Le jugement selon les principes du Sermon sur la montagne
Francis M. Lyman
Il est bien agréable, pour les saints des derniers jours, de se réunir pour adorer le Seigneur et pour considérer les bénédictions qu'il nous a accordées, d'écouter le récit de certains progrès accomplis dans l'Église, et de certaines choses concernant notre bonne réputation. Nous nous comparons très favorablement à nos voisins et aux conditions qui existent actuellement dans le monde ; il n'y a donc aucune excuse à l'agitation que suscitent certains qui estiment de leur devoir de traduire les saints des derniers jours devant l'opinion publique du monde. ¶
Je me suis rappelé, ce matin, dans mes premiers instants de veille, que nous étions le sixième jour d'avril, l'occasion du rassemblement général annuel des saints pour traiter les affaires de l'Église et pour entendre la parole du Seigneur ; je me suis rappelé des conditions qui existent autour de nous, et j'ai pensé au Sermon sur la montagne. Mon esprit s'est tourné vers lui, et je sens que la lecture de quelques versets seulement de ce mémorable sermon du Sauveur nous donnera l'occasion de réfléchir et de nous examiner nous-mêmes, et peut-être d'attirer l'attention de nos amis sur un examen de leur propre condition ainsi que de la nôtre. Je crois que vous découvrirez que c'est un texte très approprié pour une petite allocution, pour que nous passions en revue le champ et que nous nous considérions nous-mêmes, et pour rappeler à nos amis et voisins l'occasion, à eux aussi, de considérer notre foi, notre position et notre communion avec le Seigneur. Nous pouvons en ¶
tirer un grand profit, et nous découvrirons peut-être quelque réforme que nous devons opérer en nous-mêmes, afin d'être pleinement en harmonie avec les doctrines du Seigneur ; mais je crois que la comparaison sera très favorable aux saints des derniers jours. Je vais simplement lire quelques versets, au cinquième chapitre de Matthieu, à partir du troisième verset : ¶
«Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! ¶
Heureux les affligés, car ils seront consolés ! ¶
Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre ! ¶
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! ¶
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! ¶
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! ¶
Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! ¶
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! ¶
Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. ¶
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. ¶
Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et piétiné par les hommes. ¶
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; ¶
et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. ¶
Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.» ¶
Maintenant, je crois, mes frères et sœurs, que les saints des derniers jours ont de grandes raisons de prendre courage et de se sentir consolés lorsque nous parcourons le champ et considérons ce qui se dit à notre sujet, lorsque nous considérons notre propre position, avec quel soin et quelle exactitude les saints des derniers jours s'acquittent de leurs propres devoirs, magnifiant la prêtrise que nous portons, nous consacrant à prêcher l'Évangile par toute la terre, prêchant les doctrines de la vie et du salut, et exerçant le service pastoral pour le salut des enfants des hommes. ¶
Nous travaillons pour ceux qui vivent et aussi pour les morts, suivant ainsi les traces de notre Seigneur et Maître, car dès qu'il eut achevé sa mission mortelle ici-bas, avant de retourner vers son Père, avant de ressusciter avec son corps et de monter au ciel, sa première mission et sa première attention furent données à ceux qui étaient morts, à ceux qui étaient restés indifférents et ne se souciaient pas de la vérité lorsqu'elle leur avait été enseignée dans la chair. Il alla vers les esprits en prison, pour prêcher l'Évangile et œuvrer à leur salut. Il tourna la clef, ouvrit la porte, et établit une mission parmi ceux qui avaient rejeté l'Évangile — non pas seulement ceux qui ne l'avaient pas entendu, mais aussi ceux qui l'avaient entendu, l'avaient rejeté et avaient résolu de ne pas le recevoir. C'est à ceux-là qu'il alla et à qui il prêcha l'Évangile. Or vous savez, mes frères et sœurs, quelles ont été nos œuvres, particulièrement celles de ces milliers d'hommes présents ici cet après-midi, qui détiennent la prêtrise. Cette assemblée est composée, en grande partie, d'hommes porteurs de la prêtrise, d'hommes qui ont été appelés au ministère dans le monde, et qui ont été prédicateurs de l'Évangile et défenseurs de la foi. Vous connaissez vos frères qui vous président ; vous connaissez ceux qui ont présidé cette Église depuis sa fondation, il y a quatre-vingt-un ans ; vous connaissez l'histoire de tous les prophètes et apôtres des saints des derniers jours ; et lorsque le monde, ou des hommes dans le monde, entreprennent une croisade contre les saints des derniers jours, et nous accusent d'insincérité, d'immoralité et de toute sorte de méchanceté, vous êtes mes témoins que ces affirmations sont fausses. Vous savez, cette assemblée connaît la vérité concernant ces choses ; et d'autres personnes qui sont ici, qui ne sont pas des saints des derniers jours mais qui vivent parmi nous, elles connaissent aussi l'intégrité de notre conduite, et notre dévouement à l'œuvre à laquelle nous nous consacrons pour le salut des enfants des hommes. Nous sommes connus ; nos doctrines sont connues ; nos principes sont connus. ¶
Je voudrais que ceux d'entre vous qui désirent examiner cette question passent en revue l'histoire de ceux qui suscitent des ennuis aux saints des derniers jours, de ceux qui nous en ont causé par le passé, et de ceux qui s'y emploient aujourd'hui. Je voudrais que vous les pesiez et les mesuriez selon cette norme que le Sauveur a établie, et que vous découvriez si ces fauteurs de troubles sont des persécuteurs de gens, ou s'ils persécutent ou sont persécutés. Les saints des derniers jours sont-ils des persécuteurs, ou sont-ils persécutés ? Sont-ils trahis ? Profère-t-on des mensonges au sujet des saints des derniers jours ? Nous en impose-t-on, ou est-ce nous qui en imposons au monde ? Mes frères et sœurs, ne travaillons-nous pas pour le salut des enfants des hommes, portant au monde la même mission de foi que le Sauveur lui-même a apportée ? N'enseignons-nous pas la doctrine de la repentance, et du baptême par immersion, pour la rémission des péchés ? N'enseignons-nous pas aussi le don du Saint-Esprit, par l'imposition des mains, par des hommes autorisés du Seigneur et mandatés par lui ? Ne travaillons-nous pas ainsi sans cesse dans le monde, portant l'Évangile aussi loin que possible, et n'espérons-nous pas le porter à toute créature ; n'est-ce pas la vérité ? Disent-ils la vérité sur nous lorsqu'ils publient, dans leurs revues, ces articles que l'on publie contre nous ? Quelle sorte d'hommes sont ceux qui avancent ces doctrines et déploient ces efforts contre les saints des derniers jours, quel est leur caractère et leur position ? Cherchent-ils à améliorer les saints des derniers jours ? Sont-ils meilleurs que les saints des derniers jours dans leur vie, leur moralité est-elle supérieure à la nôtre ? Ou bien sommes-nous le peuple qui est persécuté ? N'est-ce pas là une preuve et une marque qui désigne les saints des derniers jours comme des disciples du Seigneur Jésus ? Le fait même que des hommes méchants se lèvent et entreprennent de dénigrer et de mettre en cause le caractère des saints des derniers jours, n'est-ce pas un témoignage positif et une preuve que nous sommes des disciples du Seigneur Jésus ? ¶
Vous connaissez votre propre peuple ; vous le connaissez dans vos propres paroisses ; vous le connaissez dans vos propres pieux, les saints des derniers jours qui y sont rassemblés ; et vous connaissez la catégorie d'hommes que vous envoyez d'entre vous dans le monde. Vous savez avec quel soin ils sont formés, avec quel soin ils sont instruits, chez nous comme à l'étranger. Vous savez aussi que si l'un d'eux tombe dans le péché, on le découvre bien vite, et qu'il est bien vite détecté, lorsque cela arrive, ce qui se produit parfois. Les hommes sont faillibles et sujets à chuter, mais en règle générale les ¶
saints des derniers jours sont stables. Ils sont supérieurs à cause de l'esprit qui accompagne l'œuvre du Seigneur, le Saint-Esprit qui a demeuré avec nous, que nous avons reçu à notre baptême et à notre confirmation, par notre foi et notre repentance. Les saints des derniers jours ne seraient pas rassemblés sans cette mesure de foi que le Seigneur nous a accordée, et qu'il a été assez généreux pour accorder à tous les peuples. Il serait ravi, en tant que Père plein d'amour, que tous ses enfants reçoivent le même esprit que celui qu'a reçu notre Frère aîné, le Saint-Esprit qui lui fut conféré, et qui descendit sur lui à la suite de son baptême. N'avons-nous pas ainsi travaillé, et ne nous y employons-nous pas à l'heure actuelle ? Toute cette armée d'hommes a travaillé, soit chez nous, soit à l'étranger. Voilà le travail qui a été exigé des saints des derniers jours. Nous avons été formés à la moralité, à la pureté, à la sobriété, à la tempérance, à la foi, à la charité, et à tous les dons et grâces de l'Évangile. Telle a été la mission et le ministère des saints des derniers jours. Telle fut la mission du prophète Joseph, et de ses frères, tous ceux qui ont partagé avec lui la prêtrise qui a été rétablie du ciel. ¶
Vous connaissez l'attitude des saints des derniers jours envers ces principes ; et non seulement nous le savons, mais nos voisins, parmi lesquels nous vivons, et ceux qui vivent dans notre voisinage, savent parfaitement que les saints des derniers jours sont un peuple bon, un peuple honnête, un peuple consciencieux et un peuple moral. Nous n'encourageons l'immoralité ni ici ni à l'étranger. Nous ne voulons pas d'hommes immoraux. Nous n'avons pas prêché en faveur de l'immoralité, ni en faveur de gens immoraux. Nous n'avons pas préconisé la venue de gens méchants ; nous n'avons désiré que personne vienne ici pour la méchanceté. C'est une fausse accusation, et ceux qui ont pris cette position contre les saints des derniers jours, pour tenter de causer des ennuis à ce peuple — cette petite poignée de gens rassemblés ici — ne sont pas inspirés du Seigneur ; ils agissent contre la vérité, et ils ont eux-mêmes besoin de repentance ; ils ont besoin de réforme. Ils ont dénigré des gens meilleurs qu'eux-mêmes ; voilà ce qu'ils ont fait, et voilà ce que font les méchants. C'est ce qu'ils ont fait du temps du Sauveur ; ils l'ont persécuté jusqu'à la mort. Ils ne nous persécuteront pas davantage qu'ils ne l'ont persécuté, lui. Mais ce sont des persécuteurs ; ce ne sont pas des artisans de paix ; ce ne sont pas les justes qui œuvrent pour le salut des enfants des hommes. Ce n'est pas leur pureté et leur droiture excessives qui les animent, mais l'esprit du mal, l'esprit de Satan, et non l'Esprit du Seigneur. ¶
Vous ne trouverez pas de bonnes gens persécutant de mauvaises gens. Or, cherchez les persécuteurs, cherchez chez vous-mêmes les transgresseurs et vous découvrirez que les justes ne sont pas des transgresseurs. Les justes ne cherchent pas à nuire aux méchants, mais ce sont les méchants qui persécutent, qui médisent, et qui outragent leurs voisins. Nous nous contentons d'endurer ce qu'on nous impose ; et nous avons cette assurance, mes frères et sœurs, que ce royaume que le Seigneur a établi est si bien soutenu par la puissance de Dieu qu'il ne sera jamais renversé. Vous, vous pourriez être renversés, si vous faites le mal ; si nous tombons dans la transgression et le péché, nous serons troublés et ¶
renversés ; mais il n'en est pas ainsi de cette œuvre. C'est une marque des saints des derniers jours qu'ils luttent pour la droiture et la vérité, pour la justice et la miséricorde. Ils aiment la paix et œuvrent pour elle ; ce n'est pas un peuple belliqueux mais un peuple pacifique, un peuple d'esprit spirituel, un peuple qui aime la justice, la droiture et la vérité. J'ai pensé que cette doctrine du Seigneur sur la montagne convenait très bien à notre condition présente, nous avertissant que si nous étions persécutés, nous ne devrions pas en être surpris. Eh oui, les saints furent persécutés du temps du Sauveur, et tant qu'il exerça son ministère parmi le peuple, il n'en fut pas exempté, bien qu'il fût le Fils de Dieu. Nous n'avons pas à nous inquiéter si des persécutions s'abattent sur nous. Les méchants n'ont pas besoin d'être persécutés ; les méchants peuvent être traités par la loi, et peuvent être pris en charge et traités selon la loi ; mais si l'on veut troubler les justes, les purs et les droits, il faut le faire par la persécution, et non légalement ou selon la loi. ¶
Il n'est pas nécessaire de s'inquiéter au sujet des saints des derniers jours à cause de leurs prétendus péchés. Si nous sommes des pécheurs, nous nous tenons en présence de la loi, comme nous nous tenons en présence du Seigneur, et nous en sommes responsables — prêts à répondre de tout ce dont nous sommes coupables. Le Seigneur soutiendra son peuple. Il nous soutiendra en tant qu'individus, hommes et femmes, membres de son Église. Or, cela est juste, convenable et agréable à ses yeux. Nous devrions apprécier le fait, mes frères et sœurs, que les difficultés qui se dressent contre nous dans le monde ne font que nous affiner, nous purifier et nous faire du bien, nous rendant peut-être un peu plus vigilants à l'avenir, afin que nous soyons meilleurs que nous ne l'avons été. Nous n'avons pas peur de nous tenir en présence de la loi, comme nous l'avons entendu ce matin de notre président, au sujet des conditions qui existent parmi nous en matière de mariage, de divorce, et ainsi de suite. Nous pouvons certainement supporter d'être pris en charge, tout autant que le reste du monde, car on découvre que nous valons tout autant qu'eux, et, en certaines choses, un peu mieux que les gens du monde. Nous avons des renseignements, une connaissance, une vérité et une révélation supérieures à ce que possèdent les gens du monde. Le Seigneur a été généreux envers nous. Nous avons eu la chance de venir sur la terre précisément au moment où l'Évangile a été envoyé, et nous avons le privilège d'y prendre part et portion. Le Seigneur est satisfait de son peuple, dans son ensemble. Il y a, sans doute, des individus parmi nous qui n'ont pas plu au Seigneur en toutes choses. Nous n'avons pas toujours, nous tous, bien agi, mais en tant que peuple, en tant que saints des derniers jours, le Seigneur est satisfait de son peuple, pour sa droiture, non pour ses péchés ; mais nous nous efforçons, sans cesse, de faire mieux. Nous nous efforçons de rendre tout le peuple meilleur. Nous nous efforçons de rassembler du monde les bons et les honnêtes, et de ramener ceux qui s'égarent. J'ai été touché par la prière du président, non seulement pour les frères dirigeants parmi le peuple, et les saints des derniers jours, mais aussi pour ceux qui s'égarent, ceux qui ont particulièrement besoin de la faveur et de la bénédiction du Seigneur, ceux qui n'ont pas été aussi favorisés dans leurs dispositions, ceux qui ne se sont pas sentis enclins à se repentir, à se réformer et à œuvrer avec droiture comme ils le devraient. Les bénédictions du Seigneur ont été demandées sur eux. Il devrait toujours en être ainsi, car ce sont les malades qui ont besoin du médecin. Que les requêtes et la foi du peuple s'élèvent pour l'avantage et le bien de ceux qui ont besoin d'être encouragés et fortifiés. ¶
J'ai trouvé que les propos du président, ce matin, étaient très encourageants pour les saints des derniers jours, et il a exprimé la pensée du Seigneur, la volonté du Seigneur ; et il en fut de même du président Lund, sur le sujet de la Parole de Sagesse, ainsi que sur celui de la tempérance. Nous nous trouvons, en ce moment même, comme il a attiré notre attention sur ce fait, confrontés à cette question, et dans peu de temps nous devrons déterminer, les saints des derniers jours ainsi que nos voisins et amis qui vivent parmi nous, devrons déterminer ce qu'il convient de faire. Je suis persuadé que nos amis, un très grand nombre d'entre eux — je crois pouvoir dire en toute sécurité que la majorité de nos amis et voisins qui vivent parmi nous, qui ne sont pas des saints des derniers jours, sont favorables à la tempérance, favorables au bon ordre, favorables à la loi et à la paix. Je crois que nous pouvons dire cela de la plupart des habitants de notre État. Il y a, bien sûr, des exceptions à la règle, mais en règle générale je crois que nos voisins, tout comme les saints des derniers jours, démontreront, le 27 juin de cette année, que le peuple de l'État de l'Utah est favorable à la sobriété, à la tempérance et à la prohibition. Je l'espère ; j'espère qu'ils y seront prêts. J'ai personnellement vécu sous la loi de la prohibition si longtemps que je souhaite que tout le monde y soit soumis ; j'ai constaté que c'est bon, très bon en effet. Je peux la recommander à tout le peuple de notre État, et je veux lancer un conseil au peuple de l'Utah : soyons un peuple sobre, et aidons ceux qui sont faibles. Si nous sommes forts nous-mêmes, et que nous sentons pouvoir nous en sortir, que nous n'avons besoin d'aucune loi ni de rien pour nous aider, aidons ceux qui ont besoin d'être aidés ; fortifions-les. Si nous avons été fortifiés et convertis, et si nous sommes capables de nous tenir assez bien nous-mêmes, aidons nos voisins autour de nous, et soyons des saints des derniers jours en toute vérité. Nous avons fait profession de le faire. Nous devrions garder les commandements du Seigneur et nous abstenir de tout mal ; nous devrions être tempérants non seulement quant à l'usage des boissons alcoolisées, mais quant à l'usage des autres choses qui sont interdites dans la Parole de Sagesse. Soyons des saints, et encourageons nos voisins autour de nous à suivre notre bon exemple. Qu'ils voient ; que notre lumière luise ainsi devant tous les hommes, et en leur présence, afin qu'ils découvrent nos bonnes œuvres. Nous ne voulons pas qu'ils découvrent en nous de mauvaises œuvres, nous ne voulons pas nous livrer à de mauvaises œuvres ; ce n'est pas nécessaire ; et le Seigneur ne nous excusera pas, pas d'aussi bon gré qu'il excusera ceux qui n'ont pas été instruits, et qui ne savent pas comme nous savons. ¶
Nous avons reçu de l'Esprit du Seigneur. D'autres hommes ont reçu d'autres esprits. Il existe tout un monde d'esprits autour de nous et parmi tous les peuples. Chaque confession et chaque organisation, politique ou autre, a son esprit, l'esprit de son organisation ; et ils y participent, et cela leur paraît tout à fait juste, je suppose ; mais il faut l'Esprit du Seigneur, l'inspiration du Saint-Esprit, pour que les hommes et les femmes puissent servir le Seigneur, le découvrir et le connaître. Nous ne pouvons y parvenir sans la foi, sans la repentance, sans le baptême, sans l'inspiration du Saint-Esprit que nous recevons par l'imposition des mains. Ce sont là les doctrines initiatoires de l'Évangile du Seigneur Jésus, et elles sont impérativement nécessaires. Je veux rendre mon témoignage devant mes frères et sœurs, ici aujourd'hui, que ces doctrines et ces principes sont indispensables pour les saints des derniers jours. D'autres personnes peuvent ne pas s'en soucier et ne le feront peut-être pas avant d'avoir une autre occasion de l'autre côté du voile. Elles peuvent rejeter ces principes ici-bas ; elles peuvent ne pas voir ; elles ne voient pas ; elles ne peuvent recevoir le même esprit que nous avons reçu, si ce n'est aux mêmes conditions, c'est-à-dire par le principe de la foi. Encore une fois, une simple profession de foi ne suffit pas, il faut une foi véritable et vivante qui produira la repentance et des œuvres de droiture. Voilà ce qui est nécessaire. ¶
Le Seigneur a pourvu pour son peuple, et il soutiendra son peuple, et la vérité concernant cette œuvre et le véritable caractère de ce peuple seront démontrés devant le monde. Le monde découvrira que les saints des derniers jours sont un peuple particulier ; que malgré tant de mauvaises choses dites à notre sujet, on nous trouvera un bon peuple. Voilà ce pour quoi nous œuvrons. Nous prêchons la droiture, préconisant la doctrine de la foi au Seigneur Jésus-Christ. Il n'y a aucune loi contre cela. N'est-ce pas là une bonne doctrine ? Nous enseignons aussi la repentance. La repentance n'est-elle pas une bonne doctrine, et n'est-elle pas efficace ? On ne peut sauver un homme sans repentance, bien sûr ; et un homme ne se repentira pas s'il n'a pas la foi ; c'est le principe de la foi qui produira la repentance. Il n'y a pas de repentance sans la foi en Dieu, et il n'y a pas de pardon des péchés sans l'ordonnance du baptême ; c'est important et nécessaire, et nous ne pouvons l'éviter. Nous ne pouvons nous libérer des péchés que nous avons commis, si ce n'est de la manière que j'ai expliquée. Nous pouvons cesser de pécher, et ne plus pécher, si nous le voulons, mais afin de nous libérer des péchés que nous avons commis, et d'entrer dans le royaume de Dieu, comme le Fils de Dieu lui-même l'a fait, nous devons le faire par le baptême, un baptême véritable, le baptême que le Seigneur a établi et que nous a ainsi enseigné. Il ne faut pas le considérer comme inutile ; il est important ; nous ne pouvons nous en libérer en aucune façon ; c'est la loi. ¶
Voilà l'œuvre à laquelle se sont consacrés les saints des derniers jours, et ils ont accompli une œuvre merveilleuse en quatre-vingts ans. C'est une œuvre remarquable, et notre position est unique et remarquable dans le monde, parmi les confessions chrétiennes de la terre. Je dis que c'est très remarquable, et quelle sensation ce bon peuple provoque aujourd'hui à travers le monde. Ce n'est pas à cause de nos péchés, ni parce que nous sommes méchants. Nous n'avons pas encombré les tribunaux de la nécessité de nous prendre en charge pour notre méchanceté. Nous n'avons nullement préconisé l'immoralité ni l'impureté. Cela n'a jamais été toléré par les saints des derniers jours, et ne l'est pas aujourd'hui ; et quel que soit le mal qui existe parmi notre peuple, et dans cet État, il n'est pas imputable aux saints des derniers jours ; il est proprement imputable à des hommes de corruption, de méchanceté et de la pire immoralité ; voilà ce qu'il en est. On ne peut nous l'imputer ; nous ne sommes pas coupables de ces choses, elles n'ont pas été établies par nous. Nous ne les avons pas préconisées à l'étranger, ni ne les avons apportées ici pour les y établir ; pas du tout ; et nous ne nous livrons à aucune sorte de méchanceté. ¶
Les saints des derniers jours ne le font pas. Voilà mon témoignage en faveur des saints des derniers jours rassemblés en Sion, que nous œuvrons pour la pureté et la droiture et pour le salut des enfants des hommes et de nos fils et de nos filles. Nous nous réjouissons extrêmement de leur dévouement et de leur fidélité envers le Seigneur, et nos cœurs sont brisés, attristés et attendris, lorsque nous en trouvons un qui s'égare du chemin de la vérité et de la droiture. ¶
Je prie le Seigneur de vous bénir, mes frères et sœurs ; et je vous recommande les paroles du Seigneur Jésus-Christ que je vous ai lues. Lisez-les dans vos propres Bibles chez vous, et voyez si elles ne conviennent pas très bien aux conditions dans lesquelles les saints des derniers jours vivent à l'heure actuelle, et aux expériences que nous vivons en rapport avec le monde. Que le Seigneur nous bénisse pendant notre conférence, afin que nous nous réjouissions grandement et que nous rapportions chez nous la parole du Seigneur donnée par ses serviteurs, et que nous soyons meilleurs et plus forts à l'avenir, et que nous réalisions que le Seigneur a établi son royaume et le soutiendra et le préservera jusqu'à la fin, par Jésus-Christ. Amen. ¶
Un duo, intitulé « Make the home beautiful », fut chanté par les sœurs Esther Davis et Erma Pendleton. ¶