépression, les affligés, les malades, ceux qui sont découragés, les las et ceux qui sont chargés feront bien de se rendre à leurs chapelles de paroisse respectives pour y recevoir consolation, réconfort, bénédiction et encouragement. Il nous est dit dans la Doctrine et Alliances, section 59 : ¶
Tu remercieras le Seigneur, ton Dieu, en toutes choses. ¶
Tu offriras un sacrifice en justice au Seigneur, ton Dieu, celui d'un cœur brisé et d'un esprit contrit. ¶
Et afin de te préserver plus complètement des souillures du monde, tu iras en mon saint jour à la maison de prière et tu y offriras tes sacrements ; car en vérité, c'est ce jour qui t'est désigné pour que tu te reposes de tes labeurs et pour que tu présentes tes dévotions au Très-Haut. (D. & A. 59:7-10.) ¶
On a dit qu'aucune langue humaine ne peut prononcer des paroles dont le message soit d'une importance égale à celle de prendre dignement la sainte-cène du Seigneur. Si nous négligeons de profiter de cette bénédiction remarquable, sommes-nous convertis ? Sommes-nous de véritables Saints des derniers jours ? ¶
Troisièmement : mesurons-nous à une autre norme de l'Église, celle de veiller et de prier « sans cesse ». Le Maître a dit : « Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. » (Luc 22:40.) La Bible dit clairement : « priez sans cesse. » (1 Thessaloniciens 5:17.) « Veillez et priez », dit encore le Maître, « afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l'esprit est bien disposé mais la chair est faible. » (Matthieu 26:41.) ¶
Prier sans cesse est une pratique qui devrait être suivie tout particulièrement par la jeunesse de notre nation aujourd'hui ; en ces temps, nos jeunes gens sont entourés d'embûches, oui, de tentations inhabituelles, pratiquement partout et pratiquement à tout moment. Les paroles du Sauveur devraient résonner constamment à leurs oreilles : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous ne tombiez pas en tentation. » (Luc 22:46.) ¶
PRIER ¶
« Cherchez le Seigneur » est une autre exhortation qui s'applique également aux gens de notre époque. Ceux dont la vie est presque achevée, ceux qui ont connu de longues années d'expérience et savent avec certitude quelles choses valent la peine et lesquelles ne la valent pas — ce sont ceux-là qui devraient appeler la jeunesse d'aujourd'hui : « Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. » Aujourd'hui est le temps d'appeler ; demain sera peut-être trop tard. Ô jeunesse de notre nation, « Cherchez l'Éternel tant qu'on le trouve ; invoquez-le, tandis qu'il est près. » (Ésaïe 55:6.) ¶
Mesurés à cette norme de la prière, des prières en famille et des prières secrètes, comment vous et moi nous en tirons-nous ? Le Christ lui-même dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger. » (Matthieu 11:28-30.) Avec quel degré de régularité et de ferveur luttons-nous, dans la prière, pour nous mettre en harmonie avec cette puissance incomparable, la puissance de Dieu, cette puissance qui pénètre les cœurs et les vies humaines à la suite de la prière et de la vie juste ? ¶
Je me rends compte que beaucoup de ceux qui ont accordé peu ou pas d'attention à la religion tournent en dérision l'idée que la lumière du ciel puisse briller dans les cœurs et les âmes humaines comme elle brilla dans la vie de Saul de Tarse et de Joseph Smith, ou qu'elle puisse apporter dans un cœur humain une conviction semblable à celle qui permit à Paul de se tenir devant Agrippa et de dire : « J'ai vu une vision. J'ai vu une lumière. » ¶
Mais voici les propres paroles de Joseph Smith : ¶
Il n'en demeurait pas moins que j'avais eu une vision. J'ai pensé depuis que je ressentais beaucoup ce que Paul avait dû ressentir lorsqu'il fit sa défense devant le roi Agrippa et raconta le récit de la vision qu'il avait eue quand il vit une lumière et entendit une voix ; mais pourtant il y en eut peu qui le crurent ; certains dirent qu'il était malhonnête, d'autres qu'il était fou ; et il fut tourné en ridicule et outragé. Mais tout cela ne détruisit pas la réalité de sa vision. Il avait eu une vision, il le savait, et toute la persécution des cieux ne pouvait le faire penser autrement ; et même s'ils devaient le persécuter jusqu'à la mort, il savait, et il saurait jusqu'à son dernier souffle, qu'il avait à la fois vu une lumière et entendu une voix lui parler, et le monde entier ne pouvait le faire penser ou croire autrement. Il en fut de même pour moi. (Perle de Grand Prix, p. 49.) ¶
De telles expériences, semble-t-il, ne peuvent être comprises, et la plupart d'entre elles ne peuvent être vécues et appréciées, que par le pouvoir de la foi. Une connaissance satisfaisante, ou une foi, concernant les choses spirituelles, ne peut venir simplement par la logique ou la raison, car celles-ci ne viennent que par une vie juste, priante et religieuse. Les paroles familières suivantes, tirées du Livre saint, expliquent brièvement et clairement ce que je veux dire : ¶
Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. (Jean 7:17.) ¶
Si nous perdons la foi, s'il nous semble que nos prières restent sans réponse, réfléchissons à ces paroles que le Seigneur nous a données dans la section 101 de la Doctrine et Alliances : ¶
Ils étaient lents à écouter la voix du Seigneur, leur Dieu ; c'est pourquoi le Seigneur, leur Dieu, est lent à écouter leurs prières, à leur répondre le jour de leurs ennuis. Le jour de leur paix, ils ont pris mes instructions à la légère, mais le jour de leurs difficultés, par nécessité, ils me cherchent. (D. & A. 101:7-8.) ¶
J'ai mentionné seulement trois des normes de l'Église. Mesurés à celles-ci, faites-vous et fais-je la volonté de notre Père céleste ? Si c'est le cas, la promesse dit que c'est notre droit de savoir s'il y a ou non une vie au-delà de la tombe ; si les doctrines préconisées sont vraies, ou si ces doctrines sont fausses. ¶
RÉSUMÉ ¶
Me référant spécifiquement de nouveau aux trois normes que j'ai nommées, permettez-moi de demander : ¶
Sommes-nous honnêtes, absolument ? Traitons-nous justement, honnêtement et charitablement avec nos semblables ? Payons-nous nos dîmes et nos offrandes intégralement ? ¶
Participons-nous à ce culte intense qui vient de la participation à nos réunions de sainte-cène et de la prise digne de la sainte-cène du Seigneur ? ¶
Participons-nous aux prières familiales et secrètes, ardemment, honnêtement et avec régularité ? Prions-nous toujours ? ¶
Humblement, je prie que, par le pouvoir de Dieu, nous puissions, en vivant selon ces normes et d'autres normes de l'Église, avoir la foi, comprendre, savoir et avoir un témoignage de la divinité des doctrines de l'Église et de l'efficacité de l'Évangile de Jésus-Christ. ¶