Pulpit

Méditation sur le décès de l'ancien

George Albert Smith

1918 April General Conference·Second Day Morning Session·1918-04-05

Méditation sur la mort de l'ancien Hyrum M. Smith — Amour des frères — Gratitude pour le rétablissement de l'évangile — Les hommes et les femmes enclins à se détourner de la droiture et à écouter les incitations du malin, qui minimise le péché et pousse à se justifier de commettre seulement un petit péché — Illustrations — Pour préserver les hommes de Satan et de ses voies insidieuses, l'évangile a été rétabli — Dieu a dit : « Voici le chemin, marchez-y » — Exhortation aux saints à faire leur devoir — Une prière pour les dirigeants et le peuple de l'Église.

Je sollicite un intérêt dans votre foi et vos prières, afin que le Seigneur dirige ce que je pourrai dire, pour que cela profite aux milliers de fidèles Saints des derniers jours qui sont assemblés ici pour adorer le Seigneur. Mon cœur est très ému ce matin. Assis ici hier et aujourd'hui, j'ai pensé combien nous savons peu ce qui nous attend ou combien de temps nous serons ici-bas sur la terre. N'était la connaissance de l'évangile de Jésus-Christ, je serais

rempli de tristesse, me souvenant que l'un de nos frères bien-aimés, qui occupait cette position il y a tout juste six mois, ce samedi matin, a été rappelé auprès de son Père. Il semble qu'il y a seulement quelques jours que l'ancien Hyrum M. Smith se tenait ici où je me tiens, à peu près à cette heure du jour, et nous délivrait, sous l'inspiration de l'Esprit de Dieu, son message aux Saints des derniers jours. Il est vrai que sa voix s'est tue en ce qui nous concerne ici, mais les enseignements qu'il a défendus ce jour-là ne se sont pas tus, et il ne fait aucun doute que beaucoup, dans cet auditoire, se souviendront précisément des sujets qu'il a abordés à cette occasion. Si vous ne vous en souvenez pas, laissez-moi vous rafraîchir un peu la mémoire. Il rappela que Salomon n'avait prié ni pour les richesses ni pour les honneurs, mais qu'il avait prié pour un cœur intelligent, et que Dieu lui avait dit que, parce qu'il avait demandé cette chose désirable, il lui avait donné non seulement un cœur intelligent, mais qu'il lui avait donné en outre honneur et richesses, et qu'aucun des rois de son temps ne serait semblable à lui. Une autre chose que frère Hyrum rappela fut l'enseignement de Moïse, où, après avoir conseillé le peuple et l'avoir exhorté, il dit : « Et enseigne ces choses à tes fils et aux fils de tes fils. » Je pense que c'est là un splendide précepte pour qu'Israël se souvienne aujourd'hui que nous devons expliquer avec bonté et amour l'évangile de notre Seigneur, non seulement à nos fils, mais aux fils de nos fils, et je voudrais ajouter, à nos filles, à nos

fils de nos voisins et à tous ceux que nous pouvons atteindre. Ensuite, l'ancien Hyrum rappela les enseignements du plus grand de tous les hommes qui aient vécu sur la terre, Jésus de Nazareth, où il dit : « Ce n'est pas quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux », et il leur enseigna aussi : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » Or, ces instructions nous ont été transmises dans les saintes Écritures et ont été répétées par notre estimé collègue il y a tout juste six mois. Pensez-vous que les enseignements de ce bon homme seront oubliés par Israël ? Je ne le pense pas, et l'on gardera de lui un souvenir affectueux. Nous l'honorons et le respectons, nous l'aimons et l'apprécions pour le bien qu'il a fait et l'exemple qu'il nous a donné. Nous n'avons aucune raison de pleurer son rappel, pour ce qui le concerne lui, car son œuvre était accomplie, et notre Père lui donnera les choses pour lesquelles il a travaillé. Je me sens porté, ce matin, à dire que l'œuvre splendide qu'il a accomplie n'aurait pu être menée à bien de façon aussi acceptable sans la noble femme qui se tenait à ses côtés, qui l'a assisté, encouragé, qui a travaillé avec lui, tenu sa maison et enseigné ses enfants. Sans elle, l'œuvre qu'il a accomplie n'aurait pu se réaliser ; et je remercie Dieu ce matin de ce qu'il a un fils qui promet de marcher sur les traces de son père, et des enfants qui, par leur amour et leur estime pour ce bon homme dont l'œuvre est achevée, se plairont à honorer son nom. J'en suis reconnaissant, dis-je, pour eux, et je prie Dieu de les bénir, afin que le nom de Hyrum M. Smith puisse de-

meurer et être gardé en mémoire avec amour parmi les Saints des derniers jours, grâce à la famille qu'il laisse pour le représenter dans le monde.

Or, mes frères et sœurs, vous comprendrez peut-être quand je vous dis que mon cœur est ému ce matin. J'aime mes frères, et je suis reconnaissant du privilège de me tenir aux côtés d'hommes qui ont dirigé et qui dirigent maintenant cette Église. Je suis reconnaissant de mon appartenance à cette organisation, et je vous remercie de votre compagnie, tandis que je voyage parmi vous dans les pieux et les paroisses de Sion. Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs, qui prenez soin de nous qui sommes si souvent absents de nos foyers.

Hier, lorsque notre bien-aimé président a commencé à nous adresser la parole, mon cœur a été touché. J'ai compris combien il souffrait des faiblesses naturelles aux hommes à cet âge de la vie, et tandis qu'il poursuivait ses remarques, je crois que vous avez, avec moi, offert une prière pour que Dieu le fortifie et le rende à la hauteur de la tâche de présider cette conférence, et pour qu'il ne ressente aucun mauvais effet de ce long et magnifique discours ; et ce matin il est parmi nous, et je suis reconnaissant qu'il dise se sentir bien mieux qu'hier.

C'est l'œuvre de notre Père qui nous a réunis ici aujourd'hui. Tandis que ce monde est dans la confusion, ici, sous les voûtes de ce grand dôme, nous nous sommes réunis pour adorer Dieu, pour l'honorer et pour écouter les murmures de son Esprit, rendus manifestes par ceux qui peuvent être appelés à nous adresser la parole. Nous sommes ici sans le moindre doute qu'il y a un Dieu au ciel ; nous savons qu'il y en a un, et nous savons, aussi sûrement que nous savons que nous vivons, que

cette œuvre à laquelle nous sommes identifiés est l'œuvre de notre Père ; il l'a commencée et il a envoyé son Fils unique dans le monde pour préparer la voie, et qu'en ces derniers jours il a appelé le prophète Joseph Smith et lui a enseigné, comme un père bon et aimant enseigne à un fils choisi et privilégié, les choses qui touchent nos cœurs et qui nous ont inspiré le désir de faire de notre mieux. Dieu vit, et sa main est sur ce monde, et les conditions auxquelles nous faisons face aujourd'hui aboutiront à la repentance et à l'attendrissement du cœur de ses enfants, et beaucoup se détourneront de l'erreur de leurs voies, abandonneront le mal et désireront savoir ce qu'il voudrait qu'ils fassent. En voyant des hommes et des femmes partout tâtonner le long du mur, oh, combien je suis reconnaissant que ceux qui furent mes ancêtres aient reçu cet évangile de notre Seigneur, aient connu la voix du bon Berger et l'aient suivie, et que mon héritage ait été d'être élevé parmi un peuple dont il n'existe pas de meilleur dans le monde aujourd'hui. Toutes ces choses adoucissent mes sentiments et attendrissent mon cœur, et je suis reconnaissant envers le Seigneur ce matin pour ses miséricordes. Vous savez, frères et sœurs, que les gens du monde, beaucoup d'entre eux, ont été trompés par la ruse de l'adversaire, et ils sont menés çà et là, et leur temps est gaspillé, tandis qu'ils vivent sur la terre, temps qui pourrait être employé de façon profitable, non seulement pour leur propre bien, mais pour le bien de leurs semblables, s'ils comprenaient et vivaient seulement l'évangile de Jésus-Christ. L'adversaire ne les prend pas de force et ne les empêche pas de comprendre la vérité, mais d'une manière insidieuse et sournoise, il leur murmure de faire ceci et cela. Il empoisonne leur esprit contre les choses qui sont

vraies. Il rend impopulaires les choses qui sont désirables pour les enfants des hommes, et ensuite, à cause de l'habitude qu'ont les hommes et les femmes de suivre la mode et les usages du monde et d'écouter les sophismes de ceux qui sont en vue, il parvient à les conduire sur un chemin qui les empêche de tirer parti de la vie et d'atteindre le but de leur création dans le monde. Ce n'est pas seulement aujourd'hui qu'il en est ainsi, mais il en a été de même depuis le commencement. Lorsqu'Abel était dehors avec ses troupeaux, et que son frère Caïn vit qu'il était béni du Seigneur parce qu'il agissait bien, l'adversaire murmura à Caïn : « Tu peux tout aussi bien avoir ces troupeaux, personne ne saura que tu as tué ton frère », et il lui ôta la vie. Et qu'a-t-il gagné ? Il n'a rien gagné, mais il a perdu la bénédiction de son Père céleste. Il prit ce qu'il ne pouvait donner et devint un meurtrier, et dès lors son nom est connu sur la terre comme celui d'un homme qui s'était détourné du droit chemin et avait commis un crime effroyable.

Il en a été ainsi tout au long, depuis ce jour jusqu'à maintenant. Lorsque le Seigneur envoya Noé parmi les enfants des hommes pour les avertir, les instruire et les encourager à faire des œuvres de droiture, ils se détournèrent de lui, ils ne crurent pas qu'il était un prophète de Dieu. L'adversaire leur murmura à l'oreille : « Voyons, cet homme n'est qu'un homme ordinaire, il n'a aucun droit de parler au nom du Seigneur, assurément vous ne lui prêterez aucune attention », et sa mission fut rendue impopulaire par la ruse de l'adversaire. Les hommes et les femmes, dans leurs péchés, continuèrent à pécher et manquèrent d'écouter la voix d'avertissement d'un prophète de Dieu, et il en résulta que le Seigneur ne put rien faire d'eux jusqu'à ce que

ils se repentent. Il vit la futilité de travailler avec eux, car ils étaient volontairement entre les mains de l'adversaire, et c'est ainsi qu'il couvrit la terre d'un grand déluge, ne rassemblant qu'une toute petite poignée de gens pour repeupler la terre, car il était nécessaire que de bons hommes et de bonnes femmes transmettent à la postérité les vertus qu'ils avaient héritées lorsqu'ils avaient été créés dans le monde des esprits. Et il en a toujours été ainsi. Au temps du Sauveur, l'adversaire murmura à ces gens qu'il n'était pas le Fils de Dieu, que sûrement ils ne l'accepteraient pas, qu'il n'était qu'un homme ordinaire, qu'il n'était que le fils de Marie et de Joseph et qu'il n'était pas plus le Fils de Dieu qu'eux-mêmes, et le peuple écouta ce méchant insidieux et crucifia le Rédempteur de l'humanité. La condition du monde aujourd'hui est prédite dans le Livre de Mormon, exactement la même chose que je viens de mentionner. Lorsque Néphi enseignait au peuple et essayait de lui montrer la nécessité de vivre près du Seigneur, de ne pas céder aux incitations du mal, lui enseignant la nécessité de garder tous les commandements de Dieu, lui faisant remarquer que ce qui encourageait le bien venait toujours de notre Père céleste, et que tout ce qui les incitait au mal venait de l'adversaire, et qu'ils n'étaient plus en sécurité dès l'instant où ils entraient sur le territoire du diable. Voici ce qu'il dit, se référant au temps où le Livre de Mormon devait être mis au jour, où le récit devait être porté parmi les enfants des hommes, où les choses contenues dans ce livre, d'une grande valeur pour les enfants des hommes, devaient commencer à être connues, et il parle très clairement dans ce vingt-huitième chapitre de II Néphi :

« Car il arrivera, en ce jour, que les Églises qui sont édifiées, mais non pour le Seigneur, se diront l'une à l'autre : Voici, moi, je suis celle du Seigneur ; et les autres diront : Moi, je suis celle du Seigneur ; et c'est ainsi que parleront tous ceux qui ont édifié des Églises, mais pas pour le Seigneur. »

Or, le prophète Néphi, il y a des centaines d'années, a vu ce qui devait arriver, que le peuple se querellerait, nierait le pouvoir du Saint-Esprit et du Saint d'Israël, et enseignerait pour doctrine les commandements des hommes. Une influence existe aujourd'hui dans le monde qui essaie de faire croire aux gens que, par leur propre intelligence et par leur propre pouvoir, ils peuvent obtenir la vie éternelle. Permettez-moi de continuer à lire dans Néphi :

« Et il y en aura aussi beaucoup qui diront : Mangez, buvez et réjouissez-vous ; néanmoins, craignez Dieu : il justifiera si on commet un petit péché. »

Je veux que vous remarquiez ceci : « Il justifiera si l'on commet un petit péché. » Cet adversaire rusé sait que s'il pouvait seulement amener un homme ou une femme à faire un petit mal, ils seraient entrés d'autant dans son territoire, ils seraient d'autant en son pouvoir.

« Néanmoins, craignez Dieu : il justifiera si on commet un petit péché ; oui, mentez un peu, prenez l'avantage sur quelqu'un à cause de ses paroles, creusez une fosse pour votre prochain, il n'y a pas de mal à cela ; et faites tout cela, car demain nous mourrons ; et si nous sommes coupables, Dieu nous battra de quelques coups, et à la fin nous serons sauvés dans le royaume de Dieu. »

N'est-ce pas exactement ce que le diable dit aux enfants des hommes aujourd'hui, aussi clairement que c'est écrit ici ? Oh, commets un petit péché, cela ne fera aucun mal ; mens un peu, cela ne causera pas de tort particulier ; le Seigneur pardonnera cela et tu ne seras battu que de quelques coups, et à la fin tu seras sauvé dans le royaume de Dieu. C'est ce qu'il dit à l'homme ou à la femme à qui l'on a enseigné la Parole de Sagesse, quand il dit : oh, bois un peu de thé, cela ne te fera pas de mal ; use un peu de tabac, cela ne changera rien ; un peu d'alcool ne fera aucun mal. Ce sont de petites choses ; il agit toujours peu à peu, jamais tout d'un coup. C'est ce que je voudrais que nous nous rappelions, mes frères, ce matin. Ce sont ces murmures insignifiants et insidieux qui trahissent l'humanité et qui nous mettent au pouvoir du diable. Je veux vous dire, à mon avis, que l'usage du tabac, chose aussi petite qu'elle paraisse à certains hommes, a été le moyen de détruire leur vie spirituelle, a été le moyen de les priver de la compagnie de l'Esprit de notre Père, les a éloignés de la société des hommes et des femmes de bien, et leur a attiré le dédain et le reproche des enfants qui leur sont nés ; et pourtant le diable dira à un homme : Oh, ce n'est qu'une petite chose ! Et Néphi dit encore :

« Et il en pacifiera d'autres et les endormira dans une sécurité charnelle, de sorte qu'ils diront : Tout est bien en Sion ; oui, Sion prospère, tout est bien — et c'est ainsi que le diable trompe leur âme. »

Or, je veux que vous notiez ceci : « Et c'est ainsi que le diable trompe leur âme et les entraîne soigneusement sur la pente de l'enfer. » Et c'est bien ainsi qu'il procède, c'est exactement ainsi qu'il procède. Il ne vient pas vous saisir corporellement pour vous emmener sur son territoire, mais il murmure : « Fais ce petit mal », et quand il y réussit, un autre petit mal, puis un autre, et, pour reprendre l'ex-

pression citée, « il trompe leur âme ». C'est ce qu'il fait. Il vous fait croire que vous gagnez quelque chose alors que vous perdez. Ainsi, chaque fois que nous manquons d'observer une loi de Dieu ou de garder un commandement, nous sommes trompés, car il n'y a de gain, dans ce monde ou dans le monde à venir, que par l'obéissance à la loi de notre Père céleste. Et encore, cette suggestion particulière, « et il les entraîne soigneusement sur la pente de l'enfer », est significative ; c'est là sa méthode. Les hommes et les femmes du monde aujourd'hui sont soumis à cette influence, et ils sont entraînés çà et là, et ce murmure continue, et ils ne comprennent pas ce que le Seigneur désire qu'ils fassent, mais ils demeurent sur le territoire du malin, soumis à son pouvoir, là où l'Esprit du Seigneur ne va pas. Il dit encore :

« Et voici, il en entraîne d'autres par la flatterie et leur dit qu'il n'y a pas d'enfer. »

N'est-ce pas ce que le monde enseigne aujourd'hui ? Ces critiques évolués, ces agnostiques, qui ne croient ni en Dieu, ni en l'homme, ni même au diable, en ce qui les concerne, si ce n'est ce qu'ils voient. Ne disent-ils pas : « Il n'y a pas d'enfer » ? Et Néphi nous dit ici que c'est le diable qui leur enseigne cela.

« Et voici, il en entraîne d'autres par la flatterie et leur dit qu'il n'y a pas d'enfer ; et il leur dit : Je ne suis pas un démon, car il n'y en a pas — et c'est ainsi qu'il leur chuchote aux oreilles, jusqu'à ce qu'il les saisisse de ses chaînes affreuses d'où il n'y a pas de délivrance. »

Or, mes frères et sœurs, telle est la condition du monde aujourd'hui. Néphi n'aurait pu l'exprimer plus clairement s'il avait été ici même

dans le monde aujourd'hui. Et l'adversaire est à l'œuvre, et parce que notre Père céleste désirait préserver ses enfants du mal de cet enseignement et de cette croyance, il envoya dans le monde le jeune prophète Joseph Smith, le chargea d'une autorité divine, organisa son Église, et recommença à enseigner la vérité aux enfants des hommes, afin qu'ils puissent être ramenés de l'erreur de leurs voies. Cette mission vous incombe. Vous avez reçu la sainte Prêtrise de Melchisédek, la plupart d'entre vous ; vous avez été chargés d'une autorité divine, et le Seigneur tiendra — je suis moi-même concerné par cela, je le reconnais — il tiendra tous les hommes qui détiennent la Prêtrise de Melchisédek dans cette Église responsables de la façon dont ils traitent cette prêtrise et du soin avec lequel nous l'exerçons parmi les enfants des hommes. Or, mes frères et sœurs, y eut-il jamais, dans l'histoire du monde, un plus grand besoin pour les hommes et les femmes de servir le Seigneur et de garder ses commandements ? Regardez le monde aujourd'hui ; des millions d'hommes dressés les uns contre les autres, s'efforçant de détruire la vie. Pourquoi ? Parce que l'adversaire leur murmure : « C'est cela qu'il faut faire. » Je veux vous dire que cette guerre ne cessera pas et que la lutte dans ce monde ne prendra pas fin tant que les enfants des hommes ne se repentiront pas de leurs péchés, ne se tourneront pas vers Dieu, ne le serviront pas et ne garderont pas ses commandements ; et, selon les mots de Patrick Henry, « les hommes peuvent crier paix, paix, mais il n'y a point de paix » tant que les enfants des hommes ne conformeront pas leur vie aux enseignements du Père de nous tous, qui nous a donné l'être et qui a placé à notre portée de sains conseils et avis depuis la création jusqu'à maintenant, et

qui nous a dit : « Voici le chemin, marchez-y. »

Or, mes frères et sœurs, assurément nous ferons notre devoir en tant qu'anciens en Israël et en tant que membres du troupeau du Christ. Notre Père au ciel nous a donné la connaissance, nous a donné l'autorité, nous a rassemblés dans les vallées de ces grandes montagnes, et nous a donné des bergers selon son cœur. Vivons comme nous devrions vivre, honorons-nous les uns les autres comme nous le devrions, soutenons ce Gouvernement qui a été si généreux envers nous comme nous devrions le soutenir ; et si nous ne sommes pas tenus de donner un membre de notre famille, si nous n'avons pas de fils à envoyer, alors donnons une partie de nos biens pour réconforter les fils des autres hommes et pour rendre possible que la liberté existe dans le monde.

Je prie pour que les bénédictions de notre Père demeurent avec les Saints des derniers jours, et elles y demeureront si nous sommes fidèles. Je prie pour que notre Père bénisse l'homme qui préside cette Église, qu'il réprimande les faiblesses dont hérite la chair et qui se sont emparées de lui, qu'il le rende bien portant et fort et lui continue la joie et la satisfaction qu'il a eues à nous servir pendant toutes ces années. Je prie pour que ses conseillers soient également gardés en mémoire et qu'ils se réjouissent ensemble de présider sur nous et de nous diriger aussi longtemps qu'ils désireront demeurer avec nous. Et que la paix, le réconfort et la satisfaction soient sur toutes les armées d'Israël à cause de leur foi et de leur dévouement, et puissions-nous nous repentir de nos péchés afin que le Seigneur nous serve dans une plus grande mesure à l'avenir que dans le passé ; afin que nos fils et nos filles, grandissant sous notre influence, deviennent une vaillante

armée, préparée, en raison de leur foi et de leur connaissance du pouvoir de Dieu, à porter son message aux nations de la terre et à le proclamer là où il n'a pas encore été entendu, et à l'établir à l'honneur et à la gloire de Dieu, et pour le salut des enfants des hommes — telle est ma prière, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursGeorge Albert Smith, « Méditation sur le décès de l'ancien », 1918 April General Conference, Second Day Morning Session (1918-04-05). Pulpit Vault, 1918-04-07-george-albert-smith-remarks. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).