Pulpit

Je suis très heureux du privilège que

Joseph F. Smith

Conférence générale d'avril 1917·Séance du matin du premier jour·1917-04-06

Je suis très heureux du privilège que j'ai de me retrouver avec vous à la séance d'ouverture de la 87e conférence générale annuelle de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et je puis vous assurer que nous nous sentons hautement honorés, comme doit se sentir chaque personne présente associée à l'Église, en étant témoins de la grande multitude qui s'est rassemblée ici ce matin en l'honneur de l'ouverture de cette conférence. Je crains qu'il ne me soit quelque peu difficile de trouver ma voix suffisamment en forme pour me faire entendre et comprendre. Ce n'est pas une petite tâche que de tenter de m'adresser à une assemblée comme celle-ci, dépendant, comme je le fais, des inspirations de l'Esprit qui peut envahir notre conférence quant à ce que je dirai. J'ai certes obéi à cet égard à l'injonction du Sauveur, telle qu'elle est consignée dans les Écritures (Matthieu 10:19, 20) : « Ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même. » L'Esprit donnera les impressions qui sont nécessaires dans la mesure où le temps le permettra et dans la mesure où nous serons sensibles aux impressions de l'Esprit de Dieu. J'espère sincèrement que l'Esprit du Seigneur envahira cette assemblée et aura sa place dans nos esprits et nos cœurs, afin que nous puissions nous réjouir du privilège que nous avons de nous réunir dans des circonstances si favorables, étant témoins, comme nous le sommes en nous rassemblant ici, des nombreuses bénédictions et privilèges que le Seigneur nous a accordés.

Faisons preuve de prudence, d'économie et d'une extrême diligence

Nous vivons des temps critiques. Les conditions sont telles qu'elles défient pratiquement toute description ou compréhension complète, car nous ne pouvons voir aujourd'hui que ce qui nous est visible, mais nul ne peut, à moins d'être inspiré, prédire aujourd'hui ce qui peut arriver demain. Mais nous n'avons pas besoin d'en être anxieusement préoccupés, car le devoir des membres de l'Église, en tant que tels, et leur devoir en tant qu'hommes et femmes dans les communautés où ils vivent, et en tant que citoyens de notre pays, sont de la plus grande importance pour notre considération présente. Notre devoir est de rechercher la paix, le bonheur et le bien-être de toute la famille humaine, dans la mesure où il est en notre pouvoir d'exercer une influence à cette fin ; et si nous accomplissons notre devoir aujourd'hui, en tant que membres de l'Église et citoyens de notre État et des États voisins dans lesquels nous vivons, nous n'avons pas grandement à craindre ce que demain pourra apporter. L'une des choses qui me frappent comme une question d'importance à considérer par le peuple de notre État et de cette région intermontagneuse est une conduite soigneuse de prudence, d'économie, et d'une extrême diligence et attention en ce qui concerne la production et la conservation des choses nécessaires à la vie. Nous avons eu un long hiver qui s'est prolongé loin dans les bras du printemps. Il est possible que nous ayons une saison courte pour la croissance des grains et céréales de toutes sortes, ainsi que des légumes et des fruits, qui sont nécessaires à la subsistance de la vie. Nous devrions nous rendre compte que nous dépendons du sol et de son labour, du travail du cultivateur et de la bénédiction du Dieu Tout-Puissant sur nos travaux et sur le sol, pour les choses nécessaires à la vie. Nous ne pouvons subsister sans ces choses.

Je pense que la foi unie et la prière du peuple qui croit en la possibilité de la réponse aux prières de ceux qui sont pieux et qui ont foi en Dieu, devraient être élevées vers le Donateur de tout Bien, afin que la paix puisse continuer à régner sur toute notre terre, et que la prospérité puisse accompagner le peuple de notre grand pays ; que la paix puisse aussi être rétablie chez toutes les nations de la terre, quand tel sera le dessein et la volonté de Dieu. Je pense qu'il est de notre devoir de demander la bénédiction du Seigneur sur le labeur du cultivateur. Que les bénédictions de la fécondité de la saison puissent être accordées à ceux qui labourent le sol et qui gagnent le pain et la nourriture nécessaires à la subsistance de la vie. Dans les années passées, avant même que notre État ne fût un territoire, les premiers colons de ce pays furent, par les providences miséricordieuses du Seigneur, et par les sages conseils des dirigeants du peuple, en position d'aider leurs voisins avec les choses nécessaires à la vie. Alors que beaucoup d'entre eux dans le sud, le nord et la partie occidentale de notre pays cherchaient l'or et les métaux précieux, choses qui, en elles-mêmes, ne soutiendraient pas la vie, nous cultivions le sol, produisant ce qui leur était nécessaire, et ils versaient leur or dans nos giron en échange de la nourriture que nous leur donnions, pour soutenir leurs vies et leur permettre de poursuivre leurs travaux. J'espère que le peuple de cet État, en particulier les Saints des Derniers Jours, se montreront de véritables Josephs en Égypte, afin que lorsque la nécessité parcourra le pays, les nécessiteux puissent s'adresser à nous pour ce qui est nécessaire à leur bonheur et à leur subsistance. Je comprends que les autorités à Washington ont demandé à ceux qui sont en charge de notre Collège agricole, dans le nord, d'exercer toute l'influence qu'ils peuvent pour amener le peuple de cet État à économiser et à produire, épargner, et emmagasiner, du mieux de leurs capacités, ces choses qui fourniront, si besoin est, jusqu'aux ressources de la guerre, si la guerre devait venir.

L'esprit que les Saints des Derniers Jours devraient manifester en temps de guerre

Parlant de la possibilité d'un conflit, de la guerre, j'exhorte mes amis, le peuple de notre pays, en particulier dans cette région intermontagneuse, à maintenir par-dessus toutes choses l'esprit d'humanité, d'amour et de fabrication de la paix, afin que même s'ils sont appelés à agir, ils ne démolissent, ne foulent aux pieds ni ne détruisent les principes auxquels nous croyons, que nous nous sommes efforcés d'inculquer, et que nous sommes exhortés à maintenir ; paix et bienveillance envers toute l'humanité, même si nous pouvons être amenés à agir avec l'ennemi. Je veux dire aux Saints des Derniers Jours qui pourront s'engager, et dont les services pourront être requis par le pays, que lorsqu'ils deviennent soldats de l'État et de la Nation, qu'ils n'oublient pas qu'ils sont aussi soldats de la Croix, qu'ils sont ministres de vie et non de mort ; et lorsqu'ils partiront, qu'ils y aillent dans l'esprit de défendre les libertés de l'humanité plutôt que dans le but de détruire l'ennemi. Si nous pouvions les convertir aux voies pacifiques et à l'amour de la paix sans les détruire, nous deviendrions sauveurs d'hommes. Et il est abominable que les hommes qui s'engagent dans le grand et nécessaire devoir de protéger et de garder notre Nation contre les empiètements d'ennemis méchants, d'adversaires cruels et destructeurs, ne maintiennent pas parmi eux des vies d'honneur, de vertu, de pureté et d'immunité à l'égard du péché et du crime de toute espèce. C'est une pensée honteuse qu'un homme, pour devenir soldat, doive devenir un débauché et s'abandonner au crime et à la méchanceté. Que les soldats qui partent de l'Utah soient et demeurent des hommes d'honneur. Et lorsqu'ils sont appelés, qu'ils obéissent à l'appel, et affrontent virilement le devoir, les dangers ou le labeur qui pourra leur être demandé, ou qu'on pourra les charger de faire ; mais qu'ils le fassent avec un œil unique visant à l'accomplissement du bien qui est visé, et non avec le désir sanguinaire de tuer et de détruire.

Notre mission est d'aider les opprimés et les nécessiteux

La charité, ou l'amour, est le plus grand principe qui existe. Si nous pouvons prêter une main secourable aux opprimés, si nous pouvons aider ceux qui sont accablés et dans la peine, si nous pouvons élever et améliorer la condition de l'humanité, il est de notre mission de le faire, c'est une partie essentielle de notre religion de le faire. Et je dis à nos amis présents que nous avons une organisation dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours qui est parfaite dans son fonctionnement, par laquelle nous pouvons appeler aujourd'hui presque toute l'Église à l'aide, et demain nous recevrons en retour les généreuses contributions librement données pour une bonne cause, et cela ne coûtera à personne un centime. Chaque dix cents versés au bénéfice des pauvres va aux pauvres, et n'est pas consommé par des organisations charitables, qui collectent et manient les moyens destinés aux pauvres, et qui sont rémunérées pour leurs services, absorbant ainsi un grand pourcentage des moyens versés au bénéfice des pauvres, par ceux qui ne sont pas pauvres. Je désire annoncer cela à nos amis. Les Saints des Derniers Jours le savent, ils le comprennent. Ils se souviennent d'événements récents dans lesquels, en l'espace de vingt-quatre heures environ, le peuple de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours a versé quelque 35 000 $, qui furent envoyés aux populations affligées de l'Est qui souffraient à cause de la guerre, et cela fut remis entre les mains qui le distribueraient sagement à ceux qui en avaient besoin, sans coût pour personne ; et une partie de ce fonds, qui n'a pas été distribuée, reste à être distribuée à ceux qui sont réellement dans le besoin, selon que leurs circonstances l'exigent.

Un esprit d'amour et de tolérance recommandé

Je ne devrais pas prendre trop de votre temps, mais j'ai une pensée ou deux de plus que je désire annoncer, simplement à titre de référence ou comme texte, peut-être, pour ceux qui pourront suivre, si l'Esprit le conduit ainsi, à développer. Nous exhortons, nous supplions nos frères et sœurs dans l'Évangile de Jésus-Christ, non seulement à s'honorer eux-mêmes par une conduite convenable de vie, mais aussi à honorer, aimer et être charitables envers vos voisins, chacun de vous. Nous vous exhortons non seulement à garder le plus grand de tous les commandements qui ait jamais été donné de Dieu à l'homme, aimer le Seigneur votre Dieu, de tout votre cœur, de tout votre esprit et de toute votre force, mais nous vous exhortons également à observer cette seconde loi qui vient tout de suite après, aimer votre prochain comme vous-mêmes ; rendre le bien pour le mal, ne pas insulter les autres parce que vous êtes ou pouvez être insultés. Nous n'avons pas besoin d'abattre les maisons des autres (utilisant cette expression comme symbole). Nous sommes parfaitement disposés à ce qu'ils vivent dans les maisons qu'ils ont bâties pour eux-mêmes, et nous essaierons de leur montrer une meilleure voie. Bien que nous ne condamnions pas ce qu'ils aiment et chérissent par-dessus toutes choses au monde, nous nous efforcerons de leur montrer une meilleure voie et de leur bâtir une meilleure maison, puis les inviter avec bonté, dans l'esprit du Christ, du vrai christianisme, à entrer dans la meilleure demeure. Voilà le principe, et je désire l'imprimer sur vous ce matin. Je désire imprimer, si je le puis, sur l'esprit des parents la nécessité d'instruire et d'enseigner correctement leurs enfants au sujet de ce glorieux principe, la charité et l'amour, cet amour pour notre prochain qui nous permettra de chérir ses droits aussi sacrément que nous chérissons les nôtres, de défendre les droits et libertés de notre prochain, comme nous défendrions nos propres droits et libertés, remonter les barrières tombées dans les clôtures de nos voisins qui sont laissées à l'abandon, tout comme nous remonterions nos propres barrières entourant nos propres champs, afin de protéger nos récoltes contre les ravages d'animaux errants. C'est une chose simple à dire, mais il y a un sens là-dedans, et c'est une chose très importante à observer pour nous. Beaucoup d'entre nous sont cultivateurs. J'ai entendu parler de certaines personnes qui étaient si éloignées de l'amour de ce principe de bienveillance qu'elles préféreraient abattre la clôture et abaisser les barrières de leurs voisins afin que ceux-ci subissent des dommages, plutôt que de relever les barrières et d'essayer de les protéger comme elles-mêmes désireraient être protégées.

Les parents doivent enseigner à leurs enfants la croyance au Christ et la loyauté à la loi et à la patrie

Pères et mères en Israël, voulez-vous essayer d'enseigner à vos enfants qu'il n'y a aucun autre nom donné sous les cieux par lequel nous ayons une si glorieuse espérance de la résurrection de la mort à la vie, ou une assurance dans le principe et la promesse de l'exaltation éternelle dans le royaume de Dieu, que celui de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Nous sommes un peuple chrétien, nous croyons au Seigneur Jésus-Christ, et nous sentons qu'il est de notre devoir de le reconnaître comme notre Sauveur et Rédempteur. Enseignez-le à vos enfants. Enseignez-leur que le prophète Joseph Smith a de nouveau rétabli sur la terre la prêtrise qui était détenue par Pierre, Jacques et Jean, qui ont été ordonnés sous les mains du Sauveur lui-même. Enseignez-leur que Joseph Smith, le prophète, alors qu'il n'était qu'un garçon, fut choisi et appelé de Dieu pour poser les fondations de l'Église du Christ dans le monde, pour rétablir la sainte prêtrise et les ordonnances de l'Évangile qui sont nécessaires pour qualifier les hommes à entrer dans le royaume des cieux. Enseignez à vos enfants à respecter leurs voisins. Enseignez à vos enfants à respecter leurs évêques et les instructeurs qui viennent chez eux pour les instruire. Enseignez à vos enfants à respecter la vieillesse, les cheveux gris, et les corps frêles. Enseignez-leur à vénérer et à tenir en honorable souvenance leurs parents et à aider tous ceux qui sont sans défense et nécessiteux. Enseignez à vos enfants, comme vous avez été enseignés vous-mêmes, à honorer la prêtrise que vous détenez, la prêtrise que nous détenons en tant qu'anciens en Israël. Enseignez à vos enfants à s'honorer eux-mêmes, enseignez à vos enfants à honorer le principe de la présidence par lequel les organisations sont maintenues intactes et par lequel la force et la puissance pour le bien-être, le bonheur et l'édification du peuple sont préservés. Enseignez à vos enfants que lorsqu'ils vont à l'école, ils doivent honorer leurs enseignants dans ce qui est vrai et honnête, dans ce qui est viril et féminin et vaut la peine ; et enseignez-leur aussi à éviter les mauvais exemples de leurs enseignants hors de l'école et les mauvais principes des hommes et des femmes qui sont parfois enseignants dans les écoles. Enseignez à vos enfants à honorer la loi de Dieu et la loi de l'État et la loi de notre pays. Enseignez-leur à respecter et à tenir en honneur ceux qui sont choisis par le peuple pour se tenir à leur tête, exécuter la justice et administrer la loi. Enseignez-leur à être loyaux envers leur pays, loyaux envers la justice, la droiture et l'honneur, et par là ils grandiront pour devenir des hommes et des femmes de choix par-dessus tous les hommes et femmes du monde.

Souvenez-vous des bénédictions des ordonnances du temple

Et en tant que Saints des Derniers Jours, en tant que membres de l'Église de Jésus-Christ, n'oubliez pas ces ordonnances de l'Évangile qui exigent une reconnaissance appropriée afin que nous puissions être placés irréprochables devant le Seigneur. Le Seigneur nous a révélé un principe par lequel, par l'exercice approprié et juste de l'autorité divine, nous pouvons être unis pour le temps et pour toute l'éternité. Enseignez à vos enfants ce principe, afin qu'ils puissent vivre dignes d'aller recevoir les bienfaits et les bénédictions de ces ordonnances. Enseignez à vos enfants et laissez-vous enseigner le fait qu'il est nécessaire que vous deveniez sauveurs sur le mont Sion pour ceux qui sont morts sans la connaissance de l'Évangile, et que les temples de Dieu dans ces montagnes, et ceux qui sont érigés dans d'autres terres, ont été bâtis et sont conçus expressément pour l'accomplissement de ces ordonnances sacrées qui sont nécessaires pour ceux qui sont décédés sans elles. N'oubliez pas ces choses. Gardez-les à l'esprit car elles nous sont nécessaires.

Un témoignage de la pureté, de l'honneur et de l'intégrité des dirigeants de l'Église

Il y a beaucoup de choses que l'on pourrait dire, mais je ne veux pas vous lasser. Je veux porter mon témoignage. J'ai servi depuis ma jeunesse aux côtés d'hommes tels que Brigham Young, Heber C. Kimball, Willard Richards, George A. Smith, Jedediah M. Grant, Daniel H. Wells, John Taylor, George Q. Cannon, et Wilford Woodruff et ses associés, et Lorenzo Snow et ses associés, les membres des douze apôtres, des soixante-dix et des grands prêtres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, pendant plus de soixante ans ; et, afin que ma parole puisse être entendue par chaque étranger à la portée de ma voix, je veux témoigner devant vous que jamais des hommes meilleurs que ceux-là n'ont vécu, dans la mesure de ma connaissance. Je peux ainsi témoigner parce que je connaissais ces hommes intimement, j'ai grandi depuis l'enfance avec eux, je me suis associé à eux dans le conseil, dans la prière et la supplication, et dans les voyages de colonie en colonie à travers notre pays ici, et en traversant les plaines. Je les ai entendus en privé et en public, et je vous porte mon témoignage qu'ils étaient des hommes de Dieu, des hommes véritables, des hommes purs, les nobles hommes de Dieu. Des hommes vertueux, qui ne furent jamais ni tentés de faire le mal ni ne tentèrent d'autres de mal faire, des hommes dont les exemples et les vies étaient irréprochables, sauf en ce que des hommes corrompus, méchants ou ignorants supposaient voir et présumaient de dénoncer comme mal en eux. C'était un crime aux yeux de vauriens libidineux que le président Young dût avoir plus d'une épouse. Mais elles étaient ses épouses, et il les honorait, ainsi que leurs enfants, et il les nourrissait, les vêtait et les éduquait. Il ne les a pas désertées, ni maltraitées, ni abandonnées ; et à cause de cela, des personnes extrêmement pieuses et d'autres l'ont condamné. Certains d'autres parmi nous se sont trouvés sous condamnation similaire. Je sais que c'était un vrai principe pour eux et qu'ils n'ont pas péché, parce qu'ils n'ont fait violence à personne ; ils n'ont pas non plus fait de tort à quiconque ; mais cela est une chose du passé. D'autres se sont plaints et se plaignent, parce que certains hommes, qui ont eu la chance d'avoir des familles au moment où le peuple de l'État a capitulé devant le gouvernement des États-Unis, et où le président Woodruff a annoncé la cessation des mariages pluraux, ont pris soin de leurs épouses et de leurs enfants qui leur restaient. Je veux vous dire une fois encore, et je le dirais devant le monde entier si je le pouvais, que je crois de tout mon cœur, que si un homme doit être damné dans ce monde, c'est l'homme qui abandonnera la mère de ses enfants. Nous ne le faisons pas, nous ne le ferons pas, avec l'aide du Dieu Tout-Puissant afin de ne pas le faire. Maintenant, pardonnez-moi de m'écarter si loin de la pensée qui était d'abord dans mon esprit.

Je porte mon témoignage à propos de ces hommes, qu'ils étaient de bons hommes, des hommes purs, des hommes honnêtes, des dirigeants, des bâtisseurs, des instructeurs de justice par précepte et par exemple. Ils vivent dans ma mémoire aussi sacrés que ma vie.

Je vous porte mon témoignage qu'aucun homme n'a jamais encore été capable, autant que l'histoire l'enregistre, de faire naître une organisation semblable à celle de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours telle qu'elle fut organisée par Joseph Smith, le garçon prophète. Je témoigne que Joseph Smith a révélé à nouveau, et pour ainsi dire, promulgué à nouveau l'Évangile de Jésus-Christ, et rien d'autre, y compris même l'injonction du Maître, « Si vous étiez la postérité d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham. »

Dieu le Père et Jésus-Christ son Fils

J'accepte Jésus de Nazareth comme le Fils unique engendré de Dieu dans la chair. C'est un grand principe, bien qu'il semble difficile à comprendre pour certaines personnes — celles qui croient à la folle notion que Dieu est une « vapeur, » s'il vous plaît, un éther, une électricité, une « énergie » ou tout autre chose que vous voudriez appeler « lui » ou « cela, » et qu'il remplit l'immensité de l'espace, est partout présent en même temps, etc., etc. Il est en effet difficile pour ceux qui croient à cette folle doctrine de croire que le Christ puisse être le Fils de Dieu ; que Dieu, n'étant qu'esprit, ou « énergie, » comme le définit un certain prédicateur savant, puisse engendrer un fils à « sa propre ressemblance » et à « son image, » et que le Fils soit aussi à la ressemblance et à l'image de l'homme mortel. Les apôtres de Jésus-Christ, ses témoins, l'ont déclaré, et lui-même l'a déclaré par sa propre voix au jour où nous vivons, mais il est difficile de faire comprendre aux gens comment cette création indescriptible de l'ignorance humaine appelée « Dieu » par le monde sectaire, qui remplit l'immensité de l'espace et est partout présent en même temps, peut engendrer un Fils à sa propre forme et en même temps à la forme de l'homme. Mais lorsqu'ils entendent la vérité, telle qu'elle a été révélée par le prophète Joseph Smith, par le Christ lui-même, et telle qu'elle est révélée dans le témoignage des anciennes Écritures, que Dieu « créa l'homme à sa propre ressemblance, à sa propre image, mâle et femelle il les créa, » il est difficile de faire comprendre aux hommes que le Dieu Tout-Puissant, qui possède toute connaissance, toute sagesse et toute puissance, peut étendre sa puissance, son Esprit, sa majesté, sa gloire et sa domination sur toutes ses créations, tandis que lui-même siège sur son trône — il est difficile de le leur faire comprendre, et pourtant c'est la vérité. Nous voulons enseigner ces principes à nos enfants, et inculquer l'enseignement de ces mêmes choses aux enfants de nos enfants jusqu'à la dernière génération, afin qu'ils grandissent dans la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, qu'il a envoyé dans le monde, dont la connaissance est la vie éternelle.

Le nouveau bâtiment administratif de l'Église

Je céderai la place à mes frères pour parler selon que l'Esprit pourra les impressionner ; mais, avant de conclure, j'ai noté quelques énoncés de faits que je présume seront intéressants, du moins pour ceux qui sont présents à cette conférence.

Comme vous le savez, depuis soixante et quelques années, l'Église a eu son siège dans les petits vieux bâtiments érigés par le président Brigham Young, tout au début des années 50, et qui, à l'époque, servaient très bien leur but, et ont continué à le faire jusqu'à maintenant. Cependant, ils ont vieilli avec l'âge et ne sont plus tout à fait en accord avec les progrès des autres choses. Il y a quelques années, nous avons décidé de construire un bâtiment qui offrirait des bureaux pour nos diverses organisations. Précédemment, cependant, un bâtiment très recommandable avait été érigé pour l'épiscopat président, et pour les Sociétés de Secours et d'autres organisations de l'Église. Mais nous avons conclu que nous construirions une maison qui fournirait des logements convenables pour la Présidence et d'autres, et qui serait en même temps un monument du véritable caractère de l'œuvre dans laquelle nous sommes engagés. Je suis heureux de dire que nous l'avons pratiquement achevée, bien que nous ayons été retardés à cause du manque de facilité de la part de certains de ceux qui avaient conclu un contrat pour fournir des matériaux avec lesquels achever l'ornementation des murs. Nous attendons du marbre. Je suis heureux de dire que nous avons utilisé, dans l'ornementation des murs intérieurs de notre bâtiment, dans toute la mesure du possible, des matériaux locaux — du marbre, de l'onyx et des pierres précieuses qui existent en grande abondance en Utah, et c'est donc pratiquement un bâtiment fabriqué chez nous. Il a été dépensé pour l'érection et l'équipement du nouveau bâtiment administratif de l'Église la somme de 864 562 $.

Citer ce discoursJoseph F. Smith, « Je suis très heureux du privilège que », Conférence générale d'avril 1917, Séance du matin du premier jour (1917-04-06). Pulpit Vault, 1917-04-02-joseph-f-smith-remarks-2. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).