Pulpit

Satan et son pouvoir

Anthony W. Ivins

Conférence générale d'avril 1934·Session du matin du troisième jour·1934-04-08

Avant de commencer mes remarques, mes frères et sœurs, je désire, comme l'a fait le président Clark, exprimer la gratitude que j'éprouve de ce que le Seigneur ait prolongé mes jours pour que je puisse être présent à cette conférence générale de l'Église. Les choses qui se sont produites ici n'auraient pu se produire en aucun autre lieu du monde. La musique que nous avons entendue, la chorale des mères qui a si magnifiquement chanté sa partie, et les jeunes gens et jeunes filles représentant les Associations d'amélioration mutuelle de l'Église, ne se seraient trouvés en aucun autre lieu. Cette chorale du Tabernacle et cet orgue ne se trouvent en aucun autre lieu du monde.

Les doctrines qui ont été exposées ici, vous ne les entendriez dans aucune autre assemblée de gens en dehors de l'Église. Ce sont là

les choses qui m'ont impressionné, les choses pour lesquelles je suis reconnaissant envers mon Père qui est aux cieux.

UN RAYON D'ESPOIR

Durant les sessions de la conférence, plusieurs de ceux qui se sont adressés à nous ont fait référence à une convention de pasteurs protestants tenue récemment à Chicago. Le compte rendu de cette réunion indique qu'une majorité d'entre eux, dit-on, ne croyaient ni en un ciel, ni en un enfer, ni en un diable. Cela peut nous sembler extrêmement impie, mais après tout, j'imagine y voir un rayon d'espoir. Ces hommes parlent du ciel, de l'enfer et du diable tels qu'on leur a appris à les comprendre : un ciel habité par des êtres éthérés, se déplaçant de lieu en lieu sans connaissance du passé ni espoir de l'avenir, qui entourent le trône d'un Dieu sans corps, sans membres ni passions, et chantent des cantiques et jouent de la harpe pour l'éternité ; un enfer qui est un lac de soufre brûlant et un diable qui se promène avec une fourche, cherchant des victimes à y précipiter, où elles resteront à brûler éternellement sans jamais être consumées. Cette doctrine ne m'a jamais séduit. Il me semble plutôt encourageant que des hommes se prétendant enseignants de la doctrine du Christ s'éloignent de telles choses.

SATAN CHASSÉ

En guise d'introduction à ce que je voudrais dire, je désire lire le douzième chapitre de l'Apocalypse de saint Jean, septième verset :

Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent,

mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.

Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

Dans la Bible, le mot diable est employé de manière interchangeable avec Satan, le tentateur, Béelzébul, le prince de ce monde, l'ancien serpent, toutes ces appellations désignant le même personnage.

UN FILS DE L'AURORE

Le mot diable est une contraction du mot grec « diabolos », qui, interprété, signifie un accusateur malveillant, ou démon, et équivaut au mot hébreu Satan, un ennemi ou un adversaire.

L'Écriture que j'ai citée au début de mes remarques, et le contexte auquel votre attention est appelée, nous enseignent que ce personnage que nous appelons communément le diable était Lucifer, un fils de l'aurore, un ange investi d'autorité, qui se rebella contre le Père et le Fils, et qui, pour cela, fut précipité sur la terre avec ceux qui le suivirent, et devint Perdition, le perdu sur lequel les cieux ont pleuré. Jésus, faisant allusion à sa chute, dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. »

Partout où il est mentionné dans les Écritures, le diable est désigné comme le

tentateur, le trompeur, l'auteur du mensonge, l'ennemi de Dieu, et l'adversaire de tout ce qui est bon, mais en même temps si habile que les mensonges qu'il profère paraissent être la vérité. Il peut même apparaître comme un ange de lumière.

Shakespeare comprenait cette caractéristique du Malin lorsqu'il fait dire à Banquo, s'adressant à Macbeth : « La terre a des bulles comme l'eau en a, et celles-ci en sont ; mais il est étrange que, souvent, pour nous gagner à notre perte, les instruments des ténèbres nous disent des vérités, nous gagnent par d'honnêtes bagatelles pour nous trahir dans les conséquences les plus graves. »

SON CARACTÈRE ET SON POUVOIR SUBTIL

Combien ces paroles de Shakespeare ressemblent à l'Écriture qui nous dit que certains d'entre nous, il les soudoie par le profit, et d'autres, il les séduit par des plaisirs qui paraissent innocents en eux-mêmes, mais qui nous conduisent à la transgression, ce qui est son unique désir. Son grand effort est de dépouiller Dieu de sa gloire et les hommes de leur âme.

Il y a plus de trois cents ans, John Milton, parlant de Satan, disait : « C'est lui dont la ruse, excitée par l'envie et la vengeance, trompa la mère du genre humain. »

Milton représente Satan sous forme humaine, avec un serpent aux crocs dégoulinants et à la langue fourchue enroulé autour de ses pieds.

Les Écritures contiennent de nombreuses références à son pouvoir subtil. Sa malice est mortelle. Son activité et sa diligence sont à la mesure de sa malice. Il a une légion de ceux qui sont tombés avec lui, et qui lui ont vendu leur âme pour l'aider à accomplir ses desseins.

Dans sa parabole du semeur, en expliquant sa signification, Jésus dit que la semence semée est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui entendent. Puis vient le diable, qui enlève la parole de leur cœur, de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés.

Le diable entra dans le cœur de Judas et le poussa à trahir le Fils de Dieu auprès de ceux qui furent responsables de sa mort.

L'apôtre Pierre nous avertit d'être constamment vigilants, car, dit-il, notre ennemi le diable, comme un lion rugissant, cherche qui il pourra dévorer.

CHERCHE À DOMINER LA TERRE

Depuis l'époque de sa chute, Lucifer a cherché à établir et à maintenir sa domination sur la terre et sur ceux qui l'habitent, et, à de rares exceptions près, et pour de brèves périodes seulement, il y est parvenu.

C'est son pouvoir qui interrompit et empêcha temporairement le plein accomplissement de la mission du Sauveur au méridien des temps. Son triomphe, cependant, ne fut que temporaire. Sachant que sa domination sur les peuples de la terre doit être brisée, et qu'une défaite certaine l'attend, il se revêt de la livrée du Christ, et, se faisant passer pour son représentant, selon les mots de Shakespeare, il gagne le cœur des hommes par d'honnêtes bagatelles qui sont vraies, tout en les trahissant et en les entraînant vers les conséquences les plus graves.

Le caractère et la mission de Satan sont illustrés dans l'histoire où

il apparaît à notre mère Ève, et où, par la flatterie et la tromperie, il la persuade de désobéir au commandement de Dieu et de manger du fruit défendu, lui déclarant qu'elle ne mourrait pas mais deviendrait sage. Elle en mangea et apporta l'héritage de la mort à sa postérité. Il prouve ainsi qu'il est un trompeur et un menteur.

CULTE DU DIABLE

Le caractère de Satan s'est manifesté avec une telle puissance parmi les hommes que, dans de nombreux pays, il a été fait objet de culte. C'est par le serpent qu'il apparut à notre mère Ève, et depuis ce temps jusqu'à aujourd'hui, le serpent a été le symbole du diable parmi ceux qui le vénèrent.

Zoroastre, que l'histoire désigne comme un grand philosophe ou législateur, et dont certains érudits situent la vie vers 6000 avant J.-C., tandis que d'autres placent sa mort vers 500 avant J.-C., était d'origine bactrienne, un ancien peuple d'Asie. Il fut le fondateur de la religion zoroastrienne ou zarathoustrienne.

Selon Edward B. Taylor, L.L.D., F.R.S., dans son livre « Anciennes croyances et religions modernes », l'idée prédominante dans les enseignements de Zoroastre était l'existence de deux esprits ou puissances régissantes, dont l'une cherche constamment à accomplir le bien, tandis que l'autre s'efforce d'accomplir le mal. La première de ces puissances est représentée comme la lumière, la vie, la loi, l'ordre et la vérité — tout ce qui est bon et pur.

L'autre puissance en est l'antithèse — il est ténèbres, souillure, désordre, tout ce qui est mauvais dans le monde ; il est Satan, il est la mort. Taylor dit de ce peuple : « Tout en reconnaissant le bon esprit, ils rendent leur principal hommage à Satan, chef des hôtes angéliques, qui a maintenant le pouvoir d'affliger l'humanité. Satan ne récompensera-t-il pas, après la mort, les Yézidis qui l'ont servi durant leur vie mortelle ? »

Il y a quelques jours seulement, une dépêche fut publiée dans le Salt Lake Tribune, en provenance du Kurdistan, en Asie, faisant référence au culte du diable chez ces peuples.

Là où le culte du diable est pratiqué, le serpent est toujours son symbole, et l'exorcisme y est employé afin qu'il soit apaisé et sa colère atténuée.

AUTREFOIS UN PEUPLE INTELLIGENT ET PUISSANT

À l'époque de la découverte de l'Amérique par Colomb, deux grands empires ou royaumes existaient, l'un l'empire aztèque au Mexique, l'autre le royaume des Incas, au Pérou, en Amérique du Sud. Les vastes ruines que l'on trouve tant en Amérique du Nord qu'en Amérique du Sud témoignent indéniablement d'un peuple autrefois intelligent et puissant. À une époque, vivant selon le code moral enseigné par le Christ, leur vie avait été heureuse et prospère, comme le montrent les extraits suivants de leur histoire :

Et il arriva qu'il n'y eut pas de querelles dans le pays, à cause de l'amour de Dieu qui demeurait dans le cœur du peuple.

Et il n'y avait pas d'envies, ni de discordes, ni de tumultes, ni de fornications, ni de mensonges, ni de meurtres, ni aucune sorte de lasciveté ; et assurément il ne pouvait y avoir de peuple plus heureux parmi tout le peuple qui avait été créé par la main de Dieu.

Il n'y avait pas de brigands, ni d'assassins, et il n'y avait pas non plus de Lamanites, ni aucune sorte d'-ites ; mais ils étaient un, enfants du Christ et héritiers du royaume de Dieu.

Quel changement s'était produit chez ce peuple lorsqu'il fut découvert par Colomb, quatorze cents ans plus tard ! Satan avait semé l'ivraie parmi le bon grain, avec pour résultat, comme cela s'était produit bien des fois auparavant, que le bon grain avait été étouffé et détruit.

IMAGE DU SERPENT

Dans chaque ville et chaque village, l'image du serpent dressait la tête, crocs dégoulinants et langue fourchue exposés. Des sacrifices humains, par milliers, étaient offerts à ces dieux idolâtres de pierre, devant lesquels le peuple s'inclinait en adoration.

Le docteur August LePlongeon, dans son livre « Mystères sacrés chez les Mayas et les Quichés », dit :

Chichén Itzá peut être appelée par excellence la cité du serpent. On trouve le serpent partout. Il garde les escaliers menant à leurs temples et les portes de leurs demeures. Dans un seul édifice récemment mis au jour près de la ville de Mexico, à Xochitl, les têtes de 66 serpents font saillie sur les murs, gardant l'approche de tous les points de la boussole.

Pedro de Cieza de Leon, un soldat espagnol qui servit sous Francisco Pizarro lors de la conquête du Pérou, tint un registre minutieux des choses qu'il vit et entendit. Son livre est l'un des plus estimés par les érudits, parmi toutes les histoires de la conquête. Il dit :

Dans tout le Pérou, on appelle le diable Supay. On m'a dit qu'il leur était apparu bien des fois. Très grande est la domination que le diable, ennemi du genre humain, est autorisé à exercer sur ces peuples. Ces peuples tiennent pour certain que le diable est faux et méchant, et qu'ils lui obéissent davantage par crainte que par amour.

L'état de dégradation auquel le culte du diable a réduit les peuples du Mexique et du Pérou est, à bien des égards, trop choquant pour être répété.

OPPOSÉ AU CHRIST ET À SA MISSION

La malice et la jalousie de Satan envers le Christ notre Seigneur et sa mission sont mortelles. Ayant échoué dans son plan de détrôner Dieu et de priver le Christ de son droit d'aînesse, précipité sur la terre avec ceux qui le suivirent, banni pour toujours de la présence du Père, il ne perd aucune occasion de contrarier la rédemption de l'homme de la mort, châtiment qui nous vint par son dessein mauvais. Il chercha à détruire l'enfant Christ lorsqu'il poussa Hérode le Grand à faire périr les enfants de Bethléem. Il chercha à détruire le but de la mission du Christ par la corruption, lorsqu'il lui offrit de lui livrer la domination sur la terre à condition que le Rédempteur vînt l'adorer à son sanctuaire. Ayant échoué en cela, il inspira les esprits des hommes de malice et de haine, ce qui conduisit à la crucifixion.

La crucifixion du Christ, au lieu d'accomplir le dessein que Lucifer avait formé, eut précisément l'effet contraire. Doté

du pouvoir sur la mort, Jésus, le troisième jour, ressuscita du tombeau, dépouillant ainsi la tombe de sa victoire et rendant possible la rédemption de la captivité dans laquelle Satan retenait les esprits des hommes.

SATAN VIT ENCORE

Pour comprendre que Satan vit encore et s'emploie activement à son opposition à ce qui est bon, il suffit de s'arrêter un moment et de contempler les conditions de ce monde troublé qui est le nôtre. Il y a longtemps, il déclara que, par l'or, l'argent, les armées et les marines, il gouvernerait le monde. Quiconque connaît les paroles des prophètes telles qu'elles sont contenues dans les Écritures sait que des hommes saints, dans les âges passés, mus par l'esprit de prophétie, ont prévu et annoncé des événements qui devaient survenir longtemps après l'époque où ils vivaient.

Parmi les nombreuses déclarations qui font référence aux activités du Malin à l'époque où nous vivons, je cite ceci :

Car le royaume du diable va trembler, et ceux qui y appartiennent vont nécessairement être incités au repentir, sinon le diable les saisira de ses chaînes éternelles, et ils seront excités à la colère, et périront ;

car voici, en ce jour-là, il fera rage dans le cœur des enfants des hommes et les incitera à la colère contre ce qui est bon.

Et il en pacifiera d'autres et les endormira dans une sécurité charnelle, de sorte qu'ils diront : Tout est bien en Sion ; oui, Sion prospère, tout est bien — et c'est ainsi que le diable trompe leur âme et les entraîne soigneusement sur la pente de l'enfer.

Et voici, il en entraîne d'autres par la flatterie et leur dit qu'il n'y a pas d'enfer ; et il leur dit : Je ne suis pas un démon, car il n'y en a pas — et c'est ainsi qu'il leur chuchote aux oreilles, jusqu'à ce qu'il les saisisse de ses chaînes affreuses d'où il n'y a pas de délivrance.

Tandis que Satan cherche ainsi à détruire la paix et le bonheur de l'humanité, le Christ s'efforce de les attirer à lui. La même controverse qui aboutit à la chute de Lucifer persiste jusqu'à ce jour. C'est la question de la rédemption de l'homme de la chute, et du châtiment de la mort qui en résulta.

Lucifer offre la rédemption à l'homme à condition que le bénéficiaire lui donne l'honneur et le crédit de ce qu'il reçoit, et il promet en retour la rédemption sans égard au caractère du postulant, à la vie qu'il a menée, ou à l'exemple donné aux autres.

L'HOMME EST SON PROPRE AGENT

Le Christ s'attache à la parole du Seigneur, prononcée à Adam dans le jardin d'Éden : « Cet homme est devenu comme l'un de nous, connaissant le bien et le mal. » Il devient ainsi son propre agent, pour choisir entre le bien et le mal, entre le juste et l'injuste. S'il a été un pécheur, et qu'il se repent de sa mauvaise voie, et ne fait plus le mal, il pourra être pardonné et hériter des bénédictions des justes lorsqu'il se tiendra devant le tribunal de Dieu, pour être jugé selon ses œuvres. S'il se tourne volontairement vers la méchanceté et ne se repent pas, il recevra la récompense des méchants et s'en ira avec Lucifer et ses armées dans la condamnation éternelle, qui sera le remords de conscience d'avoir laissé passer le jour de sa repentance.

La bataille se livre aujourd'hui comme jamais auparavant. C'est la bataille du droit contre la force, de la justice et de la miséricorde contre l'avidité, l'oppression, entre les armées et les marines et l'or et l'argent du prince de ce monde et l'humble Nazaréen, avec la doctrine de sa fraternité, de son égalité et de sa justice. Et cette fois, le Fils de Dieu triomphera.

LE POUVOIR DE SATAN EST LIMITÉ

La chose encourageante à laquelle les hommes de foi et de confiance, en ce jour d'incertitude et d'épreuve, peuvent s'attendre, c'est le fait qu'il existe certaines limites au-delà desquelles le pouvoir du Malin ne peut passer. Ce pouvoir nous vient par la foi en notre Seigneur Jésus-Christ et par l'obéissance à la loi de justice qu'il a enseignée, et à l'exemple de sa vie.

Premièrement, il promet que si l'un quelconque d'entre nous, qui pourrait douter, vient à lui, il lui manifestera la vérité par le pouvoir du Saint-Esprit. Jean-Baptiste, qui fut l'agent choisi du Seigneur pour administrer l'ordonnance du baptême à Jésus-Christ, disait à ceux qui recevaient son enseignement :

Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.

Parmi les autres promesses que le Christ fit à ceux qu'il envoya prêcher son Évangile, il y avait celle-ci : qu'en son nom ils chasseraient les démons. À leur retour, ils témoignèrent que cette promesse s'était réalisée. Ils dirent à Jésus : « Même les démons nous sont soumis en ton nom. »

UNE ARMURE CONTRE LE POUVOIR DE SATAN

Ce don précieux et indispensable, le Saint-Esprit, nous vient par l'imposition des mains de ceux qui ont l'autorité de le conférer. Lorsque les apôtres de Jérusalem apprirent que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, ils leur envoyèrent Pierre et Jean, qui leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit. De même, Paul, trouvant certains convertis à Éphèse, leur demanda s'ils avaient reçu le Saint-Esprit. Ils répondirent qu'ils n'avaient même pas entendu dire qu'il existait un tel don, qu'ils avaient été baptisés du baptême de Jean. Paul leur expliqua que Jean baptisait d'eau pour la repentance, en vue de la seule rémission de leurs péchés. Ils furent alors baptisés au nom du Christ, et comme Paul leur imposait les mains et leur conférait le Saint-Esprit, ils parlèrent en langues et prophétisèrent.

L'autorité de conférer ce don précieux existe dans l'Église aujourd'hui. Chaque membre baptisé de l'Église le reçoit, après quoi il a droit à recevoir et à retenir à jamais une plénitude de l'Esprit du Seigneur, et une plénitude de l'Esprit du Seigneur nous conduit à toute vérité et fournit une armure que les traits de Satan ne peuvent percer.

DOIT ÊTRE CULTIVÉ

Bien que le Saint-Esprit puisse nous être conféré, et qu'il soit destiné

à être notre guide et notre soutien, il n'est retenu et manifesté dans sa plénitude, pour notre direction et notre défense, que dans la mesure où nous le cultivons et écoutons ses incitations. Nous pouvons le perdre entièrement par indifférence ou transgression, et une fois privés de sa présence, nous sommes laissés dans des ténèbres plus denses qu'avant de l'avoir reçu. Cultivez-le, mes frères et sœurs, et il deviendra en réalité la barre de fer, qui est la parole de Dieu, et il nous ramènera à lui.

UNE RÉPONSE SCRIPTURAIRE

Cette revue brève et bien incomplète est la réponse des Écritures à l'une des questions posées à la convention de Chicago. Une autre question posée trouve sa réponse au vingtième chapitre de la révélation à saint Jean. Jean dit :

Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres.

LE MÊME TROMPEUR RUSÉ

Maintenant, frères et sœurs, j'en viens à ma pensée finale, celle que je désire vous laisser. D'abord, je veux que vous compreniez que l'influence de Lucifer n'est pas brisée, qu'il est là pour nous égarer, qu'il est le même trompeur rusé qu'il a toujours été ; qu'il nous dit de simples vérités afin de nous conduire à l'erreur ; qu'il se revêt de la livrée du Christ et, prétendant parler en son nom, nous dit de simples vérités pour nous mener aux conséquences les plus graves.

N'allez pas vous imaginer que Lucifer n'existe plus, cet ange déchu qui fut un esprit de puissance. N'oubliez pas qu'il fut chassé du ciel. Il doit donc exister un tel lieu. N'oubliez pas que les tourments de l'enfer seront le remords de conscience que vous éprouverez pour avoir marché contrairement à la lumière que vous avez eue après l'avoir reçue. Cultivez-la. Elle est pour vous et pour moi la barre de fer, qui est la parole de Dieu. Tout homme et toute femme qui s'en saisit et s'y attache fermement se retrouvera dans ce lieu que nous appelons le ciel, un ciel bien différent de celui que conçoivent ces hommes qui renoncent à leur foi au ciel.

Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs, Amen.

Citer ce discoursAnthony W. Ivins, « Satan et son pouvoir », Conférence générale d'avril 1934, Session du matin du troisième jour (1934-04-08). Pulpit Vault, 1934-04-ivins-aw-satan-and-his-power. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).