Pulpit

Combien c'est béni, mes frères

Joseph E. Robinson

1918 October General Conference·Second Overflow Meeting·1918-10-06

Combien c'est béni, mes frères et sœurs, d'avoir foi en Dieu et en son œuvre ; de savoir dans sa propre âme que Jésus est le Christ, le Rédempteur, le Sauveur de l'humanité, le Médiateur de la Nouvelle Alliance, et celui qui plaide auprès de Dieu pour le salut de ses frères et sœurs. Voilà la pensée qui m'est venue tandis que nos frères rendaient témoignage de la vérité qui jaillissait de leur âme. Ils ne sont pas ballottés par tout vent de doctrine, ni emportés par le vent, ni déplacés de leur position. Pourtant, tandis qu'ils parlaient, je me suis demandé si vous aviez rencontré ici de telles conditions, ou si vous aviez eu de tels cas que ceux que nous avons rencontrés dans la mission que je préside, d'hommes qui « couraient sans avoir été envoyés », hommes qui n'attendaient pas d'être appelés avant de croire pouvoir être des instructeurs pour les hommes, et qui se lèvent, la main tendue pour stabiliser l'arche de l'alliance.

Je me suis demandé si dans ce pays vous en aviez eu qui étaient « puissants et forts, venus pour partager par le sort les héritages des saints ». Nous en avons eu cinq de la sorte dans la mission de Californie depuis que j'ai l'honneur d'y présider. Ils sont tombés à néant, et se sont éteints. L'un en particulier me revient en mémoire, qui rassembla autour de lui un petit groupe de gens honnêtes, craignant Dieu, humbles et contrits et repentants lorsqu'on leur montrait l'erreur de leurs voies, car j'ai eu le privilège d'en baptiser un bon nombre. Cet homme continua pendant des années, prétendant que, un jour, il viendrait comme un homme puissant et fort pour mettre l'Église en ordre. Il disait que le peuple serait éprouvé en toutes choses ; ainsi il s'enivrait fréquemment de vin, afin qu'ils fussent éprouvés de cette manière, et il se complaisait dans l'usage de certaines drogues et du tabac, afin qu'ils fussent éprouvés dans leur foi à cause de cette faiblesse. Il prenait des épouses à certains hommes et les donnait à d'autres, puis les prenait lui-même, puis les rendait au mari original, afin qu'ils fussent éprouvés de cette manière. Et pourtant ils l'enduraient à cause de leur foi en certaines de ses prophéties et de la manière dont il interprétait les écritures. Frappé par la maladie et sur le point de mourir, il fut transporté à l'hôpital, et plusieurs jours avant sa mort il leur dit de ne pas l'enterrer, mais de veiller sur son corps pendant trois jours et il reviendrait le relever et les établir dans leur héritage à Sion devant Dieu à jamais. Ils veillèrent sur son corps pendant six jours, puis ils l'enterrèrent.

Je me suis demandé si quelqu'un était venu à vous qui voulait établir « l'Ordre d'Hénoc », qui voulait que vous « rejoigniez l'Ordre uni ». Nous en avons eu un pareil, et lorsque certains des saints, ses associés, mus par son témoignage et son éloquence, se joignirent à lui pour avoir une « communauté d'intérêts » dans tous leurs biens immobiliers et effets, et vinrent avec les titres de leurs terres pour les transférer

au corps qu'il était en train d'organiser, et lui demandèrent son propre titre de propriété, eh bien, il avait transféré sa propriété à sa femme et tout ce qu'il possédait n'était que la montre qu'il portait. Cela les rendit un peu jaloux et craintifs quant au projet, et ainsi tout tomba à rien. J'ai donc remarqué qu'ici, chez nous, certains hommes qui ont connu des échecs financiers sont tout à fait disposés à rejoindre « l'Ordre d'Hénoc », et à faire payer leurs dettes par le peuple et à faire prendre soin de leurs familles par lui. Je ne sais pas si vous en avez rencontré de tels ou non.

Je veux vous lire, prolongeant ainsi les remarques de mes frères cet après-midi, et ce qui a été dit à la conférence générale hier, tiré de la Doctrine et Alliances, 42:11 :

« De plus, je vous dis qu'il ne sera donné à aucun homme d'aller prêcher mon Évangile ou d'édifier mon Église, s'il n'est ordonné par quelqu'un qui a l'autorité et dont l'Église sait qu'il a l'autorité et qui a été dûment ordonné par les chefs de l'Église. »

Quelqu'un vous a-t-il dit que Dieu peut susciter un prophète à tout moment ? Qu'il ne faut pas l'autorité de l'homme pour faire des prophètes, des apôtres et des dirigeants du peuple ? Vous a-t-on cité que Paul a dit qu'il « n'était pas apôtre par les hommes ni par la main d'un homme », comme preuve de cette doctrine ? Ou que Dieu envoya son ange pour ordonner Jean quand il avait huit jours, ou qu'il ordonna Ésaïe de ses propres mains ? S'ils l'ont fait, ils vous ont dit les mêmes choses que j'ai entendues sur le champ de la mission. Je n'oublie pas que le moindre diacre de l'Église pourrait dire avec autant de justesse que Paul qu'il détient la prêtrise « non par l'homme ni par la main de l'homme », car l'homme n'a pas apporté la prêtrise, ne l'a pas instituée et ne peut la conférer de lui-même et par lui-même. La prêtrise du Fils de Dieu est sans commencement de jours ni fin d'années ; sans père, et sans mère, et sans généalogie ; mais elle a toujours été, et a toujours été donnée sous les mains de quelqu'un que Dieu a désigné. Paul fut choisi et mis à part pour le ministère avec Barnabas, par les apôtres, dans l'Église, et il fut envoyé par le Seigneur, Jésus-Christ, à Ananias, à Damas, afin que par Ananias il pût recevoir le Saint-Esprit ; et Corneille, tout dévot qu'il était, et visité par des anges, ne reçut pas le Saint-Esprit avant que l'autorité compétente ne lui fût envoyée pour le lui conférer. Et ainsi nous pouvons être assurés que Jean reçut sa prêtrise soit de son père, qui la détenait et qui officiait à l'autel dans le temple, soit de quelqu'un qui était autorisé à donner la prêtrise. Des hommes peuvent être désignés et ordonnés pour occuper certaines positions ; mais tout du long vous constaterez que la prêtrise venait par l'ordre convenable dans l'Église. Ésaïe reçut sa prêtrise de la main de Melchisédek, le grand souverain sacrificateur. Ainsi, lorsque des hommes revendiquent ces choses, ils sont soit ambitieux de revendiquer eux-mêmes la direction, soit ont perdu de vue la parole du Seigneur concernant la prêtrise et la présidence.

On me dit que cette 85e section de la Doctrine et Alliances, écrite dans une lettre du prophète Joseph Smith adressée à W. W. Phelps, doit encore s'accomplir, et des hommes l'enseignent et en écrivent aujourd'hui comme ils l'ont fait

depuis le moment même où elle a été donnée dans l'Église, et elle fut donnée en novembre 1832. Je veux en lire juste un peu. Et si vous lisez les 48e et 51e sections, vous découvrirez comment le Seigneur détermina que ses saints devaient recevoir leurs héritages à Sion. Ils consacraient leurs biens lorsqu'ils étaient convertis dans le monde et envoyaient leurs fonds au comté de Jackson, à l'évêque de l'Église, qui devait acheter des terres pour eux, et les leur donner « légalement » par « acte » sous la loi, afin qu'ils puissent les recevoir en propre pour eux-mêmes et leurs héritiers après eux. Et lorsque des gens avaient envoyé leur argent puis avaient émigré à Sion, ils découvrirent que l'évêque était un peu lent à accomplir la tâche qui lui était assignée. La colère du prophète s'éveilla, et il écrivit à frère Phelps combien il était mal éprouvé par cette affaire, que des gens qui avaient vendu tout ce qu'ils possédaient, et avaient laissé leurs amis dans l'Est et avaient envoyé leur argent en avance à Sion, puis y étaient venus, et avaient trouvé qu'il n'y avait pas de place là, pas d'héritage préparé. Cela ressemblait à une fraude à première vue. Aussi écrivit-il à frère Phelps combien son âme était bouleversée par cette affaire. Pourtant certains hommes peuvent lire dans cette révélation, cette lettre du prophète, un événement encore à venir. Je veux vous lire juste un paragraphe sur le moment où cet homme puissant et fort devait venir, car nous lisons ici qu'un registre de toutes les choses qui se passent à Sion doit être tenu, et que tous ceux qui consacraient des biens devaient recevoir un héritage légal de l'évêque. Et si l'évêque ne le faisait pas, alors Dieu enverrait un homme puissant et fort qui veillerait à ce que cela soit fait, et cet homme qui était désigné et qui était appelé de Dieu, « celui qui étend la main pour stabiliser l'arche de Dieu, tombera par le trait de la mort, comme un arbre frappé par l'éclair vif ». Un homme de 1832 devrait aujourd'hui avoir au moins 112 ou 115 ans. L'un d'entre vous connaît-il un homme qui fut désigné à cette époque pour accomplir une œuvre et qui est encore en vie ? Et pourtant des hommes, trompés par les influences rusées de l'adversaire, verraient aujourd'hui un accomplissement présent de ces paroles telles que je vous les ai lues.

Combien c'est délicieux, combien les hommes devraient être reconnaissants, que Dieu leur ait gracieusement donné la foi, qu'ils ne mettent pas en question son autorité, qu'ils soient disposés à suivre la direction des frères qui ont été appelés à présider l'Église ; et nous pouvons être assurés qu'il ne sortira personne de cet ordre, car, comme je vous l'ai lu, ceux qui prêchent l'Évangile ou organisent l'une de ses branches ou mettent en fonctionnement l'une de ses fonctions doivent être dûment ordonnés par les chefs de l'Église, et connus de l'Église. Ainsi, même si Jean devait venir, comme certains amis voudraient me le faire croire, comment serait-il reconnu ? « Oh, son pouvoir prophétique et sa personnalité le révéleraient », disent-ils. Certes, mais cela ne répond pas à la question. Le Seigneur a dit que celui qui est appelé doit être dûment ordonné par les chefs de l'Église, et connu du peuple de l'Église. Bien que je convienne que Jean a encore une grande œuvre à accomplir, comme nous le lisons dans les écritures, s'il vient à nous, ce sera comme il vint au prophète Joseph Smith, et sans doute avec d'autres témoins. Leur œuvre devra s'accomplir par et à travers l'ordre et la prêtrise convenables, et à travers les canaux propres

et corrects de l'Église, et le peuple le saura et le comprendra, et ce ne sera pas une question secondaire, où un homme du Sud ou du Nord ou de l'Ouest ou de l'Est pourrait dire « c'est moi ». Il est vrai que lorsque le prophète Joseph eut sa vision, il n'y avait présent nul autre homme mortel ; mais le Père et le Fils, deux témoins, étaient là, et lorsque nous nous tiendrons devant la barre agréable du Dieu Tout-Puissant, ils rendront témoignage à l'incrédule qu'ils se révélèrent au jeune prophète en ce jour, et que sous leur direction et instruction divines il établit l'Église du Christ pour la dernière fois. Et quand Jean vint avec la sienne, la Prêtrise d'Aaron, Joseph et Oliver étaient présents. Quand Pierre et Jacques dans leurs corps ressuscités et Jean encore dans la chair vinrent, Joseph et Oliver étaient de nouveau présents. Quand les puissants anges, Adam ou Michel, et Élias et Élie vinrent, dans le temple de Kirtland, les frères étaient là pour en rendre témoignage, et « toute parole de l'Évangile sera établie par la bouche de deux ou plusieurs témoins ». Ainsi, quand un homme se lève pour juger Israël, et pour dire comment nous devons marcher, et pour diviser à notre intention la parole de Dieu, même s'il prétend qu'un ange lui a rendu visite, nous devrions regarder cet individu avec suspicion. Dans les derniers jours, il est vrai que Dieu répandra son Esprit sur toute chair, et « leurs vieillards feront des songes, et leurs jeunes gens auront des visions, et leurs fils et leurs filles prophétiseront », cela n'est pas limité à la seule Église du Christ. C'est pour toute chair qui accepte le Christ comme son Rédempteur. Il y a des hommes sages dans le monde et il y a des filles qui prophétisent ; mais je crains qu'il n'y en ait dans l'Église qui ne fassent que des songes. J'ai dit aux sœurs de notre mission, car plusieurs d'entre elles ont fait des songes, qu'il n'a pas été prévu qu'elles fassent des songes pour l'Église. « Leurs vieillards feront des songes, leurs jeunes gens auront des visions, et leurs fils et leurs filles prophétiseront », mais il n'y a pas de place pour que les sœurs fassent des songes. Ainsi, quand elles viennent à moi avec leurs merveilleux songes sur ce que je devrais faire pour établir l'Église et sauver les saints de la destruction, je les ai accueillies avec plus ou moins de suspicion malgré leur fidélité et leur douceur et la considération qui leur est due à cause de leur estime pour moi personnellement et pour mon peuple. Mais je me méfie des rêveurs de cette sorte.

Je n'ai jamais demandé, depuis que j'ai atteint l'âge de discernement, et de la maturité virile, ni depuis que j'ai été appelé à présider dans l'ordre de Dieu et à travailler dans son ministère, — je n'ai pas demandé de visions ni de langues, ni le don de prophétie, au sens d'être un prophète pour Israël. J'ai demandé le bon sens commun. J'ai demandé au Seigneur de me garder humble et stable ; et je le remercie de tout mon cœur de croire en sa parole et de soutenir, de tout mon cœur, sa prêtrise. Si je ne peux l'aimer à la fois de ma tête et de mon cœur, laissez-moi l'aimer de mon cœur seul et croire en sa parole de toute mon âme. Je prie qu'il ne soit pas laissé à ma seule tête, qui peut errer, et qui est froide et calculatrice. Vous, épouses, vous voulez être aimées de vos maris de tout leur cœur. Peu importe combien ils vous admirent, et parlent de vos grâces de leurs lèvres, et racontent vos vertus, vous voulez leur

cœur. Et ainsi Dieu a dit : « Ô mon fils, donne-moi ton cœur. » Le poète Holland, qui fut à la fois poète et philosophe, nous dit que

« Souvent le cœur est plus sage que l'intellect,

Et mène de mains plus promptes et de pieds plus sûrs à de sages conclusions. »

Ces hommes qui passent tout leur temps à essayer de déchiffrer dans les écritures ce qui nous attend, et à stabiliser l'arche par leur interprétation de la parole de Dieu, donnent souvent leur tête à l'adversaire tout en refusant leur cœur à Dieu, et se tiennent sur un terrain dangereux.

Je demande la foi de l'ancien voyant qui, dépouillé de ses richesses, ses enfants lui étant enlevés, ses amis lui faisant des reproches ; assis dans les cendres d'un foyer autrefois heureux, affligé d'une maladie nauséabonde et humiliante, raclant de son corps les exsudations de cette maladie avec un tesson de poterie ; sa femme, écœurée par son apparence et ce qu'il avait traversé, lui disant : « Pourquoi ne maudis-tu pas Dieu et ne meurs-tu pas ? », dit, exultant en son cœur parce qu'il connaissait son Dieu et son salut : « Voici, s'il me tue ; je continuerai à espérer en lui ; mais devant lui je défendrai ma conduite », car : « Quand ma peau sera détruite, quand je n'aurai plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai et il me sera favorable ; mes yeux le verront et non ceux d'un autre ; mon âme languit d'attente au-dedans de moi. »

Je veux la foi de Paul qui, persécuté, calomnié, incompris, emprisonné, réduit à la pauvreté, gagnant sa propre subsistance tandis qu'il prêchait au bord du chemin, en appelant des tribunaux de Rome jusqu'à César lui-même, le chef du gouvernement romain, afin, je le pense, qu'il pût rendre témoignage du Christ jusqu'au chef même du monde civilisé de cette époque, (car il n'avait pas besoin d'y aller s'il ne l'avait pas désiré), je veux la foi qu'il avait après avoir rendu son témoignage, après avoir fait ses adieux aux saints, comme il l'écrivit à son fils bien-aimé par adoption, Timothée, depuis sa cellule de prison, peut-être aux rayons du soleil couchant, ce dernier soleil qui se coucha pour lui dans la vie mortelle, ces paroles : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. »

Je veux la foi du président Smith qui, après soixante-dix longues années de service, tandis que son corps était brisé par les responsabilités et le travail de diriger ce peuple, dit : « Bien que je sois faible de corps, je n'ai jamais été plus fort dans mon esprit et dans mon intelligence et dans ma détermination à servir Dieu et à garder ses commandements qu'aujourd'hui. » Vous l'avez entendu vendredi matin en rendre témoignage à notre conférence.

Je veux la foi du prophète Joseph Smith, qui pensait que peut-être, s'il se retirait de son peuple pour un petit temps, il pourrait les soulager de la persécution ; mais sa femme, comme la femme de Job, envoya le chercher en se plaignant, avec d'autres, lui demandant de revenir au sein de l'Église. Il dit : « Si ma vie n'a plus de valeur pour mes amis, elle m'est inutile », et ajouta ces paroles, alors qu'il tournait son visage vers Carthage, sachant fort bien que son sang serait versé pour rendre témoignage du Christ et du message qu'il avait apporté en ce jour : « Je vais comme un agneau à la boucherie, mais je suis calme comme un matin d'été ; j'ai une conscience exempte

d'offense envers Dieu et envers tous les hommes. Je mourrai innocent, et l'on dira encore de moi : « Il a été assassiné de sang-froid. » » Quel flatteur, quel hérétique, quel instructeur déchu, quel lâche oserait employer les paroles qu'employa le prophète Joseph ? Aucun homme, en lui-même et de lui-même, à moins que sa conscience ne fût exempte d'offense envers Dieu et les hommes, n'oserait déclarer une telle chose alors qu'il savait que la mort l'attendait le lendemain. Ô, la paix du Christ, qui surpasse l'entendement de l'homme ; lorsqu'elle s'empare de l'âme de ses enfants, ils demeurent inébranlables comme un roc. Quand des choses terribles leur arrivent, ils n'ont pas peur, et comme Joseph, « calmes comme un matin d'été », contents d'attendre leur rédemption, car ils n'ont pas peur de la barre de Dieu, quand ils s'y tiendront dans la chair pour le jugement final.

Je veux la foi d'Hyrum, si douce en son âme, si pleine de loyauté et de fidélité envers son frère, le prophète, lisant les paroles de Moroni, qui avait vu dix mille de ceux qu'il conduisait, massacrés autour de la colline de Cumorah ; qui, avant de clore les annales des Néphites, emploie ces paroles, et Hyrum les lut avant ce dernier voyage vers Carthage, et en corna la page comme son témoignage :

« Et il arriva que je priai le Seigneur, afin qu'il donnât aux Gentils la grâce, afin qu'ils eussent la charité. Et il arriva que le Seigneur me dit : S'ils n'ont pas la charité, cela n'a pas d'importance pour toi, tu as été fidèle ; c'est pourquoi tes vêtements seront purifiés. Et parce que tu as vu ta faiblesse, tu seras rendu fort au point de t'asseoir dans le lieu que j'ai préparé dans les demeures de mon Père. Et maintenant, moi, Moroni, je dis adieu aux Gentils, oui, et aussi à mes frères que j'aime, jusqu'à ce que nous nous rencontrions devant le siège du jugement du Christ, où tous les hommes sauront que mes vêtements ne sont pas tachés de votre sang. »

Puisse chacun de nous avoir cette foi demeurant dans son cœur, afin que nous n'ayons pas peur quand nous nous tiendrons devant la barre agréable du Christ, telle est ma prière, au nom du Seigneur Jésus. Amen.

Citer ce discoursJoseph E. Robinson, « Combien c'est béni, mes frères », 1918 October General Conference, Second Overflow Meeting (1918-10-06). Pulpit Vault, 1918-10-31-joseph-e-robinson-remarks. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).