L'hommage de l'évêque Tuttle et le témoignage rendu aux dirigeants de l'Église
George F. Richards
Nous avons entendu, durant cette conférence, de nombreux témoignages et quelques statistiques attestant de la fidélité et de la bonté des saints des derniers jours. J'ai un autre témoin et un autre témoignage à présenter aux saints des derniers jours, ce matin : une coupure du journal de ce matin. Il est si réconfortant d'entendre, de la bouche d'un ministre de l'Évangile dans le monde, de bonnes paroles prononcées au sujet des saints des derniers jours, et particulièrement là, dans le monde, où l'on ne pourrait prétendre qu'elles étaient destinées aux oreilles de ce peuple. J'ai jugé bon d'apprécier ce témoignage et de le lire en votre présence : ¶
« Rend un vibrant hommage aux mormons, qui sont parmi les meilleures gens d'Amérique », déclare l'évêque épiscopal Tuttle. ¶
Dépêche spéciale au Herald Republican. ¶
New York, 6 avril 1911. — Daniel Sylvester Tuttle, évêque président de l'Église épiscopale américaine, a prêché aujourd'hui à l'église épiscopale protestante Saint-Clément, devant une grande assemblée. L'œuvre missionnaire de l'Église fut son sujet. En 1867, immédiatement après la guerre civile, dit-il, je fus envoyé par l'Église épiscopale comme missionnaire auprès des mormons dans l'État de l'Utah. Je puis dire, sans exagération, que les mormons sont parmi les gens les plus chaleureux et les meilleurs d'Amérique, et sont connus dans l'Ouest pour leur bon cœur et leurs manières agréables. Dans l'Utah, j'avais une classe de garçons et de filles qui m'a fait comprendre à quel point les jeunes gens sont essentiels à l'édification de l'Église de demain. » ¶
Je désire, mes frères et sœurs, saisir cette occasion pour rendre témoignage de la vérité des choses que nous avons entendues durant les diverses sessions de cette conférence. Je sais qu'elles sont vraies ; et qu'elles ont été inspirées par l'Esprit du Seigneur, et c'est par cet Esprit que je sais qu'elles sont vraies ; et je suis reconnaissant qu'elles aient trouvé un écho immédiat dans mon âme. Je voudrais faire miens, en cette occasion, les sentiments et les vérités exprimés. Je suis certain qu'il y a une conviction dans le cœur de tous ceux qui ont entendu les paroles de notre président bien-aimé, lors de la session d'ouverture de cette conférence, car ses paroles n'avaient rien d'incertain, ni dans leur son ni dans leur sens. Il n'y a ni équivoque ni ambiguïté, ni dans les paroles prononcées, ni dans l'esprit qui les animait. Je me réjouis de ce que Dieu ait donné aux saints des derniers jours une mesure de son Saint-Esprit, grâce à laquelle, lorsque nous entendons ces choses, nous pouvons déterminer et savoir si elles viennent de Dieu ou si elles viennent de l'homme. ¶
Je rends témoignage de la fidélité et du dévouement des autorités de l'Église et des saints des derniers jours — durant les cinq dernières années, j'ai été très intimement et étroitement associé à la Première Présidence et aux douze apôtres. Chaque semaine, lorsque j'étais à portée, j'ai assisté avec eux à de solennelles réunions de prière et de conseil pour le bien-être de l'Église et des saints des derniers jours, et j'ai accompagné ces hommes dans leurs visites aux pieux de Sion. J'ai entendu leurs témoignages, je connais leur vie, et je me suis convaincu, en raison de cette association plus intime que j'ai eue avec ces autorités générales de l'Église durant les cinq dernières années, que mon jugement et les conclusions que j'avais formés antérieurement à leur sujet, et au sujet de leur intégrité, étaient justes, qu'ils sont en effet des hommes justes de Dieu ; je le sais. En ce qui concerne notre président, qui est le gardien des moyens, des dîmes de l'Église, en tant qu'administrateur des biens en fiducie, je sais qu'il garde les dîmes de ce peuple avec une sollicitude jalouse, jalouse pour l'Église et pour les saints des derniers jours. Je sais qu'il n'est ni prodigue ni imprudent dans l'emploi de ces moyens, et qu'il ne consent à leur dépense que lorsque les recommandations à cet effet sont approuvées par ses frères. Je le connais pour être honnête ; je le connais pour être un homme pur, un homme parfaitement digne de confiance ; et je sais que ses conseillers, et les douze apôtres, et toutes ces autorités générales sont des hommes de la même trempe ; que leur cœur et leur âme sont tout entiers voués à cette œuvre, qu'ils recherchent avant toute chose le bien-être du royaume de Dieu et de son peuple, ainsi que le salut des âmes des hommes ; ils sacrifient tout intérêt personnel à la cause de la vérité. Voilà mon témoignage au sujet de ces hommes. ¶
Je me réjouis du témoignage que nous venons d'entendre, ainsi que des cantiques et des prières. Je me souviens tout particulièrement de l'excellente prière offerte ce matin, et notamment de cette partie de la prière où notre Père céleste fut supplié de ne laisser rien s'interposer entre les saints des derniers jours et les autorités de l'Église, pour détruire leur confiance. Je vois dans cette assemblée, et j'ai vu dans les diverses assemblées des saints durant cette conférence, des représentants de nos colonies au Mexique, de nos pieux au Canada et des pieux en Arizona, les pieux les plus éloignés de l'Église, ainsi que divers autres pieux dans toute l'Église. Je voudrais que tous les saints des derniers jours aient pu être ici, et aient pu entendre et ressentir ce que nous, qui avons eu le privilège d'assister à ces réunions, avons entendu et ressenti, car je sens que leur confiance dans les autorités de l'Église en aurait été renforcée. Je sens que c'est là ce qui est nécessaire aujourd'hui, puisque des ennemis attaquent les dirigeants de l'Église et voudraient faire croire aux gens du monde, y compris aux saints des derniers jours, que nos dirigeants sont insincères, qu'ils sont immoraux, qu'ils sont tout, sauf ce que les saints croient et savent réellement qu'ils sont. Entendre la voix et sentir l'esprit de ces hommes est, je crois, convaincant pour les saints des derniers jours, bien que cela ne le soit peut-être pas pour ceux du monde qui ne possèdent pas le Saint-Esprit, n'ayant pas obéi aux principes et aux ordonnances de l'Évangile qui leur donneraient droit à ce don le plus précieux. ¶
En examinant les statistiques, hier, j'ai pensé à la dévotion des saints des derniers jours dans le paiement de leurs dîmes et de leurs offrandes. Grâce au produit de ces dîmes du peuple, nous avons entendu ce qui s'accomplit dans l'Église — non pas tant en détail ce qui s'accomplit dans le champ de mission, ou dans les écoles de l'Église en Sion, mais ce qui a été dépensé, sur les dîmes du peuple, dans les entreprises et les voies légitimes vers lesquelles ces dîmes sont dirigées. Mais voici la pensée qui m'est venue à l'esprit — qui fournit et procure ces moyens ? Eh bien, ce sont ces humbles saints des derniers jours. Bien qu'il y en ait qui se trouvent dans des circonstances très modestes, j'ai confiance qu'il n'y en a aucun qui soit véritablement pauvre, ni aucun qui souffre parmi nous ; il ne devrait pas y en avoir ; et nous chargerions les évêques des paroisses de veiller à ce que personne ne manque du nécessaire à la vie. Tout homme et toute femme, chaque personne qui a contribué, qui a payé une dîme complète, a rempli sa pleine part dans la grande œuvre d'établissement et de maintien des écoles de l'Église, pour autant que les dîmes du peuple soient dirigées vers cela. On peut en dire autant de l'œuvre missionnaire, et du soutien des pauvres, ou à des fins charitables. Le Seigneur se souviendra de son peuple pour sa fidélité, et le récompensera abondamment des choses se rapportant à cette vie et à l'éternité. J'exhorte les saints des derniers jours à ne pas se lasser, mais à continuer, encore et encore, et à veiller à ce que, lorsque nous donnons nos dîmes, nous les donnions sans regret ; que, lorsque nous donnons nos offrandes, notre cœur les accompagne, afin que cela nous soit compté à ¶
justice, et que nous puissions recevoir une bénédiction du Seigneur. ¶
Maintenant, je sens le besoin de dire que nous sommes un bon peuple, mais que nous ne sommes pas des saints des derniers jours parfaits ; et, jusqu'à ce que nous atteignions la perfection, nous devrions continuer à travailler et à nous efforcer de surmonter nos imperfections, nos faiblesses, et à accomplir les œuvres de justice. Il y en a, inscrits dans l'Église, qui sont dans un état tel, je suis désolé de le dire, que s'ils étaient en dehors de l'Église, ils n'y pourraient être admis. Le Seigneur a désigné certaines des qualifications que les hommes et les femmes doivent posséder pour devenir membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et en voici quelques-unes. ¶
« De plus, à titre de commandement à l'Église, concernant la manière de baptiser : Tous ceux qui s'humilient devant Dieu, désirent être baptisés, se présentent le cœur brisé et l'esprit contrit, témoignent devant l'Église qu'ils se sont sincèrement repentis de tous leurs péchés et sont disposés à prendre sur eux le nom de Jésus-Christ, étant déterminés à le servir jusqu'à la fin, et montrent vraiment par leurs œuvres qu'ils ont reçu de l'Esprit du Christ pour la rémission de leurs péchés, ceux-là seront reçus par le baptême dans son Église. » ¶
Et je puis dire, et nul autre. ¶
Il y en a dont les actions sont telles que nous sommes convaincus qu'ils ne possèdent pas l'esprit de repentir, qu'ils n'ont pas le cœur brisé ni l'esprit contrit devant le Seigneur, et dont la conduite jette l'opprobre sur l'Église. Nous nous affligeons de cet état de choses, mais qu'y faire ? Nous sommes jugés, en tant que peuple, en grande partie d'après la conduite des adhérents de cette foi et des doctrines de l'Évangile ; de sorte qu'aucun homme se réclamant d'une position dans l'Église n'est libre de faire fi des commandements du Seigneur, d'être un ivrogne, d'être immoral, ou de donner autrement un mauvais exemple. La vie de ceux qui se disent saints devrait se conformer strictement aux préceptes de l'Évangile, être en complète harmonie avec eux. Lorsque les gens voient des vies qui ne sont pas en harmonie et qui ne sont pas louables, je voudrais qu'ils sachent, qu'ils soient dans l'Église ou hors d'elle, que cela est dû aux faiblesses et à la faillibilité des hommes et des femmes mortels, et qu'aucune action ni conduite d'un individu, si haut placé soit-il dans l'autorité, ne peut affecter l'infaillibilité de l'Évangile, changer la vérité, faire de la vérité un mensonge, ou rendre inutile quelque ordonnance de l'Évangile. Les gens ne devraient pas tirer de fausses conclusions en jugeant l'œuvre du Seigneur, et le peuple du Seigneur, à cause de la conduite injuste de certains individus. On pourrait demander : pourquoi les retenez-vous comme membres de l'Église ? La seule réponse que j'aie à donner est celle-ci : notre mission est de sauver et non de détruire ; et tant qu'ils sont membres de l'Église, nous travaillerons à leur réforme, avec l'espoir de les amener, un jour, au repentir et à la fidélité dans le service du Seigneur. Telle est notre mission. ¶
Je veux dire aux saints des derniers jours que, si vous voulez soutenir le président de cette Église et ses conseillers, et toutes ces autorités générales, ainsi que ceux qui président sur vous dans les pieux et les paroisses, et dans les diverses organisations de l'Église, gardez les commandements du Seigneur et accomplissez vos devoirs ; c'est là ce qui les soutiendra le mieux et donnera à ces dirigeants la plus grande joie et satisfaction, de même que cela apporte joie et satisfaction au Seigneur de voir ses enfants le ¶
servir fidèlement. Comme le Seigneur l'a dit dans une révélation, son cœur se réjouit lorsque quelqu'un est amené au repentir. Or, puisqu'il n'y a pas de salut dans le péché, et pas de pardon des péchés si ce n'est par le repentir, le repentir s'impose donc à nous tous. Selon la parole du Seigneur, par la bouche de Jean, « tous sont pécheurs » ; à des degrés de gravité divers, bien sûr, les uns par la commission du péché dans de mauvaises actions, et les autres par négligence du devoir, comme il nous a déjà été dit ici : « Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. » ¶
Je désire attirer l'attention sur cette vérité : bien que certains d'entre nous aient grandi dans l'Église, aient surmonté les traditions et les défauts que nous avions dans le monde, et se soient consacrés, dans une certaine mesure, à l'édification du royaume, puisqu'aucun de nous n'est parfait, il reste place à l'avancement et au progrès, et tous devraient travailler, quel que soit le degré auquel nous sommes montés sur l'échelle de la perfection ; nous devrions continuer à monter ; il y a place à l'amélioration pour tous. Il y a différents péchés, et il y a différents degrés de péché d'une même sorte. Par exemple, la parole du Seigneur nous est venue selon laquelle nous devons observer le jour du sabbat pour le sanctifier. Certains hommes négligent ce commandement au point d'aller travailler dans leurs champs le jour du sabbat ; certains assistent à des courses de chevaux, à des théâtres, ou à des lieux de divertissement, etc., le jour du sabbat. D'autres ont tant progressé vers la perfection dans la justice qu'ils ne peuvent tolérer une telle conduite ; c'est à leurs yeux péché et méchanceté, et pourtant certains d'entre eux, peut-être, se justifieront en sortant faire une promenade en voiture à cheval, ou en automobile, ou peut-être en restant à la maison le jour du sabbat, bien que le commandement soit que nous nous réunissions, prenions la sainte-cène et adorions le Seigneur notre Dieu. Certains se justifient en demeurant assis dans l'oisiveté tout le long du jour du sabbat. Nous avons tous l'occasion de nous mesurer nous-mêmes et de voir ce que nous sommes, et comment nous nous comparons à la norme que nous donne notre grand exemple, le modèle de l'humanité, Jésus notre Seigneur, et les doctrines qu'il a enseignées. J'exhorte les saints des derniers jours à la fidélité, à être ceux qui écoutent la parole et qui la mettent aussi en pratique, et non pas seulement ceux qui l'écoutent, en nous trompant nous-mêmes. ¶
Que les bénédictions du ciel reposent maintenant sur vous. Je sens le poids, la puissance et la bénédiction dans la bénédiction prononcée par notre président bien-aimé, en vertu de sa prêtrise et de son autorité, et au nom de Jésus-Christ. Je m'en réjouis avec vous, et j'espère et je prie que Dieu l'accomplira pour tous jusqu'à la toute dernière lettre, et nous sauvera à la fin dans son royaume, par Jésus-Christ. Amen. ¶