Il serait très difficile pour
Charles W. Penrose
Il serait très difficile pour moi, et je crois pour n'importe lequel de nos frères, d'exprimer la joie et la gratitude qui montent dans nos cœurs ce matin à la vue de la personne et des traits, et en entendant la voix de notre bien-aimé président. ¶
L'amour du peuple pour le président Smith
Nous avons compati avec lui dans son épreuve, et avons sincèrement désiré qu'il soit touché par le pouvoir de guérison de Dieu, afin que ses jours soient prolongés sur la terre, et qu'il nous soit conservé pour nous donner des instructions, pour présider l'Église et toutes ses affaires, comme il l'a si bien fait par le passé ; et le Seigneur a entendu nos prières, du moins dans la mesure où il est présent parmi nous ce matin. Tel a été le désir des saints des derniers jours partout, et je crois aussi le désir de nombreuses personnes qui ne sont pas membres de notre Église. Elles ont appris à aimer et à respecter le président Smith, et j'ai entendu beaucoup d'entre elles exprimer le vœu sincère qu'il se rétablisse complètement. Nous l'estimons non seulement comme un homme revêtu de la Sainte Prêtrise et détenant les clés du royaume de Dieu sur la terre, mais nous l'aimons pour lui-même ; et ceux d'entre nous qui avons tant été avec lui par le passé et qui connaissons ses travaux depuis son enfance jusqu'à aujourd'hui, sommes très reconnaissants ce matin envers Dieu de ce qu'il soit parmi nous, et nous espérons et désirons que ses jours soient encore prolongés, qu'il puisse accomplir tout ce qu'il a à cœur de faire, et que nous soyons bénis de sa présence et de ses enseignements. ¶
Une assemblée représentative
Cette assemblée, ce matin, et celles qui seront présentes durant les sessions de cette conférence, sont un peuple représentatif. Nous représentons l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dans le monde entier. Nous avons ici des gens de tous les pieux de Sion, des différentes missions à l'étranger, exerçant diverses fonctions là où ils demeurent, et ils sont ici pour représenter ceux parmi lesquels ils vivent, en plus d'être présents eux-mêmes. Et c'est un rassemblement très important. J'espère que nous écouterons tous avec un cœur en prière et une âme réceptive, afin que nous puissions recevoir la parole du Seigneur par notre foi, que nous nous souvenions de ce que nous entendons, et que l'esprit de cela, sinon les paroles mêmes, soit porté dans chaque partie de l'Église où réside ce peuple représentatif. ¶
Notre œuvre, différente des autres organisations religieuses
Cette œuvre à laquelle nous nous consacrons est, à bien des égards, tout à fait différente de toute autre organisation religieuse dans le monde. Nous devrions le sentir dans nos cœurs, et le témoignage que nous en avons reçu devrait peser sur nos esprits. Toute personne qui a été baptisée dans cette Église et confirmée comme membre, et surtout ceux qui ont été ordonnés à un office quelconque de la prêtrise, ont une mission à accomplir dans le monde. Cet Évangile doit être envoyé à toute nation, famille, langue et peuple. Telle fut la voix de l'ange qui vint trouver le prophète Joseph dans son enfance, révélant l'endroit où se trouvaient les plaques, dont le langage a été traduit en anglais et appelé le Livre de Mormon. Nous avons l'Évangile à présenter au monde, à toutes les nations, à toute classe et sorte de gens, au monde chrétien comme au monde païen, aux prédicateurs comme au peuple. Bien que nous ne méprisions pas les enseignements des hommes de bien dans les diverses sectes chrétiennes ou dans les diverses sectes du monde païen, lorsqu'ils s'efforcent d'éclairer l'esprit de l'humanité, lorsqu'ils désirent faire du bien au peuple, mais que nous sentions dans nos cœurs le désir de les bénir dans la mesure où ils sont sincères et sérieux dans leur œuvre ; en même temps, nous ne devons pas perdre de vue le fait que cette organisation à laquelle nous appartenons, dont nous sommes membres et dans laquelle nous devrions être des ouvriers actifs, est la seule Église sur la face de la terre dont le Seigneur ait déclaré qu'il est satisfait, pleinement satisfait, lorsque le peuple agit bien, que c'est la seule Église de Jésus-Christ sur la face de la terre. Il ne pourrait y avoir une douzaine, ni même deux, différentes Églises du Christ. Il ne pourrait y avoir deux religions différentes venant de Dieu le Père. Notre bon sens nous le dit, même s'il n'y avait pas de révélations particulières à cet effet. ¶
La mission de l'Église
Nous devrions comprendre que nous sommes appelés de Dieu à être des serviteurs du Seigneur Jésus-Christ, à suivre ses traces autant que nous le pouvons ; que nous devrions incarner son caractère, que nous devrions observer la loi d'obéissance à Dieu comme il l'a observée ; comprendre que nous sommes venus ici non pour faire notre propre volonté, à moins qu'elle ne soit semblable à celle de Dieu, en conformité et en harmonie avec lui et ses desseins ; que nous sommes venus ici dans ce but, pour apprendre les voies de Dieu et marcher dans le sentier qu'il nous trace. Et l'Église est organisée à cette fin, pour porter et envoyer l'Évangile de Jésus-Christ, l'Évangile du salut, à tous les peuples sur la face de la terre, à tout pays, aux îles de la mer, aux continents, et à toute partie de ce globe où demeurent des gens. Telle est notre mission, et ceux d'entre nous qui ne peuvent s'y rendre devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir, de tout leur cœur, pour y envoyer l'Évangile ; et, comme le président Lund nous l'a laissé entendre ce matin, lorsque des hommes capables, des hommes capables de porter cet Évangile et de le prêcher clairement, avec autorité et dans la puissance de Dieu, ne sont pas en mesure financièrement de s'acquitter de ce devoir, ils devraient être aidés par leurs frères et sœurs restés au pays. Nous avons prouvé combien il est relativement facile de réunir des fonds pour différents buts, des buts dignes. Israël a répondu à l'appel de la nation. Cela est juste, cela fait partie de notre devoir, mais cela nous montre simplement ce que nous pouvons faire lorsque nous recevons l'esprit d'une œuvre ; et il y a suffisamment de moyens qui peuvent être réunis dans les rangs d'Israël pour envoyer autant d'anciens que nous sommes en mesure d'en envoyer par les temps qui courent, à l'étranger dans le monde, et pour les entretenir, ou entretenir leurs familles restées au pays pendant leur absence. ¶
Le devoir des soixante-dix
Je dirais que cette œuvre devrait, à mon avis, incomber en grande partie aux différents collèges de soixante-dix de l'Église. C'est une organisation merveilleuse à tous égards, et les soixante-dix, ces anciens appelés à composer des collèges de soixante-dix, chacun présidé par sept de ses membres, devraient avoir à cœur d'envoyer cet Évangile jusqu'aux extrémités de la terre. C'est pour cela qu'ils existent ; c'est leur appel particulier. Chaque ancien a reçu de Dieu l'autorité de détenir la Prêtrise de Melchisédek et d'être un ministre du Très-Haut, qu'il soit ministre résidant dans les pieux de Sion ou envoyé par l'autorité compétente dans différentes parties du monde ; mais ce sont particulièrement les soixante-dix de l'Église qui sont appelés, désignés et ordonnés pour prêcher l'Évangile jusqu'aux extrémités de la terre, sous la direction des douze apôtres. ¶
Cela fait partie du système auquel nous appartenons. Quel magnifique système ! Il y est pourvu pour porter l'Évangile à l'étranger et pour prêcher au peuple à la maison, pour mettre en ordre le peuple dans toutes les différentes parties de Sion, et pour l'établissement des desseins du Tout-Puissant, tout cela dans un ordre parfait. Si tous demeuraient dans l'ordre établi par révélation d'en haut, il n'y aurait aucun trouble parmi nous, tous les pouvoirs et autorités étant conférés à différents appels dans l'Église, mais tout fonctionnerait en parfaite harmonie, et c'est le cas dans une très large mesure. Nous n'avons que de petits remous de temps à autre, de la part de personnes qui ne sont pas pleinement informées ou qui deviennent ambitieuses, désirant sortir de leur place et faire ce pour quoi elles n'ont pas été désignées. ¶
Notre autorité est divine
Or, mes frères et sœurs, je me réjouis ce matin du témoignage que j'ai dans le cœur de la divinité de cette œuvre, et de ce grand fait que nous représentons la seule Église placée sous la direction personnelle de Jésus-Christ, notre Rédempteur, qui est reconnue là-haut. Le pouvoir et l'autorité sont venus d'en haut aux dirigeants de cette Église pour sceller sur la terre, et ce qu'ils scellent de la manière prescrite sera scellé dans le ciel ; pour délier sur la terre lorsque cela devient convenable et nécessaire, et cela sera délié dans le ciel. Nous œuvrons de concert avec les puissances d'en haut. L'autorité que le Seigneur nous a donnée est une autorité divine. Ce n'est pas l'autorité des hommes, bien qu'elle soit donnée à des hommes. Les hommes sont appelés et ordonnés à différents offices de la sainte prêtrise afin qu'ils puissent œuvrer pour le salut des âmes, non seulement des vivants mais aussi des morts. ¶
Le devoir du présent
Notre œuvre remonte à nos ancêtres, aux générations passées, aussi loin que nous puissions l'étendre. Elle se prolonge aussi vers l'avenir, pour le bien de notre postérité, et nous nous tenons ici sur la terre entre ces deux mers, non des mers « sans limites », comme on avait coutume de le chanter dans l'un des vieux cantiques sectaires — « Sur deux mers sans limites je me tiens » était l'un des cantiques que l'on chantait autrefois dans les vieilles Églises dissidentes ; c'est bien sûr une absurdité — mais nous nous tenons bel et bien entre le passé et l'avenir. Nous qui sommes ici aujourd'hui, dans le présent, avons non seulement le devoir de porter au monde entier l'Évangile de Jésus-Christ tel qu'il a été rétabli dans les derniers jours, mais aussi de travailler au salut de nos ancêtres en accomplissant pour eux les ordonnances qu'ils ne peuvent maintenant accomplir eux-mêmes, étant dans le monde des esprits ; ainsi que de poser un fondement pour que notre postérité marche dans nos voies, autant que nous agissons bien, qu'elle apprenne à garder les commandements de Dieu, et que, lorsque nous passerons, elle emporte ce royaume et le mène à son achèvement sous la direction de Jésus-Christ, notre Rédempteur, qui est parfait dans son obéissance envers le grand Père éternel que nous adorons. ¶
Doctrines révélées de Dieu
Les doctrines de l'Église qui nous ont été données ont été révélées de Dieu. La doctrine de la foi — la vraie foi, non une simple croyance, mais une foi réelle et de toute l'âme dans l'Être suprême, le Père de nous tous dans notre état d'esprit ; avoir foi en lui et en son Fils Jésus-Christ, qui le représente pleinement et complètement en personnalité, en apparence, en forme, en traits, en esprit et en puissance, et qui est désigné pour être la manifestation de Dieu dans la chair. Il a achevé sa mission sur la terre ; il l'accomplit désormais là-haut ; il a gardé tous les commandements de Dieu avant de venir au monde ; il a gardé les commandements de Dieu pendant qu'il était ici, et a continué à être soumis à son Père dans les cieux, de sorte que tous deux ne font qu'un, et le Saint-Esprit, la troisième personne de la sainte Trinité — un personnage d'esprit — ne fait qu'un avec eux ; et par le pouvoir qui émane de la Divinité, les mondes sont créés et peuplés et conduits d'étape en étape dans leur progrès vers la perfection, tous devant être obéissants aux principes éternels du bien incarnés dans les personnages de la Trinité, notre Père, notre Frère aîné, et le Saint-Esprit. D'eux procède cette essence ou cet esprit universel, l'Esprit Saint, qui est « en toutes choses, et à travers toutes choses, et tout autour de toutes choses », et qui, comme nous le dit la révélation de Dieu, « est la loi par laquelle toutes choses sont gouvernées ». ¶
Le Seigneur nous a révélé, par le prophète Joseph, que c'est par le pouvoir de cet Esprit qu'il a créé toutes choses, premièrement spirituellement et ensuite temporellement. Cela est sans limites ; partout où il y a de l'espace, cet Esprit s'y trouve, de sorte qu'il y a des royaumes partout, comme le dit la révélation : « Il n'y a pas d'espace où il n'y ait pas de royaume, et il n'y a pas de royaume où il n'y ait pas d'espace » ; et cet Esprit universel, qui est l'Esprit de vie, l'Esprit de lumière, l'Esprit de vérité, est le principe vital qui anime toutes choses organisées sous la direction de notre Père et de ceux qui lui sont associés, et est l'unique Esprit éternel par lequel les choses spirituelles se manifestent à ceux qui sont temporels. Or, cet Esprit est avec les saints sous ses formes les plus élevées, dans ses dons les plus élevés, dans ses manifestations les plus élevées. Il nous est scellé par l'imposition des mains après notre baptême, comme un don céleste, un témoignage permanent, et la doctrine de la foi au Christ doit être enseignée à tout le monde aussi clairement que nous pouvons la rendre, pour vaincre les erreurs qui existent dans le monde — dans les nations chrétiennes comme dans les nations païennes — au sujet d'une divinité impersonnelle, de quelque chose qui n'est rien, d'une pure contradiction, afin que l'erreur soit dissipée, que les ténèbres soient chassées de l'esprit des enfants des hommes, et que la lumière de l'Évangile éternel y brille, afin qu'ils apprennent quelque chose au sujet de Dieu leur Père, quelque chose au sujet de leur origine, quelque chose au sujet de leur devoir, et quelque chose au sujet de leur destinée. ¶
Chaque homme devrait apprendre son devoir
Cette œuvre nous appartient, à nous qui sommes ici aujourd'hui, et à ceux que nous représentons dans les différentes parties de l'Église, et chaque homme devrait connaître sa position dans la prêtrise qui lui est donnée, apprendre ses devoirs. Il peut en lire la plupart dans les Doctrine et Alliances, que Dieu nous a donné comme livre sacré, l'un des ouvrages canoniques de l'Église, qui, avec la Bible, le Livre de Mormon et la Perle de Grand Prix, forme les ouvrages canoniques. Et nous ne sommes pas tenus de recevoir chaque livre que quelqu'un publie avec ses propres vues et notions personnelles pour égarer les gens et se glorifier lui-même. Chaque homme devrait apprendre son devoir de ce que Dieu a révélé, et il y a suffisamment de révélé pour nous permettre de comprendre nos appels, nos devoirs, nos pouvoirs dans la prêtrise, et ses limites. Nous devons défendre la liberté de conscience, la liberté de parole et celle d'une bonne loi. La liberté de parole ne devrait pas s'étendre à la licence, que ce soit de vive voix ou par la presse, mais la liberté que Dieu destine à ses enfants s'incarne dans l'Évangile de Jésus-Christ, de sorte que notre Évangile est un Évangile de liberté. Il prêche la libération du péché, montre comment les gens peuvent se repentir, comment ils peuvent se détourner du mal afin de préserver leur corps aussi bien que leur esprit dans la pureté devant le Seigneur, afin qu'ils puissent être vivifiés par son Esprit et apprendre à le connaître, entrer en douce communion avec lui, et apprendre par les révélations du Saint-Esprit, individuellement, ce qu'il leur est demandé de faire. Chaque homme devrait comprendre cela. En outre, il y a de l'ordre dans l'Église, par lequel la loi du Seigneur peut être communiquée aux membres de l'Église, et celui qui se tient à la tête en détient les clés. Si nous faisions tous cela, cela nous épargnerait beaucoup d'ennuis et accomplirait beaucoup de bien. ¶
Notre Église est divine
Or, je désire ce matin, du fond du cœur, que toutes les personnes qui assistent à cette conférence en repartent en sentant clairement, et brûlant dans leur âme, ce fait que cette Église à laquelle nous appartenons est une Église divine. Ce n'est pas une église d'hommes. C'est une Église de Dieu, révélée par Jésus-Christ et par ceux qu'il a désignés. Il a visité personnellement le prophète Joseph, et la prêtrise elle-même est venue d'en haut, et fut conférée par l'imposition des mains sur le prophète Joseph, par des êtres qui en détenaient les clés, et elle est descendue de lui jusqu'à nous, et elle est pour nous la même qu'elle fut pour lui et pour les frères associés à lui aux premiers temps de l'Église. Elle est appelée la prêtrise selon l'ordre de Melchisédek, parce que Melchisédek fut un très grand et efficace grand prêtre, et la prêtrise selon l'ordre d'Aaron est ainsi nommée parce qu'il fut, dans une large mesure, un principal prêtre fidèle. Il a commis certaines choses qui étaient mauvaises, comme le fit Moïse, et ils furent châtiés pour leurs méfaits et leurs faiblesses, mais cette prêtrise est celle qu'ils détenaient, et c'est la seule autorité que Dieu ait donnée à l'homme sur la terre pour le représenter et administrer les ordonnances de l'Église au nom du Seigneur Jésus-Christ, ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, dans les choses que le Seigneur a spécialement exigé d'accomplir dans cet ordre-là. ¶
Notre devoir face à cette connaissance
Et cette œuvre devrait être enracinée dans nos cœurs. Nous avons un devoir à accomplir. Nous sommes ici pour le faire. C'est pour cela que nous sommes ici sur la terre. Le Seigneur a retenu nos esprits pour cette dispensation, afin que nous venions ici aider à édifier son royaume et à accomplir ses desseins, qui se rattachent tous à la rédemption de la race humaine, comme le président Lund nous l'a dit ce matin, en vue du salut de toute l'humanité, à quelques exceptions près. Tout ce qui peut être sauvé doit l'être, et seuls ceux qui se rebelleront complètement contre les principes du salut seront finalement perdus et « s'en iront avec le diable et ses anges dans l'éternité, pour souffrir la colère de Dieu » ; ils recevront le châtiment qui leur revient, mais tous les autres reviendront, chaque homme selon son rang, et seront jugés selon leurs œuvres, et lorsqu'ils auront reçu le juste châtiment ou auront été pardonnés par un repentir profond, sincère et réel, et se seront tournés vers Dieu, auront fléchi le genou et seront disposés à faire tout ce que le Seigneur commande, alors tous ceux-là pourront être élevés en quelque lieu ou position où ils pourront glorifier Dieu, jouir de leur propre existence, et s'unir à ceux de leur espèce dans le royaume ou l'ordre auquel ils sont destinés, et où ils recevront un juste degré de gloire. ¶
C'est une œuvre grande et puissante parce qu'elle est divine, et nous devrions porter cette connaissance avec nous. Tandis que nous traitons chacun dans le monde avec le respect qui convient, respectant ses sentiments, respectant ses idées et ses notions, dans la mesure où elles méritent quelque respect — nous ne désirons pas nous ingérer dans le mode de culte ou dans quoi que ce soit de légal auquel les gens puissent s'adonner — en même temps, nous devons nous souvenir du fait que nous sommes le peuple du Seigneur, que nous sommes ici, baptisés dans son Église, et ordonnés à la prêtrise ou désignés dans les diverses sociétés auxiliaires, afin que nous puissions être des sauveurs pour les hommes, les femmes et les enfants, et que nous puissions planter sur la terre un édifice qui ne peut être déraciné, dont les bienfaits iront à notre postérité et remonteront jusqu'à nos ancêtres des générations passées. C'est une œuvre magnifique. Il n'existe pas de langage dans lequel sa grandeur puisse être dûment louée, glorifiée et expliquée, car elle est divine, et porte la marque de la divinité dans chaque partie de son organisme, dans toutes ses doctrines, ses préceptes, ses ordonnances et ses cérémonies, qui viennent toutes de Dieu et non de l'homme. ¶
Notre mission : le salut des âmes
Or, frères et sœurs, telle est notre mission sur la terre : travailler au salut des âmes, faire le bien sans crainte, nous tenir, chaque homme et chaque femme à sa place et selon son lot, et travailler à la rédemption de la race humaine, sous la direction du Seigneur Jésus-Christ, notre Maître. C'est une œuvre magnifique à laquelle se consacrer. J'y suis engagé depuis longtemps, et je peux dire que j'ai plus de joie, et j'en ai toujours eu, à porter l'Évangile à des gens lointains, ou à le prêcher à des gens de chez nous, lorsque j'en ai l'esprit, que dans toute autre chose à laquelle je me sois jamais consacré. Il y a une joie, une satisfaction et un contentement complets de l'âme à travailler pour cette cause, que rien d'autre au monde ne procure. Ce sera là notre récompense, si nous n'en recevons pas d'autre, mais la gloire qui est à venir, oh ! si seulement nous pouvions exprimer ce que nous en voyons et en ressentons, je pense que nous enthousiasmerions les autres. Je pense que nous les inspirerions à des œuvres de justice, à se joindre à nous pour accomplir les desseins du Tout-Puissant, car cette œuvre doit continuer à jamais, et elle n'a pas de fin. Cette œuvre continuera dans les mondes à venir, et notre postérité, si seulement elle est élevée de la bonne manière et marche dans le sentier de la justice, aidera à la poursuivre, génération après génération, éternité après éternité, et cela n'aura pas de fin. ¶
Le mariage éternel ou céleste
L'une des plus grandes manifestations de l'intention et de la volonté de Dieu à cette Église réside dans la doctrine révélée au prophète Joseph Smith sur le mariage éternel ou céleste. Cela devrait être gravé dans l'esprit de nos enfants, nos garçons et nos filles. Ce n'est pas simplement comme un devoir qu'ils devraient recevoir l'ordonnance du mariage éternel, mais comme une grande joie, comme un privilège. Ils devraient être reconnaissants dans leur cœur de pouvoir être dignes de recevoir cette grande bénédiction — qu'un homme ait une femme scellée à lui par le saint ordre de Dieu, par ce qui vient de toute éternité, par le pouvoir de la prêtrise éternelle, qui est sans commencement de jours ni fin d'années, et que cela soit enregistré sur la terre et enregistré dans le ciel. Cela sera scellé sur la terre par le pouvoir du Très-Haut, par des hommes désignés pour l'accomplir, et scellé dans le ciel pour subsister à jamais, tant au-delà du voile que dans et après la résurrection, dit le Seigneur votre Dieu. Quel privilège pour les hommes et les femmes d'être scellés ensemble par le saint ordre de Dieu dans le saint mariage, s'aimant l'un l'autre de tout leur cœur, réprimant tout sentiment de discorde qui pourrait surgir, maîtrisant tout sentiment de personnalité où ils sont en désaccord, cherchant à s'harmoniser dans le foyer et à bâtir sur un fondement qui ne sera jamais détruit, afin que les enfants qui viendront après eux paraissent dans la pureté pour servir le Seigneur, pour répandre son Évangile dans le monde, et que, dans le monde à venir, ils soient avec eux dans le saint ordre patriarcal de la relation familiale, et qu'ils s'accroissent, des mondes sans fin, dans leur postérité, dans la connaissance, dans la sagesse, dans l'intelligence, dans la domination, dans le pouvoir, dans la gloire, et dans une relation intime avec le grand Père éternel et les êtres de son espèce. Voilà ce qu'implique ce magnifique ordre du mariage céleste. ¶
Quand je parle de « mariage céleste », j'entends exactement ce qu'on peut lire à ce sujet dans la section 132 des Doctrine et Alliances. Il est donné comme un commandement ; c'est-à-dire que ce mariage céleste, qui est le mariage éternel, le mariage pour le temps et toute l'éternité, est nécessaire pour qu'un homme et une femme atteignent le plus haut degré de gloire dans le monde céleste. S'ils ne le reçoivent pas dans leur cœur, ils sont damnés, ou condamnés, car s'ils ne le reçoivent pas, ils ne peuvent aller plus loin ; leurs relations prendront fin à la mort. Mais s'ils sont unis par le saint ordre de Dieu, par ce pouvoir qui vient de toute éternité, ordonné, comme Jésus l'a dit, par lui et par son Père avant que le monde fût, cela subsistera dans la mort et subsistera dans et après la résurrection. Les enfants, la postérité des personnes ainsi unies, leur appartiendront, les uns aux autres, et avec cet ordre ils progresseront en toutes choses et auront une postérité sans fin tandis que les âges éternels se dérouleront. C'est un privilège. Nous n'avons pas besoin de le classer parmi les devoirs, bien qu'il en soit un, car c'est un commandement de Dieu. ¶
Les mariages pluraux ne sont plus célébrés
Il y a une autre partie de cette révélation qui concerne d'autres degrés de ce saint ordre du mariage, placés sous une direction spéciale, dont le pouvoir et les clés sont confiés à un seul individu, qui est le président de l'Église. Lisez-la attentivement. Les clés de ce pouvoir ne sont données qu'à un seul homme à la fois sur la terre, et vous verrez un jour, si vous ne le voyez pas maintenant, la sagesse de cette loi. Il détient la clé de ce pouvoir, et lorsqu'il la tourne, comme le fit frère Woodruff, cela ferme la porte. Il publia un manifeste, adopté par l'Église, selon lequel les mariages pluraux ne devaient plus être célébrés, parce que la plus haute cour, la cour de dernier ressort de ce pays, s'était prononcée sur les lois édictées par le Congrès et les avait déclarées constitutionnelles ; alors nous nous sommes soumis à la loi du pays, comme il nous est demandé de le faire dans les révélations de Dieu, ainsi qu'à l'autorité qui appartient à cet homme unique selon la loi de Dieu. Or donc, lorsque vous entendez dire de certaines personnes — je veux aborder cela aussi clairement que possible, et je trouve nécessaire de le faire en raison de certains événements récents — que des hommes vont chuchoter à l'oreille des gens que cette chose est parfaitement licite si on peut la garder secrète ; la cacher à l'homme qui détient les clés — pensez-y ! — si on peut la lui cacher, ne lui en dites rien ; tout va bien. Une telle tromperie a été dénoncée et condamnée plusieurs fois, mais elle refait surface. ¶
Le président Lorenzo Snow, en l'an 1900, le 8 janvier, publia une déclaration par l'intermédiaire du Deseret News, annonçant que les mariages pluraux étaient formellement interdits. Ils avaient bien sûr été arrêtés avant cela, et l'assemblée réunie en conférence avait entériné la décision du président Wilford Woodruff, qui détenait les clés, selon laquelle ce genre de mariages ne devait plus être permis. Le président Lorenzo Snow, à la date indiquée, publia dans le Deseret News une déclaration en ce sens et dit aux frères, partout, que s'ils contractaient ce genre de mariage, ce serait à leurs propres risques devant la loi, car la loi s'y oppose, tant la loi du pays que la loi de l'Église ; et lorsque des gens sont entraînés dans une relation de mariage plural par des personnes prétendant en avoir le droit, ils sont égarés, et je crains que, lorsqu'ils le sont, ils ne soient très disposés à se laisser égarer, du moins dans certains cas ; mais il n'y a que peu de tels cas aujourd'hui, et pourtant ils continuent. Il y a des personnes qui prétendent détenir la prêtrise, qui vont parmi le peuple et lui disent que c'est parfaitement licite et que cela peut se faire. ¶
Le président Joseph F. Smith, en 1904 — il en avait déjà parlé auparavant, mais il publia alors une déclaration publique, également publiée dans le Deseret News, proclamant à toute l'Église qu'il n'y avait pas un seul homme dans l'Église qui eût le droit de célébrer cet ordre de mariage ; et pourtant de telles choses ont été faites depuis lors, et nous entendons dire maintenant que cela ressurgit, et qu'il y a des personnes qui vont parmi le peuple et tentent de l'égarer à ce sujet. Permettez-moi de vous lire un ou deux passages. Voici ce que le président Lorenzo Snow a déclaré le 8 janvier 1900 : ¶
« Je juge équitable, tant envers les « mormons » qu'envers les non-« mormons », de déclarer que, conformément au manifeste de feu le président Woodruff, daté du 26 septembre 1890, qui fut présenté à notre conférence générale du 6 octobre 1890 et unanimement accepté par elle, l'Église a formellement abandonné la pratique de la polygamie ou la célébration des mariages pluraux dans cet État comme dans tout autre, et qu'aucun membre ni dirigeant de celle-ci n'a la moindre autorité pour célébrer de tels mariages pluraux ou pour contracter une telle union. » ¶
Voici ce qui fut déclaré sous la signature du président Smith : ¶
« Attendu qu'il circule de nombreux bruits selon lesquels des mariages pluraux auraient été contractés contrairement à la déclaration officielle du président Woodruff du 26 septembre 1890, communément appelée le Manifeste, qui fut publiée par le président Woodruff et adoptée par l'Église lors de sa conférence générale du 6 octobre 1890, laquelle interdisait tout mariage contraire à la loi du pays, moi, Joseph F. Smith, président de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, j'affirme et je déclare par la présente qu'aucun mariage de cette sorte n'a été célébré avec la sanction, le consentement ou la connaissance de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. J'annonce par la présente que tous ces mariages sont interdits, et que si un dirigeant ou un membre de l'Église se permet de célébrer ou de contracter un tel mariage, il sera considéré comme en transgression contre l'Église, et sera passible d'être traité selon les règles et règlements de celle-ci, et d'en être excommunié. » ¶
Là-dessus, la résolution suivante fut adoptée à l'unanimité lorsque cette instruction et cette décision du président de l'Église furent présentées : ¶
« Il est résolu que nous, membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, réunis en conférence générale, approuvons et entérinons par la présente la déclaration du président Joseph F. Smith, qu'il vient de faire à la conférence au sujet des mariages pluraux, et que nous soutiendrons les tribunaux de l'Église dans l'application de celle-ci. » ¶
Le 31 janvier 1914, un message fut envoyé à tous les présidents de pieu et leurs conseillers, signé par la Présidence de l'Église, Joseph F. Smith, Anthon H. Lund et Charles W. Penrose, disant : ¶
« Ayant lieu de croire que certains membres de l'Église s'emploient secrètement à conseiller et à encourager d'autres personnes à contracter des mariages non autorisés et illégaux, nous avons jugé utile d'attirer votre attention sur la communication que nous vous avons adressée à ce sujet le 5 octobre 1910, dont copie est ci-jointe ; et croyant, comme nous le faisons, que ces personnes sont à l'origine de toutes les infractions mentionnées dans notre communication, nous appelons votre attention particulière sur elles, en vous demandant que tout renseignement que vous recevrez de temps à autre concernant des cas de cette nature soit suivi et examiné, en vue de faire traduire cette catégorie de fauteurs en jugement quant à leur communion dans l'Église, car nous les considérons aussi coupables que les auteurs réels de ces infractions. Veuillez adresser la même demande à vos évêques. » ¶
Or, on pourrait peut-être penser qu'il n'était pas particulièrement nécessaire d'en parler dans cette conférence publique, mais je sens que c'est un devoir qui m'incombe, car j'ai entendu tant d'histoires que l'on raconte à ce sujet que j'ai pensé qu'il fallait présenter cela à cette assemblée, et j'espère ne pas avoir marché sur les pieds de l'un ou l'autre de mes frères en le faisant. Je sais que telle est leur pensée et leur volonté, et je sais qu'il y a beaucoup de membres de notre Église qui désignent certaines personnes et disent savoir qu'elles ont été mariées en mariage plural, c'est-à-dire qu'elles ont été unies — car il n'y a pas de mariage véritable en cela — en mariage plural, mais ils ne le disent pas de manière à ce que ces personnes puissent être traitées convenablement. Il y a de l'ordre dans cette Église, comme dans toutes les œuvres de Dieu, et il existe des tribunaux compétents auxquels ces choses devraient être présentées. Les évêques, en tant que juges ordinaires en Israël, peuvent se saisir de tels cas, et lorsqu'ils trouvent les preuves, quand celles-ci leur sont fournies, ils peuvent retirer la main de communion aux coupables, et ils peuvent transmettre les cas des hommes détenteurs de la prêtrise qui se sont montrés transgresseurs de cette manière au grand conseil du pieu où ils résident, et c'est le devoir des grands conseils des pieux respectifs de Sion d'agir sur ces cas lorsqu'ils leur sont ainsi présentés. ¶
Le Conseil des Douze, qui est un grand conseil itinérant et présidant, a dû se saisir de certains de ces cas et a agi en conséquence, mais les Douze ne sont pas toujours en mesure de le faire, et lorsque les gens disent : « Oh, l'Église le sait, l'Église le sait », ils se trompent ; l'Église ne le sait pas, et s'ils le savent, il est de leur devoir de porter l'affaire devant les autorités compétentes et de la faire traiter, et de cesser ces propos selon lesquels l'Église le saurait. Chaque cas de ce genre, lorsque les gens tiennent de tels propos, rejaillit sur le président de l'Église, qui détient les clés, et il est insinué qu'il aurait une chose pour le public et une autre en privé ; c'est un mensonge méchant, et je le dénonce comme tel. Je sais que le président Smith est l'honneur même. Je sais qu'il se tient à sa juste place et détient les clés de ce pouvoir, et s'il pensait convenable de tolérer de telles choses de quelque manière que ce soit, il le ferait avec la plus grande hardiesse du monde. Je ne lui ai pas parlé de ce point particulier, ni ce matin ni récemment, mais je sais que telle est sa pensée, et je pense que c'est le bon moment pour en parler maintenant. ¶
Situation de ceux qui contractent un mariage sans autorité
Frères et sœurs, lorsque nous entrons dans un ordre que Dieu a établi, nous devons le faire convenablement, avec droiture, dans le bon esprit, et l'homme qui détient les clés a seul le droit de régler la question. Ne croyez pas ces histoires que des hommes cherchant à assouvir leur propre convoitise font circuler parmi le peuple, mais efforcez-vous de garder la pureté de nos jeunes filles innocentes, dont beaucoup n'ont jamais entendu parler de telles choses, et à qui ces choses sont chuchotées à l'oreille par quelque personne malintentionnée, un rebelle contre l'Église du Christ et un rebelle contre les lois du pays — je fais référence aux lois de l'Utah. Les lois de l'Utah interdisent ces choses. Les lois de l'Utah prévoient une peine très lourde pour quiconque célèbre un tel mariage, une peine très lourde pour l'homme qui contracte un tel mariage prétendu. Il n'est pas reconnu comme un mariage, mais on l'appelle mariage afin que les cas puissent être jugés en cour. De sorte qu'un homme qui agit ainsi, soit en célébrant une telle chose, soit en la préconisant, est un rebelle contre l'Église et un rebelle contre le pays, l'État auquel il appartient. Cela peut sembler un langage plutôt dur, mais il n'exprime pas pleinement mes sentiments ni ceux des autres à l'égard de telles personnes. Or, j'espère qu'il n'y a que peu de cas de ce genre parmi le peuple auquel je fais référence, car c'est une chose grave que des gens s'imaginent être mariés alors qu'il n'y a eu aucun mariage véritable, aucun mariage selon l'Église, aucun mariage selon les lois du pays ; et pourtant ils vivent ensemble avec tous les privilèges du mariage. C'est mal, déplaisant au Seigneur, déplaisant à ceux qui détiennent l'autorité dans l'Église, et offensant pour un grand nombre de personnes qui sont entourées de tels individus et doivent les côtoyer presque chaque jour. Je dirais à mes frères de la prêtrise que, tout en voulant tendre la main de la bonté aux âmes repentantes, tout en ne voulant mettre aucun obstacle sur le chemin d'un pécheur repentant, ni dans le temps ni dans l'éternité, il ne s'ensuit pas que, lorsque de telles personnes se repentent réellement, elles devraient être élevées bien haut pour être un objet de respect aux yeux du peuple, dans des places élevées. Réfléchissez-y bien. Le repentir est juste, l'encouragement au repentir est juste, et le pardon des pécheurs est juste. Dieu pardonne le péché lorsque les gens se repentent comme il convient, mais cela n'implique pas qu'on doive les établir dans des places élevées pour être un objet de respect aux yeux de ceux qui savent que ces personnes ont été en transgression. ¶
L'Esprit de Dieu, témoin constant
Or, frères et sœurs, faisons tous notre devoir. Réjouissons-nous dans le Seigneur. Sentons-nous heureux dans cette magnifique œuvre du Seigneur qui a été établie. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour répandre l'Évangile en le portant ou en l'envoyant jusqu'aux extrémités de la terre. C'est une œuvre glorieuse que de porter ce message de salut, d'amener des âmes, des âmes honnêtes, à la connaissance de la vérité et dans l'Église du Christ, de les baptiser pour la rémission de leurs péchés, et leurs péchés sont lavés : de même que l'eau lave leur corps, ainsi leur âme est purifiée, leur être spirituel purifié et ranimé, et ils naissent à Jésus-Christ, et deviennent partie de lui, ou de son corps, l'Église ; et ensuite, par l'imposition des mains, leur est conféré le don du Saint-Esprit comme un don de Dieu, le Saint-Esprit devant être avec eux comme un témoin constant, comme un témoignage permanent, comme la lumière de Dieu, allumée dans leur âme, et pour leur permettre de s'approcher du Seigneur et de recevoir les révélations de sa volonté les concernant, mais non de gouverner l'Église, à moins d'y être désignés. Or, c'est là une chose magnifique, et c'est une réalité. Je sais que c'est vrai. Je sais que « cela fonctionne », comme on dit, dans tout pays où cela est porté. Des gens de langues, de pays et de coutumes différentes, à qui j'ai eu le privilège de rendre mon témoignage, et qui ont embrassé l'Évangile, ont reçu ce même esprit, qui donne le témoignage de Jésus, et c'est une réalité, sans rien d'illusoire. C'est la lumière du Soleil de justice. C'est la gloire de Dieu qui brille autour d'eux. Cela remplit l'âme de paix. Cela leur donne un témoignage permanent de la vie, de la mort et de l'expiation du Seigneur Jésus-Christ, de l'autorité divine du prophète Joseph Smith, de l'autorité divine des anciens d'Israël qui détiennent cette prêtrise, et c'est une chose réelle dans l'âme de l'homme. ¶
Témoignage et bénédictions
Je remercie mon Dieu ce matin, au milieu de cette assemblée, pour cette connaissance. Je désire qu'elle repose sur le peuple. Je désire que les saints des derniers jours comprennent qu'ils sont membres du corps du Christ, qu'ils sont tous sous l'alliance de marcher dans ses voies, de le servir et de garder ses commandements, et que, lorsqu'ils reçoivent la sainte-cène du Seigneur, ils renouvellent leurs alliances avec lui, déclarant qu'ils sont disposés à prendre sur eux son nom, et à garder les commandements qu'il leur a donnés, afin que le Saint-Esprit soit toujours avec eux. Quelle bénédiction ! Quel grand don de Dieu, et c'est vrai, tout aussi vrai que le fait que nous soyons ici, dans cette assemblée, ce matin. ¶
Or, puisse le Seigneur bénir son serviteur, le président Smith, et prolonger ses jours sur la terre dans l'utilité, selon le plein désir de son cœur. Le Seigneur le bénira dans le temps et dans l'éternité, dans le corps ou hors du corps. Il est l'un des élus de Dieu depuis avant les fondations du monde, pour venir ici sur la terre et détenir les clés de cette dernière dispensation, et il portera avec lui, partout où il ira, sur la terre ou dans le monde des esprits, la puissance, la force et le pouvoir de la Sainte Prêtrise selon l'ordre du Fils de Dieu, pour être un témoin de lui, pour répandre la vérité, la lumière et le salut parmi les enfants des hommes, qu'ils soient hors du corps ou dans le corps, et pour se tenir à sa place et selon son lot comme chef en Israël, avec la gloire de Dieu l'entourant à jamais. Que Dieu bénisse cette assemblée, et pendant que nous sommes réunis ici en cette conférence, puisse l'Esprit du Seigneur inspirer chacun de ceux qui parleront, afin qu'ils prononcent des paroles de vie éternelle, et puisse le Saint-Esprit les accompagner, et puissions-nous tous être capables de le porter avec nous partout où nous allons, comme ministres du Christ, exemples autant que prédicateurs de la parole, et nous tenir à notre place et selon notre lot, et accomplir notre devoir dans toute sa mesure ; alors notre gloire est assurée, notre exaltation est certaine, et ce sera à jamais et à jamais. Amen. ¶