Faire tout le tour : les véritables fruits de l'Église au milieu des attaques
Melvin J. Ballard
On raconte qu'il y a quelques années, un groupe de touristes revenant d'un voyage sur le continent européen se retrouva un soir dans un hôtel de la ville de Paris, et discutait, entre autres choses, des points d'intérêt qu'ils avaient vus durant leur voyage. Chacun de quatre d'entre eux semblait avoir visité un obélisque célèbre, et l'un d'eux dit que sa couleur était blanche. Un deuxième visiteur contesta cela, disant qu'elle était bleue ; et un troisième encore insista que les deux orateurs précédents se trompaient, et que sa couleur était verte. Chacun était sûr d'avoir raison, quand un quatrième prit la parole et dit qu'il avait lui aussi visité l'obélisque, et que chacun de ces messieurs avait raison et que chacun avait tort, car, dit-il, « il est blanc d'un côté, bleu de l'autre, et vert du troisième côté. Le problème avec vous, messieurs, c'est que vous n'en avez pas fait tout le tour. » En lisant récemment cette histoire, j'ai pensé à la merveilleuse variation des témoignages qui ont été rendus récemment au sujet du « mormonisme ». Nous avons écouté, ces derniers jours, les témoignages de ceux qui sympathisent avec l'œuvre du Seigneur, où ils ont raconté leur foi solide en sa cause, la véracité des principes de l'Évangile, la droiture de la vie des hommes associés à cette Église en tant que dirigeants de l'organisation. ¶
Une série d'attaques a précédé notre conférence, contre le caractère de l'œuvre et contre des membres individuels de l'organisation, dans lesquelles, peut-être, certains des échecs que nous avons commis (car nous ne sommes pas parfaits, le filet ramasse toutes sortes de poissons, et il y en a parmi nous qui commettent des échecs et des erreurs) ont fourni le fondement et la base, dans un certain nombre de cas au moins, des attaques qui ont été faites, et celles-ci ont été amplifiées et exploitées pour servir le dessein de ceux qui ont dans le cœur de blesser et de nuire. En étudiant la nature humaine, je constate que, bien que nous cherchions à voir les mêmes choses de la même manière, il y a une telle différence dans notre constitution et notre tempérament individuels, ainsi que dans les milieux qui nous entourent, que nous ne pouvons pas toujours regarder la même chose et la décrire de la même façon. Les attaques qui ont été portées contre les saintes Écritures ont visé le fait que les apôtres Pierre, Jacques et Jean n'ont pas rendu témoignage de manière identique en ce qui concerne la ¶
vie du Christ. J'attire votre attention sur le fait que ces hommes considéraient tous le Maître du même point de vue, croyant qu'il était le Fils de Dieu ; et lorsque ces hommes décrivaient des scènes telles que le Christ devant Pilate, bien que leurs descriptions se ressemblent, il existe néanmoins de légères variations de détail, mais pas suffisantes pour contredire leur témoignage de sa mission et de son caractère. Certains de ceux qui ont raconté la vie de notre Sauveur, en raison d'une formation antérieure dans une certaine direction, étaient enclins à relater ce qui les touchait le plus fortement ; l'un, en raison de son tempérament et de sa formation en mathématiques et dans la perception des impôts, était attiré par certaines phases de la vie du Christ ; tandis que Jean, homme d'esprit spirituel, voyait dans cette vie la grandeur et la spiritualité du Rédempteur. ¶
Si cela est vrai des hommes qui cherchent à dire la vérité, et qui sont en sympathie avec l'objet dont ils parlent, alors nous trouverons, de la même manière, des opinions d'autant plus diversifiées que les hommes seront plus éloignés les uns des autres dans leur point de vue. Prenons par exemple le témoignage d'un apostat amer, dont l'esprit a été obscurci contre la parole de Dieu et les dirigeants de l'Église, dont la propre vie mauvaise a coloré sa vision, et qui déverse tout le venin de son esprit déformé sur le peuple qu'il a autrefois aimé, bien qu'il n'ait pas changé depuis qu'il l'aimait. Nul autre ne peut voir les choses exactement comme il les voit. Puis vous avez l'exemple de l'homme qui n'écrit que pour la valeur monétaire que l'histoire représente pour lui, qui est payé pour exploiter son sujet, et qui lui donne de la couleur sans venin, mais qui la déforme néanmoins de façon malveillante. Puis vous avez encore d'autres phases représentées, jusqu'à ce que vous atteigniez le témoignage ardent et solide des hommes et des femmes qui connaissent toute la vérité, qui ont fait tout le tour, qui l'ont vue et la connaissent sous tous ses aspects, dont l'esprit est libre de malice et de haine, qui ont rendu témoignage de la vérité et vu sa majesté, telle qu'elle leur a été divinement révélée. Vous avez leur témoignage quant à la droiture de la vie et du caractère de nos dirigeants et à la noblesse et à la valeur de l'organisation. Ainsi, mes frères et sœurs, lorsque vous considérerez la possibilité pour la nature humaine de se tromper et de s'égarer dans l'obscurité, et comment elle est influencée par ses préjugés, vous comprendrez alors peut-être plus facilement la grande diversité d'opinions exprimées et répandues à notre sujet. ¶
Mais quelle opinion devons-nous accepter ? On m'a demandé, il n'y a pas si longtemps, par un homme très respectable du nord-ouest, s'il était possible que des magazines du genre de ceux qui attaquent l'Église puissent se tromper, car ils jouissent d'une réputation respectable dans la communauté. Je lui ai répondu que si ces magazines se trompent dans leur attitude actuelle envers l'Église, ce n'est pas la première fois qu'eux-mêmes, et d'autres journaux tout aussi respectables, se sont trouvés du mauvais côté de grandes questions. Le jugement du monde contre les saints des derniers jours n'est en aucune façon une preuve que nous avons tort. Mes recherches dans l'histoire du passé révèlent que non seulement en matière religieuse, mais aussi en matière scientifique, et dans la question de l'avènement de la vérité venant de diverses sources, le monde a eu la disposition à condamner et à rejeter sérieusement ce qui est vrai. Je pourrais attirer votre ¶
attention sur le fait qu'il y a environ trois cents ans, le monde entier croyait que la terre sur laquelle nous vivons était plate, une vaste étendue dans l'univers, et que les étoiles, le soleil et la lune faisaient chacun leurs révolutions autour de la terre, et qu'elle était le centre de l'espace et ne se déplaçait pas dans l'espace. Lorsque Galilée, le grand et inspiré philosophe, annonça pour la première fois que la terre n'était qu'une étincelle ou un joyau dans le grand univers de Dieu, qu'elle se déplaçait avec les autres mondes auxquels elle était associée, que le soleil était le centre du système solaire, et que les conditions de la nuit et du jour étaient produites par les mouvements de la terre, il fut traîné devant le plus haut tribunal de son époque, et condamné pour avoir avancé une doctrine fausse et en contradiction avec les Écritures ; il fut condamné à subir une mort cruelle ou à renoncer à sa position. Afin de se préserver pour de futurs combats dans le maintien de la vérité, et se rendant compte qu'un désaveu ne changeait pas la vérité qu'il avait découverte, il dit qu'il rétracterait sa déclaration ; mais, à part, à ses amis, il dit : « Le monde tourne quand même. » Des années plus tard, lorsqu'il ranima de nouveau la doctrine et donna de nouvelles preuves de sa véracité, il fut de nouveau traîné devant le haut tribunal et condamné, et brûlé au bûcher pour avoir enseigné une doctrine que tout le monde, aujourd'hui, un tant soit peu informé, sait être absolument exacte. Ainsi, dans de nombreuses autres choses, nous avons découvert que le jugement du monde a été erroné. ¶
Je me contente d'attirer votre attention sur le don unique de Dieu à l'homme. Aussi grands et bons que soient les dons de la recherche scientifique, psychologique et philosophique, et le don de sagesse manifesté dans la découverte du télégraphe électrique, du téléphone, et de toutes les choses glorieuses qui répondent aux besoins et au confort de l'homme, s'élevant bien au-dessus de tout cela, plus grand que tout cela réuni, est le précieux don de Dieu à l'homme, son Fils Jésus-Christ. Le monde l'a-t-il reçu ? Non ; condamné, exécuté entre deux brigands, enseveli dans l'oubli dont ils espéraient qu'il le recouvrirait afin que les générations futures ne sachent rien de lui, ni de la part qu'elles avaient prise à son exécution, s'attendant à prouver au monde qu'elles avaient simplement débarrassé leur nation et leur peuple d'un malfaiteur indigne de vivre. Le monde avait-il raison ou tort ? Ils croyaient faire ce qui était juste. Le monde a érigé des monuments aux princes qui exterminèrent les chrétiens, dans l'espoir que les générations à venir rendraient hommage à ces princes pour avoir débarrassé le monde de l'abomination appelée christianisme. Le monde est revenu, non pas pour déposer ses lauriers sur les monuments érigés, mais pour honorer les noms de ceux qui ont souffert, et condamner ceux qui ont érigé les monuments, pour avoir levé la main contre la plus précieuse de toutes les doctrines, et le plus glorieux de tous les êtres qui aient jamais visité le monde, la chose dont le monde avait le plus besoin de toutes. ¶
Ainsi le monde se révélera avoir tort dans son jugement actuel sur le peuple « mormon ». Comme il a été montré, ce n'est pas la première fois qu'il s'est trompé. Le monde ne sera peut-être pas satisfait par notre témoignage, aussi favorablement qu'il soit exprimé. Il y a une manière, grâce à Dieu, par laquelle nous pouvons répondre à toutes les accusations et à toutes les charges. Le Maître a énoncé cette manière, et ¶
la manière par laquelle notre véritable caractère peut être déterminé, la preuve concluante, est : « C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » Il a ainsi annoncé le moyen par lequel nous, ou tout autre peuple, pouvons prouver notre prétention, ou plutôt nous montrer dignes de ce que nous prétendons être. Et c'est donc là-dessus que nous allons porter notre attention pendant quelques instants. ¶
Vous avez entendu, durant cette conférence, quelques statistiques, des statistiques vitales, et j'y reviens parce qu'elles montrent certains des fruits remarquables du système. On nous dit qu'en 1910, il y eut trente-huit naissances pour mille membres dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, un excédent de vingt-cinq pour cent par rapport au taux de natalité des États-Unis, selon les statistiques les plus récentes. Cela signifie que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours affiche un taux de natalité bien supérieur à celui des États-Unis ; et je présume que je ne suis pas loin de la vérité en disant que les États-Unis sont en tête du monde à cet égard, et qu'en conséquence nous avons un excédent de notre taux de natalité par rapport à toute nation, tout pays ou tout peuple. Est-ce là un fruit désirable, ou indésirable ? Eh bien, les plus grands hommes d'État de notre époque emploient toute leur force de persuasion dans leurs efforts pour amener les hommes et les femmes de notre pays, et des autres nations civilisées, à honorer la première grande loi de Dieu : « Multipliez-vous, remplissez la terre. » Grâce au Seigneur, les hommes et les femmes de notre Église maintiennent les rangs au complet, et fournissent au moins notre quote-part pour faire perdurer la grandeur de notre nation. Grâce à Dieu, la doctrine du suicide de la race, qui existe dans le monde, n'est pas devenue populaire parmi nous et ne détruit pas les idéaux élevés qui ont été maintenus devant nos yeux par les hommes et les femmes qui ont vécu selon la loi de Dieu. Dans le monde, où trouve-t-on principalement l'accroissement ? Les enfants sont rares parmi les très riches ou ceux qui vivent dans l'opulence, le luxe et l'aisance ; on ne trouve pas non plus de familles nombreuses parmi ceux qui sont plongés dans la transgression et le péché. Les enfants sont plus nombreux dans cet élément plus grand et meilleur de l'humanité qu'on appelle la classe moyenne, les hommes et les femmes honnêtes qui croient en l'honneur du grand commandement que j'ai annoncé, qui fut donné à l'homme au commencement de son habitation sur la terre. ¶
On nous dit que le taux de mortalité dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est de neuf et quelques dixièmes pour mille, tandis que le taux de mortalité général aux États-Unis est de dix-sept pour mille. Le taux de mortalité, nous dit frère Grant, parmi les personnes admises dans les associations d'assurance-vie, descend rarement en dessous de dix pour mille. Ces fruits sont-ils désirables ou indésirables ? Les gens du monde savent-ils comment bien vivre et perpétuer la vie ? Les grandes écoles médicales, philosophiques et psychologiques s'efforcent en vain de conseiller aux gens de vivre selon des voies et des moyens naturels par lesquels la vie peut être perpétuée. Dieu a donné à cette Église la grande clé de la santé, dont il a été tant question dans cette conférence ; et, grâce au Seigneur, une grande majorité des saints des derniers jours obéissent à la Parole de Sagesse, et par là un fondement est posé en eux-mêmes et chez leurs enfants pour la force du corps et de l'esprit. Par leur obéissance en ces choses, ils reçoivent les bénédictions de la santé, de la force et d'une longue vie. ¶
On nous dit que le taux de divorce dans l'Église est si bas qu'il n'atteint qu'environ un cinquième du taux de divorce général aux États-Unis. Ces fruits sont-ils désirables ? Très certainement. Il y a un grand cri en faveur de moyens permettant de réduire ce fléau du divorce, cette rupture des liens du mariage. Le bilan parle-t-il bien en faveur des saints des derniers jours ? Assurément oui. La grande cause du fléau du divorce aux États-Unis aujourd'hui est l'infidélité et le manque de loyauté des hommes et des femmes les uns envers les autres et envers leurs familles. Comment les saints des derniers jours ont-ils été formés ? Vous savez, lorsque nous étions enfants, on nous disait de tenir la vertu si sacrée que nous préférerions perdre la vie plutôt que de ruiner ou de souiller la vertu d'une femme, que la pureté personnelle nous était plus sacrée que notre vie. Nous n'avons pas de double norme de moralité. Grâce à Dieu, nous avons écouté les conseils de nos pères, et accepté les enseignements de l'Évangile, et avons produit, malgré certaines erreurs et certains échecs à d'autres égards, une génération de jeunes gens et de jeunes filles dont l'égal, en ces choses, ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde. Ces fruits sont-ils désirables ? Ô, mes frères et sœurs, je désire de tout mon cœur que les jeunes gens et les jeunes filles de cette Église montrent, par leur vie, des témoignages encore plus forts que ceux-ci, et qu'ils soient une réponse suffisante à tous nos accusateurs — non pas nos paroles, mais ce que nous sommes. Le monde a beaucoup de nouveaux systèmes philosophiques, de nouvelles religions et de nouvelles théories pour résoudre les problèmes de la vie ; de telles théories abondent, mais elles n'ont pas encore réussi à produire une race d'hommes et de femmes supérieurs aux enfants des saints des derniers jours. Ainsi, mes frères et sœurs, tandis que nous croissons en nombre, j'espère que nous serons également remarqués pour notre croissance en vertu et en toute chose bonne et désirable. ¶
À propos, on se plaint en ce moment que la raison pour laquelle nous devrions attirer une attention immédiate est que nous croissons si vite. Nous n'avons aucune disposition à nous quereller sur cette question, nous reconnaissons que nous grandissons. J'ai remarqué, dans des statistiques publiées par le Literary Digest, il y a environ six semaines, une déclaration concernant les principales Églises des États-Unis, montrant leur rang il y a vingt ans, leur place aujourd'hui, et l'accroissement de leur population en vingt ans. L'Église catholique romaine était classée numéro un il y a vingt ans, et l'est toujours aujourd'hui, montrant un accroissement de quatre-vingt-quinze pour cent sur cette période. Ainsi la liste se poursuit jusqu'à ce que nous atteignions l'église numéro quinze, celle qui, selon le tableau, a connu la plus forte croissance aux États-Unis au cours des vingt dernières années, et les statistiques ne sont pas les nôtres — c'est l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Or, parmi les quinze Églises figurant sur cette liste, jusqu'à ce que nous atteignions cette Église « mormone », aucune d'elles n'a progressé de plus de deux points dans le classement. Alors que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours était classée vingt et unième il y a vingt ans, et quinzième cette année, soit un progrès de six points, un résultat deux cents pour cent meilleur que les autres. Puis, en termes de nombre de membres, aucune des quinze n'a un accroissement supérieur à quatre-vingt-dix-huit pour cent, sauf l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, dont l'accroissement est de deux cent cinquante pour cent ! À ce propos, je dirai que, il y a quatre semaines, dans la ville de Portland, j'ai entendu un discours prononcé par le secrétaire des missions intérieures de l'Église méthodiste, qui a déclaré que, sans un changement dans leurs méthodes de prosélytisme, ils ne tarderaient pas à décliner. Il a dit que 40 000 $ dépensés dans la ville de Boston n'avaient rapporté que vingt et un convertis ; que 50 000 $ dépensés dans la ville de Chicago n'en avaient rapporté que quarante-quatre ; et il a fait la remarque supplémentaire que l'année dernière, la grande Église méthodiste, qui se classe comme la deuxième plus grande Église des États-Unis, avec un effectif de 3 180 000 âmes, n'avait montré qu'un accroissement de 40 000 l'année dernière. Comparez cela avec l'Église que nous représentons, avec un effectif d'environ 500 000 âmes, montrant un accroissement de 16 000, et mettez cela en contraste, en tenant compte aussi d'un autre fait, à savoir que, sur les 40 000 âmes introduites dans l'Église méthodiste l'année dernière, seulement cinq pour cent étaient des hommes et des femmes de plus de vingt et un ans, quatre-vingt-quinze pour cent étaient des enfants. Son pouvoir d'attirer le jugement mûri des hommes et des femmes de ce pays doit sûrement décliner, quand elle ne peut revendiquer que cinq pour cent de ses convertis parmi les esprits mûrs. Il n'en va pas ainsi des saints des derniers jours. Notre accroissement a été très satisfaisant, et provient en grande partie des hommes et des femmes mûrs et réfléchis du pays. Je sais qu'il en est ainsi dans la mission des États du Nord-Ouest, et je suis sûr qu'il en est de même ailleurs. Or, cette croissance et cet accroissement sont-ils désirables ? Je soutiens qu'ils le sont, et qu'ils devraient se poursuivre, pour le bien du monde. Les meilleurs hommes et femmes crient dans leur âme pour ce que nous possédons, bien qu'ils ne le sachent pas, et l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours possède ce dont le monde a besoin, et ce que le monde doit avoir pour se sauver lui-même. ¶
Nous n'avons pas à nous alarmer des assauts qui ont été faits. L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne faiblira pas, ne vacillera pas, et ne sera pas endommagée par l'attaque actuelle. Je vous témoigne, alors que je me mêle aux gens en dehors de l'Utah et que je connais le sentiment qui y règne, que les esprits réfléchis de notre époque ont été poussés, par les articles récents, à un esprit d'enquête tel qu'ils n'en ont jamais manifesté auparavant. Nous avons des occasions de conversations évangéliques telles que nous n'en avons jamais eu auparavant. Récemment, nous avons eu l'occasion de répondre aux questions du président de l'un des plus grands collèges de l'ouest. Il a reconnu que ces histoires ne contenaient pas la vérité, et il a voulu savoir quelle était la vérité. Je peux dire que cet État, notre glorieux Utah, où tant d'entre nous sommes nés, est plus gravement atteint que ne l'est l'Église « mormone ». L'Église prospère malgré la persécution, mais les citoyens de l'État de l'Utah souffrent des indignités et des diffamations qui sont publiées. Trente mille personnes en quête d'un foyer sont venues dans le Nord-Ouest le printemps dernier. J'ai eu le privilège d'en rencontrer des milliers dans les trains, et j'ai saisi l'occasion de faire une enquête parmi eux, et de leur demander « pourquoi n'allez-vous pas en Utah ? » J'ai vanté certaines des ressources de l'Utah et de ses possibilités, et la réponse a été, dans bien des cas, qu'ils étaient prévenus contre l'Utah à cause de l'agitation récente qui a circulé dans la presse. Ainsi, l'Utah souffre davantage que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Que Dieu bénisse l'Utah, les vallées que nous aimons, le lieu de notre naissance et de nos foyers. ¶
L'Église tiendra bon, prospérera, augmentera en nombre, et ne diminuera jamais. Nous ne faisons que commencer ; nous ne formons que le noyau d'une grande et puissante organisation qui grandira aussi vite qu'elle pourra absorber de nouveaux membres, et son absorption ira croissant, et elle comptera un jour des millions d'enfants de cette génération. Tel est mon témoignage et ma foi, et je peux dire que je le prononce avec connaissance. Nous, missionnaires, n'allons pas vers le monde avec un esprit de ressentiment, mais c'est dans un esprit d'amour que nous approchons leurs foyers, et s'ils nous repoussent, nous sentons néanmoins que nous leur avons apporté le plus précieux de tous les dons, et que nous avons honoré ce foyer auquel nous sommes venus avec notre message, en leur offrant la plus précieuse faveur qui pût leur être accordée, aucune plus grande n'ayant jamais été offerte à ce monde dans toute l'histoire de ses années. Dans tous nos travaux, nous nous efforçons de montrer que nous aimons le monde entier ; c'est dans un esprit de bonté que nous œuvrons parmi eux, non dans un esprit de représailles, mais de patience, — montrant par notre vie et les exemples que nous donnons que nous sommes ce que nous prétendons être : des membres de l'Église de Dieu ; non des hommes parfaits, mais cherchant, selon la connaissance que nous possédons et l'Esprit du Seigneur en nous, à perfectionner notre vie en harmonie avec les lois de la vérité de Dieu, et à les inspirer à faire de même, ce que Dieu veuille nous accorder l'occasion de faire, telle est ma prière, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶