Pulpit

Unité entre les collèges dirigeants et prophéties accomplies

George F. Richards

1909 October General Conference·Second Day Afternoon Session·1909-10-04

J'ai essayé de faire le bilan de moi-même et de ma foi, depuis que je suis entré dans cette réunion, cet après-midi ; et j'en suis venu à conclure que l'harmonie qui existe entre les témoignages de mes frères, rendus pendant les réunions de cette conférence, et mes propres pensées et sentiments, est pour moi la preuve que ma foi est à peu près juste. J'approuve, de tout mon cœur, les témoignages qui ont été rendus, les instructions qui nous ont été données pendant la conférence. Je soutiens et sustente, de tout mon cœur, le président de l'Église, en tant que tel, et en tant que prophète, voyant et révélateur et porte-parole de Dieu pour ce peuple ; et je remercie le Seigneur pour lui, pour son intégrité, pour son amour de la vérité, pour son administration des affaires de l'Église de notre Maître. Je soutiens et sustente avec lui ses conseillers. Ces hommes de Dieu, approuvés par lui, sont sustentés d'un cœur volontaire par le peuple qui les connaît, et qui sait que leur intérêt le plus profond est le bien-être et le triomphe de l'œuvre du Seigneur. Je sustente, de tout mon cœur, les membres du Conseil des Douze. Je connais ces hommes par notre association, jour après jour, en conseil et dans nos administrations parmi le peuple, et je sais qu'ils ont l'amour de l'œuvre à cœur. Je connais leur unité — car ils sont unis, jusqu'au dernier, dans toute question qui nous a été soumise concernant le bien-être de cette œuvre et de ce peuple. Je les sustente, je prie pour eux, et je sais que le Seigneur est avec eux et bénit leurs administrations. Je soutiens et sustente le Conseil des soixante-dix, et je sais que ce conseil est en harmonie avec le Conseil des Douze et la Première Présidence. L'Épiscopat président et le patriarche ne font qu'un avec ces conseils. Je crois pouvoir dire en vérité que tous les conseils de la sainte prêtrise, dans toute l'étendue de cette Église, soutiennent et sustentent les autorités générales, et ne font qu'un avec elles dans l'intérêt et le travail pour le progrès de l'œuvre du Seigneur.

En voyant la grande foule que nous avons eue ici dans ce bâtiment hier, et sur le terrain entourant ce bâtiment — sachant qu'au même moment se tenait une réunion débordante dans l'Assembly Hall — mes pensées se sont tournées vers une révélation qui se trouve dans la onzième section du livre des Alliances, où le Seigneur, s'adressant au prophète en 1829, avant l'organisation de l'Église, dit : « Une œuvre merveilleuse est sur le point de se produire sur la terre. » Quand je pense aux conditions de cette époque — (il n'y avait alors aucune organisation de l'Église, mais le Seigneur dit clairement au prophète ce qu'il avait l'intention d'accomplir ; Joseph devait être l'instrument dans ses mains, le principal de tous les instruments, pour le réaliser) — et quand je vois ensuite ce qui a été accompli, sachant que tout ce peuple ne représente qu'une petite fraction des saints des derniers jours, j'ai vu, et j'ai été frappé par l'accomplissement de cette promesse faite à Joseph. Je m'en réjouis, et cela me rend plus satisfait, plus assuré que toutes les autres promesses que le Seigneur a faites par ses prophètes, concernant le triomphe final de son œuvre dans les derniers jours, s'accompliront.

En rapport avec ces pensées, j'ai pensé à la merveilleuse responsabilité qui repose sur nous. Aussi nombreux que nous soyons, au sens où je l'ai dit, nous ne sommes qu'une poignée des enfants de notre Père. Le Seigneur, par son prophète Jean, sur l'île de Patmos, a fait allusion à un temps où l'Évangile éternel serait rétabli par un ange venu du ciel. Il devait être prêché à toute nation, tribu, langue et peuple. Nous acceptons la visite de l'ange Moroni, le message qu'il apporta, le Livre de Mormon qui contient l'Évangile éternel, et les révélations que le Seigneur nous a données depuis, comme l'accomplissement de cette prédiction, et nous avons accepté la grande responsabilité de prêcher cet Évangile à toute nation, tribu, langue et peuple, à travers le monde entier. Nous avons fait des efforts en ce sens. J'espère que nos efforts sont acceptés du Seigneur. Je me demande parfois si nous faisons tout ce qu'il exige de nous à cet égard. Nous cherchons à maintenir, en ce moment, dans le champ de mission, environ deux mille missionnaires venus des pieux de Sion. Ils sont entretenus au prix, en temps et en argent, des anciens et de l'Église, ainsi que d'autres dépenses liées aux champs de mission, à environ deux millions de dollars par an, ou, plus précisément, 150 000 dollars par mois. Quand on y pense en ces termes, c'est en effet une œuvre merveilleuse que nous accomplissons dans la prédication de l'Évangile à l'étranger. Or, il y a un autre point lié à cette responsabilité, dont je désire parler quelques instants ; et afin que nous soyons impressionnés par la grandeur de cette responsabilité, je désire lire quelques paragraphes du troisième chapitre du livre d'Ézéchiel. Le Seigneur dit à Ézéchiel :

« Fils de l'homme, je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israël. Tu écouteras la parole qui sortira de ma bouche et tu les avertiras de ma part.

« Quand je dirai au méchant : Tu mourras ! si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité et je te redemanderai son sang.

« Mais si tu avertis le méchant et qu'il ne se détourne pas de sa méchanceté et de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, et toi, tu sauveras ton âme.

« Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui et il mourra ; parce que tu ne l'as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu'il a pratiquée et je te redemanderai son sang. » (Ézéchiel 3:17-20.)

Voilà une responsabilité — le Seigneur la plaça sur Ézéchiel, comme sentinelle sur les tours d'Israël ; et nous avons reçu mandat avec une autorité semblable et une responsabilité semblable. Elle s'étend à la prédication de l'Évangile dans les nations de la terre ; et cette même responsabilité, si je comprends bien, repose sur ceux d'entre nous qui restent au foyer.

Encore quelques versets de la onzième section du livre des Alliances. Le Seigneur dit, dans une révélation donnée en mai 1829 :

« Une œuvre grande et merveilleuse est sur le point de se produire parmi les enfants des hommes.

« Voici, je suis Dieu ; prête attention à ma parole, qui est vive et puissante, plus acérée qu'une épée à double tranchant, qui sépare les jointures et la moelle ; c'est pourquoi prête attention à ma parole.

« Voici, le champ blanchit déjà pour la moisson ; c'est pourquoi que quiconque désire moissonner lance sa faucille de toutes ses forces et moissonne tant que dure le jour, afin d'amasser pour son âme le salut éternel dans le royaume de Dieu ; « Oui, quiconque veut lancer sa faucille et moissonner est appelé par Dieu. » (D&A 11:1-4.)

Et en lisant au quinzième paragraphe :

« Voici, je te commande de ne pas te croire appelé à prêcher avant de l'être. » (D&A 11:15.)

Nous lisons dans les Écritures, à propos de l'autorité, que nul ne s'attribue lui-même cet honneur, mais qu'il y est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Aaron fut appelé par la voix du Seigneur, par son prophète Moïse. C'est un principe observé dans cette Église. L'un des articles de notre foi dit : « Nous croyons qu'un homme doit être appelé de Dieu, par « prophétie et par l'imposition des mains », par ceux qui en ont l'autorité, pour prêcher l'Évangile et administrer les ordonnances y afférentes. »

Il y a beaucoup d'hommes en Sion qui ont été ainsi appelés par la voix du Seigneur, par ses serviteurs — de la manière que le Seigneur a établie, et ils ont reçu l'imposition des mains des serviteurs du Seigneur. Ils ont été bénis et mis à part pour leur ministère particulier. Prenez par exemple les présidences des divers pieux de Sion, les évêques et leurs conseillers dans les diverses paroisses de toute l'Église, et les instructeurs visiteurs de paroisse dans le travail qu'ils sont appelés à accomplir : tous ont été appelés, désignés, ordonnés, bénis et mis à part pour leurs travaux particuliers ; et cette responsabilité pèse lourdement sur eux, ainsi que bien d'autres responsabilités non mentionnées.

Aujourd'hui, beaucoup d'Israélites sont rassemblés, venant à Sion de leur propre gré. Nous les trouvons en train d'acheter des maisons, des fermes et des commerces de notre peuple, d'un bout, allais-je dire, de cet État à l'autre ; oui, et dans d'autres États où se trouve notre peuple. Nous leur vendons nos héritages, dans bien des cas ; et certaines de ces personnes se sont révélées être du sang d'Israël. Nous en avons converti beaucoup, mais je crains que nous ne fassions pas pleinement notre devoir à cet égard. Et c'est ce point que je souhaite souligner auprès de tout le peuple rassemblé ici cet après-midi — non seulement auprès de ceux que j'ai mentionnés, ces dirigeants, mais auprès de tous les hommes et femmes de l'Église, car le Seigneur n'exempte personne, si je comprends bien la lecture de la révélation. Il attend de nous que nous trouvions quelque chose à faire, si nous n'avons pas été spécialement appelés. Je désire maintenant lire quelques versets de la 58e section du livre des Alliances :

« Car voici, il n'est pas convenable que je commande en tout, car celui qu'il faut contraindre en tout est un serviteur paresseux et sans sagesse ; c'est pourquoi il ne reçoit pas de récompense.

« En vérité, je le dis, les hommes doivent œuvrer avec zèle à une bonne cause, faire beaucoup de choses de leur plein gré et produire beaucoup de justice ; « Car ils ont en eux le pouvoir d'agir par eux-mêmes. Et si les hommes font le bien, ils ne perdront en aucune façon leur récompense.

« Mais celui qui ne fait rien tant qu'on ne le lui a pas commandé et qui reçoit un commandement le cœur indécis et le garde avec paresse, celui-là est damné. » (D&A 58:26-29.)

Le Seigneur attend de nous que nous regardions autour de nous et que nous voyions ce qui peut être fait de notre propre gré, et que nous nous consacrions à l'œuvre que nous sommes capables et avons l'occasion d'accomplir pour le salut des enfants des hommes. Or, encore un passage, tiré de la 38e section :

« Et de plus, je vous le dis, je vous donne le commandement que chaque homme, qu'il soit ancien, prêtre, instructeur ou membre, se mette à l'œuvre de toutes ses forces, avec le travail de ses mains, pour préparer et accomplir les choses que j'ai commandées.

« Et que votre prédication soit la voix d'avertissement, chacun à son voisin, avec douceur et humilité. » (D&A 38:40-41.)

Bien entendu, « aucun pouvoir, aucune influence ne peuvent ou ne devraient être exercés en vertu de la prêtrise autrement que par la persuasion, par la longanimité, par la gentillesse et la douceur, et par l'amour sincère, par la bonté et la connaissance pure qui épanouiront considérablement l'âme sans hypocrisie et sans fausseté. » C'est là l'esprit dans lequel nous devons exercer notre prêtrise et notre autorité, et nous acquitter de cette obligation, que ce soit à l'étranger ou au foyer. Il me semble bien que nous avons ici la voix du Seigneur, tout ce qui est nécessaire en matière d'autorité pour justifier et placer la responsabilité sur chaque homme, qu'il soit ancien, prêtre, instructeur, diacre, ou membre, de faire entendre sa voix pour la défense de la vérité et de la droiture, cherchant l'occasion de faire le bien, apaisant les préjugés, apportant à la connaissance de ceux qui l'ignorent la parole et la volonté révélées du Seigneur. Beaucoup de notre peuple s'engagent avec diligence dans cette œuvre. En voyageant parmi eux, nous constatons ce fait. J'aimerais attirer l'attention sur plusieurs cas venus à ma connaissance, et à celle de mes frères, au cours de leurs voyages, qui nous ont été rapportés. Il y a quelques mois, alors que je me trouvais dans le pieu de Fremont, en Sion, en visite dans l'une des paroisses, l'évêque a rapporté qu'au cours des trois années de son administration, avec l'aide de ses conseillers, des instructeurs de paroisse, et de l'aide dont il disposait dans cette paroisse, ils avaient été les instruments qui avaient amené dans l'Église vingt membres adultes. Dans l'une des paroisses du pieu de Davis, on rapporte qu'en neuf mois, par un effort organisé, systématique et assidu, les frères là-bas avaient été les instruments qui avaient amené treize des vingt-deux non-mormons de cette paroisse dans l'Église, et d'autres enquêtent encore. Et ils comptent poursuivre leurs travaux. Le président Lyman a récemment visité le pieu de Bingham, et l'un des évêques d'une petite paroisse de ce pieu a rapporté que, durant les trois derniers mois, six adultes avaient été baptisés dans l'Église. En visite dans le pieu de Morgan, il y a quelques semaines, un membre de l'épiscopat de l'une des paroisses a rapporté qu'au cours des trois derniers mois, vingt et une personnes de plus de dix ans, dont l'âge allait de quinze à trente ans, plusieurs étant mariées — chefs de famille — avaient été amenées dans l'Église. On pourrait multiplier ces exemples.

Voici la pensée qui me vient, frères et sœurs, évêques et instructeurs de paroisse : si, dans ces paroisses, par un effort systématique, fidèle et dévoué, ces personnes ont été converties et amenées dans l'Église, n'est-il pas possible qu'il y ait, dans les limites de vos paroisses, de vos districts, des gens du sang d'Israël qui pourraient, eux aussi, être amenés à voir la vérité, si vous accomplissiez pleinement votre devoir envers eux ? Les collèges de la prêtrise ont toute l'autorité nécessaire. Chaque présidence de collège a été appelée, désignée, ordonnée, mise à part pour ses travaux — non seulement pour prêcher l'Évangile dans le monde, mais pour exercer un ministère au foyer et dans leurs collèges. Les présidences des collèges de grands prêtres, ou les présidences des collèges des soixante-dix, ou les collèges des anciens, ont-ils besoin de plus d'autorité que celle qui leur a été donnée pour entreprendre le travail dans leurs propres collèges ? Je ne le pense pas ; ils ont toute l'autorité nécessaire ; et la responsabilité accompagne l'autorité. Pourtant, nous ne trouvons nulle part de champ qui pourrait être plus fécond, grâce aux travaux assidus d'hommes fidèles, que ces collèges de la prêtrise. On y trouve des hommes qui se sont repentis de leurs péchés, qui sont venus embrasser l'Évangile ; mais certains ont relâché leurs efforts ; ont négligé de travailler, l'esprit de l'Évangile semble s'être retiré d'eux, ils sont sans l'Esprit du Seigneur et sont dans les ténèbres. Nous devrions œuvrer auprès de ces hommes. Ils ont pu se laisser aller à des habitudes interdites, et les avoir acquises pour ainsi dire sous le nez, et en présence, des présidences de ces collèges. Je pense que ces hommes devraient, en effet, plus que tous les autres, être des sentinelles sur les tours de Sion, tout particulièrement pour les collèges de la prêtrise qu'ils président. Ils devraient connaître si intimement chaque membre du collège, par des contacts fréquents avec eux, en conversation, en s'entretenant avec eux au sujet de leur foi et de leur fidélité dans l'accomplissement de leurs devoirs de membres du collège, que ces membres ne pourraient guère s'écarter du chemin étroit, du sentier du devoir, sans être découverts. Et lorsque la découverte est faite, dès les tout premiers débuts de ces habitudes, ce travail devrait être entrepris par ceux qui président sur eux, car sur eux repose la responsabilité concernant la vie, la fidélité de leurs membres.

Étant donné que les soixante-dix et les anciens forment, dans une très large mesure, le ministère à l'étranger, ils devraient exercer leur profession pendant qu'ils sont au foyer, car ils ont un vaste champ dans les collèges de la prêtrise. Mais, comme il nous est dit dans ce que je viens de lire, les membres, eux aussi, ont cette responsabilité. Ils devraient eux aussi prêcher, et leur prédication devrait être la voix d'avertissement, chacun à son voisin. L'exigence de cet Évangile, en ce qui concerne la prédication de la parole, est : « Que tout homme qui est averti avertisse son voisin. » Il ne devrait y avoir aucun lâche parmi nous. Je pense parfois que nous négligeons notre devoir d'instructeurs envers nos semblables au foyer, par lâcheté. Nous ne sommes pas aussi hardis et courageux que nous pourrions l'être. Il peut y avoir une cause à cela. Peut-être, chez certains d'entre nous, le témoignage de la vérité n'est-il pas suffisamment enraciné dans notre âme, et, peut-être, notre manière de vivre n'est-elle pas ce qu'elle devrait être, et cette condition nous ferme la bouche ; elle nous humilie et nous embarrasse lorsque nous entreprenons d'accomplir nos devoirs. Aussi devrions-nous demeurer au moins aussi fidèles que nous l'étions lorsque nous sommes entrés dans l'Église. Nos vies devraient être dignes d'être imitées par tous les hommes, et ainsi apporter la gloire au nom du Seigneur et à son œuvre. Si nous vivions ainsi, l'Esprit du Seigneur reposerait sur nous, l'esprit de nos appels nous accompagnerait, et nous serions sans crainte dans l'accomplissement de nos devoirs, nous aurions dans le cœur de l'amour pour nos semblables, et, si le sentiment de la responsabilité ne suffisait pas à nous obliger à faire notre devoir, l'amour qui brûlerait dans notre âme pour nos frères et nos sœurs, et pour ceux qui viennent parmi nous, nous pousserait à tendre une main secourable et à les conduire dans le chemin étroit qui mène à la sécurité, au salut et à la vie éternelle.

Mais malgré toutes ces raisons pour lesquelles nous devrions être actifs, il y a, je crois, un pourcentage trop faible de saints des derniers jours qui ont le véritable et réel esprit missionnaire, même parmi ceux qui ont été dans le monde et y ont passé deux ou trois ans, et qui, plus tard peut-être, l'ont répété, dans le champ de mission. Ils rentrent chez eux, et certains en viennent même à oublier quel genre d'hommes ils devraient être en tant que prédicateurs de droiture, et perdent l'esprit du travail missionnaire, chose regrettable. Or, leurs talents, leur capacité, leur mémoire, tout ce qu'a affûté ce travail missionnaire, les qualifie et les équipe pour accomplir ce travail si nécessaire du travail missionnaire individuel. Le champ est assez vaste, personne n'est sans excuse, et nul homme, ni nulle femme, n'a besoin d'être jaloux des occasions offertes à son voisin, car il dispose lui-même de toute l'occasion nécessaire pour faire le bien.

Or, j'aimerais faire pénétrer une pensée dans votre esprit, mes frères et sœurs qui présidez dans les pieux et dans les paroisses, dans les collèges et dans les associations auxiliaires : que nous soyons des accompagnateurs, que nous soyons les gardiens du peuple, que nous soyons, en effet, des pères pour le peuple, et que nous leur donnions ce dont ils ont le plus besoin. Cultivons en nous-mêmes cet esprit, un désir d'enseigner, d'encourager, de conseiller et de donner des avis chaque fois que nous en avons l'occasion, chaque fois que nous voyons que cela est nécessaire. Je vous promets que, si vous vous engagez dans cette œuvre, elle accroîtra votre propre foi ; elle sera une ancre pour votre âme ; elle vous apportera joie et satisfaction, et votre espérance de la vie éternelle sera grandement augmentée. Ainsi engagés, notre confiance dans le Seigneur augmentera, de même que notre assurance que notre vie n'aura pas été vécue en vain, mais que nous obtiendrons, à la fin, la bénédiction promise de la vie éternelle. Que Dieu nous bénisse à cette fin, telle est ma prière, au nom de Jésus. Amen.

Citer ce discoursGeorge F. Richards, « Unité entre les collèges dirigeants et prophéties accomplies », 1909 October General Conference, Second Day Afternoon Session (1909-10-04). Pulpit Vault, 1909-10-richards-unity-and-prophecy. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).